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 Etranges manigances [PV Ennis]

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Amelia Farrell
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▌Né(e) le: 27 Novembre
▌Pays d'origine: Angleterre
▌Statut: 2ème année

MessageSujet: Etranges manigances [PV Ennis]   Jeu 24 Mar - 0:25

Minuit. L’heure du crime. Et aussi celle de toutes les étrangetés possibles et imaginables. La plupart des phénomènes inexplicables dans le monde des Moldus avait bien lieu aux alentours de cette heure charnière entre le jour ancien et le nouveau. Rien d’étonnant, donc, à ce qu’une jeune femme comme Amelia, qui ignorait tout des interdits et conventions en vigueur se promène d’une démarche sautillante dans les couloirs, alors que tout le monde était couché. Rien de surprenant, non plus, à ce qu’elle chantonne le refrain d’une chanson d’un groupe de son monde. Et rien de choquant à ce qu’elle traîne derrière elle un chaudron rempli d’ingrédients de toute sorte.

De bonne humeur, la sorcière l’était. Elle avait découvert un parchemin intéressant donnant la recette d’une potion qu’elle ne connaissait pas – malheureusement coupée sur la dernière ligne – et comptait l’essayer tranquillement. Et pour cela, quoi de mieux que de se réfugier dans une salle vide ? Elle avait donc réuni ses ingrédients en douce, était allée cueillir les brins d’armoise qui lui manquaient à la lueur de la lune – oh, si ronde ce soir – et avait « emprunté » un chaudron à un étudiant étourdi qui l’avait oublié dans la salle commune. Et désormais, lourdement chargée, elle se mettait en condition pour réussir ce breuvage. Le parchemin indiquant « un état d’esprit optimiste et joyeux », elle n’avait pas à se forcer.

Avec difficulté, elle poussa la porte de son futur laboratoire pour la soirée et déposa avec un soupir son fardeau. En se relevant, elle sentit confusément que quelque chose n’allait pas. Il y avait déjà quelqu’un de présent dans la pièce. Une silhouette se détachait, devant la fenêtre, illuminée par la pâle lumière de la lune. Confuse à l’idée d’être surprise avec tout son nécessaire, Amelia songea d’abord à se retirer discrètement tant que l’autre personne ne l’avait pas remarquée, mais une exclamation la retint.

« Eerk ! Ca a vraiment mauvais goût ! »

Mauvais goût ? Quoi donc ? Sa curiosité titillée, la Cinnacrow n’avait plus aucune envie de partir, d’autant plus que la voix qui avait résonné dans la pièce lui rappelait quelque chose. S’approchant, elle découvrit le visage d’Ennis, son amie depuis leur 1ère année à Poudlard. Les deux filles étaient à Poufsouffle toutes les deux et s’étaient tout de suite bien entendues. Amelia pensait bien connaître la Dorelly, et normalement, à une heure pareille, celle-ci aurait dû soit être sortie, soit dans la salle commune, soit couchée. Mais certainement pas dans une salle à moitié abandonnée, toute seule dans le noir, à trafiquer avec des liquides nauséabonds... Très étonnée, donc, la demoiselle se sentit en droit de l’interpeler d’une voix légèrement inquiète :

« E... Ennis ? Qu’est-ce que tu fiche ici à cette heure-ci ? »

La question semblait agressive, posée comme elle l’était, mais Amelia était juste sincèrement surprise. Certainement qu’Ennis, habituée à son parler franc, allait se retourner avec un grand rire, et la taquiner. Certainement, qu’elle lui demanderait ce qu’elle faisait là, elle avec un sourire taquin. Mais non. Son amie resta plantée toute droite devant la fenêtre sans bouger. Vraiment inquiète, la Cinnacrow s’approcha d’elle à pas rapides, et l’observa attentivement.

