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 Pensées en ruines [Réservé]

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MessageSujet: Pensées en ruines [Réservé]   Mer 27 Jan - 15:20

Alors que la matinée n'en était qu'à son milieu, en silence et l'air morose, plus encore que d'habitude car un air triste qu'il aurait préféré ne pas montrer transparaissait malgré lui sur les traits de son visage, et ses cernes étaient plus marquées que d'habitude -si c'était possible- car plus foncées encore, mais pas vraiment plus étendues, ce qui serait difficile, Tsume sortit du bâtiment principal, mains dans les poches et dos voûté. Il était vêtu d'un pantalon large, noir, et d'un sweater bleu ciel trop grand pour lui, dont les manches tombaient jusqu'à ses doigts. Une tentative désespérée d'apporter un peu de couleur en ces jours sombres... Derrière lui se trouvait l'amphithéâtre Drewent, de l'autre côté des murs, et sur sa gauche s'élevait fièrement la tour de Plumentine, seule survivante à l'innommable massacre qui avait eu lieu quelques jours plus tôt. Non loin d'elle se trouvait le cimetière. Il le voyait d'où il était, malgré la brume qui épaississait l'atmosphère. Mais il aurait préféré que jamais des élèves n'aient à y être enterrés. Quelques corps avaient été rapatriés vers les familles des défunts étudiants, mais d'autres étaient restés. Jamais il n'aurait voulu assister à un tel spectacle. Avant ce jour, il n'avait d'ailleurs jamais imaginé que ce puisse être possible. Une telle scène, ici. C'était impensable. Et pourtant, c'était bien ce qui était arrivé. La mine sombre, il songea que rien de si grave ne s'était produit depuis l'époque du plus célèbre mage noir de cette Terre. Il se demanda avec amertume ce qui se tramait dans l'ombre, et ce qui allait bien pouvoir arriver encore. Mais quoi que ces serpents puissent imaginer, ça ne se passerait pas comme la dernière fois. Ils savaient maintenant que des prétendus sorciers qui ne méritaient même pas ce nom mijotaient des plans douteux, et ne se laisseraient plus surprendre comme il y a quelques jours. Un homme averti en vaut deux dit-on. Alors ils auraient à présent sur leur chemin deux fois plus d'obstacles. Sous-estimer cette université serait une erreur. Elle recelait d'enseignants talentueux et d'élèves vigoureux qui se battraient pour défendre ces lieux.
Mais la situation n'en était pas moins inquiétante. Beaucoup d'écoles formaient des sorciers issus de Moldus, et peut-être n'étaient-ils pas les seuls à figurer sur la liste noire des membres de l'Ouroboros. Le ministère avait dû avertir la communauté magique et avoir pris ses dispositions, mais il n'était pas vraiment rassuré pour autant. L'ennemi n'était pas à prendre à la légère. Forcer les barrières magiques de l'université n'était pas à la portée de n'importe qui, et il était bien placé pour le savoir.
Et puis... Pourquoi s'en prendre aux Moldus ? Ils n'avaient rien fait qui puisse le justifier. Et les sorciers nés dans des familles de Moldus encore moins. Lui-même était de "sang mêlé", comme disent certains, et n'en éprouvait aucune honte, loin de là. Quand il y pensait, il se disait même que c'était beau que des êtres si différents mais en même temps pas tant puissent s'entendre. C'étaient bien deux mondes différents que les leurs, mais la richesse de ce monde vient de cette diversité, qu'il serait mauvais de perdre.
Et puis... Quelle importance pouvaient donc avoir les origines d'un sorcier ? Un sorcier est un sorcier. Et la puissance magique détenue n'était pas le moins du monde liée à sa parenté. Peut-être pouvait-elle avoir une influence, mais ce n'était même pas dit. La preuve se trouvait dans l'histoire. Il existe des Cracmols, qui bien qu'ayant des parents sorciers n'ont pas la moindre once de pouvoir magique, et on pouvait en trouver même dans des lignées de sorciers très réputés. Et à contrario, des sorciers très talentueux naissaient dans des familles Moldues qui sur des générations n'avaient pas eu le moindre sorcier.

Ses pas hasardeux lui avaient fait contourner le bâtiment sans qu'il y prête réellement attention, trop perdu dans ses pensées pour remarquer qu'il était machinalement passé devant le terrain de Quidditch, puis devant l'observatoire, qu'il avait quitté il y a peu. De là-haut, on pouvait voir l'étendue des dégâts. Réparer prendrait du temps. Il ignorait comment il faudrait s'y prendre pour tout remettre en état, mais était prêt à aider et suivre les instructions des directeurs. S'il le pouvait. Il doutait de plus en plus de ses capacités et d'être réellement capable de faire quoi que ce soit. Et ce sentiment d'impuissance s'accru encore lorsqu'il arriva au pied des ruines de ce qui jadis avaient été des endroits familiers. En posant une main sur une pierre, il se remémora la soirée de l'attaque. Le combat contre ces sorciers noirs... L'intervention des Aurors. Il se souvenait encore nettement de la main qui l'avait poussé brutalement, l'écartant de la bataille. Un "Ecartez-vous" l'avait sonné et piqué au vif, et il n'avait pu que regarder les membres du ministère se battre en éprouvant une vive frustration. Comme il aurait aimé être des leurs... Il avait reconnu parmi eux quelqu'un qu'il aurait préféré ne pas voir, mais jugea plus sage d'écarter cette pensée.

Son bras retombé le long de son corps, il erra un moment parmi les ruines, la tête basse, sans avoir trop conscience de ce qui l'entourait, perdu dans son esprit. Ainsi, il ne remarqua que tardivement que quelqu'un approchait, et sursauta. Il avait été négligent, et s'il s'était agit d'un ennemi il aurait pu être déjà mort. "Vigilance constante" avait souvent dit un célèbre Auror, et c'était pourtant ce qu'il s'efforçait de mettre en application habituellement. Quoi qu'il en soit, ce n'était plus vraiment le moment de cogiter là-dessus. Faisant maintenant face au nouvel arrivant, il le détailla, sans non plus le dévisager, calmement.
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MessageSujet: Re: Pensées en ruines [Réservé]   Dim 31 Jan - 17:53

[HRP : Par pitié fait des paragraphes! ]

Le temps avait passé. Déjà, la matinée était avancée, et le soleil haut. La jeune Williams était harrassée. Elle avait voyagé toute la nuit afin d'arriver en un temps records. Le trajet en magicobus l'avait fourbue. On ne risquait pas de dormir, dans un engin pareil... De plus, elle avait terminé en passant par les transports moldus, dont elle savait peu de choses, et avait failli se perdre un nombre incalculable de fois, manquant ses correspondances, incapable de rendre la monnaie, ou autres broutilles passagères.

Sa tenue n'était pas passée inapercue. Qu'on soit chez les moldus ou chez les sorciers, elle attirait de toute manière et ce quoi qu'il arrive. Négative, positive, hatérée, il y avait toujours une réaction. La jupe mi longue plissée, brodée de dentelle noire couvrait une partie de ses jambes, déjà enserrées dans de hautes bottes de même couleur sans talons, qui lui permettaient de courir sans mal si elle le souhaitait. Elle portait très simplement un pull noir à une épaule nue, qui tranchait sur la paleur lunaire de sa peau. Sur le côté, une chaîne en argent entrelacée fermait l'habit. Un ras de cou qu'elle n'avait pas pris la peine d'enlever, en se changeant avant son escapade, enserrait sa gorge. Elle ne portait pas ses mitaines, les longs doigts fins de "pianiste" comme on le lui disait souvent, ou d'araignée -choisissez la version qui vous conviens le mieux- etant tétanisés sur les poignets de ses deux valises. Elle avait comme de bien entendu mignaturisé le plus possible ses bagages, mais c'était refusé à faire subir cela à son matériel de dessin, qui pesait tout de même son poids. A moins que la fatigue accumulée ne rende la charge bien plus importante qu'elle ne l'étais réellement... Ce qui était tout à fait possible.

