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 L'heure est au duel.

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Lyndis D'Evendim
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▌Né(e) le: 11 Juillet
▌Pays d'origine: Islande
▌Statut: 2ème année

MessageSujet: L'heure est au duel.   Mar 5 Avr - 23:09

Le temps était passé à une vitesse folle. Désormais, bien que toujours dans les têtes, l’attaque de l’Ouroboros n’était plus à l’ordre du jour dans les discussions au sein de l’université. Tantôt on évoquait les potins autour des Plumes, les fiançailles de Mélite d’Orcy et Eloy d’Ollenburg, le coup d’éclat d’Elias Jensen, l’exubérance de Mani Leverenz... On parlait des nouveaux venus qui faisaient leur apparition également, certains s’étant mis en tête qu’après une catastrophe telle que l’attaque du groupuscule de mages noirs, plus personne ne voudrait intégrer l’établissement. Il fallait croire que les gens se trompaient. D’ailleurs, à bien y regarder de plus près, S.W.Y.N avait repris un quotidien presque banal, comme si rien n’avait réellement eu lieu. Presque banal, dis-je, car nul ne pouvait prétendre ne pas voir les effectifs quelques peu réduits au sein des filières, de par les morts, les blessés graves qui n’étaient pas revenus et ceux qui avaient fait le choix de partir faire leurs études supérieures ailleurs.

En remplacement du départ précipité de Maela Rowan, un nouveau directeur des Plumentine était arrivé, un dénommé Albert Poulenard, d’origine française, et avait reçu un accueil des plus mitigés. On avait aussi voulu amuser le peuple estudiantin, et on lui avait rappelé l’existence du festival Dorell’Arte. Ô joie, la basse-cour trouve toujours le moyen de « s’amuser ». Dois-je préciser que Lyndis n’en faisait pas partie ? S’afficher ainsi sans autre prétexte que le divertissement et le travail d’équipe, non merci. Rien que le fait de savoir que les groupes étaient constitués par un tirage au sort magique l’avait refroidi. Ce n’était pas comme si les personnes qu’elle respectait dans l’établissement étaient nombreuses, mais si en plus elle n’avait pas le choix de celles qu’elle aurait hypothétiquement eu à supporter, voilà bien des raisons de plus de ne pas participer à ce cirque. Quand on savait que l’évènement mettait les Dorelly à l’honneur, ce mot était sans nul doute le plus approprié.

Alors elle traversait les humeurs de l’établissement et de sa population sans les voir, les écoutant à peine, n’y participant guère. L’islandaise préférait vaquer à ses occupations solitaires, alternant entre l’exercice des Potions Noires, sa correspondance avec son cousin, des lectures diverses, et quelques petites altercations avec des étudiants se montrant un peu trop présomptueux. Oui, il y avait toujours de quoi faire dans les couloirs de l’université et, ombre drapée dans son mépris, elle allait et venait à ses différents cours, son sourire narquois et son air hautain de quittant pas son visage. Ce jour-là, toutefois, elle aurait du sentir venir les contrariétés. Mais non, elle ne pensait pas... elle n’avait pas imaginé.


« Toujours dans une optique de consolider les liens entre les étudiants, la Direction invite les professeurs à favoriser le travail de groupe. Aussi, j’ai décidé de réaliser un système de tutorat. »

Déjà, dans l’amphithéâtre des deuxième année de Défense contre les forces du Mal, un murmure désapprobateur s’était fait entendre. Qui disait « tutorat » sous-entendait « lacunes ». Or, les étudiants de cette filière, tout spécifiquement, s’estimaient pour la grande majorité suffisamment renseignés et aptes pour ne pas avoir besoin d’aide d’une quelconque manière. Lyndis la première, d’ailleurs, qui attendait la suite des paroles du professeur de duels, les sourcils froncés.

« Vous ne me ferez pas revenir sur cette décision. Ces tutoraux seront obligatoires pour tous et notés. Toute absence sera sanctionnée. »

Une véritable grogne envahit une nouvelle fois les bancs de l’amphithéâtre Viridian. Filière d’excellence, les étudiants ne pouvaient se résoudre à un tel stratagème. Mais l’homme, debout sur l’estrade et faisant claquer sa cape noire au moindre de ses mouvements ne se démontait pas, et poursuivit.

« Chaque deuxième année aura donc un tuteur attitré parmi les étudiants de troisième année. Je vais faire circuler un parchemin sur lequel sont inscrits des numéros de groupe. Vous en choisirez un. Sauf absent, il y a autant de groupes que d’étudiants ici présents. Dans trois jours, jeudi, j’afficherais un planning avec les numéros de groupe, les horaires et les salles dans lesquelles vous devrez vous rendre pour votre premier tutorat. Vous conviendrez ensuite avec votre tuteur de rendez-vous réguliers afin de peaufiner vos techniques des duels. Les troisième année recevront des instructions précises à ce sujet. Vous aurez au minimum deux créneaux de tutorat par semaine. »

C’était beaucoup d’informations à retenir et digérer d’un coup et d’avance, Lyndis savait que cela allait lui déplaire. Elle s’y voyait déjà, avec une ou un troisième année se croyant supérieur à elle. Que son tuteur essaie de se croire impressionnant. Elle calmerait le jeu dès le premier cours avec une séance express de légilimancie, et l’on verra bien par la suite qui apprendra quoi à l’autre.

