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 Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]

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Ian Bale
C.A.M
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▌Né(e) le: 13 Février
▌Pays d'origine: Pays de Galles
▌Statut: 6ème année

MessageSujet: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Ven 18 Nov - 5:42

C’était une autre de ces nuits. Une nuit sans sommeil, une nuit sans repos. Ses idées dansaient, s’entrechoquaient, se butaient les unes contre les autres, contre les parois des membranes de son cerveau, toutes plus grandioses, farfelues, abstraites, tordues les unes que les autres. Parfois, ça lui faisait même mal, comme s’il n’y avait pas assez de place dans son crâne pour contenir la force de son imaginaire. Trop de neurones actifs, de synapses, de mots, de chiffres. Trop en même temps. Et il avait essayé, comme d’habitude, d’écrire ses pensées envahissantes dans son fétiche carnet de notes, mais à chaque fois qu’il en posait une sur le parchemin, cinq autres surgissaient dans son esprit. Plus vives, plus présentes, plus imposantes. C’en était trop. Le Gallois était assis en tailleur sur son lit, ses coudes plantés dans le matelas et son front pris dans ses mains alors qu’il fixait d’un air vide le parchemin plein à craquer de mots divers, de croquis, de graphiques. Il devait absolument faire quelque chose. Se changer les idées, aller courir, jouer de la guitare… Le jeune homme leva ses yeux vers la grande horloge qu’il y avait dans sa chambre de dortoir. Deux heures du matin. C’était infernal. Poussant un soupir discret – l’un de ses collègues de chambre était déjà au lit depuis quelques heures et l’autre venait tout juste d’éteindre sa lumière – Ian réalisa qu’il ne lui servait plus à rien de rester là à espérer que ça se règle.

Il redressa son grand dos recourbé d’avoir été voûté sur son carnet trop longtemps et le craqua d’un vif cambrement vers l’avant, avant d’étirer son bras vers sa table de chevet pour attraper la petite bouteille de cachets qui s’y trouvait – un habile mélange de Philtre de Paix sorcier et d’anxiolytique moldu. Il en prit un au creux de sa main, le regarda un instant puis l’amena à la bouche. Une gorgée d’eau et hop. Dans vingt minutes, il irait mieux. Mais, par Merlin, il détestait devoir prendre ces fichus médicaments. Heureusement, ils n’étaient là qu’en cas d’urgence – comme cette nuit – lorsqu’il n’arrivait plus à garder le contrôle sur le chaos de son esprit. S’asseyant au bord du grand lit, le noiraud enfila ses chaussures et se redressa en évitant de justesse le cadre de bois de son lit à baldaquin. Certain qu’il ne rencontrerait personne dans les couloirs à cette heure-ci, il négligea de mettre son veston et sa petite casquette de tweed et se dirigea vers la sortie du dortoir, simplement habillé d’un pantalon gris et d’une chemise blanche dont les manches étaient retroussées jusqu’aux coudes. Ian descendit habilement les escaliers, la tête mi penchée pour éviter le plafond et quitta la salle commune aussitôt qu’il y posa le pied. Il savait exactement où il voulait aller. Si quelque chose avait le potentiel de le calmer, c’était bien cela…

Cela faisait déjà trois semaines qu’il était arrivé à S.W.Y.N et, à vrai dire, il s’y était beaucoup plus facilement intégré qu’il ne l’aurait pensé. Pas qu’il se souciait vraiment de ses capacités d’adaptation, il se savait capable de se fondre à n’importe quelle foule et s’y sentir à l’aise. Seulement, c’était la première fois qu’il sortait de la Grande-Bretagne pour une longue période de tempset cela venait avec son lot d’angoisse. Le Pays de Galles, l’Angleterre, l’Écosse, ça allait encore. Mais l’Irlande était un pays bien différent, il devait s’y faire. Magnifique, mais différent. Heureusement, les gens de l’université étaient ou assez sympas, ou assez intéressants pour lui donner envie de rester et d’apprendre à aimer d’autant plus ce pays qu’il appréciait déjà. Il avait rencontré par mal de ses collègues de classe, avait discuté plus profondément avec certains d’entre eux et en était venu à la conclusion qu’il était vraiment au bon endroit pour conclure ses études universitaires. Et puis bon, Arth était là. Juste cette idée était suffisante pour le rassurer.