Tsuki observa un instant le bâtiment qui se dressait devant elle. Elle avait passé les lourdes grilles, ouvertes, portes sur le chaos, sans même s'en rendre compte. Son coeur battait à coups douloureux dans sa poitrine, la soulevant en un effort qui lui semblait physique. Ses paupières luttaient pour ne pas se fermer. Non. En réalité, elle n'avait pas sommeil... Elle ne pouvait pas avoir sommeil. Elle observa en silence les tours ecroulées, et ressenti un pincement. Elle resta cependant impassible, et se forca à admirer le lieu, comme chaque fois qu'elle se rendait en un lieu nouveau, essayant de capter le maximum. Après tout, Swyn était un lieu très réputé, et la tour solitaire qui s'élevait n'avait pas besoin de mots pour laisser imaginer ce à quoi devait ressembler les deux autres. Pourtant, elle n'arrivait pas à garder un regard détaché.

Même sachant que se précipiter ne servirait à rien... Elle savait oui. Ce n'est pas ainsi qu'elle retrouverait sa soeur... Si elle existait toujours bien sûr. Tsuki n'avait pas attendu d'avoir la réponse à la lettre succinte qu'avait envoyé son père. Rongée par l'inquiètude, et ne pouvant rester en place, l'étudiante sérieuse avait pesé le pour et le contre... Puis, de nuit, elle avait pris ce qu'il lui fallait, en pliant et rangeant -car précipitation ne doit pas vouloir dire stupidité ou étourderie- et était partie. Ayant une capacité d'apprentissage excellente et toujours refusé, malgré ses résultats plus que performants de passer dans une classe supérieure en avance, elle avait reconsidéré sa décision lorsque Laumie avait quitté le domicile pour l'école de magie supérieure. Le désir d'être avec sa soeur avait joué, bien entendu, mais c'était surtout la renommée de l'école, et cette porte ouverte sur les études qu'elle visait qui la fascinaient. Elle avait donc décidé d'accélerer les choses, pour le ravissement de ses enseignants, qui suivaient son évolution pas à pas.

Elle avait passé ses aspics hors examen, sous la tutelle d'envoyés du ministère et avait obtenu des résultats plus que fameux. Son inscription à Swyn était validée depuis un peu avant la catastrophe. Il était peu courant que des élèves intègrent une telle école en cours d'année, et la jeune fille savait qu'elle avait eu plus que du talent et des gens derrière elle, une part de chance non négligeable. Et cette idée était renforcée depuis l'attaque.Tsuki avait songé à d'abord terminer de remplir son contrat -elle travaillait en effet chez un anthicaire renommé en tant que traducteur- mais... A cause des évenements récents... Elle avait décidé de hâter son départ.

Elle ne l'avais pas vu depuis le début de l'année scolaire, et Laumie lui manquait cruellement, bien qu'elle ne l'admette pas ecore tout à fait. elle se savait en effet dépendante de sa soeur, mais ne voulait pas non plus admettre qu'il sagisse d'un gente de drogue. La jeune fille, dépourvue d'humour, et de naïveté, arrivait à sourire face aux remarques -souvent caustiques et emplies d'ironie- que dispensait la terrible-futur-ministre-de-la-magie. Un futur ministre mort... Ca fesait un peu tâche, non..? Lorsque sa soeur était là, Tsuki quittait la carapace de froideur dans laquelle elle s'enfermait habituellement. Parce qu'avec elle, elle était à l'abri... Sa soeur la protégeait. Tsuki avait conscience de l'irationnalité de ses réactions. Celles là même qui fesait honte à son... "père".


Près de la tour de Plumentine s'élevait le cimetière. Il lui fallait vraiment savoir... Cette attaque ne rimait à rien après tout. La tour qui possèdait le plus de sangs purs, et ce de notoriété publique, était au sol. Alors là prétendue épuration... On repassera... Tsuki marchait maintenant dans les décombres. La poussière fine qui tenait en l'air au dessus des gravats laissa une fine pelicule sur son vêtement. Elle fit glisser la baguette de bois sombre de sa manche jusqu'à sa main, rassurée par le contact froid contre sa paume, la dissimulant sous la poignée, toujours serrée. Elle entendit bientôt un bruit de pas et se crispa avant de se rassurer en se disant qu'elle ne risquait rien, la raison reprenant sur cette réaction non contôlée. L'extremitée d'ébène lâcha quelques étincelles, et elle régula son stress. Elle observa la silhouette, sur le qui-vive, mais sans agressivité. Elle sut dès qu'elle le vit qu'il ne sagissait pas d'un èleve. Elle croisa son regard et capta aussitôt l'air malheureux ainsi que les lourdes rides. Elle n'était pas là seule à avoir été privée de sommeil apparemment... Les amples vêtements détonnaient au milieu du carnage, comme une mauvaise farce. Du bleu ciel sur un type plus sombre encore que la mort qui semblait stagner dans l'air. Un peu flippant. Elle avait une expression neutre, et s'approcha d'un pas, sans s'en départir -ni de sa baguette- n'oubliant pas qu'elle était étrangère à l'établissement.

-"Bonsoir... Je suis apparantée à une élève de l'école... Pourriez vous m'indiquer le moyen le plus sûr me permettant de la retrouver ?"

Voilà le moment qu'elle redoutait. Morte... Ou vive ? La tension se sentait, en fond, tapie. La voix était fragile, douce, aux inflections caressantes et un peu dures, presque tendre. Le regard se voulait froid mais couvait un fond d'appréhension malgré tout. Elle ressemblait ainsi à un jeune faon à la recherche de sa mère, sans en avoir conscience.


Dernière édition par Tsuki Williams le Lun 15 Mar - 8:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pensées en ruines [Réservé]   Lun 1 Fév - 15:33

[HRP : Heu... soit ^^"]


La personne qui se présenta devant lui était, comme il ne tarda pas à le découvrir, une jeune fille. Jusque là, outre ses cheveux clairs qui contrastaient avec la profondeur de ses yeux bleus nuit magnifiques, rien d’exceptionnel. Si ce n'était peut-être sa tenue un peu singulière, bien que lui-même était plutôt mal placé pour s'en faire la remarque.
Elle était entièrement vêtue de noir, ce qui lui arrivait aussi soit dit au passage, mais il n'était pas habitué à voir ce style de jupe ornée de plis et de dentelles et laissant les genoux se dévoiler à chaque pas, accompagnée de bottes montant jusqu'en haut des mollets, surtout en cette saison où un épais pantalon tiendrait plus chaud et où des chaussures aux semelles plus adaptées évitaient de glisser sur le sol qui souvent était gelé. Il nota tout de même l'absence de talon, ce qui les rendait sans doute plus pratiques. Quoi qu'en fait il n'en savait rien, n'ayant pas pour habitude d'en porter. Mais à voir certaines de ces dames essayer de courir avec... il imaginait assez bien l'enfer. Ca avait d'ailleurs quelque chose d'assez comique. Au diable l'élégance, privilégiez donc la fonctionnalité.
Un collier, un ras de cou plus précisément, venait parfaire le tableau. Lui aussi était de cette même couleur sombre, donnant l'impression que la peau de la jeune fille qui le portait était plus pâle encore. A un tel point que cela lui évoqua un vieux conte Moldu dont il avait oublié le titre, et qui racontait l'histoire d'une jeune fille et de nains.
Neige-Blanche peut-être, ou quelque chose comme ça lui semblait-il.

Mais le plus intriguant dans tout ça, c'est qu'il était certain de ne jamais l'avoir vue -encore qu'il ne s'y fia pas, son manque d'attention pour les visages des élèves pouvait tout aussi bien lui jouer des tours. Ces valises pourtant lui dirent que sur ce point il ne se trompait pas. Il imaginait en effet mal un élève devoir porter tant de choses. Les sacs ou cartables étaient certes bien chargés, mais tout de même pas à ce point ! Car à la voir, ils semblaient vraiment lourds ces bagages.
Et cette baguette tenue dans sa main ne lui plu pas vraiment. Certes de la façon dont elle la tenait, coincée entre sa main et la poignée de sa valise, il lui faudrait plus de temps pour la lever vers lui et user d'un sortilège que lui pour dégainer la sienne et se protéger. Mais ce n'était pas une raison pour la garder ainsi, d'autant qu'il avait parfaitement vu les étincelles en jaillir, se détachant nettement du paysage éclairé par un ciel nuageux.