Qu’elle était pâle ! Et elle avait d’immenses cernes sous les yeux. Vraiment, elle n’avait pas l’air bien du tout. Et à la réflexion, cela faisait plusieurs jours que la jeune femme avait un comportement étrange. Depuis son retour de voyage, plus précisément. Elle l’évitait, semblait asthénique, ne mangeait pas beaucoup ... Et là, elle la découvrait avec un drôle de flacon à la main. Flacon contenant une potion ? D’un geste rapide, elle le lui chipa des mains. Il était vide. Le reniflant, elle sentit des relents d’odeur qui lui rappelaient quelque chose... Mais quoi ? L’air expectatif, elle détailla Ennis, s’arrêtant sur son visage hâve, ses cheveux en bataille... Quelque chose n’allait vraiment pas.

« Ennis, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu n’as ... vraiment pas l’air bien. Et c’est quoi cette potion ? »

Dernière chance que tout revienne à la normale. La demoiselle allait lui répondre qu’elle était enrhumée, que c’était une potion revigorante... Tout et n’importe quoi. Sauf que la fragrance de cet élixir n’était certainement pas celle d’une potion revigorante. Mais qu’est-ce qu’il se passait, bon sang ?

[Hrp : Je vais p'tet être lente à répondre, après. Beaucoup (trop^^') de rp en cours ~]


Dernière édition par Amelia Farrell le Jeu 31 Mar - 10:22, édité 1 fois
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Ennis B. Lufkins
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▌Né(e) le: 4 juillet
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▌Statut: 3ème année

MessageSujet: Re: Etranges manigances [PV Ennis]   Ven 25 Mar - 2:33



Le soleil était couché depuis bien longtemps déjà sur le domaine de l'université. Le temps défilait à une vitesse fulgurante et cela mettait mal à l'aise la Dorelly toujours éveillé. La jeune fille regardait alternativement entre la porte et la fenêtre, jetant un regard à la lune maintenant bien haute et bien arrondit. Nerveusement, Ennis pianotait des doigts sur le bord de son siège puis jeta un coup d'œil à sa montre.

Se levant, la mâchoire serré, le corps tendu, l'étudiante se dirigea d'un pas vif et automate vers une petite salle vide au fond de l'université. Traversant les couloirs vides de toute vie descendant les escaliers le plus rapidement que son état le lui permettait.

Sincèrement, la jeune femme ne s'était jamais sentie aussi mal de sa vie et ce n'était malheureusement pas une hyperbole. Toutes ces sensations nouvelles perturbaient énormément Ennis qui ne savait pas exactement comment les gérer. Tout son corps était à l'affut de la moindre brise, ses oreilles semblaient vouloir écouter tout ce qui se passait autour et son esprit était épuisé de prendre conscience d'autant de phénomène.... « Pourvu que ce ne soit comme ça que la veille... » pensa t'elle en soupirant.

Elle n'avait qu'une envi, se rouler en position fœtale et dormir. En fait c'était pour le moral d'Ennis que c'était le plus difficile. L'étudiante habituellement pétillante et joviale se voyait soudainement renfermé sur elle-même, incapable de penser correctement, de raisonner comme elle savait si bien le faire. Bien sur, elle faisait tout son possible pour ne rien laisser paraître. Ennis ne voulait attirer aucun soupçon et surtout, ne pas inquiéter Amelia, ça s'était bien la dernière chose que la Dorelly voulait. Pourtant au fond d'elle-même, elle savait très bien que sa façade n'était pas une réussite. Elle espérait seulement qu'on l'attribue sur une baisse de moral passagère. Cela lui laisserait amplement le temps de s'habituer à sa nouvelle condition puis elle redeviendrait elle-même... avec un petit plus...

Laissant son pas vif pour un pas lourd et lent, Ennis se mis à trainer des pieds, le dos courbé, la tête lourde. Pour finalement arriver à la petite salle ou elle s'était fait donner rendez-vous. Rendez-vous qu'elle avait quotidiennement cette dernière semaine. Elle s'engagea dans la pièce sombre et alluma d'un coup de baguette une petite chandelle qui trainait sur une table. Cette simple lumière sur suffirait.