Le Gallois arriva bien vite au troisième étage. Ce n’était pas la première fois qu’il s’y rendait et il avait été absolument charmé par la vue qu’offrait la gigantesque voûte étoilée de l’observatoire… Le regard d’azur d’Ian scruta rapidement l’endroit, s’assurant qu’il ne soit pas en train de gêner qui que ce soit – il était complètement seul. Un sourire satisfait pendu au coin de ses lèvres, il foula le sol de l’Observatoire et se dirigea vers un grand espace vide où il y avait suffisamment de place pour s’étendre. Mais il ne serait pas confortable, directement couché sur le sol. Le ténébreux sorti sa baguette de son étui et la pointa dans la direction approximative de son dortoir. Un accio imprononcé et une minute plus tard, une grosse couette bleue bien épaisse traversait rapidement l’Observatoire pour venir choir dans ses bras. Ian la recueillit, satisfait, puis l’étendit sur le sol. Ça serait absolument parfait pour penser à autre chose. Offrir ses pensées aux étoiles. Non sans pousser un soupir de satisfaction, le grand homme s’étendit de toute sa longueur sur la couette, repliant ses bras derrière sa tête, et se perdit totalement dans l’immensité des cieux qui s’offraient à lui. Des centaines, des milliers d’étoiles scintillantes, brillantes, de petits diamants dans l’écrin de velours d’un bleu immensément foncé du ciel de la nuit. C’était magnifique.

Ce spectacle le rendait paisible. Si paisible qu’après quelques minutes, ses yeux avaient du mal à rester ouverts, jusqu’à ce qu’il tombe dans un sommeil profond. Son souffle s’était stabilisé, tout comme les battements de son cœur.

Le désordre s’était calmé.



Dernière édition par Ian Bale le Ven 3 Fév - 1:04, édité 1 fois
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Arth Wenlock
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Jeu 8 Déc - 0:55

« Ouais, salut là! »

La jeune femme éclata de rire une dernière fois, lançant un geste de la main, lasse, pour saluer les nouvelles connaissances qu'elle avait rencontrées durant la soirée. La nuit était fraîche, mais malgré tout, Arth ne portait que sa vieille veste de laine, un léger foulard de coton ligné et, pour la cause, ses « boat shoes » habituelle, vieux de cent ans.

Leur tournant dos en après leur avoir crié une dernière plaisanterie, Arth quitta la pimentine d'un pas lent et posé. La tête fixant le ciel, respirant à grande inspiration l'air frais ambiant, Arth s'engagea sur le chemin la menant au château. Les mains dans ses poches, la jeune femme réfléchissait une idée à la fois, divaguant sur chacune d'elle... Par exemple, imaginer Alvin sortir avec une Troll... et lui se démenant pour la faire accepter dans la société, mais surtout dans la famille. Arth rigola à cette idée, espérant tout de même qu'il n'oserait pas lui faire une telle chose! Une belle-sœur... Troll, quand même, il ne fallait pas exagérer!

Continuant de rigoler bêtement seule, la Cinnacrow regarda lentement apparaître devant elle le château de l'Université. Il se dressait, fier, droit et lumineux, donnant envie à la jeune femme de s'y précipiter pour allez profiter de ses couloirs vides. Malgré le fait qu'Arth n'était qu'une horrible trouble-fête à la langue un peu trop longue, tellement elle est pendu. La jeune femme savait apprécier avec délice les moments de silence qui s'offraient à elle. Elle les choyait d'ailleurs, car une fois qu'elle y était, il s'avérait bien difficile de les quitter. Lorsque cela lui arrivait, ses idées qui passaient son temps à se bousculer, puis à disparaître, prenaient tous leurs sens, elles restaient et Arth avait le plaisir de pouvoir les développer jusqu'à ce qu'elle s'en lasse et qu'une idée ne vienne simplement pousser l'ancienne.