C’était avec ce même état d’esprit qu’elle se rendit devant le panneau d’affichage, le jeudi en question. Quelques deuxième et troisième année s’y pressaient déjà. Elle avait inscrit son nom devant le groupe 27, sur le parchemin du professeur et fini par trouver, sur la tableau affiché, une ligne indiquant : « groupe 27, vendredi à 18h, salle A12, 2e étage ». Elle nota le tout sur son petit carnet personnel qui ne la quittait jamais et poursuivit sa route.

Le lendemain, 17h55, elle se trouvait déjà devant la salle en question, pressée d’en découdre et de fixer au plus vite sa loi. Troisième année ou non, l’islandaise avait toujours refusé qu’on lui dicte ce qu’elle avait à faire, et ce ne serait certainement pas un étudiant venu de nulle part, ayant comme seule caractéristique d’être né un an avant elle qui serait à même de l’instruire en matière de duels (ou de quoi que ce soit d’autre, d’ailleurs). Il ne manquait plus que ce soit un né-moldu...

Cette simple pensée lui fit esquisser un fin sourire railleur, tandis qu’elle portait ses yeux sur l’horloge qui flottait au beau milieu du couloir. Elle était légèrement en avance. Elle avait revêtue une robe de sorcière bleu nuit à manches courtes (plus pratique quand il s’agit de manier la baguette) et avait laissé ses cheveux détachés. Légèrement adossée contre le mur à côté de la salle, elle se tenait prête à se redresser à la vue du moindre arrivant.

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Seamus Black
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MessageSujet: Re: L'heure est au duel.   Jeu 7 Avr - 14:43

Le faible bruit des plumes se froissant alors que le hibou repliait ses ailes contre lui indiqua à l'anglais qu'il était là pour rester jusqu'à ce que Seamus ai prit connaissance de la lettre que l'oiseau nocture lui avait apporter. Il n'était pas rare de recevoir ce genre de courrier à toute heure du jour, et parfois même de la nuit lorsque l'occasion s'y prêtait. Seamus tourna et retourna l'enveloppe sans l'ouvrir, réfléchissant à ce qui pouvait se trouver dans le message qu'il allait devoir lire. Bien sûr, il pensait beaucoup plus à faire attendre le hibou qu'il n'était réellement intéressé par ce que la lettre pouvait bien dire. Elle n'était adressée qu'uniquement à lui et venait de la part d'un de ses professeur. Il n'avait rien à se reprocher si la lettre venait à parler de ses notes ou des remises de ses travaux. Il n'était pas l'élève qui participait le plus, mais il n'était pas là pour ça de toute manière.

Il ferma le livre sur lequel il était penché avant de se faire déranger, referma l'encrier, et replaca sa plume là ou elle devait être. En ouvrant la l'enveloppe, il brisa le sceau de cire rouge qui la cachetait, et entreprit de sortir la lettre y étant insérée. Ses yeux parcoururent le papier rapidement, et de ses lèvres s'échappa un soupir de mécontentement.

Une nouvelle décision du corps professoral avait pour effet la création de séances de tutorat obligatoires pour les deuxièmes années. Le jeune étudiant anglais avait été choisit pour ses notes plus que remarquable dans les cours de duels, ainsi que pour ses connaissances en la matière. Il était convié à une réunion dans une classe afin qu'on lui remette un cahier de tuteur et qu'on lui donne toutes les informations dont il allait avoir besoin afin de parfaire les dites séances de tutorat qui allaient aussi être évaluées. Il ne s'était porté volontaire en rien, et surtout c'était le fait qu'on ne lui avait pas demandé son avis qui le démangeait d'aller frapper à la porte du bureau de son professeur afin de lui en faire voir à lui ses talents en duel. Le fait est qu'avec deux séances de tutorat par semaine, il lui manquerait de temps pour le Quidditch, et cela le déplaisait au plus haut point. Certaines personnes avaient beaucoup de difficulté à comprendre que jouer à un tel niveau de compétition demandait plus que quelques heures sur un balai. C'était donc difficile de concevoir pour Seamus qu'on pouvait l'emêcher de parfaire sa technique.

[...]

Seamus poussa la porte de la classe doucement en s'annoncant d'un léger raclement de la gorge. Plusieurs autres élèves avaient aussi été choisit afin de parfaire les aptitudes en duel de deuxième années, et ils se tenaient tous debout en demi-cercle autour de deux professeurs. Un bureau était consacré uniquement à une pile de dossiers rouges contenant de multiples feuilles de parchemins qui dépassaient de tous les cotés.

Le jeune anglais se placa parmit les autres étudiants en attendant quelques retardataires avant de recevoir les instructions qui allaient dicter le reste de la session. Le temps passait lentement tandis que les deux professeurs leur indiquaient la marche à suivre pour les séances et l'évaluation de l'élève soumit au tutorat. Ils se firent remettre chacun d'entre eux un dossier contenant des sujets ainsi que des fiches d'évaluation. Seamus prit la sienne sans sourire, elle n'était différenciable des autres que par un nombre en chiffres dorés sur le dessus. On lui remit la date et le lieu de son premier tutorat. Il n'était pas particulièrement joyeux de savoir que cette activité plus que pénible devait commencer dans les prochains jours. Beaucoup trop tôt à son avis.

[...]