Soudainement un léger « plop » se fit entendre, faisant légèrement sursauter Ennis. Devant elle se tenait l'elfe de maison des Lukins, verre fumant à la main. Tout en faisant une révérence comme tous elfes se devaient de faire l'elfe tendit le verre à la jeune femme. La Dorelly se pencha, tentant de sourire du mieux qu'elle le pouvait à Zifma, puis lui tapota distraitement le dessus de la tête, se voulant rassurant au regard inquiet que lui lança son elfe.


- « Mademoiselle voudrait-elle que Zifma reste? » couina la tête elfe aux yeux globuleux

- « C'est bien gentil Zifma, mais tu peux rentrer... » Avant de se lever, Ennis planta ses yeux doré dans ceux de son elfe et enchaîna « Dis à maman et papa qu'ils cessent de s'inquiéter... tout va bien. »

Un mince sourire se dessina sur le visage d'Ennis et elle poussa gentiment son elfe:

- « Allez file! »

L'elfe s'inclina une seconde fois, puis dans un nouveau « plop » sonore disparu de la salle, laissant Ennis face à elle-même. Son verre de potion dans la main, la jeune femme huma le contenue, grimaçant à sa simple odeur... Elle empestait le napel...

Ennis garda son verre dans ses mains, le faisant tourner distraitement, regardant par la fenêtre. Puis sur un coup de tête, ignorant l'odeur et la chaleur de la potion, elle l'avala d'un seul coup, espérant que cela passerait mieux ainsi et qu'elle aurait moins de chance de la gouter. Malheureusement à peine eu t'elle fini d'avaler que déjà elle s'entait sa gorge brûler, au aux effets du napel. La Dorelly ne pu s'empêcher de grimacer et s'exclama:

- « Eerk ! Ça a vraiment mauvais goût ! »

Alors qu'elle s'apprêtait à déposer son verre, une voix raisonna derrière elle et Ennis se figea:

- « E... Ennis ? Qu’est-ce que tu fiche ici à cette heure-ci ? »

La concerné se retourna lentement, faisant maintenant face à son amie de longue date. Plus inquiète qu'elle ne l'avait jamais été. Le sang du visage d'Ennis quitta simplement son visage et déjà ses oreilles bourdonnaient d'émotions... Pas Amelia...

Puis sans que la Dorelly ne le voit venir, la Cinnacrow s'était rapidement rapproché d'elle, lui arrachant pratiquement des mains son verre sans qu'Ennis n'eut le moindre mouvement. Toujours sous le choque de la voir.

Ennis avait prévu lui faire part de son secret... c'était certain! Mais elle aurait préféré avoir le temps de s'y faire elle-même avant de devoir le confier à son amie. Officiellement, la Dorelly n'avait pas eu à annoncer la nouvelle à personne. Les médicomages s'en étaient chargés pour ses parents, puis ses parents avaient avisé le ministère et le ministère en avait informé la direction de l'école. Les mots n'étaient donc jamais sortie de la bouche de la brunette et elle ne se sentait nullement prête à l'affronter:


- « Ennis, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu n’as ... vraiment pas l’air bien. Et c’est quoi cette potion ? »

C'était sa dernière chance de dissiper tout doute... « quoi? Tu vas lui dire: Oh voyons je n'ai rien qu'un petit rhume qui me tracasse et cette potion qui ne sens absolument pas le napel, n'est pas du tout ce que je crois, c'est contre le rhume! » Non en effet, elle ne pouvait tout de même pas lui dire ça!. Ainsi, Ennis resta là, planté devant Amelia, tendant de pondre le meilleure mensonge que son cerveau pouvait lui fournir. Pourtant sa réflexion était beaucoup trop lente et la bouclé savait pertinemment qu'Amelia ne goberait rien de ce qu'elle dirait.

