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 Amertume et Migraines.

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Valek Eldor
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▌Né(e) le: 14 Mai
▌Pays d'origine: Islande / France
▌Statut: 3ème année

MessageSujet: Amertume et Migraines.   Lun 18 Avr - 14:10

[Approchez, approchez et venez découvrir l'Islandais sous un nouveau jour. Plus sombre certainement ! Son passé dans un premier temps et sa propre quête vers l'âge adulte. Bref, pour tout ceux qui s'intéressent à l'évolution du blond :/, en espérant que cela vous plaira (j'espère vu qu'il y a tout de même plusieurs chapitres :o]

Préambule : L'histoire des Eldor a été marquée par la mort du fils aîné. C'est donc un Valek obsédé depuis des années par la Vérité sur cette mort que l'on retrouve ici. Son caractère peut parfois dérivé de ce qui a été décrit dans sa fiche. Pourquoi ? Tout bonnement parce qu'il grandit. Il change au fur et à mesure de ce qu'il découvre. Le lien de sa fiche se trouve ici si vous voulez plus d'informations sur lui ou si vous le croisez en CB.

Chapitre I : La Force.
Chapitre II : Le bras droit nécrosé.
Chapitre III : Roque.
Chapitre IV : Désillusions.
Chapitre V : Devenir adulte.

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Chapitre I : La Force.



Islande, manoir Jökullsen.


Des murmures s’élèvent dans l’obscurité de la petite pièce. Un récit. De la magie, sans nul doute. Si poétique et envoutant. Comment ne pas résister. Ces paroles en appellent d’autres, loin, toute la pièce est emportée. Ou se situe alors le réel ? Seule, comme un phare, cette boite semble ancrée. Rien ne semble pouvoir la faire mouvoir. Les paroles déferlent, la voix grave de l’homme résonne un instant, s’arrête. Et une seconde voix lui fait écho. Gracieuse, séduisante, dangereuse. Merlin y reconnaitrait Vivianne. Lui n’y reconnait qu’une sirène ou une succube. L’homme fait glisser ses doigts fermes sur le bois. Pièce rectangulaire, une forme de coffre. Si anodin. Et pourtant, ses doigts sont soudain engourdis par le froid d’un métal. La serrure. Elle semble fragile et paradoxalement nul homme ne saurait l’ouvrir sans le sort qui la contrôle. Inviolable. Lui seul possède la clé. Les mains s’agitent, calent le coffret dans les paumes et le soulève. La pièce de bois dévoile un nouveau spectacle, divisée en trois parties elle parait plus grande désormais. A droite et à gauche, des fioles sont entreposées, on en compte une quinzaine remplies d’un épais liquide gris. Et au centre, sur un solide socle de métal, repose le chef d’œuvre, la bassine si convoitée, une pensine. La pensine des Eldor. Trésor familial, si finement sculptée, la devise des Jökullsen est même ajoutée dessus, un artefact magique inestimable suivant la lignée des Eldor depuis des générations. Même son nom y est inscrit. Galead. Fils disparu. Et repose à coté, Valek. Le seul héritier. Une larme vient perler au coin de l’œil de l’homme. Ses mains attrapent une fiole, celle que son père lui a confiée il y a quelques heures. Dessus une étiquette indique « 1997 ; Islande. Bjorn ». Le bouchon de la fiole saute sous une petite pression de la main. Le liquide peine a sortir de la fiole renversée vers la bassine. Doucement il s’écoule. Seconde par seconde le liquide tournoie de plus en plus vite. Les yeux de l’homme s’approchent de ce typhon grisâtre. Et d’un coup il est transporté loin … plus loin qu’il ne l’aurait pensé.

Sa tête est encore sous l’effet d’un tournis dû à la pensine, il peine un instant à s’en remettre et puis découvre la scène. Là, devant lui, son frère Galead et en face de lui le meilleur ami de ce dernier Bjorn. Ce spectacle des deux hommes réunis qu’il n’avait pas vu depuis maintenant près de 14 ans. Il s’offre à nouveau pour lui. Rien que pour lui. Les deux hommes sont en pleines discussion. Animée apparemment. Bjorn sort sa baguette. Une magnifique pièce de bois enchantée par une plume de phœnix. Valek s’approche de l’homme. Il le dévisage, inspecte les moindres traits du meilleur ami. La cicatrice qui balafre sa joue droite, son œil gauche plus clair que le droit. Ses yeux bleus rivés sur Galead. Puis le son de sa voix, puissante et rageuse.