Il se présenta à l'heure convenue, pas une minute de plus, ni de moins. Il n'était pas du genre à faire attendre, refusant d'être considéré comme en retard, et il n'acceptait pas non plus qu'on le fasse attendre, son temps était beaucoup plus précieux que ça. Il arrivait tout le temps donc pile à l'heure, afin d'éviter ce genre d'inconvénient qu'était l'attente. Il s'arrêta devant la porte et regarda l'étudiante devant lui. Le hasard ne pouvait plus mal faire le faire les choses. En fait, si le hasard était une personne et que le jeune anglais venait à le croiser dans la rue, il y aurait un réglement de compte assez violent. Ses yeux passèrent en inspection la jeune femme devan lui, il prit bien le temps de la regarder de bas en haut afin de s'assure qu'il ne se méprenait pas sur la personne, puis une fois satisfait il ouvrit la porte d'un geste sec. Il ne voulait pas montrer qu'il était enervé par la situation, mais déjà les pointes de son tatouage s'hérissaient sur le bas de sa nuque.

“Au moins votre évaluation commence bien d'Evendim, vous n'êtes pas en retard. J'espère que c'est une habitude que vous ne perdrez pas.”

Il n'avait rien dit de mal, mais le seul ton détaché et la tournure de ses phrases, ainsi que le vouvoiement, il savait que cela allait faire bouillir la jeune étudiante. Ils étaient à peu près du même âge, à quelques mois près, et le fait qu'il soit d'une année son ainé dans le cheminement de leurs études pouvait déjà déranger Lyndis, mais le fait d'avoir des sessions de tutorat aussi formelles ne pouvait qu'envenimer les choses. Seamus laissa son étudiante entrer dans la salle avant plus, non pas parce qu'il était galant, mais bien pour éviter qu'elle ne lui assène un sort alors qu'il lui tournait le dos. Elle était bien capable de faire ça.


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Lyndis D'Evendim
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MessageSujet: Re: L'heure est au duel.   Jeu 7 Avr - 18:47

Entre nous, lorsqu’elle le vit arriver, sa première pensée fut qu’il passait par là, par hasard. Elle ne pouvait que l’espérer et détourna la tête de l’autre côté du couloir, préférant s’épargner sa vue. Cependant, lorsqu’il s’avérait qu’il s’avançait bel et bien vers elle et qu’il s’arrêta devant la porte, alors que l’horloge sonnait 18h pile, sa seconde pensée fut qu’il s’agissait là d’une mauvaise blague. D’une très mauvaise blague. Pourquoi le destin avait-il aussi mauvais goût ? Elle se redressa légèrement et le fusilla de ce regard noir qu’il avait déjà tant de fois subi.

Pourquoi fallait-il que le destin s’acharne ? Elle le détailla un moment, retenant un soupir. Elle savait qu’il était passé en troisième année par une dérogation toute particulière, du fait de son statut de joueur de Quidditch professionnel et avait quelques libertés en matière d’emploi du temps, afin de pouvoir participer à ses entrainements et aux matchs de son équipe. Elle savait tout cela et ne l’admettait pas. Il avait son âge. A Poudlard, ils étaient tout deux de la même année, dans la maison de Serpentard. En quoi le fait de jouer à attraper une baballe le rendait plus méritant que les autres ? En quoi le fait de savoir correctement tenir sur un balai lui permettait de se croire supérieur aux autres ? Comment la direction de l’université avait-elle pu accepter un tel stratagème, c’était tout bonnement scandaleux. Sans parler des longs mois d’absence qu’elle avait remarqué de sa part, l’an dernier. Non, définitivement, il n’avait pas le droit de se considérer comme un troisième année. Il n’en était pas un. Pas pour elle.

Malheureusement, cela ne dépendait pas d’elle. Il l’était pour l’administration de S.W.Y.N et cela suffisait visiblement au jeune homme pour lui permettre d’afficher un sourire arrogant, alors qu’il la détaillait à son tour. Une rage sourde bouillonnait dans tout le corps de la jeune islandaise. Déjà qu’elle ne supportait pas le concept de tutorat, déjà qu’elle avait, avant même de voir qui serait son tuteur, des envies de massacre sur la moindre personne qui se prétendrait apte à lui apprendre quoique ce soit en matière de duel, le voir, lui. C’était trop. Trop de choses les liaient. Ils s’étaient connus et s’étaient affrontés dans les railleries et les altercations diverses, dans leur école de magie. Puis le destin les avait rapprochés, séparés et rapprochés de nouveau, s’amusant fortement à les mettre autant que possible sur la route l’un de l’autre. Depuis qu’ils étaient à S.W.Y.N, ils ne s’étaient parlés qu’à de rares reprises. Il y avait eu cet échange violent, au tout début de leur première année, dans le foyer. Cet échange était gravé dans la mémoire de la descendante d’Evendim comme un affront sans nom. Il l’avait pris de haut. Il s’était permis de la railler. Elle avait voulu s’intéresser à sa personne, prendre des nouvelles (ce qu’elle ne faisait jamais), et il lui avait ri au nez. Puis, toujours entouré de mystère, il avait disparu, soudainement absent. Et il était revenu, comme toujours... il lui avait demandé de l’aide, un soir. Idiote qu’elle était, elle lui avait donnée.

Depuis, pas un mot. Il continuait ses présences en dents de scie, elle poursuivait sa route. Elle avait fait abstraction de tout cela, tirant un trait sur ce qui n’était que le passé. Mais non, nul ne leur permettait de prendre définitivement des chemins séparés. Seamus Black en tuteur. Quelle ironie ! Rien qui ne puisse la faire rire, en tout cas, et déjà, l’étudiant ouvrait la porte de la salle. Elle fit un pas pour entrer, mais les mots que prononça l’anglais la figèrent.