- « Je...j'ai rien! »

« pertinent quand même comme réplique! » Et alors!? Elle n'avait pas trouvé mieux! Vexé, la jeune femme se dirigea rapidement vers Amelia, reprenant de ses mains son verre pour le déposer un peu plus loin. Elle réfléchit encore quelque instant:

- « Je suis seulement fatigué... j-je dors mal ces derniers temps... Rien dont tu ne dois te soucier, t'inquiète! »

La jeune femme tenta un sourire, puis voulant alléger l'atmosphère et tenter de diriger la conversation ailleurs que sur elle, Ennis jeta un coup d'œil derrière son amie pour apercevoir un chaudron rempli à craqué d'ingrédients:

- « Oh, tu t'apprêtais à faire une potion? »

Ennis avait tenté de parler de ton badin, mais bon cœur battait toujours la chamade... sa diversion ne marchera probablement pas, vu le regard que lui lançait son amie. Regard qu'elle tentait avec beaucoup de difficulté à fuir... mentir ok, mais mentir en regardant dans les yeux? C'était beaucoup demandé à la Dorelly...

[HJ: HUUUU.... je suis désolé si c'est nul! Si tu veux que je chance quelque chose ne te gêne pas!]
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Amelia Farrell
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MessageSujet: Re: Etranges manigances [PV Ennis]   Jeu 31 Mar - 10:18

Le silence s'étira quelques instants, lourd, désagréable, entre les deux filles. La tension dans l'air était palpable, et les interrogations se multipliaient dans la tête d'Amelia. Des questions sans réponses, des hypothèses qui allaient des plus farfelues aux plus alarmantes. L'inquiétude prédominait, tout de même, et s'amplifiait à mesure que le mutisme d'Ennis se prolongeait. Enfin, son amie finit par parler, lâchant précipitamment, bégayant, qu'elle n'avait rien.

Ah. C'était donc pour cela qu'elle prenait de jolies potions à l'odeur repoussante - qui décidément lui rappelait quelque chose, mais quoi ? - qu'elle fuyait tous ses amis, qu'elle avait une mine de déterrée et des sautes d'humeur. Mais bien sûr. Elle ne lui ferait pas croire ça, et elle dut s'en douter à sa figure - ou simplement la connaissait-elle trop bien - car elle lui enleva le verre et balbutia qu'elle allait bien. Manque de sommeil, seulement ? Quelque chose clochait, dans cette explication. L'apparente frayeur d'Ennis en la voyant, ce breuvage à la fragrance si prégnante, son empressement à l'écarter du verre ... La potion était la clé. Surtout cet ingrédient à l'odeur si caractéristique, dont elle n'arrivait pas à retrouver le nom.

Frustrée de son ignorance, elle commença à réciter la liste de toutes les plantes qu'elle connaissait dans sa tête, tout en hochant la tête pour Ennis, l'air dubitatif. "Aconit, non ... Ellébore, non..." Elle trouverait. Ne serait-ce que parce qu'elle était sincèrement inquiète pour son amie. Amie qui d'ailleurs tentait de détourner son attention d'elle, et redirigeait la discussion sur ses petites manigances à elle. Bien essayé, mais non. C’est ce que son regard exprimait tandis qu’elle répondait d’un ton badin :

« Une simple petite potion... J’ai trouvé quelque chose d’intéressant à la bibliothèque. Un vieux volume... »

“Gingembre … Non. Mandragore… Mandragore ? Non.” Non non et non ! L’odeur était pourtant nette ! Elle aurait dû deviner depuis longtemps... Il fallait prendre la chose à l’envers. Enlever ce qu’Ennis était le plus susceptible de prendre, pour chercher l’inhabituel. Son amie n’aurait aucun problème à lui révéler qu’elle avait pris une potion contre le rhume, ou même un énergisant. Qu’elle fabrique des filtres d’amour, pour une farce, c’était encore dans les limites du possible... Alors quoi ? Les potions dangereuses ... Une illumination. Napel. Elle continua donc, toujours sur le même ton prétendument anodin :