« Pour qui me prends-tu Galead ! POUR QUI ? »

Valek se retourne, glisse vers son frère. Froid, charismatique. Le blond ne bouge pas, ne sourcille pas devant le ton de son ami. Une sculpture des anciens temps, parfaitement sous contrôle. Et puis sa mâchoire bouge de gauche à droite. S’ouvre après un moment de silence. Moment qui ne fait que rajouter de la pression à la scène.

« Penses tu que c’est en perdant ton sang froid ainsi que nous pourrons accomplir les choses que nous envisageons ? Penses tu que les russes soient ravis de trouver en face d’eux un sorcier qui ne sait pas se contrôler ? »

Un moment de silence, encore. Bjorn semble hésiter. Il ne sait plus quoi dire, la veine sur son front gonfle un peu plus. Son visage se tend. Galead lui devient encore plus froid. Son regard bleu fixe l’homme. Il ne vacillera pas. Il sait qu’il est le plus fort. Et puis sa voix, encore une fois cette voix retentit dans le silence glacé des plaines d’Islande.

« Très bien, en garde Bjorn. Montre-moi que je ne pourrais plus te faire de cicatrice … »

Joignant le geste à la parole il fait glisser sa main de façon détestable sur sa joue droite. L’ultime affront. Bjorn est le premier à agir, Galead n’a pas encore sortit sa baguette. Un éclair rouge sort du morceau de bois magique, et arrive droit vers le buste du frère de Valek. Ce dernier, au milieu des deux hommes voit l’éclair le traverser. Puis dans un battement de cil, venir s’écraser de toute sa puissance contre un halo blanc. Un sortilège de Protego. Galead, a eu le temps de le créer. La machine est maintenant lancée. Impossible de revenir en arrière. Le sorcier blond regarde les dernières miettes magiques du sort s’effondrer contre son mur de protection puis il lance son sort d’attaque. L’éclair est bleu cette fois ci. Puissant, rapide. Comment le contrer. Bjorn sait qu’il ne pourra pas contenir cela avec un sort de protection. Sa seule issue est la confrontation de puissance pure. Il lance lui aussi son sort. Bleu contre Rouge. L’impact est puissant. Il fait reculer les deux hommes. Mais le rayon bleu gagne du terrain. S’approchant dangereusement du porteur du Rouge. Il pense que c’est finit. Il pense que c’est la fin, qu’il a perdu. Qu’il va perdre beaucoup plus que la dernière fois. Qu’il aura cette fois pire qu’une petite cicatrice. Bjorn pleure. Ses larmes coulent. Valek perçoit une larme qui s’écrase sur le sol. Puis sur son visage se dessine la rage. Il emploie toute sa puissance. Tout est là. Entre les deux hommes. Le Rouge avance. Et d’un coup tout cesse. Le Rouge continue dans l’espace, seul. Le Bleu a disparut et sous un nouvel éclair bleuté, Bjorn s’effondre. Galead, d’un pas sur le coté en stoppant son attaque en a lancée une nouvelle. Impossible à contrer. Il a gagné. Sans efforts. Bjorn se relève, mains sur les cotes. Il a perdu, encore. Qui peut battre cet homme. Qui peut battre cette Force ?

« Tu es mon ami Bjorn. Jamais, jamais je ne te conduirais à la mort. Fais-moi confiance. Il faut que tu fasses cela. Pour notre cause. Apprends, apprends à te contrôler. »