Elle était donc dans un de ses moments, quittant sa carapace de fille stupide semblant ne porter attention qu'à l'alcool, qu'aux beaux garçons et qu'au sexe. Elle laissait derrière elle ce qu'elle savait être pour devenir ce qu'elle était. Oh, pas qu'elle n'aimait pas le sexe, être impolie, et les beaux mecs, non, loin de là, mais son attitude de je m'enfoutisme disparaissait et un poids s’envolait de sur ses épaules. Un sentiment de liberté, exactement comme celui que lui procurait le vol, s'engouffrait alors en elle et un sourire niais vint s'étirer sur ses lèvres.

Arth atteignit finalement l'Université, elle se passa une main dans les cheveux et jugea, en regardant ensuite sa montre, qu'il était bien trop tôt pour rejoindre son dortoir encore. Profitant donc du fait que la soirée n'était pas des plus glaciales, la jeune femme s'engouffra dans les couloirs frais de l'université, tournant par-ci, puis par là. Elle s'engagea dans un escalier, montant quelque étages sans efforts pour déboucher finalement là où elle avait envie d'être, avec un sourire de satisfaction.

La tours d'Astronomie, probablement l'endroit le plus venteux et le plus agréable de l'université! Enfin, aux yeux d'Arth. Le vent qui s'engouffrait dans ses cheveux court, l'empêchant de voir correctement et qui lui donnait des frissons que nul n'avait réussi à lui procurer encore. De ses frissons qui traversent l'épine dorsal et qui font trembler de bonheur. Tout ça faisait qu'Arth adorait cet endroit... cette tours c'était comme l'homm-


« Argh!! »

Alors qu'elle continuait de marcher et de méditer sur toute l'amour qu'elle portait pour cette stupide tours, Arth se pris soudainement pied dans quelque chose... de moue, mais de lourd et aussi solide. Ayant l'irrésistible envi de frapper un peu plus fort la chose qui l'avait pratiquement fait tomber de sa tour chérie, la cinnacrow se retient de justesse, prenant conscience qu'il s'agissait en fait d'un corps, par terre.

«Mab i ast! » s'écria-t-elle, malgré elle en Gallois. « T'as pas un autre endroit pour dormir! »
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Ian Bale
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▌Né(e) le: 13 Février
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Ven 9 Déc - 18:37

Le soleil était en train de se coucher à l’horizon… La journée avait été magnifique, parfaite, l’air chaud à souhait mais constamment traversé d’une brise apaisante et fraîche. Les rayons de l’astre lumineux avaient été parfaits toute la journée durant, ni trop doux, ni trop agressifs. Cela avait été une journée d’été parfaite au chalet. Le genre de journée où l’on se lève à l’heure qu’on le veut bien, où l’on mange un petit déjeuner beaucoup trop consistant, où l’on passe le reste de l’avant-midi à lire, à chanter, à jouer de la guitare… Vient ensuite l’heure du midi, on mange un peu moins, un peu plus rapidement, accompagnant cette fois le repas d’une bière au lieu d’un café. La première bière de la journée, mais certainement pas la dernière. En après-midi, on s’active; on se baigne, on se balade en forêt, on fait du vélo, du ski nautique. Entre tout ça, on s’enfile quelques bières, des bonbons, des fruits frais, des croustilles, tout pour faire plaisir. Puis ça se calme, on envisage les préparatifs pour le repas du soir, tranquillement. Avant, cependant – et parce qu’on n’a pas vraiment faim encore, d’avoir mangé toute la journée – on profite des rayons du soleil tombant sur l’immensité calme du lac. C’était la même chose que dans la vraie vie. Sauf que cette fois, il n’y avait que deux personnes sur le quai – Alvin préparait quelque chose à la cuisine. Deux personnes emmêlées l’une dans l’autre, leur peau humide de sueur et d’eau se frottant sans arrêt, de profonds coups de reins donnés au rythme constant d’une respiration haletante, quelques gémissements perdus dans l’écho de l’eau se heurtant contre les pierres sur la berge…

Ce n’était pas la première fois qu’il rêvait d’un moment pareil, de celui où ses lèvres se joindraient à celle d’Arth, d’une fantaisie perdue finalement réalisée de lui faire l’amour près du lac qui les avait vu grandir ensemble, à partir de leurs douze ans. Seulement cette fois, le rêve était clair, net, précis, ne laissant place à aucune imagination. Il entendait presque la voix de son amie, sa voix brisée de plaisir se cogner contre ses tympans. Ce qu’il aurait fait pour goûter à sa peau… Dans son sommeil, le Gallois soupira doucement alors que son rêve reprenait un scénario plus approprié… Deux corps nus, comblés, plongeant dans l’eau rafraîchissante du lac, se lavant ainsi de l’insouciance de leur jeunesse et des conséquences de leurs actes avant de se rhabiller en vitesse pour aller rejoindre le repas, leur appétit finalement creusé. C’est à cet instant précis qu’Ian se réveilla en proie à une douleur vive dans son côté.