« Aucune trace de napel, dans les ingrédients, en tout cas. Ce qui ne semble pas le cas de la tienne. Et, pardonne-moi, mais je n’ai jamais entendu dire que le napel avait un quelconque effet soporifique. »

Sa voix se fit sévère, en fin de phrase, et elle dévisagea son amie d’un œil critique. Comme pour montrer que, à elle, on ne la lui ferait. Quelle gentille petite. En apparence sûre d’elle, mécontente après la Dorelly, alors qu’à l’intérieur se mélangeaient inquiétude, curiosité. Rajoutons un zeste de panique pour faire bonne mesure, et une once de confusion. Amelia, tu ne comprends pas, hein ? Pas encore... Tu sais pourtant quelle est une des principales utilisations du napel, non ? Tu fais semblant, tu te voiles les yeux. Napel. Ce mot te semble aussi laid que son odeur.

Un soupir, et les questions montent. Pourquoi Ennis ? Pourquoi cette potion ? Et pourquoi cette conjonction ? Lune, Ennis, napel... Les mots formèrent une valse, la menant lentement mais sûrement vers l’entendement. Lycan. Mais pourquoi Ennis, enfin ? Son amie était connue pour son amitié envers eux, bien sûr. Mais qui aurait eu l’idée de se laisser transformer, même par solidarité ? Même si son interlocutrice était parfois animée par des pulsions farfelues, ce n’était pas quelque chose d’envisageable pour elle. Et c’était bien normal. Elle avait plus de chances de les aider en restant totalement humaine, et elle le savait. Pourquoi, alors ? Il fallait la faire parler.

Affichant clairement son inquiétude, la jeune sorcière s’avança et saisit les mains d’Ennis dans les siennes. Les serrant, elle les sentit moites – angoisse, frayeur, mal-être – et froides. Aucun doute n’était permis. Quelque chose clochait définitivement. C’est donc avec un sentiment d’urgence, comme si la jeune femme allait disparaître sous ses yeux, qu’elle laissa ses questions s’échapper.

« Qu’est-ce qu’il t’arrive, vraiment ? Je sais bien que ce n’est pas seulement de l’insomnie... Depuis que tu es rentrée de chez tes parents, tu te comportes étrangement... Tu sembles mal en permanence. »

Oh, oui. Si l’on comparait l’Ennis actuelle à celle dont tous avaient l’habitude, on aurait du mal dire que c’était la même personne. La sorcière fuyait la salle commune, ne sortait plus. Esquivait toutes questions. Elle avait du mal à travailler, cela se voyait. L’on avait cru à une déprime passagère, une peine d’amour, éventuellement. On avait cessé de se poser des questions, puisque la Dorelly devenait insaisissable dès qu’on s’intéressait un peu à elle. Mais désormais, Amelia l’avait coincée. Et pire, elle croyait avoir deviné ce qui n’allait pas, à sa grande frayeur. Elle continua donc, même si les mots lui coûtaient, même si elle semblait mettre son amie mal à l’aise. Il fallait qu’elle sache.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé là-bas ? Et quel est le rapport avec le peuple de la pleine lune ? Qu’est-ce qui t’est arrivé ? Explique-moi, s'il te plaît ! »

Sa voix avait grimpé doucement dans les aigus au fur et à mesure des questions. Au fil des minutes qui passaient, elle comprenait un peu plus. Réalisait ce que ça allait être. Et quelle serait la vie d’Ennis, désormais ? Pleine de toutes ces contraintes...

« Je t’en prie, ne me dis pas que tu l’as fait exprès... Oh, Ennis... »

Navrée, désolée par ce qu’elle avait saisi, la jeune femme était au bord de la nausée. Elle n’avait rien contre les lycans, mais leurs conditions de vie étaient très difficiles. Qu’Ennis, qui voulait consacrer sa vie à les défendre, soit atteinte de leur malédiction, était d’une cruelle ironie.
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Ennis B. Lufkins
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MessageSujet: Re: Etranges manigances [PV Ennis]   Mer 13 Avr - 3:24

Ennis observait douloureusement Amelia en face d'elle. Plus leur conversation avançait et plus la Dorelly se retrouvait accoudé au mur. Elle le savait, elle le sentait. Amelia était une jeune femme perspicace qui ne se laisserait pas dupé par les piètres excuses et mensonges qu'Ennis lui prodiguait «pour son propre bien» s'entêtait-elle à se dire.