La question qu'il se posa ce fut : "Qu'est-ce qu'elle fait ici ?"
Il est vrai qu'elle méritait réponse. Il n'était pas de coutume d'accueillir des étudiants alors que l'année scolaire était déjà commencée, et elle semblait un peu trop jeune pour faire partie du personnel. Quoi que, il aurait bien pu avoir des surprises...
Haussant un sourcil, il l'observa encore quelques instants. Comme lui, elle avait des cernes. Sans doute avait-elle mal dormi ? Ce qu'elle ne savait pas, c'est que les siennes étaient considérées comme parfaitement normales, et qu'il en avait pratiquement en permanence -même s'il était vrai qu'elles s'étaient accentuées au cours des derniers jours- ce qu'elle apprendrait s'ils avaient l'occasion de se recroiser. Ce qui arriverait probablement puisqu'elle allait étudier ici. Mais ça, c'était à son tour de l'ignorer. C'était bien une des dernières choses à laquelle il s'attendait... Et à vrai dire, il ne se posait pas vraiment la question. Ce n'était pas le plus important dans l'immédiat.

Ce fut elle qui finalement rompit le silence la première, demandant quelque chose qui le surprit un peu, pour plusieurs raisons.
Elle venait ici pour retrouver quelqu'un de sa famille. Original d'avoir fait tout ce chemin pour avoir des nouvelles, du moins le pensa-t-il. Sur le coup, il se demanda vraiment si c'était là vérité. Les derniers évènements ne l'aidaient pas à ne pas être méfiant... D'ailleurs il ne répondit même pas à sa salutation. Plus par inattention que par incorrection.


"Retrouver quelqu'un de votre famille ? Pourquoi ne pas lui avoir envoyé un hibou ?"

Il était clair que c'était moins contraignant que de faire le trajet. Peut-être avait-elle paniqué suite aux évènements récents... Quoi qu'à la vue de ces bagages, il écarta plus ou moins cette idée. On ne pense pas nécessairement à emporter des affaires lorsqu'on est paniqué. Du moins le supposait-il. Paniquer était assez peu compatible avec sa nature.
Ce qui l'inquiétait surtout était qu'il puisse y avoir dedans des choses dangereuses. Il les désigna d'ailleurs par un geste de la tête.


"Qu'y a-t-il dans ces valises ?"

Il réfléchit un instant, et se dit qu'il n'était pas impossible que la jeune demoiselle soit là pour s'infiltrer dans l'université afin de... Beaucoup d'hypothèses étaient envisageables. Même un changement de visage, grâce à du Polynectar ou n'importe quel autre moyen.
Il se dit cependant que s'il avait affaire à un professionnel voulant investir les lieux, ce dernier n'aurait pas posé ce genre de question et aurait trouvé une excuse plus crédible pour justifier sa présence, aurait pu se rendre invisible, ou ses bagages, par un quelconque moyen, aurait utilisé une tenue qui attirait moins les regards, et surtout ne se promènerait pas avec sa baguette à la main, ce qui attirait l'attention et témoignait d'un manque de confiance. Il l'aurait plutôt gardée cachée, mais à portée. D'ailleurs...


"Et puis rangez cette baguette s'il vous plait..."

Tout cela le poussait à la croire. D'autant qu'elle n'avait pas l'air de quelqu'un qui ment. Bien que la supercherie aurait justement pu être là.
Il haussa les épaules et soupira.


"Qui est-ce ? Quel est son nom ? Et quel est le vôtre...?"

Quoi qu'après tout, ce renseignement ne lui serait pas d'une grande utilité. Les noms, comme les visages d'ailleurs, n'étaient pas quelque chose à laquelle il faisait particulièrement attention, et il ne retenait que ceux qui revenaient fréquemment.
Il réfléchit un instant, pesant le pour et le contre, puis soupira de nouveau.


"Dans les amphithéâtres... si vous ne craignez pas de déranger les cours. Si non là-bas, dans la salle commune. Elle a été mise à la disposition de tous les élèves. C'est un passage obligé. Et si vous ne l'y rencontrez pas, vous trouverez probablement quelqu'un qui la connaîtra."

Il avait bien songé pendant un moment que la personne en question figurait peut-être parmi les décédés, mais si c'avait été le cas, la famille aurait dû avoir été prévenue. A moins que les services avaient été trop occupés pour faire parvenir la lettre, mais cela lui paraissait peu probable.
Il lui indiqua successivement d'un mouvement de bras le bâtiment principal et la tour des Plumentines, attendant une quelconque réaction de sa part avant de bouger, et ne la quittant pas des yeux.
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MessageSujet: Re: Pensées en ruines [Réservé]   Mer 10 Fév - 18:42

Le type louche au t-shirt outrageusement voyant semblait la scanner, partant du haut pour aller en bas. Et stagner. Sans le vouloir vraiment, ces yeux suivirent le mouvement. Pourquoi regardait il ces bottes avec insistance..? Oh dieu, elle avait en face d'elle un fétichiste. Il allait s'approcher d'elle un peu plus, lui sauter dessus et lui arracher ses petits bébés d'amour -cadeau d'elle à elle même- en cuir noir -savamment bichonnées- et tenter de les mettre sur ses gros pieds trop grands. Non. Non. Elle lui aurait enfoncé la baguette dans la narine gauche avant. Oui. Voilà. Ah. ca y'est, il revenait sur son visage. Il était vraiment-vraiment flippant tout de même. Un fosseyeur bleu-ciel qui vous détaille sans un mot, vous futur victime de sa terrible brutalité, -si si la brutalitée interieure du regard voyons- y'a de quoi avoir les jetons. Enfin, non, elle n'avait pas d'argent mais des mornilles mais... oh, zut. Le stress montait donc lentement mais surement, et il s'en serait valu d'un rien pour que le coup parte -de sa baguette, ce n'est pas un combat de boxe, merci de suivre- et qu'elle assome le gentil surveillant aux allures de mort vivant. "Nature morte". Oui, voilà. Elle avait trouvé la classification exacte. Cela la rassenera et lui permit de faire front. Peu à peu le côté un peu glauque de l'endroit sembla disparaître. Ce n'était que des ruines. S'il avait été un mage noir, il n'aurait pas mit un haut flashy. Quoique. Tentative de meurtre devant tant d'horreur affichée ? Non. Plein de sorciers ont mauvais goût.

La jeune fille était à cent milles du raisonnement somme-toute très logique de l'homme, les nuages la tentant bien plus, en réalité à moitié endormie et puisant dans les maigres ressources qui lui restait pour tenir debout et faire bonne figure. Après tout, bien qu'elle tienne une rancune tenace à l'homme qui lui avait donné son nom, elle était une Williams... Donc classe et distinction, même à moitié morte après un trajet épuisant. Elle oublia de ce dire qu'elle était désormais debout depuis un peu plus de 26 heures. Certaines pensées sont vraiment néfastes pour la santé. Pas de doutes. Il venait d'ouvrir la bouche. Il avait parlé!! Shit. La mort-aux-goûts-douteux savait parler. Pas de bonjour. Super... Le personnel -oui, elle en était venu à cette conclusion effarante, songeant qu'il semblait un brin trop vieux pour être élève, trop flashy et shouté pour être prof... et trop bleu pour être mangemort- était d'une politesse renversante. Et surtout, qu'elle question STUPIDE. Respire. Ca y'est. Elle n'avait plus la trouille. Et puis d'abord, c'est pas comme si elle avait eu peur hein ho. Faut pas déconner. Elle l'observa donc, laissant quelques secondes de temps mort, puis répondit, assez posément :


"Mes... parents communiquant peu avec moi, j'ai préféré aller me renseigner sur place. De plus, je ne tiens pas à attendre deux semaines pour savoir, habitant un autre pays que l'universitée. Les hiboux n'étant pas encore des comètes, je me suis déplacée pour gagner du temps."