Vivement, il ouvrit les yeux, ses dents violemment serrées pour retenir une possible plainte de douleur. C’était vachement poli, de réveiller quelqu’un d’un coup de pied dans les côtes ! Non mais! Il y avait définitivement des façons plus douces et subtiles de faire comprendre à quelqu’un qu’on veut qu’il change de place. Le ténébreux laissa une petite plainte s’échapper d’entre ses lèvres puis il crispa le retard pour tenter d’identifier son assaillant. Mais, à peine quelques secondes plus tard, on jurait en Gallois et le jeune homme reconnu instantanément le timbre de la voix de la demoiselle au pied d’acier. Un mince sourire éclairait son visage alors que l’une de ses mains venait s’agripper au mollet de son amie.


« Bob amser yn gyfeillgar*, Miss Wenlock… Et surveille ton langage, une fille malpolie, c’est moche. »

Il lui laissa à peine le temps de réagir, se hissant un instant en position assise pour venir prendre les hanches d’Arth entre ses mains, mais seulement après lui avoir collé une bonne claque sur la fesse gauche. Dans un mouvement fluide, il s’étendit à nouveau, entraînant la Cinnacrow avec lui contre la couette bleue bien épaisse. Ian attendit que son amie s’installe un peu plus confortablement et s’appuya sur son avant-bras pour mieux la voir. Elle était aussi belle que dans son rêve. Seulement, plus habillée. Cette idée le fit sourire alors qu’il venait faire pianoter ses doigts contre son ventre plat. Il leva finalement son regard d’azur vers le sien et lui sourit. Elle lui avait vachement manqué, dernièrement. Même s’ils s’étaient vus l’avant-veille. C’était étrange, cette relation qui grandissait, ces limites qui se repoussaient à chaque fois qu’ils passaient du temps ensemble. C’était à ne rien y comprendre, en fait. Après tant d’années de taquineries innocentes et de sous-entendus subtils, tout cela était monté d’un cran. Un sacré cran. Ça le rendait dingue.

« Tu trouves pas ça vachement romantique, que tu sois venue me rejoindre ici? Seuls, sous les étoiles… »

Un fin sourire ourla ses lèvres.


[*Toujours aussi sympathique, miss Wenlock]
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Arth Wenlock
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Lun 19 Déc - 1:25

Arth se redressa vivement. Affichant un air des plus irrité. Prête à toute moment d'insulter encore un peu plus cet stupide chose qui jonchait le sol. S't'idée aussi de dormir au sommet d'une tours! Si les lits existaient c'était pour une excellente raison! La cinnacrow se redressa de toute sa taille, l'envi de foutre un réelle coup de pied dans les côtes de la personne au sol était des plus tentante et si les insultes avait fini de jaillir de sa bouche, sa tête elle, n'en avait pas le moins du monde terminé. À une vitesse fulgurante, digne du cerveau d'Ian, les insultes s'accumulaient, se bousculaient. Si à se moment précis, elle n'avais pas entendu cette voix qu'elle connaissait tant, elle aurait très certainement continué son manège... ad vitam eternam.

Une poigne de fer vient lui agripper le mollet et elle tenta rapidement de s'en défaire. Cette fois-ci son pied passa vraiment près de percuter la personne au sol, mais l'accent gallois vînt sonner dans ses oreilles, l'arrêtant dans son mouvement et surprise elle ramena rapidement sa jambe auprès d'elle.