Comment lui dire non après cette démonstration. Comment ? Bjorn n’avait qu’un choix. Acquiescer. Puis prendre la main que celui-ci tendait. L’étreinte maintenant. Valek ferma les yeux. Les deux hommes étaient puissants. Bjorn peut être beaucoup moins fin stratège. Et c’était pour cela qu’il n’était pas la pièce maitresse du groupe. Il n’était que le bras droit. Et quel bras droit. Avoir finit là où il était maintenant pour son ami. Valek eut un frisson. La scène se brouillait. Le souvenir était instable. Ce moment pourtant était crucial. Les deux hommes discutaient encore, de leur plan. Mais les paroles étaient pratiquement inaudibles. Maudit souvenir. Maudite chose que la mémoire. Et sur les derniers murmures les yeux de Valek revinrent là, devant le typhon gris qui ralentissait maintenant. D’un geste de la baguette il fît revenir le liquide dans la fiole. Reposa celle-ci à son emplacement et s’arrêta. Fixant trois fioles vides. Il fallait les remplir. Retrouver Bjorn. Lui extraire autant de souvenirs que possible. Avant que tout, tout ne soit détruit. Il devait en apprendre plus sur son frère, sur ses projets. Sur ce qui l’avait tué. Découvrir la Vérité. Son père l’avait mis sur le chemin, maintenant à lui de tracer la route.

Il avait récemment reçu des nouvelles de son enquête lancée sur l’homme. Bjorn, l’islandais aux cheveux blancs. Encore jeune et déjà si blanc. Il les avait eux petit. Un choc émotionnel, il parait que cela arrive parfois. Toujours est-il qu’il avait retrouvé sa piste. L’homme ne se cachait pas. Il avait juste disparu de la société des sorciers. Totalement évaporé juste après la chute de la Force. Il n’avait pas fuit, mais il était tout simplement introuvable pour quelqu’un qui ne cherchait pas un peu. Il résidait maintenant en France. Et selon ses sources il avait perdu partiellement ses capacités intellectuelles. Il était en train de devenir complètement fou. Valek devait faire vite. Le voir, lui extraire ses souvenirs et le laisser mourir. En paix. Il n’avait pas de rancœur envers lui. Après avoir vu cela il savait que ce n’était pas lui. Non ce ne pouvait être lui qui avait prévenu les mange-morts comme le racontait certaines rumeurs. Il n’était pas un traitre. Sinon pourquoi l’avoir retrouvé pleurant sur la dépouille de celui qu’il avait toujours considéré comme son ami. Encore un destin prometteur gâché. Il aurait été un magnifique Auror, ou mieux, haut placé dans la société Islandaise. Mais pourquoi tout cela avait mal tourné ? La vie est parfois étrange. Vraiment. L’Enfant referma la pensine. Il devait partir pour grandir …

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MessageSujet: Re: Amertume et Migraines.   Jeu 2 Juin - 12:15

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Chapitre II : Le bras droit nécrosé.


France, Nice.

Bjorn. Tu es la clef de ce mystère. Toi seul possède encore le souvenir de celui qui fut mon frère. De celui qui hante mon esprit jour et nuit. Et me voila ici, de retour en France, encore une fois ce pays abandonné des miens revient sur le devant de la scène.

C’est en effet sur ces pensées que Valek se rendait en France. Pays qui avait vu naitre et grandir les héritiers Eldor. Désormais il ne restait plus que trois représentants de ce nom dans ce pays. Un oncle, une tante, un cousin. La lignée se perdait. Était-ce mal ? Oui certainement auraient jugé les grandes familles de France. Non peut être pas pensait Valek. Le monde change, la magie change, les mœurs évoluent, mais qu’importe ? La vie continue. Il avait choisit un moyen de transport moldu. Il était devenu quelque peu paranoïaque ces derniers temps. Le ministère Islandais lui avait on apprit, épiait et contrôlait les gestes de chaque être de la haute société du nord. Apparemment un complot était en train de se tramer. Peu lui importait mais il ne voulait en aucun cas que quelqu’un apprenne ce qu’il était en train de faire, en train de chercher. La Vérité. Quel mot terrifiant. Terrifiant pour ce qu’il cache en réalité. Après quelques heures de vol, ou il avait su se fondre dans la masse. Les moldus n’étaient vraiment pas différents des gens qu’ils croisaient à Swyn. Non, en rien. Si ce n’est la magie. Il s’amusait tout comme avec ses camarades de se surprendre à les regarder et à analyser leurs faits et gestes. Quel théâtre. C’était ça : vivre. Le grand blond était arrivé. Ici, Nice. Le sud français. Par Merlin ce qu’il détestait. Soleil, chaleur, population agglutinée, bruits parasites. Il était loin du silence des plaines d’Islande, là bas il aimait se recueillir tout comme certains prient leur Dieu, lui priait à sa façon. Il priait que par Merlin il atteindrait ses rêves, se sculpterait à son image. A l’image de ce frère perdu. Que personne ne pourra remplacer. Qu’il pourchasserait les mages noirs. Qu’il détruirait ces idéaux. En vrai, il pleurait.