Hm... Le ton était un peu froid. En même temps, il n'avait qu'à pas l'agresser avec ses questions oiseuses. Non, elle n'avait pas paniqué. Sa tenue était en ordre, ses valises bouclées. Un hibou... non mais franchement. Oh, c'est sûr elle aurait pu attendre la réponse au billet de son père. Mais Laumie, même vivante, aurait-elle répondu ..? C'est que la jeune fille était tout de même pas mal fière. Elle-même ne savait pas comment elle aurait réagi, si trois à quatre jour après une catastrophe bien sanglante comme celle-ci elle avait reçu une simple ligne; "fais-nous savoir si tu vas bien" ou un truc du genre... Enfin. L'avait-elle déjà reçue ? Elle ne le savait pas. En effet, Tsuki était partie dès qu'elle l'avait pu. Elle le vit tourner les yeux sur les deux grandes valises (ces bagages miniaturisés se trouvant dans sa poche) et se demanda une seconde si il la prenait pour une terroriste quelquonque... Et soupira. C'était moyennement bien elevé mais ce type avait l'air moyennement intelligent donc bon...

"Oh, juste une bombe atomique, pourquoi..? Non mais franchement. ... Mon matériel de dessin. Certains mélanges de couleur ne supportent pas d'être miniaturisés. La poudre de licorne dans le blanc d'obdisienne notamment... Je peux vous faire un cours, mais nous perdrions tout deux notre temps."

Le ton était déjà un peu moins gentil encore, sans être malpoli. La fatigue rendait la jeune fille un peu insoucieuse d'un quelquonque protocole. Elle avait posé une bête question et ne s'attendait pas à d'autres en tant que réponse. Une indication basique lui aurait amplement convenue. Mais non. La voilà voldemort en herbe. Gé-ni-al. Ranger sa baguette ? Non. Certainement pas non.

"Nous ne sommes pas dans l'enceinte d'un batîment et elle n'est pas pointée sur vous. Elle reste dans ma main. Notre nom de famille est Williams."

Ca va. Elle connaissait le réglement, ce n'est pas lui qui allait lui apprendre... Puis même un imbecile pouvait s'avérer dangereux. Elle sentit les petits éclairs s'échapper de nouveau, et le stress la quitter encore un peu. La magie sous pression c'était pas le mieux... A par pour tuer quelqu'un, mais même si elle le trouvait franchement casse-pieds, elle en était pas encore à la pendaison, ou ici a l'avadakedavrisation (quel beau verbe). Si elle avait été dans la tête de l'homme, elle aurait songé qu'il pensait trop... et trop mal, donc en pure perte. Ensuite, pour la précision du prénom, elle n'en avait pas l'intention. Manquait plus qu'il se mette à la tutoyer. Puis pour les présentations, on repassera. Mais non. Ne pas oublier que l'homme semblait ne pas connaître le sens du mot "politesse". "Tact" non plus remarque... Et les relations magiques là était franchement au point mort. Le neurone esseulé criait juste : Un liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit!!! Et etouffait même l'angoisse qu'elle éprouvait. L'important est qu'elle n'avait pas l'air d'être prête à s'effondrer au sol. Ce qui pouvait arriver d'un moment à l'autre à vrai dire. La jeune fille, de constitution fragile, dormait déjà plus que la moyenne. Etre privée de sommeil de cette facon n'était pas pour arranger les choses.
Non, elle n'avait que faire de déranger les cours. Qu'étaient les cours face à une vie...? Il devait être totalement associal. Oui, elle ne voyait que ça. D'un autre côté, la logique aurait voulu qu'elle attende sagement. Mais logique dormait et elle non. Elle hésita un moment à lui fausser compagnie, se disant qu'il n'aprecierait pas que voldy-en-herbe se fasse la malle, puis décida qu'elle n'en avait strictement rien à cirer. Même le regard insistant du surveillant ne la fit pas fléchir. Elle passa à côté de lui, décidée à gagner la tour en tout premier lieu. La direction étant au courant de son arrivée avancée, qu'importait ensuite. Elle allait déposer ses affaires en vrac, et chercher sa soeur. Ensuite serait temps... De pleurer, de dormir, de dire deux mots quant à l'accueil franchement bancal.


Dernière édition par Tsuki Williams le Lun 15 Mar - 8:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pensées en ruines [Réservé]   Jeu 11 Fév - 21:55

Voilà donc notre Laumie qui traîne ses états d'âme du côté des Ruines. D'habitude, elle évite plutôt ce coin qui lui rappelle beaucoup trop ce qu'il s'est passé cette nuit-là. Tous ces morts, tous ces cris, tous ces sorts ... C'était tellement présent dans sa mémoire de petite fille protégée qu'elle faisait tout pour l'oublier. Elle errait donc telle une âme perdue tout en posant ses yeux ça et là mais sans jamais s'attarder sur les ruines de la Tour des Cinnacrow. Tout en marchant d'un pas calme, elle réfléchissait à une éventuelle réponse à la courte missive de son père. On ne pouvait pas dire qu'il ait été très aimable avec elle. Un simple "Fais-nous savoir si tu es en vie" et c'était tout. Remarquez qu'il ne fallait pas s'attendre à mieux de la part de M. Williams. Celui-ci n'avait jamais été très affectueux avec ses deux filles et ce n'était pas maintenant que ça allait changer.

Ses pensées dérivèrent ensuite vers Tsuki, sa petite sœur. N'allez pas lui renvoyer les mots "demi-sœur" en pleine figure ou vous verrez Mademoiselle Williams devenir furieuse. Sa Tsuki avait beau n'avoir que leur père en commun, elle la considérait comme sa sœur à part entière. Et les rares fois où quelqu'un s'était amusé à tester ses réactions sur ce sujet, Laumie avait toisé l'importun d'un regard lourd de mépris et avait laissé tomber du bout des lèvres un somptueux "crétin" qui avait suffit à renseigner cette personne sur ce qu'elle cherchait à obtenir. Notre Galloise esquissa un léger sourire qui s'évapora aussitôt, éducation oblige. D'ailleurs, en évoquant Tsuki, il faudrait qu'elle lui écrive afin de la rassurer. Cette dernière devait se ronger les sangs depuis que la nouvelle de l'attaque avait été rendue publique. Et Laumie, en grande sœur attentionnée, se devait de lui envoyer un hibou afin de lui raconter ce qu'il s'était passé. Bien entendu, pas question d'insister sur les points sensibles. Une lettre tout ce qu'il y a de plus normal avec juste quelques lignes dessus cette nuit et puis on passe à autre chose.

Tout en monologuant intérieurement, la blondinette s'était retrouvée à proximité de deux personnes auxquelles elle n'avait pas spécialement prêtée attention. Cependant, une voix familière vint lui chatouiller les oreilles, lui faisant relever vivement la tête et poser son regard sur eux deux. Le premier était un homme. Grand, brun, mais plus âgé que la moyenne des élèves donc sûrement un surveillant ou quelqu'un du genre. La deuxième, quand à elle, était ... sa sœur. Ni plus, ni moins. La première réaction de Laumie fut de se demander ce que Tsuki faisait là alors qu'elle était censée être chez un apothicaire. Perplexe, la blonde Cinnacrow stoppa son errance et s'interrogea sur ce qu'elle devait faire. Renvoyer Tsuki au Pays de Galles ?? Sûrement pas, celle-ci reviendrait au galop dès le dos tourné de ses parents. Elle était tellement proche de sa sœur qu'elle savait parfaitement comment celle-ci allait réagir même si on ne faisait qu'effleurer l'idée.

Voyant Tsuki reprendre ses deux grandes valises et passer à côté du surveillant en l'ignorant royalement, Laumie eut un sourire amusé. C'était l'attitude typique des Williams lorsque l'interlocuteur commençait à devenir pénible.