Elle cligna des yeux, incertaine qu'il s'agissait vraiment d'Ian. Qui parlait gallois dans l'université, avec CE ton de voix...? Ce n'était certainement pas Alvin qui la ferait frémir ainsi en utilisant des mots aussi banale et taquin. Malgré qu'elle soit plutôt certaine qu'il s'agissait en fait de son meilleur ami, Arth n'en eu la confirmation que lorsqu'elle se vit se redresser pour l'attirer vers lui. Avec toute l'alcool que la jeune femme avait ingéré, elle ne réussit à emmètre aucune résistance lorsque Ian la cala un peu plus près de lui.

Bien installer auprès de lui, les effluves d'alcool et la chaleur de son corps lui montèrent bien rapidement à la tête, et cela lui prit tout son petit change pour réussir à répondre, le plus intelligemment possible, à la taquinerie d'Ian :


« Golchi fy mam fy nhafod yn aml ... Yn anffodus roedd y geiriau drwg yn ymddangos tatŵ ar fy nhafod! »*

Elle rit légèrement à cette pensée, envahie de doux souvenir d'enfance où sa mère, exaspérée d'elle, tentait de lui inculquer les bonnes manières. Ça avait été bien difficile d'ailleurs, mais maintenant Arth savait, plus ou moins en fait, quand savoir tenir sa langue et quand elle pouvait avec une exaltation immense, laisser le filtre que sa mère lui avait apprit à mettre dans les bonnes circonstances... malgré tout et malgré toutes les années, maman Wenlock restait régulièrement mortifiée par le langage de sa douce fille... pas si douce que ça.

Arth se replaça légèrement près d'Ian, allant par la même occasion lui voler un peu de chaleur... non qu'elle en avait réellement de besoin, car en fait elle mourrait littéralement de chaleur. Mais inconsciemment, son corps semblait demander toujours plus la proximité du corps d'Ian, comme s'il était le seul à pouvoir apaiser ses sautes d'humeurs changeantes, ses envies de meurtre... sans pour autant éteindre cette passion qui grognait au fond de son ventre.

Depuis un moment déjà, elle avait remarquer cette étrange tension sexuelle qui régnait entre elle et son meilleur ami. Sans pour autant prendre la peine d'y penser vraiment, elle laissait le courant la porter là où il voulait bien l'amener et ne se plaignait, rarement, des surprises qui s'imposaient à elle.

La main qui se posa sur son ventre doucement lui rappela d'ailleurs la présence d'Ian à ses côtés. L'odeur de son ami vînt enivrer ses sens et Arth dût faire preuve d'une concentration inouïe pour réussir de se retenir dans ses pulsions... Pulsion n'étant pas souvent, ou autant dire jamais, avisées. Pourtant la main d'Ian qui dansait sur son ventre la déconcentrait étrangement, comme si elle ne pouvait qu'y penser... que le mettre au défit d'en faire un peu plus. C'était stupide, ce n'était qu'un simple mouvement amical que le Dorelly faisait souvent.

Arth ne pu s'empêcher de frémir lorsqu'elle entendit la voix d'Ian, si près d'elle. Romantique, ce moment? Du haut d'une tours d'observatoire, tout pouvait être romantique, sans aucun doute. Malheureusement, la Cinnacrow n'avait pas réellement cette fibre du romantisme extrêmement développée, ou peut-être confondait-elle le romantisme et l'envi irrésistible qui lui prenait d'embrasser Ian... peut-être que le romantisme pour Arth n'était qu'une forme de désir comme une autre. La tour d'observatoire au yeux de la femme était plutôt excitante, pleine de défit. Elle sourit donc à Ian, amusé qu'il croit tant à l'amour :


« Venir te rejoindre est un grand mot, dit plutôt que je suis venu te donner un coup de pied dans les côtes alors que je venais admirer le noir paysage... »

Elle rit légèrement. Non, l'amour n'était pas réel, c'était une utopie... une autre de ses idées complètement inventées par l'homme, de toute pièce pour se donner une autre raison de vivre. Pourtant, avait-elle déjà cru vivre un tel sentiment? L'attirance, l'amour, où se tenait la ligne mince qui désignait le territoire de l'un ou de l'autre. Comment savoir exactement si l'amour était vraiment là? Elle avait cru le vivre un jour, avant, lorsqu'elle y croyait encore, mais cette relation avait prit terme par une douleur fulgurante, immense qu'elle n'avait jusqu'alors jamais vécue. Était-ce donc l'amour... souffrir?