Une larme perla, rafraichissant ses joues elle coula. Jusqu’au sol, doucement, ce temps il le consacra à tendre le bras en l’air. Tout comme les autres il appelait une voiture. Non vraiment, ils n’étaient en rien différent de nous, ces gens. Le lieu du rendez vous était un café. Peu de monde s’y arrêtait. L’odeur était pourtant agréable. Valek n’était pas très bon pour reconnaitre l’odeur des fleurs : du jasmin, ou du lys. Mêlé à cela, une vague odeur de cigarette, des vapeurs d’alcool, un poste de radio au fond de la pièce. Oui, elle avait encore une fois bien choisit le lieu. Elle savait le charmer. Valek se serait vraiment plût ici, si seulement le temps concordait avec son corps. Non cette chaleur, il ne pourrait pas. La douceur de l’Islande lui manquait trop. Il attendait donc, un café sur sa table qui refroidissait. Lui qui ne savait trop que faire, lisant un journal sportif français. Peu intéressant le sport, il aimait le quidditch, mais pas le sport moldu en général. Il trouvait que cela manquait de hauteur. Il ferma un instant les yeux, reposant le journal sur la table près du café maintenant froid. Il s’imprégna du bruit ambiant, les habitués du bar bavardant sur le potin du moment, le barman essuyant ses verres et encaissant alternativement les consommations. Les passants sur le trottoir qui s’arrêtaient parfois pour regarder les prix, et soudain ce parfum. Son parfum. Puis le contact. Le doux contact avec sa peau lisse. Ses mains sur ses yeux qu’il ne pouvait donc plus ouvrir. Sa voix dans son oreille, chuchotée dans un français parfait :


« Devine qui c’est ? »

Kate. Son sourire fit lâcher la prise des petites mains et ses yeux s’ouvrirent sur la jeune femme en train de s’asseoir en face de lui. Elle n’avait pas changée. Toujours aussi … unique. Elle était jolie, ce qui charmait le plus était ces yeux, ces magnifiques yeux noisette puis ses cils, ses longs cils. Pour arriver aux contours de son visage, fin et harmonieux. Son sourire toujours exceptionnel et sincère. Ses longs cheveux, soignés et d’une couleur charmante. Oui elle l’était. Jolie. Valek se plongea dans ses yeux, souriant encore. Même le Froid se déridait à son contact. Elle pouvait lui faire oublier, le transformer. Il l’avait connu tout petit. Là bas dans son école. Elle avait fait un an en Islande. Elle était dans la maison des Licornes. Rien avoir avec le prestige des Dragons. Non. Les Licornes étaient principalement constituées de personnes vives, et qui croquaient la vie à pleine dents. Ils finissaient en général tous artistes ou sportifs accomplis. Elle, elle était différente. Elle avait attiré son attention, parmi la masse, elle était la perle. Son étoile, pensa-t-il trouvant la comparaison avec l’univers de Swyn amusante. Elle ponctuait sa vie depuis ces années par touches. Elle n’avait fait qu’un an et ils avaient gardés le contact. Pourquoi ? Car elle était douée et unique. Elle étudiait ailleurs désormais et pourtant elle l’aidait. Elle connaissait tout de lui. Plus que n’importe qui. Elle s’était intéressée à son histoire. A l’histoire des Eldor depuis leur première rencontre. Oui ce jour la, ou il avait volontairement ridiculisé leur professeur de défense contre les forces du mal. Son acte lui avait valut la reconnaissance des Dragons mais ça il s’en moquait totalement, il avait attiré l’attention de son Étoile. Il l’avait fait pour la protéger, Elle. Et elle le savait, jamais il ne lui arriverait quelque chose de mal. Elle serait toujours sous sa puissante aile. L’air chaud du Dragon de Glace la sauverait de tout maux. Elle le connaissait donc mieux que personne et c’était ça qui rendait leur relation facile. Tout ce qu’il pouvait lui demandé elle l’avait déjà envisagé. Même cela. Chercher Bjorn. L’ami de son frère perdu. Elle l’avait provoqué. Elle avait déjà commencé avant même qu’il ne la contacte. Était-ce elle ? Était-ce ça être …


« Ne te perds pas dans mes yeux grand blond. Et dis-moi plutôt comment tu vas. Ou mieux comment moi je me porte ! »
Il sursauta. Il manquait totalement de raison.