Sa condition lui était si nouvelle que la jeune femme ne savait pas comment la gérer. Ses mains tremblaient, alors qu'elle tripotait nerveusement tout ce qu'elle touchait. Le sang battait dans sa tête et l'angoisse montait en elle tout au long de la conversation. Pour la première fois dans sa vie, Ennis comprit ce que voulait dire les lycanthropes lorsqu'ils parlaient de leur états quelque jours avant la pleine lune. Enfin, et à son plus grand damn, elle comprenait leur état de détresse, leurs corps qui trahissait chaque paroles, alors qu'ils ne tentaient que de se protéger eux-même.

Sa tentative avait lamentablement échouée lorsqu'elle avait voulu changer de sujet. Si elle avait moins eu une tête de morte, peut-être cela aurait-il pu mieux passer ? Mais ses cernes prononcées, son teint soudainement pâle et sa mâchoire contracté était tout sauf la représentation d'une Ennis en santé. Maintenant, tenté de convaincre Amelia qu'il ne s'agissait pas du tout de ce qu'elle croyait était une tout autre histoire...

Pourtant devant elle, Amelia semblait réellement inquiète, même d'où Ennis se trouvait, elle pouvait voir le cerveau de sa pauvre amie rouler à une vitesse folle. Bientôt Amelia allait probablement remettre toutes les pièces de puzzles en place et à ce moment, la Dorelly ne savait pas exactement ce qui adviendrait. Elle ne voulait pas décevoir sa meilleure amie, en fait elle ne voulait tout simplement pas qu'elle soit au courant. Elle trouvait cette situation tellement honteuse qu'elle ne savait même pas comment la gérer ! Oui. C'était tout simplement honteux pour elle de devoir avouer une telle chose ! Elle qui savait presque tout sur les traitements des lycanthropes en société, elle qui savait comment se transformait leur vie après un tel évènement et surtout... elle qui savait être prudente normalement. Voilà qu'elle avait simplement faillit.

Tout ceci allait contre tout ce qu'Ennis était... ou presque. Oh, bien sur tout le monde vous assurera qu'elle pouvait parfois être tête en l'air et même lunatique. Malheureusement, tout le monde vous assurera aussi qu'elle connaissait pratiquement sur le bout des doigts le calendrier lunaire. Ses recherches l'avait-elle tant prit qu'elle en avait oublié toutes ses connaissances basiques ?

Ennis secoua la tête, laissant ses conversations à elle-même pour plus tard. Pour le moment il y avait plus urgent à régler puisque la jeune femme vit dans les yeux de sa meilleure amie quelque chose qui ressemblait à une illumination... pas bon. Pas bon du tout.


« Une simple petite potion... J’ai trouvé quelque chose d’intéressant à la bibliothèque. Un vieux volume... Aucune trace de napel, dans les ingrédients, en tout cas. Ce qui ne semble pas le cas de la tienne. Et, pardonne-moi, mais je n’ai jamais entendu dire que le napel avait un quelconque effet soporifique. »

En elle, elle sentait vivement les émotions la prendre par les entrailles, toutes celles qu'elle avait mis de côté pour ne pas inquiéter personne, toute la frustration, la peur, la haine, bref tout y passa, semblant jaillit du fin fond de la Dorelly et Ennis avait particulièrement peur que tout celles-ci se déverse sur la Cinnacrow.