Il la vouvoyait. Il l’appelait d’Evendim et prenait des airs de professeur. Se mordant les lèvres, elle articula, sans se retourner.


- Ne te donne pas des grands airs, Black. Tu n’as rien à m’apprendre. Tu n’as rien d’un troisième année.

Et quand bien même aurait-il eu l’âge de l’être que cela n’aurait rien changé. Jamais un étudiant ne pourrait prétendre à une quelconque position de domination sur elle. Elle reprit toutefois sa route et ne s’arrêta qu’une fois au milieu de la salle. Là, elle attendit qu’il entre à son tour, et à peine entendit-elle le bruit d’une porte que l’on tire pour la fermer qu’elle se retourna prestement, saisissant sa baguette qui se trouvait jusque-là attachée à sa taille. Qu’il ait le dos tourné, elle s’en moquait.

Elle murmura au plus vite
« Stupefix ! ».
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Seamus Black
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MessageSujet: Re: L'heure est au duel.   Ven 15 Avr - 20:47

Si elle croyait l'avoir aussi facilement...

La baguette du jeune anglais tomba rapidement de sa manche, directement de sa main. Seamus fit un demi-tour sur lui-même afin de faire face à Lyndis et d'un mouvement rapide et sec du poignet, il fit dévier le sort en murmurant un contre-sort. Ce n'était pas pour rien qu'il l'avait laisser passer avant lui, il se doutait bien qu'une idée de représaille était entrain de germer dans l'esprit de l'islandaise. Son expérience en duel était définitivement un avantage dans son domaine d'étude, et c'était justement pour cette expérience qu'on lui avait assigné ce tutorat.

“J'ai bien peur que cette tentative infructeuse de votre part vous coûtera cher lorsqu'elle sera portée à votre dossier. Dossier qui, bien évidement, sera étudié par votre professeur, et qui devrait aussi déterminer votre passage de ce cours.”


Il ne porterait pas au dossier, il aimait beaucoup trop jouer ce genre de petits jeux. Son but avant de venir à ce tutorat était d'en finir au plus vite. Maintenant, c'était de tout simplement faire perdre patience la jeune élève, lui faire perdre la maîtrise d'elle-même. Il lui en faudrait beaucoup, il en était conscient, mais il savait que cela allait choquer Lyndis au plus au point d'avoir perdu son sang-froid devant lui. Elle n'était pas prête à faire face à ce que l'anglais avait dans sa banque afin de la faire sortir hors de ses gonds. Seamus lui tourna le dos encore une fois, il lui avait démontré qu'il pouvait se défendre, elle ne tenterait surement pas encore une fois de l'attaquer de cette manière.

Il déposa le dossier de son élève sur un bureau près de lui, sa baguette, elle resta dans sa main, juste au cas ou Lyndis tenterait quand même de s'en prendre à lui à nouveau. Il resta dos à elle quelques temps, feuilletant le dossier qu'il n'avait encore jamais ouvert. Il ne s'était jamais douté se retrouver face à elle aussi rapidement en revenant aux études. Ce n'était pas déplaisant, mais il y avait entre les deux étudiants des tensions à délier, si c'était encore possible. Seamus pouvait dire qu'il avait changé. Le fait d'avoir atteint un aussi haut niveau dans le sport par excellence des sorciers l'avait forcé à développer des habiletés en matière relationnelles qu'il ne se serait cru capable d'obtenir auparavant. Le fait d'avoir passé plus de temps que nécessaire avec ses frères plus vieux l'avait aussi ouvert à un monde plus mature et donc il en sortait grandit à chaque fois qu'il faisait la rencontre de plus vieilles personnes. C'était pour cette raison d'ailleurs qu'il entretenait d'aussi bonnes relations avec les différents professeurs de l'université. Cela ne pouvait qu'avoir influencé à son avantage le choix des candidats pour les postes de tuteurs.

Il referma le dossier et se retourna vers la jeune femme en souriant, après tout c'était son petit jeu qui débutait, aussi bien y prendre plaisir. Il ne savait pas encore jusqu'ou il allait aller, en fait il était entrain de penser que Lyndis était la seule pouvant décider cela. Si elle décidait de l'ignorer, ce qui semblait le plus probable la connaissant, il allait suivre le courant. C'était leur première session de tutorat, et surement leur dernière. Il se doutait bien que la jeune étudiante allait vite demander à changer de tuteur dès que cette séance se terminerait.

Son sourire s'efface soudainement alors qu'il franchit les quelques pas qui l'éloignait de l'étudiante. Il se planta à quelques centimètres, la regardant droit dans les yeux, bien sûr de plus haut. Ce n'était qu'un peu par attitude, beaucoup plus simplement parce qu'il était plus grand qu'elle.

“Vous n'oseriez pas m'attaquer encore lâchement alors que je suis de dos à vous j'espère?”


Lâchement, c'était le mot qui changeait tout le sens de la phrase. Il savait qu'il s'attaquait directement à elle en employant ce genre de terme. Elle qui attachait tant d'importance aux actes nobles. Il savait qu'en utilisant ce mot, il la comparait aux autres sorciers, aux sangs-mélés. La comparaison était forte, mais il savait qu'elle comprendrait directement son point. Il se tint près d'elle encore quelques secondes en attendant une réponse. Il devait s'avouer qu'il aimait quand même la proximité même si elle savait qu'elle ne durerait pas longtemps.