Mais tout ça n'expliquait toujours pas la présence de la petite ici, à SWYN. Bien décidée à éclaircir ce mystère, l'aînée des Williams jeta un œil autour d'elle afin de vérifier qu'il n'y avait personne d'autre alentour et se précipita à la poursuite de sa cadette, se contentant d'appeler :


- Tsuki !!!!!!!
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MessageSujet: Re: Pensées en ruines [Réservé]   Dim 14 Fév - 23:14

Le "fossoyeur"... Cela aurait presque fait sourire l'homme ainsi surnommé s'il avait entendu les désignations dont l'étudiante l'affublait. Mais à vrai dire, il ne se souciait pas vraiment de savoir ce qu'elle pouvait penser. Qu'elle le voit ou non comme un zombie macabre ou un spectre décharné, ou encore l'associe à un corbeau ou un tanuki, cela lui importait peu. Même pas du tout en fait. Cela ne changerait pas ses objectifs, ni ses connaissances en matière de magie. Peut-être cela aurait-il pu lui apporter quelque chose sur le plan social, mais c'était un domaine qu'il avait abandonné depuis longtemps et les espoirs de le lui faire retrouver un jour étaient minces.

Les nuages se déplaçaient lentement dans le ciel, poussés par le vent, ce même vent qui agitait de temps à autre l'herbe haute qui parsemait la "pelouse" du parc. Mais il n'y était pas particulièrement sensible, ignorant que le froid se faisait plus mordant à chaque fois qu'il caressait sa peau. Un sentiment d'irréalité s'empara de lui quand son regard se posa sur une pierre égarée, un morceau d'une des tours emporté là par la violence d'un sortilège. Il préféra laisser là ses pensées et les reporter sur son interlocutrice. Tandis qu'il l'observait, elle lui rendait ce regard, et il ne fit rien pour la contrarier, bien qu'un certain dédain finit par se lire dans ses yeux, remplaçant l'anxiété qu'elle avait d'abord affichée sans qu'il comprenne pourquoi. Il ne s'imaginait pas si effrayant... Puis elle répondit à sa question.

Pendant quelques secondes, il imagina une petite comète tournoyer à quelques centimètres au-dessus de son épaule, en figure de hibou. Original. Plutôt joli. Mais pas très discret. Non décidément ce qui lui paraissait être le mieux pour distribuer le courrier restait ces fidèles compagnons à plumes. D'ailleurs, peut-être ferait-il l'acquisition de l'un d'eux, un jour. A vrai dire, il y pensait de plus en plus sérieusement depuis quelque temps. Mais là n'était pas vraiment le problème pour le moment. Une question plus importante lui préoccupait l'esprit, présente devant lui en une belle jeune fille aux cheveux blonds. Il nota d'ailleurs qu'elle ne semblait pas être en excellent terme avec ses parents mais qu'elle était très attachée à sa sœur, ce qui ne manqua pas de lui rappeler des souvenirs... Mais cette similarité n'effaçait en rien le problème qui se présentait : pouvait-il ou non lui faire confiance et la laisser aller librement dans l'établissement ?

Un élément de réponse ne tarda pas à lui être donné lorsque la jeune fille répliqua à sa question, non sans une pointe d'ironie. Il ne s'offusqua pourtant pas de son soupir, pas plus qu'il ne l'avait fait de son ton froid précédemment, deux détails qui ne lui faisaient ni chaud... ni froid.
Un cours de dessin ? Il haussa les épaules. En effet, ce serait perdre son temps qu'essayer de lui inculquer la moindre notion artistique... Il semblait que cette branche aussi soit inexistante chez lui, et ses talents se limitaient aux croquis ou dessins d'observation qu'il pouvait faire quand la motivation le prenait ou la nécessité le poussait.

Mais revenons-en au présent. La jeune fille venait d'annoncer qu'elle ne rangerait pas sa baguette, ce qui lui fit hausser un sourcil. Et quoi, elle se sentait menacée ? Il n'y avait que lui ici, à part quelques insectes qui devaient traîner dans le coin, encore qu'ils avaient peut-être fuit depuis les derniers évènements, à la recherche d'une cachette plus sûre pour mener leur vie tranquillement. N'empêche... il se voyait mal attaquer une jeune fille, ou même n'importe qui, sans raison. Au moindre signe par contre... il n'hésiterait pas. Et en voyant les étincelles en jaillir, il dû résister à l'envie de la désarmer de force. Inutile d'employer les grands-moyens tant que la situation ne l'exigeait pas. Il retint un soupir.

Williams, Williams... En effet ce nom lui disait quelque chose. Il se souvenait l'avoir vu dans une liste d'appel. Mais il était incapable de mettre un prénom et un nom dessus. Hum, peut-être pouvait-il lui faire confiance alors ? Mais Williams était un nom bien anglais, il ne comprenait pas pourquoi elle disait venir d'un pays éloigné. Quoi qu'après tout... lui-même s'était déjà retrouvé bien loin de sa terre natale. Alors c'est une question qu'il laissa en suspend. La vie de cette jeune demoiselle ne le concernait en rien.

Avant qu'il réplique, ce que de toute façon il n'avait pas vraiment l'intention de faire, pas même pour se présenter -oui en effet il manquait cruellement de tact, on ne pouvait le nier, et son côté associable ne l'aidait pas à avoir idée des normes d'usage, aussi n'y avait-il tout simplement pas pensé- la jeune fille s'éloigna. Il haussa les épaules et ne broncha pas, indifférent. Il en faudrait plus pour le vexer.

Restant plus ou moins immobile sur place, il jeta un coup d'œil aux vestiges des tours, se trouvant à à peine un mètre derrière lui. Puis ses pensées dérivèrent vers le massacre. On ne peut pas faire revenir un mort à la vie. Alors se dépêcher d'obtenir des nouvelles est inutile. Il ne comprenait pas vraiment cet empressement qu'avait manifesté la jeune fille...

Il fut tiré de ses réflexions infructueuses par des bruits de pas, et en relevant la tête vit une étudiante qu'il avait déjà dû croiser dans un couloir. Seulement... encore une fois il était incapable d'y associer un nom.
Il fut assez surprit de l'entendre crier un prénom dont la consonance lui rappelait sa seconde patrie et la suivit du regard tandis qu'elle courait... vers la jeune fille qui venait de le quitter. Ne comprenant pas vraiment, il approcha d'elle deux, d'une démarche souple mais volontairement lente. Ne se mêlant pas vraiment à elles, il resta à quelques pas, se contentent de se poser en observateur, attendant de voir ce qu'il en était.
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MessageSujet: Re: Pensées en ruines [Réservé]   Lun 1 Mar - 23:14

Si la soeur aînée des Williams se mettait en colère à l'apellation "demi-soeur", Tsuki restait de marbre. Elle aimait expliquer posèment que non, on ne l'avait pas découpée en deux, ce qui provoquait généralement le rire des tiers et une certaine gêne chez l'asticoteur. Bien qu'elle ne se sente pas près de son père, qu'elle ne considérait pas comme tel, celui-ci n'ayant accepté que tard de la reconnaître et de s'en occuper, le lien qu'elle avait créé au fil des jours avec Laumie n'avais rien à voir avec le sang. Si un jour elle devrait être fière de s'apeller Williams, se serait parce que sa soeur portait ce nom. Toute la noblesse qu'on lui conférait s'expliquait pour Tsuki par ce simple fait.

Mais ces idées étaient loin d'avoir élu domicile pour l'instant. En effet, le cerveau de la jeune anglaise était plutôt... vide, en cette instant. Le neurone "liiiiiiiiit" avait rendu l'âme. Seul le vent provoquait quelques resonnances, lui permettant de garder les yeux ouvert. En effet, Tsuki c'était rongé les sangs. Et comme elle ne voulait pas avoir à se poser de questions genre "vivante, ou pas" elle avait préféré apporter une réponse rapide. Elle avait déjà repassé en boucle dans sa tête les trois mots traumatisants, de toute manière, et avait son compte.