Ses inquiétudes se multipliait au fur et à mesure que la jeune femme en face d'elle parlait. Prenant son meilleur air neutre Ennis tenta de faire comme si les mots qu'Amelia avait dit ne l'avait pas touché, mais était-ce sincèrement le cas. Pourtant Ennis gardait résolument la bouche fermer. Si elle parlait sa voix la trahirait c'était certain. Car si, quelque instant au par avant elle souhait plus que tout au monde l'ignorance de sa condition dans l'esprit de son amie, à cette minute même, elle n'avait qu'une seule envi, se lover en petite boule près d'elle et pleurer toutes les larmes de son petit corps.

Mais alors qu'Ennis retenait ses propres larmes de faillir hors de son corps, elle ne vit pas Amelia s'approcher d'elle et lui prendre les mains. Son contacte soudain et chaud fit sursauté Ennis, lui faisant prendre conscience de sa propre température corporelle, anormalement basse. Alors qu'elle relevait les yeux, son regard se figea dans ceux de son amie. « Non Ennis, tu ne flancheras pas, tu ne peux imposé ta condition à qui que ce soit... » Si ses mains n'avaient pas été occuper dans celles d'Amelia à ce moment précis, la Dorelly les auraient probablement placé fougueusement autour de sa tête pour se faire taire... elle ne comprenait plus...


« Qu’est-ce qu’il t’arrive, vraiment ? Je sais bien que ce n’est pas seulement de l’insomnie... Depuis que tu es rentrée de chez tes parents, tu te comportes étrangement... Tu sembles mal en permanence. »

Non elle ne flancherait pas.... Alors qu'Amelia elle renchérissait:

« Qu’est-ce qu’il s’est passé là-bas ? Et quel est le rapport avec le peuple de la pleine lune ? Qu’est-ce qui t’est arrivé ? Explique-moi, s'il te plaît ! »

Pourtant elle gardait le silence. Ses yeux toujours dans ceux d'Amelia:


« Je t’en prie, ne me dis pas que tu l’as fait exprès... Oh, Ennis... »

À ce moment précis, Ennis senti une haine insupportable traverser son corps. Une colère insoutenable et l'envi fulgurante de s'enfuir lui de se regard navré... elle avait l'impression d'être un animal que l'on prenait en pitié parce qu'il avait été abandonné. D'un geste brusque, Ennis retira ses mains de celles d'Amelia. Les yeux chargés de douleur et de colère. Son corps se remettait à spasmer et Ennis faisait tout son possible pour se contenir. Elle ne négociait jamais avec ce genre de sentiment et sincèrement, elle aurait préféré ne jamais avoir à le faire. Aussi, prenant tout son courage, elle ouvrit enfin la bouche, murmurant d'une voix rauque:

« T-tu ne sa-sais pas de quoi tu parles »

Malgré les larmes qui perlaient lentement au coin de ses yeux Ennis tenta de continuer:

« J-je... j'étais simplement partie cueillir de la mousse... mais je suis tombé sur du Sisymbre.... »

Au fond d'elle, sa conscience lui criait de se taire, de prendre la fuite maintenant, sans se retourner et de ne plus revenir à SWYN. Et si Amelia ne restait avec elle que par pitié? Quoi de pire... À cette simple pensé Ennis s'empressa de contourner la table, pour quitter rapidement la pièce. Oui, c'était la meilleure solution, elle n'aurait pas du revenir à l'école, elle n'était pas prête pour une telle chose. Elle n'était pas prête a mentir à tous et à affronter leur regard empli de haine... ou de pitié Mais alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la porte, Amelia se pointa devant elle, l'empêchant d'avancer vers sa sortie.

« P-Pousse toi Farrell... »

Le ton de sa voix la surprit. Elle avait été si froide... si...désagréable, qu'aussitôt elle baissa les yeux, honteuse. Que devenait-elle?

[Bon, j'espère que sa te convient, reparle m'en pour me tenir au courant!... Aussi je me suis permis de faire UN PEU bouger Amelia... j'espère que c'est ok pour toi... a bientôt! ]
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Etranges manigances [PV Ennis]

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