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Lyndis D'Evendim
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MessageSujet: Re: L'heure est au duel.   Dim 1 Mai - 22:23

Entre nous, avait-elle cru une seule seconde que ce petit tour allait marcher ? ... Non, pas vraiment. Depuis Poudlard, elle connaissait la passion de Seamus pour les sortilèges et les combats magiques, elle savait qu’il avait continué dans ce sens et que les activités obscures de la famille Black avaient du lui offrir de nombreuses mises en situation. Elle se doutait qu’il ne se ferait pas avoir. Comment aurait-il pu se prétendre tuteur, si cela avait été le cas. Mais elle avait essayé quand même, la colère qui était montée en elle, violente et soudaine, à peine l’avait-elle entendu parler, l’avait convaincu d’essayer.

Le Stupefix n’eut pas le temps d’atteindre sa cible que l’anglais avait dégainé sa baguette et prononcé un contre-sort. La trace de lumière laissée par son attaque disparut alors aussi vite qu’elle était arrivée. A cette vue, Lyndis ne réprima pas le tic qu’elle avait pris de longue date, lorsqu’une situation l’irritait au plus haut point, et se mit à mordre sauvagement sa lèvre inférieure, les yeux sombres plissés sous la colère. Et le pire n’était qu’à venir, les mots qu’il prononça la ramenèrent sur Terre. Au-delà de cette histoire de tutorat, il y avait une notation. Pouvait-elle se permettre de faire passer des rancœurs personnelles devant son passage en troisième année ? ... Le choix était difficile. Non pas que son dossier soit catastrophique au point de dépendre du cours de duels, mais elle comptait largement dessus pour obtenir une mention. Son attitude moyenne ou dédaigneuse dans certains autres cours ne faisait pas d’elle une étudiante brillante. Elle choisissait les matières sur lesquelles porterait son intérêt, et duels faisait partie de celles-ci. Elle ne pouvait pas recevoir une mauvaise appréciation à cause de Seamus Black.

Tout dans l’attitude du pseudo troisième année la mettait hors d'elle. Outre leur passé commun, les grands airs et la voix doucereuse qu’il utilisait pour lui parlait l'insupportaient.


- Depuis quand joues-tu au larbin des professeurs, Black ? Je te croyais au-dessus de ce genre de choses.

Elle n’allait pas se faire avoir par ses futiles ruses pour la menacer. Et si elle savait que les deuxième année étaient forcés de s’adonner à ses tutorats, elle n’avait aucune idée de la manière dont le professeur de duels avait fait pression sur les troisième année. Surement de la même manière, me direz-vous... mais elle préférait l’entendre le dire. Si les deuxième année étaient évalués, il était fort probable que les troisième année le soient aussi. Il était impensable qu’ils aient toute liberté et puissent faire ce qu’ils voulaient comme ils voulaient au cours de ces tutorats. Elle n’était pas dupe, il n’avait pas les pleins pouvoirs. Certainement pas.

Serrant fermement sa baguette dans sa main droite, l’islandaise fixait le jeune homme tandis que ce dernier se mit à lui tourner une nouvelle fois le dos, posant consciencieusement un dossier - qu’elle supposait être le sien - sur le bureau de la salle. Elle n’allait pas s’en prendre une deuxième fois à lui de la même manière... il devait s’y attendre et répliquerait surement avec la même habileté. C’était rageant. Non pas qu’elle soit médiocre en duels, bien au contraire. Dans sa famille, on était légilimens par le sang et l’entrainement. Elle avait à maintes reprises fait des duels avec son cousin, son père et son oncle, elle avait un bon bagage de sortilèges et de réflexes avec elle... mais cela faisait quelques temps qu’elle n’avait pas été mise en situation, et Black avait quant à lui eu un entrainement féroce en la matière, bien plus important que celui qu’elle avait reçu, plus jeune. Elle avait souvent imaginé une partie de son passé, la raison de ses absences. Elle savait que la lycanthropie y était pour beaucoup, mais le reste demeurait toujours obscur... Ce n’était pas les attaques frontales qui marcheraient avec lui, elle devait s’en douter, mais une partie d’elle, nerveuse, emplie de rage, voulait en finir au plus vite avec toute cette mascarade. Elle savait pourtant que ce n’était pas ce qu’il fallait faire. Elle devrait prendre son temps, voir ce qu’il essaierait de faire, ce qu’il essaierait de lui... « apprendre ». Il était là pour ça, n’est-ce pas ?

Il lui fallait attendre le bon moment. Et pour cela, il fallait subir son sourire hypocrite, railleur. Elle l’avait observé de loin depuis son retour à l’université et elle avait remarqué qu’il avait changé... Si de son côté, elle demeurait toujours en retrait, ne conservant que quelques relations avec des étudiants se comptant sur les doigts de la main, elle avait remarqué la facilité avec laquelle Seamus allait vers les gens, désormais. Lui qui demeurait sauvage, distant avec les autres, à Poudlard, voilà qu’il discutait facilement avec les professeurs et les étudiants de CAM. Elle était certaine qu’il jouait un jeu, un rôle... mais lequel ? Cela la dépassait.