«Pardonne moi, cela fait longtemps que je ne t’avais pas vu, je suis heureux de te retrouver. Comment vas-tu ? »
Elle bût une gorgée du café de l’Islandais. Fit une moue dégoutée et reposa la tasse.

« Mais, sais tu que froid c’est ignoble ? »
Une pause, un instant qui dure, elle se recoiffe.

« Je vais bien. J’ai toujours aimé enquêter. Surtout si en plus je peux te voir quelques instants. Tu devrais venir plus souvent en France. Tu sais, les universités sont bonnes ici aussi. Peut être moins réputée mais toutes aussi excellentes. Mais bon. Soit, c’est toi qui voit, ou plutôt ta famille. Hmm. »
Une nouvelle pause, elle commande un nouveau café. Elle sourit en regardant Valek. Le fixe. Puis relance sa machine.
« Personnellement je compte m’établir ici plus tard. Ou bien en Italie. J’aime beaucoup les paysages. Et le temps. Regarde dehors, c’est magnifique non ? Un soleil comme ça si chaud. Ce n’est pas l’Islande ça c’est sur. Enfin toi je sais que tu n’apprécies pas. Mais bon tu sais, on s’y fait très bien à la chaleur. Et puis tu bronzerais un peu, ça ne te ferais pas de mal. Tu es quand même bien pâle. On te croirait malade. »
Elle paye en monnaie moldu, remercie le barman. Souffle sur le liquide encore brulant. Prend une gorgée. Repose la tasse.

« Enfin, tu n’es pas là pour prendre de mes nouvelles. Hum. J’ai bien retrouvé ton homme donc. Ce Bjorn. Pfiou. Pas facile tout de même. Ce n’est pas lui qui fuit la société. Mais bel et bien la société qui le fuit, Dude. »
Un froncement des sourcils. Un sourire gêné.

« Tu vas surement être surpris de le voir. Il a changé. Il n’est pas le même que sur les photos que tu m’as donné. Non, ça c’est sur. Enfin tu t’en rendras compte. Je n’ai pas arrangé de rendez-vous. Tu me connais. J’ai gardé mes distances et observé le bonhomme. Il est en contact constant avec un autre type. Plutôt mal commode. Bien fichu tout de même. Bel homme. Mais Auror de son état. Et ça c’est vraiment dur à fréquenter ce genre de type. Tu sais je t’avais raconté la fois ou je sortais avec Tom. Ce mec avait l’habitude de ... »
Le Eldor toussote. Secoue la tête lentement. Elle continue.

« Oui bon et bien, je te disais. Il est collé à son Auror presque tout le temps. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Mais bon tu sais il à l’air vraiment malade. Mais tu le verras. Il fait peine. Bref, cet Auror s’absente toujours vers les coups de 15h. Pendant 2h. C’est donc ce créneau que tu prendras. Fait ce que tu as à faire avec lui et ensuite on décolle ensemble. Pour l’Italie. N’est ce pas cela que tu m’avais promis ? »

Un éclat de rire. Le sourire de l’Islandais. Puis sa propre voix, presque inquiétante.
« Allons-y.»

****
L’homme est là. Comme promis, seul. Derrière le grillage de la propriété, les deux jeunes gens observent. Ils ont joués au petit couple pour s’approcher. Puis maintenant peu après s’être assuré que le garde était bien partit, Valek s’était approché plus près. Il fixait l’homme assis plus loin, là bas. Il ne voyait que son dos. Et pourtant Kate lui affirmait que c’était lui. Bjorn. Un dernier regard sur Kate puis il saute la grille. S’approche doucement. Ici, rien ne pourrait les déranger. La propriété était loin des habitations moldues, seul un parc la bordait. Et peu de monde pouvait voir ce qu’il se passait à l’intérieur. C’était le scénario parfait. Cela ne prendra pas longtemps pour extraire les souvenirs. En espérant que l’homme soit le bon et qu’il se souvienne de tout.