La présence d'une personne en approche la fit hésiter. puis... oh, la barbe. Elle ne se retourna pas. Tant pis. S'il sagissait d'un des membres du personnel chargé de l'accueillir, zllz lui dirait plus tard qu'il n'aurait qu'à être ponctuel la prochaine fois... Tout en lui disant tout ce qu'elle aurait à lui reprocher. Et ce de telle facon qu'il ne l'oublie pas de si tôt. La politesse et le savoir vivre étaient en son sens primordial. Surtout lorsqu'elle manquait de sommeil à vrai dire...


-" Tsuki !!!!!!!"

Le cri la coupa dans son élan. Elle se retourna, et lacha ses valises. Elle n'avait pas besoin de voir pour savoir à qui appartenait cette voix... Cette voix qui couvrait déjà il lui semblait, la protégeait déjà. Elle fixa son regard sur la silhouette qui approchait, et détailla sa soeur, gravant son image. Elle avait tellement eu peur... une unique larme coula sur ses joues. En effet, on ne pleurait pas, chez les Williams. L'homme avit beau être inapte à toute réaction, qu'elle qu'elle fut... Même si le surveillant était un imbécile, cela restait une tierce personne. Hors de question donc de pleurer devant lui. De plus, elle se doutait que son arrivée ici, bien que faisant plaisir à Laumie, allait forcément provoquer une discussion. Elle esperait échapper au renvoi à la maison, idée qu'elle trouvait plutôt fatiguante, et stupide, vu qu'elle n'y resterais de toute manière pas.

Ses yeux se posèrent sur le visage de sa soeur, se plantant dans les siens, s'en abreuvant, puis sur son visage, remarquant bien naturellement ensuite les cheveux dans un ordre parfait et la tenue immaculée. Sans vraiment savoir comment, elle se retoruva à a peine quelques mètres de sa soeur, les valises loin derrière elle. Tsuki en oublia le surveillant. Elle sembla alors retomber en enfance, ou du moins perdre deux ou trois ans, et toute son éducation. Elle prit en effet Laumie dans ses bras, et se mit à pleurer.


Dernière édition par Tsuki Williams le Ven 19 Mar - 15:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pensées en ruines [Réservé]   Mar 2 Mar - 1:29

Le cri avait fait stopper le garçon-qui-devait-sans-doute-être-un-surveillant-mais-dont-on-n'était-pas-sûr-que-ça-soit-ça mais également Tsuki. Laquelle en avait lâché ses valises, d'ailleurs. Se souvenant de la présence du surveillant, Laumie se ressaisit et arrêta sa course. Elle remit ses cheveux en place derrière son dos, épousseta sa robe et resserra son nœud dans les cheveux avant de se remettre à marcher calmement vers sa sœur. Un observateur attentif aurait pu noter son pas plus rapide que d'habitude et des yeux rendus souriants par l'image qu'elle avait devant les yeux. Tsuki, sa chère petite sœur était là, à SWYN, devant elle. Et bien entendu, sa tenue n'était pas des plus conformes à l'image qu'on pouvait avoir de la sœur de Laumie Williams.

Mais laissons là ces considérations vestimentaires et revenons-en à la question principale qui est, je vous le rappelle, que vient faire Tsuki ici ?? Redescendue de son nuage par la faute de cette inquiétude insidieuse, Laumie continuait d'avancer quand soudain, Tsuki finit dans ses bras en pleurant. Minute. Tsuki. Pleurer. Larmes. L'info analysée et traitée par son cerveau à sa juste valeur, notre Galloise glaciale envoya valser sa dignité de fière Cinnacrow au Brésil et se mit à bercer sa sœur doucement.


- Tout va bien, sœurette. Je suis là.

Une fois que Tsuki fût calmée, Laumie mit un index sous le menton de sa sœur et lui fit lever la tête :

- As-tu au moins prévenu tes parents que tu étais à SWYN ??

Connaissant sa sœur, il était fort probable que la réponse serait négative. Mais bon, sait-on jamais complètement ce qu'il se passe dans la cervelle des gens que l'on côtoie tous les jours ?? Laumie soupira et ôta son doigt du menton de Tsuki. Elle lâcha ensuite cette dernière, mais pas totalement, afin qu'elle ne se sente pas mise en accusation. Reprenant une attitude normale, Miss Williams 1° du nom interrogea Miss Williams 2° du nom :

- Aux dernières nouvelles, tu étais très satisfaite de ton stage chez un apothicaire. Et il n'était pas question que tu rejoignes SWYN avant la prochaine année me semble-t-il. Alors, bien que je sois très contente de te voir ma Tsuki, est-ce que je pourrais savoir ce que tu fais ici ??

Ça y était, le sujet principal était abordé. Avouez qu'il y avait de quoi se poser des questions face à un tel changement d'avis, peu commun par ailleurs de la part de la petite personne obstinée à ses heures qu'était sa sœur. Il fallait vraiment qu'il se soit produit un fait gravissime pour décider Tsuki à tout laisser en plan et à rejoindre l'université Irlandaise.

HJ : J'espère que le prochain arrivera à en tirer une réponse correcte parce que là, j'avoue que c'est vraiment pitoyable comme post T-T
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MessageSujet: Re: Pensées en ruines [Réservé]   Lun 15 Mar - 8:46

[Hj: Etant donné que ta reponse n'arrive pas, nous prenons la liberté de poursuivre le rp. Tu peux intervenir et poster lorsque tu le souhaite. Le fait que tu te soit mis en observateur arrange d'ailleurs]

Le surveillant était bien le dernier souci de la dernière des Williams. Le jeune homme au t-shirt bleu et aux cernes semblables aux siennes était à deux milles des pensées très limitès de la jeune femme. Son air de serial killer ne changeait rien à cet état de fait. Elle abandonna purement et simplement ses affaires de dessin sur place. Il s'agissait pourtant d'une des choses qui importait le plus pour elle. Si Tsuki n'avait pas eu un sens prononcé des responsabilités, et une soeur dont elle désirait qu'elle soit fière d'elle, elle aurait très certainement tout abandonné pour vivre une vie de bohème. Cela lui manquait et lui manquerait, bien entendu, mais elle éttouffait se désir, pragmatique, et n'avait jamais laissé paraître ses désirs. L'orientation qu'elle c'était choisie était de toute façon accée sur le voyage, et bien qu'elle imagina que voyager seule en pays inconnu serait difficile, elle effleurait ainsi du bout des doigts ce à quoi elle aspirait. La larme qui roula sur sa joue premièrement, elle ne sut pas trop la retenir, et ne se rendit compte de sa présence que lorsque le goût salé atteind ses lèvres. Elle se ressaisit, éducation oblige. Mais voir Laumie s'épousseter et remettre sa tenue en place méticuleusement la fit craquer. C'était tellement... tellement Laumie... La douleur et la peur qu'elle avait ressentie s'exteriorisèrent en cet instant. Elle observa sa soeur avancer, indécise, et capta le sourire non formulé. Elle pensa égalemment à ne pas exposer son visage en larmes, et la seule solution qu'elle trouva fut de cacher celui-ci dans le cou de sa soeur. A vrai dire, elle n'avait pas calculé le mouvement. Elle savait qu'un instant elle avait désiré être dans les bras de Laumie, et que l'instant d'après elle s'y trouvait. Rien d'autre ne comptait que cette constatation.

En effet, la tenue de Tsuki, totalement noire, jurait avec celle de sa soeur, rouge. remarque, on ne pouvait pas les louper... Bien que le style soit différent, il se dégageait le même sentiment, cependant. Enfin... Là, la jeune soeur ruinait la dentelle de la jupe, la froissant, mais de toute manière, elle se dit qu'avec ces cernes à la-momie-le-retour- et les joues macullées plus le nez rouge, peu importait. Elle n'était de toute manière pas présentable... Et s'en fichait. Le léger mouvement qu'exerca Laumie firent redoubler les larmes de l'enfant qu'elle était redevenue, et elle s'accrocha au vêtement déjà maculé de larmes, comme pour ne plus la laisser partir. Elle sentait avec acuité le corps contre le sien, et la poitrine qui se soulevait régulierement. Le neurone avait réscussité, et dansait la jigue. tsuki sentit poindre un mal de crane et se forca à calmer sa respiration. Bientôt, elle cessa de pleurer, et le sentiment d'être totalement à l'abri la gagna. Elle s'apaisa.