Sur ses gardes, elle le suivait de ses yeux gris, sceptiques. Elle ne tomberait pas dans le piège que son assurance semblait vouloir construire. Méfiante, elle le regardait aller et venir dans la pièce, du bureau jusqu’à elle. Et voilà qu’il s’arrêta brusquement, juste devant elle. Il était plus grand qu’elle, sa corpulence avait changé aussi, et elle ne doutait pas qu’il avait gagné encore beaucoup de muscles, étant désormais joueur de Quidditch professionnel... La futilité de cette réflexion la frappa alors brusquement, et elle fit un furtif mouvement de tête pour dégager cette pensée de son esprit. Elle releva un peu la tête, plantant ses pupilles droits dans les siennes, avec un air de défi, attendant qu’il s’exprime.

Elle savait qu’il avait sciemment accentué le mot « lâchement ». Elle savait ce qu’il lui reprochait, mais il y avait bien longtemps qu’elle avait compris que ce n’était pas toujours en demeurant fier et noble que l’on parvenait à ses fins. Elle aurait recommencé à l’attaquer par derrière, si elle n’avait pas su que cela serait vain et ne servirait pas à grand chose, si ce n’est augmenter la moquerie sur le visage du Cinnacrow.

- Non. Puisque ça a échoué une première fois, ça a beaucoup de chance d’échouer une seconde. Mais je peux toujours essayer le face-à-face.

Disant ses mots, elle avait relevé sa baguette, et reculé d’un pas, le fusillant du regard et attendant de voir sa réaction. Cette fois-ci, elle fera cela dans les règles... Le visage toujours bravache, un rictus méprisant au coin des lèvres, elle ajouta :

- Et tu peux toujours rêver pour que je te vouvoie, Black. D’ailleurs, je ne crois pas que les loups-garous soient autorisés à enseigner, non ?

Il fallait bien qu’elle fasse avec les armes qu’elle avait à sa portée...


Dernière édition par Lyndis D'Evendim le Ven 27 Mai - 22:25, édité 1 fois
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Seamus Black
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MessageSujet: Re: L'heure est au duel.   Mar 10 Mai - 3:04

En faisant dévier le sort, l'anglais remarqua qu'il avait bien réussit son coup. Non seulement en évitant de se retrouver sur le sol de la salle de classe, mais en voyant Lyndis se mordre la lèvre, signe qu'il était aussi parvenu à égratigner l'envellope hautaine de l'islandaise. Il appréciait ce genre de petits moments, ou lors d'une fraction de seconde, un cours laps de temps, entre deux battements de coeur, il parvenait à voir l'instant même ou il avait percé la défence de l'autre. Ce moment ou même les remparts les plus froids d'Islande perdaient des pierres face aux bourrasques continues, s'épuisants au fil du temps, au gré des tempêtes.

La garde de Lyndis revint rapidement, comme il le savait, ce n'était qu'un très court et rare instant dans laquelle il la verrait vulnérable. Elle l'avait déjà vu dans pire état, aussi n'en fera-t-il pas toute une scène. Elle savait des choses sur lui que très peu de gens auraient eu le moindre doute. Mais il savait quand et ou frapper, et c'est ce qui lui avait permit de se sortir de beaucoup de situations fâcheuses, autant dans les duels de magie que dans les rixes verbales.

“Malheureusement ce n'est pas de mon plein gré...J'ai été choisit pour être tuteur parce que j'excèle dans cette matière. Comme tu as été choisis parce que tu as du potentiel sous-exploité...”

Il n'avait lu que les grandes lignes du dossier, mais avait retenu l'essentiel. Elle n'était pas en cet instant dans un cours de rattrapage, du moins ce n'était pas son cas à elle. Les professeurs avaient du voir du potentiel chez des élèves qui sommeillait encore, et s'étaient sûrement mit en tête de le réveiller, par tous les moyens possibles. Il commencait donc par le tutorat, moyen très peu coûteut puisqu'ils utilisaient leurs propres élèves, mais les résultats n'allaient en aucun cas être ceux escomptés. C'était bien sûr dans l'optique ou c'était la tactique utilisée par les professeur. Seamus la jugeait parfaitement inadaptée et espèrait vivement se tromper. D'ailleurs, l'idée germait dans sa tête que c'était peut-être lui dont les professeurs voulaient encore plus dévelloper le talent. Quoi de mieux afin de prouver qu'on a comprit une chose que de l'expliquer à quelqu'un qui n'a aucune idée de quoi il s'agit, et que cette personne soit capable de répéter, dans ce cas présent, les mêmes sorts. Cependant, il connaissait Lyndis, sa capacité magique, ses talents de légilimens, il optait donc plus facilement pour la première de ses théories plutôt que la deuxième.

Elle avait raison sur un point, il était lui aussi évalué, mais lui-même ne le savait pas. Les paramètres de son évaluation ne lui avait pas été définis, aussi, il pouvait très bien être évalué sur les appréciations de son élèves, que sur le rendement de celle-ci aux prochains examens. Ou encore aurait-il à supporter une visite surprise d'un professeur en plein tutorat, celui-ci armé d'un calepins et d'une plume, prêt à faire des ravages dans son dossier scolaire ou encore à en faire l'éloge auprès de la direction. Il n'allait donc pas prendre le tutorat à la légère, et allait faire de son mieux afin de parfaire les affinités en duel de la jeune femme, que ça lui plaise ou non.