« Bjorn ? »


La voix avait été forte. Suffisamment pour faire sursauter l’homme. Le faire se lever et se retourner. Le visage de Valek se crispe. En face c’est bien lui. Bjorn. Le fidèle bras droit. Mais que lui est il arrivé. Son visage. Ses cheveux. Son corps. Il n’est plus qu’un pantin. Un vieux morceau de chair. La cicatrice faite par son frère balafre encore son visage de part en part. Pourtant la chair est boursouflée, comme brulée par on ne sait quel fléau. L’homme est courbé. Mal en point. Il ne saurait se tenir debout bien longtemps. Il vacille. Tombe. Puis gémit et pose ses yeux ravagés sur le visage de l’Enfant.

« Oh … Va Valek ? Par Merlin comme tu as changé petit frère. Tu es devenu un homme maintenant dis moi. Viens-tu pour en finir avec moi ? Me tuer ? Par pitié. Libère moi … »


« Te libérer ? De quoi parles-tu Bjorn. Qu’est ce qu’il t’est arrivé ? Cela fait tellement longtemps. Depuis la mort de … Galead. Tu as disparu. Enfin je te retrouve. Tu me dois des explications non ? »

L’homme se redresse difficilement sur sa chaise et reprend son souffle.

« Oui, c’est vrai … je suppose que oui. Enfin non petit protégé. Je ne te dois rien. Mais en même temps personne ne sait pas vrai ? Tout le monde croît qu’il est mort comme un vaurien. Comme quelqu’un qui ne voulait tout simplement pas rejoindre ce tocard de Jedusor. Oui peut-être qu’à toi je devrais t’expliquer. Oui certainement pourquoi pas après tout ? Qu’est ce qui m’en empêche hein ? QUI ? Je suis Bjorn. Son fidèle bras armé. Je suis loin devant eux. Je suis le meilleur après mon maitre. Le meilleur. C’est sûr. Personne ne m’a jamais battu a par lui. Même les russes ont essayés. Et j’ai su prouvé qui j’étais. Montrer ma valeur. Leur montrer qui j’étais. Et maintenant je pourrais à nouveau terrasser le monde sorcier. Avec ou sans lui. Oui, révéler la vérité. Bien entendu que je peux le faire. Bien entendu je le devrais. »


« ASSEZ ! »


L’ordre fige le laquais sur place. Il n’était plus rien. Non, ce n’était qu’un pantin maintenant. Il n’était pas le Bjorn qu’il avait connu. Comment avait il pu espérer le retrouver. Tomber dans ses bras. Retrouver celui qui avait combattu cote a cote avec son frère. Celui qui avait remporté le tournoi de duel par équipe. Le second. L’éternel second. Toute une vie ruinée. Et maintenant ça. Son mental qui le lâchait. Il n’était plus qu’un vieillard. Son corps l’avait lâché lui aussi. Surement après la bataille. Mais que restait-il en dedans ? Y avait-il seulement quelque chose à exploiter ? Mon dieu, cet homme pouvait il avoir réellement qu’une trentaine d’années.

« Donne-moi la Vérité Bjorn. C’est tout ce que je veux. »


Les yeux injectés de sang, le cadavre fixe le blond. Il humecte ses lèvres desséchées. Ouvre la bouche. Mais aucun son ne sort. Pendant de longues secondes un silence pesant. Puis le laquais soupire longuement. Ses yeux s’humidifient et se fixent dans ceux du blond.