Elle entendit de loin la voix de sa soeur, et se focalisa donc sur elle, se recullant très légerement afin de pouvoir croiser son regard. Elle sentit le doigt sur son menton et releva la tête. elle se souvint brutalemment qu'elle n'était pas censée être là, et la panique la gagna. Elle n'en montra pourtant rien et s'appliqua de nouveau à se réguler, se calmant peu à peu. La trop grande fatigue l'empêchait de réflechir de manière cohérente.

Tsuki déglutit à l'entente de la première question. Heuuu... Ouaiiis, presque... Enfin si, elle avait eu la joyeuse idée de leur laisser un mot, sous forme de beuglante. Celle-ci n'était pas spécialement agressive, mais le ton était tel qu'il n'incitait pas à tenter de la récuperer. Elle les informait que tout était en règle, et que comme elle atteignait cette année ses 18 ans, elle avait signé une dérogation, se rendant au ministère de la magie. Bien qu'elle ne soit pas encore majeure, elle ne dépendait plus de ses parents mais de l'établissement et de ses dirigeants, ce jusqu'à ce qu'elle atteigne 18 ans et un jour. Bien sûr, ils avaient possibilité de faire appel, mais elle doutait franchement qu'ils veuillent provoquer un scandale en faisant savoir que leur propre fille ne voulait pas d'eux. S'il c'était sagit de Laumie, cela n'aurait été qu'une suite à la catastrophe médiatique du premier mariage. Mais la seconde était censé être le fruit de l'amour issu de la seconde union... Comment casser le mythe quoi. Elle sentit sa soeur la lacher et reculla d'un pas, restant cependant proche. Elle savait que l'interrogatoire approchait et pris une mine d'enfant martyrisée, la regardant par en dessous. Elle essuya les larmes en ungeste enfantin et peu calculé avec sa manche, puis pris le temps de fouiller un peu pour trouver une réponse. Mais le cerveau était difinitivement sur off. Tant pis... Elle ferait sans. Elle savait déjà que sa soeur ne la lancherait de toute manière pas avant d'avoir eu tous les renseignements qu'elle désirait obtenir.


-Non. Mais ils l'apprendront bien assez tôt. De toute manière, ce n'est pas comme si ils allaient s'inquièter... Elle se mordit la lèvre. Ses paroles avaient dépassées sa pensée. Ils seront fiers que leur plus jeune fille ce soit enfin décidée à prendre sa vie en main.

Sous-entendu : Ils pourront se vanter auprès de leur connaissances haut placé, et le léger désagrément occasionné par le fait de n'avoir pas maîtrisé la situation du tout s'effacerait devant le sujet de conversation qui durerait un moment pour sa mère, et l'occasion pour son père de vanter le "miracle" et le petit génie, comme il aimait le faire afin de s'attirer la sympathie de ses collègues financiers. La jeune fille n'avait jamais entendu tant d'éloges sur elle que lorsqu'il sagissait de s'attirer la sympathie de l'un ou de l'autre d'entre eux ayant des enfants. Elle eu une pensée nostalgique pour le vieil homme qu'elle avait abandonné au milieu de ses plantes. lui avait cerné l'esprit bohème de la petite. il lui avait enseigné les mélanges qu'elle ignorait pour ses toiles et ses dessins, comment projeter l'un ou l'autre dans le ciel ou sur un mur... De nombreuses discussions avaient animé ses journées. Neemmoins, elle ne regrettait pas de l'avoir quitté. Elle avait certes appris, mais les derniers temps, stagnait. Elle était restée sur ses acquis, se perfectionnant. L'homme, rompu à la philosophie moldue, avait almors entreprit d'elargir ses horizons. Désoeuvrée, elle c'était laissé faire. Non, elle n'aurait pas pu dire qu'elle c'était ennuyée chez l'homme aux cheveux noirs et aux lourdes rides.

N'ayant plus rien à apprendre de lui, j'ai décidé de mettre à terme à l'apprentissage. Elle précisa, mine de rien : J'ai d'ailleurs rédigé ma thèse et obtenu mon pass en herbologie... Elle se dit qu'un tel argument ne suffirait pas. Elle acheva donc, honnète.

De plus, nos... parents se souciant avec une certaine réserve de ton état, j'ai préféré venir voir par moi même. Comme je m'ennuyais, je me suis dit qu'au pire, je préférais rester loin d'eux au cas ou il te soit arrivé quelque chose afin qu'il n'y ai pas disons... d'incident, et au mieux, qu'il était temps que je te rejoigne."

Laumie ne se trompait pas. La jeune fille était tout sauf lunatique, et lorsqu'elle se décidait, c'était pour ne plus changer d'avis. A moins bien sûr qu'elle se rende compte de la futilité d'une de ses actions ou qu'on lui prouve par a + b qu'elle se trompait, se qui n'était à vrai dire pas encore arrivé. La jeune Williams en parlant d'incident, faisait référence à une de ses colères, réputées pour être d'une extrème violence. Elle n'en faisait pas si souvent, mais comme depuis sa naissance les quelques quelle avait faites étaient toutes... inoubliables, et qu'elle savait que dans le cas d'un décès elle n'était pas sûr de ne pas tuer son géniteur... Mais bon. De toute façon, ce qui avait fait pencher la balance semblait clair. C'était Laumie. Ne pas savoir avait faillit faire disjoncté notre nouvelle arrivante, qui bien qu'elle ne le montra habituellement pas, était fragile. D'ailleurs son regard de cocker genre "je serais saaaage" et la main qui n'avait pas lâché la manche de Laumie depuis l'étreinte, comme pour s'assurer qu'elle ne s'évanouirait pas soudain tel un rêve dans la nature étaient très indicatifs de l'état actuel. L'image refroidissante des Williams en prenait un coup.
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MessageSujet: Re: Pensées en ruines [Réservé]   Sam 20 Mar - 0:44

Ayant une pensée compatissante pour sa robe qui ressemblait désormais plus à quelque chose comme un chiffon rouge, Laumie écouta d'une oreille attentive la réponse et les explications de Tsuki. Laquelle réponse fit d'ailleurs tiquer l'aînée des sœurs.

Connaissant la cadette, elle était fort capable d'avoir balancé un ultimatum à ses géniteurs du genre "J'ai bientôt 18 ans, lâchez-moi la grappe, j'me casse". Mais bien évidemment, les Williams père et mère se hâteraient de déclarer haut et fort que leur petite dernière avait enfin pris son envol. Tout était une question de standing. Ils se seraient faits arracher un bras plutôt qu'avouer que Tsuki avait tout simplement pris ses cliques et ses claques sans les avertir.

Soupirant intérieurement, notre blondinette secoua la tête d'un air à moitié convaincu et reprit la discussion :


- Donc, si je te comprends bien, tu as faussé compagnie à ces messieurs-dames Williams et tu t'es débrouillée pour passer ton examen d'herbologie ...

Voyant sa sœur hocher la tête, elle continua :

- Tu sais que notre ... père ... m'a envoyé un hibou et au lieu d'attendre ma réponse, tu préfères venir voir de tes propres yeux ce qu'il en est de moi.

Ne pouvant plus se contenir, Laumie éclata. Attention, pas de hurlements ici, pas de ça chez nous. Non, une voix tranchante et glaciale suffira :

- Est-ce que tu te rends compte du danger que tu as couru ?? Tu as bientôt 18 ans mais ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi.

Puis notre Galloise se radoucit et d'un ton plus posé s'excusa ainsi :

- Heureusement que tu ne m'as pas prévenue. Je serais morte d'inquiétude.

Et constatant enfin l'état d'épuisement avancé de sa sœur qui ne l'avait toujours pas lâchée, elle s'exclama :

- Mais dans quel état tu es ?! Viens avec moi, on va aller poser tes valises au dortoir, tu vas faire un brin de toilette et je te mets au lit.