“En effet, les loups-garous ne sont pas autorisés à enseigner, mais ils le sont à étudier, et si dans leur cheminement scolaire le corps professoral décide qu'ils sont supérieurs à la moyenne dans une matière et qu'il serait intéressant de les voir dans une situation de tutorat afin de parfaire les capacités d'élèves plus...faibles...et bien, ils sont toujours dans le plus pur respect des règlements.”à

Il la fixait droit dans les yeux, plantant un regard glacial dans celui de la jeune femme. Elle venait de le piquer au vif, elle le savait, mais elle ne savait pas qu'afin de pouvoir se lancer dans une carrière de joueur professionnel, ainsi que d'Auror, il lui fallait être blanc comme neige, et donc s'enregistrer comme étant un loup-garou. Ce n'était pas plus une chose dont il se vantait, il avait du passer par trop de mauvaises histoires pour dévoiler complètement son passé de lycanthrope, mais il n'avait plus besoin de dissimuler ce morceau important de sa personne, et c'était un énorme poids en moins sur ces épaules, et elle savait que le dos du jeune anglais pouvait en supporter beaucoup, mais qu'il avait ses limites.
“Si d'autres réfléxions sur mes qualités de tuteur font surface d'Evendim, conservez-les pour vous, ou ne les partagez qu'avec un professeur. Maintenant si vous pouviez mettre votre sale caractère de coté, nous pourrions commencer la leçon d'aujourd'hui...”

Il n'allait pas lui montrer qu'elle pouvait réussir à le faire perdre le contrôle de luo-même. Aussi il avait transformé cette attaque en la déviant comme étant une attaque sur ses talents de duelistes plutôt que sur son lourd passé, toujours aussi obscur pour la jeune femme.

Non, il n'avait absolument rien de prévu, il ne se doutait même pas de l'élève auquel il aurait affaires. Il allait lui falloir se montrer inventif afin de pouvoir occuper cette session. Il était loin de vouloir la passer à parler avec la jeune islandaise. Ils avaient des choses à régler, mais c'était avant tout une session de tutorat dans laquelle ils se trouvaient tous les deux et l'objectif principal de l'anglais était de sortir de cette classe avec le sentiment d'avoir accomplit la tâche qu'on lui avait confiée.

Ses yeux toujours plongés au coeur des iris de l'islandaise, il était en pleine réfléxion. Non plus sur le planning du tutorat, mais il se demandait s'ils devaient commencer par régler leur différents tout de suite, avant de débuter le tutorat. C'était effectivement une tension plus que palpable entre les deux jeunes gens et elle ne pouvait que déformer et nuire l'enseignement dont Seamus avait été chargé. D'un autre coté, il adorait cette dite tension. Il n'était pas non plus prêt à opter pour une paix avec Lyndis, il tenterait de parvenir à un consensus qui leur permettrait de pouvoir subir les sessions de tutorats sans vouloir s'arracher la tête et se lancer des sorts à tout va. Le climat hostile qui régnait entre les deux ne venait que d'elle, il le savait. Mais il comprenait aussi que c'était entièrement sa faute. Même s'il le voulait, pouvait-il vraiment recoller les morceaux?

“Rangez votre baguette d'Evendim, avant de pouvoir apprendre à vous en servir, commençons par vous apprendre à vous servir de votre esprit...”

Il n'avait pas tord dans un sens...Enfin pas tord s'il parlait à un jeune élève de Poudlard, tout frais sortit du train. Il savait pertinement que la jeune femme qui se tenait devant lui, baguette levée, était tout autre. Et s'il y avait une chose qu'elle maîtrisait, c'était bien son esprit, aussi, il avait prit son excellence pour cible, attaquant directement les fondations de ses murailles. Il ne lui faudrait alors qu'une simple brise pour balayer la poussière de ses murs écroulés. Cela lui prendrait du temps, mais il savourait déjà la satisfaction de la victoire qu'il aurait sur celle qui avait autrefois partagé tant de ses secrets.
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Lyndis D'Evendim
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MessageSujet: Re: L'heure est au duel.   Ven 27 Mai - 23:09

Un fin sourire passa sur les lèvres de l’islandaise, l’espace de quelques secondes. L’avait-il remarqué, il était passé au tutoiement. Avait-il compris qu’il devait reprendre son rang d’étudiant et non jouer les professeurs ? Elle l’espérait. Mais les derniers mots prononcés par l’anglais lui restèrent en tête. « Potentiel sous-exploité ». C’était assez flatteur, d’une certaine manière, mais elle voyait mal en quoi un tutorat parviendrait à exploiter au mieux ce... potentiel. Ce n’était pas des duels bien rangés d’universitaires qu’elle voulait. C’était ces duels violents, sans limite qui étaient ceux qu’elle avait connu très tôt au sein de sa famille. Chez les D’Evendim on ne fait pas dans la demi-mesure, et c’était en poussant l’autre dans ses derniers retranchements qu’on faisait en sorte de trouver en lui la force de se relever, de se pousser à bout. En quoi le professeur de duels pouvait parler d’un « potentiel sous-exploité » ? Lyndis avait toujours trouvé les duels de cours risibles, car il n’y avait aucun challenge, aucun but. Il suffisait de faire comprendre que l’on savait manier quelques sortilèges dans le feu de l’action et c’était tout. Quelle saveur il y avait-il à cela ? Quel intérêt ? Non, ce qu’elle aimait, elle, c’était la fièvre de ces affrontements sans limite qui naissent et s’emportent sous l’effet de la rage. Ce n’était pas dans un amphithéâtre, sous les regards d’un professeur qu’ils pouvaient avoir lieu.