« Tue-moi. Le mal qui me ronge est insoutenable. Prend tout ce que tu veux et libère-moi. Mais avant … »

Et dans un éclair, comme dans sa jeunesse, Bjorn se redresse. Sa taille le fait impressionnant. Ce n’est en un instant plus un cadavre que Valek a en face de lui. Mais un sorcier affaiblit, certes. Mais un grand sorcier. Il sort sa baguette et prononce gravement et doucement un sortilège impardonnable. Le sort fait voler en éclats les statues décoratives a quelques pas de la scène. Maquiller son meurtre, son suicide ? Sa fin. Son cerveau était encore intact. Ou pas encore totalement endommagé. Fier bras droit. Il méritait mieux … Et puis son râle :

« Il n'y a que toi. Que toi qui lui ressemble assez pour le faire. »


****

L’Eldor exécute sa tache. La baguette fait des va-et-viens entre la tête de l’ancienne Force et les petites fioles posées sur la table en bois près d’eux. Puis la longue tache terminée et les souvenirs importants en sureté il récupère les fioles. Toutes les pensées dans ces flacons. Bjorn a été d’un calme exemplaire pendant l’extraction. Pourtant cela n’est jamais agréable. Quels calmants, quelles drogues pouvait il avoir dans son sang … Pauvre homme. Pauvre ancienne idole. Et maintenant sonne le glas. Il n’avait pas le choix. La dernière demande d’un frère d’arme. D’un Dragon. Valek sort sa baguette. Fait voler au loin la baguette du poing de l’homme nécrosé. Et puis lentement prononce une petite ode à la façon Islandaise :


« Adieu mon frère, mon ami. Rejoins l’homme à qui tu as toujours été fidèle. »


L’éclair vert est surpuissant. Tellement aveuglant que Kate se cache les yeux. Puis les frottant avec ardeur se précipite vers les grilles. Que se passe-t-il ? Qu’a fait Valek ? Que lui a-t-on fait ? Elle se prépare a passer par-dessus la grille quand elle l’aperçoit. Oui. Il court vers elle. Elle l’attend. Essoufflé il lui prend la main. Et puis ils courent. Ils fuient. Ensemble. Et elle ne demande rien. Non rien. Pas même pourquoi les yeux bleus de son ami sont humides. Pourquoi ses joues sont mouillées. Pourquoi sa main tremble dans la sienne. Pourquoi il sert si fort cette dernière. Pourquoi il ne l’a pas regardé dans les yeux comme plus tôt. Elle sait. Elle se tait.
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Valek Eldor
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MessageSujet: Re: Amertume et Migraines.   Dim 6 Nov - 22:57

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Interlude :

Islande, de nos jours.

Un manoir délabré par le temps. Une demeure bien sombre et inhabitée depuis des siècles. Une ruine abandonnée vous dirait les gens de la région. Et pourtant une voix s'élève là bas, oui elle vient de loin mais à l'intérieur de la masure. Un chant porté par une voix à faire froid dans le dos. Peu sont ceux qui ignoreraient l'avertissement :

~~~~~~~~
Eldi og blóði
Eldurinn hreinsar blóðið meðan ísinn er að bíða snúa sér.
Í ofbeldi baráttu ís andlit eldinn.
Brot, eldur tortímt.
Isinn veit baráttunni er lokið. Ekkert getur eyðilagt það. Ekki einu sinni í Blaze.
Enn sársaukann í þrumurnar hjarta sínu.
Öflugasta tilfinning bíða hans. Þvílík skömm, að vera umturnað aftur á móti með því að Unreal eitthvað.
Ekkert vald getur verið án þeirra. Trúa.


~~~~~~~~
L'homme est là, dans une pièce qui semble être à l'abri du temps. Le mobilier est âgé du siècle dernier et rien ne semble usé. Tout serait calme si seulement l'homme arrêtait de fredonner les inquiétantes paroles de ce chant oublié. Et il y a ces claquements. Réguliers. Nets. Comme des pièces de bois qui s'entrechoquent. Dans l'ombre l'homme s'agite. Et puis un autre claquement sourd. Mais cette fois il est suivit d'une chute.
La pièce de bois peinte roule à travers la pièce et s'arrête au contact d'un tapis. L'homme agite ensuite ses maigres mains et deux nouveaux claquements se suivent.

Un rire inquiétant, léger et froid. Et puis une voix, une sorte de couinement qui fouette l'air ambiant :


"Roque."

Et d'un coup sec de l'avant bras il envoie balader les pièces du jeu à travers toute la pièce. Et enfin le silence reprend le dessus dans ce lieu. Le vent pénètre dans la pièce et dans un courant d'air la porte se claque. Puis plus rien.
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MessageSujet: Re: Amertume et Migraines.   

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Amertume et Migraines.

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