En fait autant dire qu'elle n'y comprenait franchement rien en sentiment. Elle préférait de loin les enterrer au fond de son cerveau, avec ses remords et ses regrets, pour continuer de vivre une vie selon ses envies. Et puis, les sentiments, l'amour, tout ça ne menaient qu'aux histoires mélodramatiques. Des pleures, des larmes, une querelle, la jalousie... sincèrement, qu'avait-on à gagner en écoutant nos sentiments ainsi, Arth se le demandait.

Pour le moment elle vivait des moments particulièrement agréable en compagnie d'Ian. Ils ne se prenaient pas la tête, s'amusaient à se charmer, se toucher, se complimenter... tout ça n'était qu'un agréable jeux sans fin... le jeu du chat et de la souris, mais qui était le chat et qui était la souris?

C'est dans cet ordre d'idée qu'Arth se tourna alors la tête vers Ian, pour croiser son regard azur. Ses pensées se firent soudainement vagues, ses bonnes résolutions cognaient contre la paroi de son crâne, n'attendant que le signal pour faire éclater le mur qu'elle tentait de garder. Toute l'alcool en elle, toutes les envies qu'elle refrénait depuis des mois à s'abstenir avec les hommes, tout semblait vouloir voler en éclat. À cette instant la seule chose qui lui parlait c'étaient ses hormones, ses hormones de femme, frustrée d'être en manque, en manque d'attention, elles voulaient s'activer, elles voulaient en fait... venir tout détruire les beaux efforts d'Arth.

Lentement, en souriant légèrement, se sentant d'humeur taquine, elle rapprocha sa tête de l'oreille d'Ian pour lui murmurer :


« Il faudrait que je parle tout bas... comme ça, pour que ce soit plus romantique... »

C'est à quelque centimètre de l'oreille de son ami qu'Arth soupira, elle pouvait d'ici sentir la chaleur irradier de sa nuque, lui donnant l'étrange envi d'y blottir son nez refroidit par le vent frais. Faisant frôler son nez contre la base de son cou, puis son visage contre le siens, pour continuer de sentir sa peau contre la sienne, Arth arriva finalement les yeux devant la bouche d'Ian.

C'est ici que le mur s'éffondra.

Une alerte dans son cerveau se mit à sonner alors qu'elle déposait la main contre la joue d'Ian pour rapprocher son visage du siens. Une alerte qu'elle ignorait, et enterrait au fond de son cerveau, avec tout le reste qu'elle avait laissé de côté depuis dès années déjà... Une alerte pourtant qu'elle aurait dut écouter, mais qui disparue soudain lorsqu'elle déposa ses lèvres contre celles d'Ian.

Arth l'embrassa, pour une première fois, réellement... Elle l'embrassa avec tout le besoin d'elle avait refréné depuis des mois... l'envi de se tenir près d'un corps masculin avait été si grande que, la simple présence d'Ian semblait la mettre dans tous ses états... Instinctivement elle rapprocha son corps du siens pour intensifier leur baiser.

Son cœur voulait exploser... ses barrières était en miette et ses lèvres, avides...





*Ma mère m'a lavé la langue bien souvent... malheureusement les vilains mots semblent tatoués sur ma langue!
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Ian Bale
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Ven 23 Déc - 6:04

C’était comme si ses inquiétudes n’avaient jamais existées. Il n’était ni fatigué, ni tourmenté à ce moment-là. Ce n’était pas ainsi à chaque fois qu’il voyait Arth; lorsqu’ils se retrouvaient avec d’autres personnes, il arrivait souvent qu’il se fasse du souci à propos de plusieurs choses. Qu’il s’agisse du comportement des autres filles envers lui ou encore de l’humeur de sa meilleure amie, il n’était jamais tout à fait à l’aise. Mais lorsqu’ils étaient seuls, rien de tout cela n’existait. Ils étaient dans leur propre monde, leurs tourments balayés ailleurs simplement par l’intimité qui les unissait. C’en était ainsi la plupart du temps. Le Gallois se sentait bien avec Arth, à sa place, compris. Et pourtant, ils ne passaient pas des heures à discuter de ses problèmes ou à s’étendre sur le sens de la vie et leur fonction sur la planète. Au contraire. C’était bien parce qu’avec sa meilleure amie, ce n’était pas compliqué, qu’il aimait tant passer du temps avec elle. Il comptait sur elle pour le ramener à la réalité lorsque ses idées s’emportaient ou lorsqu’il se prenait trop la tête avec des choses qui n’étaient peut-être pas si importantes que ça. Heureusement qu’elle était là pour lui rappeler qu’il y avait quelque chose outre les pensées qui s’entrechoquaient dans sa tête. Arth était sa bouée, son point d’ancrage.