Un rictus cynique passa sur son visage lorsqu’elle réalisa que finalement, en cela, Seamus Black était peut-être le tuteur le plus approprié sur lequel elle aurait pu tomber, malgré tout. Vu comment elle sentait déjà une colère sourde monter en elle, il était certain que l’affronter aurait déjà bien plus de saveur que les échanges bien édulcorés des duels de cours... Finalement, tout cela pourrait être intéressant.


- Tu excelles en modestie, aussi. Et crois-tu que tu parviendras à mieux exploiter mon... potentiel ?

La situation avait de quoi faire sourire. Ils se recroisaient dans un tel contexte, lui jouant les tuteurs, elle, l’élève rebelle. Les choses avaient bien changé mais, même si elle ne l’admettrait pas, elle pouvaient leur trouver une certaine saveur, finalement. Tout cela remettait un peu plus de piment dans ce quotidien d’étudiante assez morose, ces derniers mois. Certaines de ces « cibles » avaient péri dans l’attaque de l’Ordre de l’Ouroboros. Elle n’avait plus vu de traces du couple de Dorelly de la même année qu’elle adorait tourmenté depuis qu’elle était arrivée à S.W.Y.N. Elle savait que Lilou James avait disparu elle aussi, et elle la regrettait, à bien y réfléchir. Alors oui, le hasard faisait peut-être bien les choses, à bien y réfléchir. S’il s’amusait à mettre ce fantôme du passé condescendant sur sa route, il devait y avoir une raison, non ? Voilà, qu’elle se mettait à croire au destin, c’était risible...

Un léger silence s’était installé de lui-même dans la salle, et elle releva les yeux vers l’anglais. Elle sentait son regard vif planté sur elle, elle savait qu’elle avait visé juste en évoquant sa lycanthropie, mais elle était quelque peu déçue, ou du moins, surprise. A une certaine époque, il aurait bien plus réagi. Merlin qu’il était irritable ! Avec ses airs de jeune prof’ parfait, ses attitudes vantardes et ce visage impassible.

Pourtant, elle se trompait. Ce regard brulant de colère contenu n’était que la surface, et les paroles finement choisies du joueur de Quidditch trahissaient quelque peu son ressenti. Des élèves « plus faibles » avait-il dit, son regard planté dans les deux perles grises de Lyndis, et à ces mots elle s’était une nouvelle fois mordue la lèvre inférieure, si fort qu’elle en ressentit une légère douleur, minime face l’agacement qui poursuivait sa route en elle.


- Cette situation t’amuse, je suppose. Tu joues les supérieurs, tu fais mine d'avoir réponse à tout... tu ferais mieux de redescendre sur Terre. Je ne suis pas un prof, mais je ne suis pas non plus n’importe quel élève. Je veux bien faire un effort, car j’en suis contrainte, mais n’attend pas de moi que je gobe tes paroles comme si tu étais un saint. J’ai des capacités, je sais ce que je vaux.

Elle soutint le regard de Seamus lorsqu’il reprit la parole. Elle constata alors qu’il avait recommencé à la vouvoyer. Son ton de voix était plus sec, moins mielleux qu’auparavant, et cela la convainc qu’il était toujours aussi sensible lorsqu’on en venait à évoquer sa nature de loup-garou. Finalement, même s’il faudrait creuser un peu plus, peut-être arriverait-elle à lui faire perdre son sang froid... ? Mais était-elle là pour ça ? ... Elle était là parce qu’elle en était forcée. Les mots de son interlocuteur la firent toutefois tiquée, et elle déclara, mauvaise :

- Mon sale caractère sera mis de côté tant que vous m’épargnerez votre condescendance, Monsieur Black.

Elle appuya sciemment les deux derniers mots. Qu’il ne s’y habitue pas toutefois. Elle aurait pu aller plus loin, mais elle sentait qu’il prenait beaucoup sur lui pour que ce tutorat ressemble un tant soit peu à quelque chose. Elle sentit les yeux de l’anglais posé sur elle et elle poussa un léger soupir. Elle ne risquait rien à lui laisser sa chance pour ce tutorat. Il avait l’air de réfléchir à ce qu’ils pourraient y faire, et elle s’assit nonchalamment sur le rebord du bureau, attendant qu’il sorte de sa torpeur.

Lorsqu’il reprit la parole, elle ne put s’empêcher d’afficher une nouvelle fois un air sceptique. C’est qu’il parlait vraiment comme un prof’ ! Elle ne s’y ferait vraiment pas. C’était de Seamus Black dont on parlait là. Certes, elle lui reconnaissait des talents en matière de sortilèges, mais de là jouer la gentille élève modèle, il y avait un fossé qu’elle n’était pas prête à franchir. Elle se crispa un peu, et ne put retenir une remarque, glissant toutefois au niveau de la fine ceinture qui se trouvait à sa taille :


- Je sais parfaitement utiliser ma baguette. On n’est plus à Poudlard. Quant à me servir de mon esprit ? C’est ironique, Black ? Tu sais autant que moi que je sais parfaitement user des différentes... capacités de mon esprit.

Elle plissa ses yeux désormais assombris et ajouta :

- Tu veux vérifier, pour voir ?

Toujours sur ce ton de défi qu’elle ne quittait décidément pas pour lui parler.
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L'heure est au duel.

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