Ceci dit, la blondinette souleva les bagages de Tsuki par magie, et entraina celle-ci en direction de la Tour afin d'exécuter tout ce qu'elle venait de dire.
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MessageSujet: Re: Pensées en ruines [Réservé]   Sam 20 Mar - 22:22

Les vêtements de Tsuki étaient vraiment le dernier des derniers de ses soucis. La dentelle noire et le fin tissu avaient grappillé la poussière, l'humidité, le soleil, était froissé, ect. Peu lui importait, à vrai dire. L'apparence avait beau être un des principes de base de la jeune fille, en cette instant, elle n'en avait pour ainsi dire rien à faire. Elle arrangea d'ailleurs par automatisme un pli sur la jupe, stoppant son geste en voyant l'état de la jupe, se rendant compte de son inutilité. Tsuki remarqua que sa sœur l'écoutait très attentivement, comme si sa réponse lui importait au plus haut point, et en fut légèrement déconcertée. En effet, elle ne prenait pas en compte le paramètre de risques dans l'histoire. Pour elle, le schéma était simple : Elle avait voulu rejoindre Laumie et l'avait fait. Point barre. En réalité, la plus jeune y avait pensé avant de se lancer dans l'aventure, car elle n'avait pris que les voies très visitées, les rues éclairées, fait en sorte de ne pas se trouver seule, ect. De la même manière qu'elle avait pensé à se nourrir et fait sommairement sa toilette dans un w-c public -se promettant de ne plus jamais refaire une telle chose, quitte à rester sale-. Tout cela lui semblait couler de source... Mais là, toute considération portant sur son voyage était à un mille d'elle.

Tsuki n'avait lancé aucun ultimatum. Elle avait demandé sur le ton de la conversation, en passant, au dîner, le soir après avoir entendu l'histoire de l'attaque, des nouvelles de sa sœur, puis avait écouté son père lui dire qu'il ne c'était pas encore renseigné. Elle avait fait de même deux soirs, puis c'était levé de table en milieu de repas. Lorsque son père c'était insurgé contre son attitude, elle lui avait simplement répliqué qu'elle penserait à le contacter quand elle aurait le temps de s'occuper de lui, ce qui l'avait pour ainsi dire douché et coupé dans son élan. Sa mère était restée quant à elle impassible. Parfois, la jeune fille avait du mal a reconnaitre en cette femme passive l'artiste passionnée qu'avait été sa mère autrefois. Cette femme semblait fatiguée, épuisée, comme vide, et était sans saveur, morne. Ses "je t'aime" allaient jusqu'à sonner aussi faux que son attitude générale... Non. Elle n'avait ni père ni mère. Ou si, elle en avait deux. Deux inutiles. Triste constatation... Tsuki hocha la tête pour chasser les pensées inutiles qui lui effleuraient l'esprit, répondant sans s'en rendre compte à la réponse de sa sœur, qu'elle n'avait pas écoutée le moins du monde, du coup.

Elle se força à se montrer attentive, ravalant un bâillement, et forçant ses yeux à rester ouverts encore. Ils luisaient de fatigue, les larmes qui avaient coulées marquaient les joues pâles. Elle n'était pas très reluisante, et un observateur aurait pensé, ironiquement, qu'il devait y avoir eu un mort. Enfin... Elle était partie de chez elle sans aucun signes précurseurs, arrêtant son contrat chez l'apothicaire en sachant qu'elle avait réussi son diplôme. Celui-ci n'avait pas fait d'histoires, ni posé de question. Elle avait d'ailleurs choisi cet homme parce qu'il était discret, amoureux de son art, et dans l'ensemble, aux antipodes du terme "social". Ainsi, lorsqu'elle était partie, il avait légèrement froncé les sourcils, semblant désapprouver, mais n'avait pas prononcé un mot. Elle ignorait totalement le résultat obtenu à ses examens, mais le sourire de l'homme qui l'avait testée valait toutes les réponses du monde. Elle savait qu'elle l'avait obtenu à l'instant même oui la troisième décoction, le sérum de vérité, avait pris l'aspect qu'on lui connaissait dans les manuels. Le soir même, elle avait donc tiré de sous le lit la valise prête de la veille, passé quelques coups de fils, à la façon des moldus, et dit au revoir à quelques connaissances via cheminée, prenant garde à rendre visite à chacune pour échapper à la surveillance effectuée par ses parents sur le conduit. Elle avait fait cela avant le couvre-feu, n'éveillant donc aucun soupçons, puis avait profité du fait que ses deux parents soient invités à un gala pour sortir par la grande porte. Rien de plus discret, pour ainsi dire, que de ne pas l'être. Il était relativement courant qu'elle sorte, aimant aller peindre et dessiner. Une jeune fille de 17 ans qui passait la porte de chez elle à 8 heures du soir n'avait rien de suspect, donc. Même avec une grosse valise sous le bras, lorsqu'on savait qu'elle contenait son attirail de dessin.

Tsuki remarqua la légère hésitation sur le "notre père", et enregistra dans un coin de sa tête l'information. Laumie, qui arguait ne rien ressentir pour l'homme, avait tout de même mal prise de recevoir la missive totalement dénuée de la moindre note de ce que le commun des mortels nomment sentiment. Tsuki haussa légèrement un sourcil à la fin de la répartie de sa sœur. Pourquoi répétait-elle les faits ainsi..? Elle c'était attendue à une réaction. Elle fut soudain rassurée, lorsque l'œil de sa sœur aînée se fit glaciale et coupante, tout comme sa voix. C'était juste un arrêt avant le démarrage, rien de grave donc. Oui, bon ok, le danger. Elle n'était plus une gamine. Elle se contenta d'afficher un air légèrement "je m'en foutiste, trop crevée pour garder le masque impassible exigé, et en réalité n'ayant aucune réaction. Laumie pourrait la rouer de coups -bien sûr elle savait que sa sœur ne ferait jamais une telle chose-, l'insulter, la découper en morceaux. Elle était vivante. Alors l'entendre tempêter était la plus douce des musiques.
Elle fut tout de même blessée par la remarque, mais les larmes qui se remirent à couler étaient plus dues à la fatigue générale qu'à la remarque en elle -même. Tsuki mit un léger temps, puis répondit, la voix cassée par la fatigue, celle-ci suintant entre chaque arrêt de voix.


-" Je n'ai pas couru le moindre risque. Tu sais très bien que je ne fais jamais "n'importe quoi". Et puis pour te prévenir, il aurait fallut que je puisse te contacter... Rapidement. Comme tu le dis, j'ai bientôt 18 ans. Je ne suis plus une petite fille que l'on peut tenir en laisse. Tu n'es pas le seul élément qui m'a poussé à venir à Swyn."

Le ton était presque éteint. C'était une simple exposition des faits. Tsuki analysait toujours chaque situation, même en agissant dans la précipitation. Les éléments de son départ c'étaient réunis comme par magie, lui permettant un départ prompte et organisé. En réalité, elle ne savait pas comment elle aurait réagit si tout ne s'était pas passé idéalement. Elle n'était pas sûre qu'elle aurait reporté le départ. Enfin... Elle ne le saurait jamais. Laumie sembla enfin se rendre compte qu'elle allait s'effondrer à même le sol d'ici peu.
Dans quel état était elle hm ? Loque humaine, pt'être bien. Enfin, un peu moins que ça, mais un truc approchant. L'ordre était trop doux pour refuser. Elle hocha imperceptiblement la tête. Elle vit ses bagages s'envoler au loin, et laissa remonter sa baguette dans sa manche. Elle était en sécurité maintenant. Elle n'avait plus à s'occuper de rien. Elle emboîta le pas à sa sœur, marchant en zigzags, rectifiant le tracé quelquefois en soulevant une paupière, la suivant, l'ayant lâchée pour ne pas la gêner dans ses mouvements.


[suite rp pv Laumie/Tsuki à la tour]
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