Elle avait bu. Le ténébreux l’avait senti rien qu’en remarquant comment elle s’était affaissée sur le sol lorsqu’il l’avait tirée dans sa direction. Elle n’avait offert aucune résistance, n’avait qu’à peine bronché et avait su trouver sa place contre lui encore plus rapidement que d’habitude. Il reconnaissait les signes. Après tout, la plupart du temps, ils buvaient ensemble et avec les années il avait appris à détecter la présence d’alcool dans le sang de sa meilleure amie. Recherche de contact, désinhibition, sa voix chaude qui avait un peu plus de mal à articuler, cette lueur vitreuse dans les yeux, ses lèvres toujours un brin tendues, inconsciemment. Il la trouvait encore plus irrésistible que d’habitude, et ce n’était pas peu dire. Pas parce qu’elle lui semblait plus vulnérable – loin de là, il ne fallait pas connaître Ian depuis des années pour savoir que ce n’était pas son genre de profiter des filles sous influence de substances. Mais lorsqu’Arth buvait, chaque parcelle de son corps semblait l’appeler, comme si elle faisait tout pour attirer son attention, pour l’enserrer encore plus entre ses doigts, pour le rendre encore plus dingue d’elle. Et ça, il ne croyait franchement pas possible. Pourtant, alors qu’elle était là, étendue contre lui, son ventre plat s’élevant et s’abaissant sous ses doigts au rythme de sa respiration, son regard pair planté dans le sien, d’azur, il se sentait défaillir encore plus. Putain qu’il l’aimait…

À cet instant-là, il eut vraiment l’impression qu’elle le lui rendait. La Galloise s’était retournée à moitié vers lui et son visage s’était éclairé, ses joues rosies par l’alcool… et peut-être plus. Elle rayonnait, alors que lui était haussé sur son coude, veillant sur elle qui était étendue à moitié sous lui. Puis elle éleva sa tête vers lui, doucement, son souffle chaud collant à la peau de son cou et de son oreille. Un long frisson parcourut sa colonne vertébrale alors qu’elle lui murmurait à l’oreille. Inconsciemment, ses longs doigts vinrent se refermer contre le tissu mince de la chemise de son amie, comme s’il avait peur qu’elle parte… Arth était si près de lui… son odeur le submergeait, l’enivrait, comme cela avait toujours été le cas. Et puis sa voix, basse et sensuelle, qui lui chuchotait doucement à l’oreille… Le jeune homme ferma les yeux un instant, en expirant un soupir.


« Hm, oui… Comme ça… »

Il marqua une brève pause, ouvrant doucement les yeux pour croiser le regard de sa meilleure amie, celui-ci s’égarant sur ses lèvres hypnotisantes. Il se mordit brièvement la lèvre inférieur, signe à la fois de nervosité et de convoitise.

« Ofalus, Arth…Rrydych yn chwarae caled… *», souffla-t-il sur le même ton qu’elle… Un ton tentant, ardent…

Mais qu’est-ce qui lui prenait? Et… qu’est-ce qu’elle faisait au juste? Il sentait sa peau effleurer la sienne avec une délicatesse et une chaleur infinie. Sensation irréelle, délicieuse… Son cœur battait à tout rompre dans sa cage thoracique mais son esprit, lui, était totalement calme, malgré les éléments contradictoires de cette histoire qui s’étaient d’abord bousculés dans sa tête. Il savait ce qui allait se produire et c’est tout ce qu’il souhaitait. Ça lui donnerait une raison…

La main d’Arth sur sa joue, la sienne qui venait s’accrocher doucement à sa nuque, le bout de ses doigts enlaçant quelques mèches de ses cheveux courts. Et leurs visages qui, comme des aimants, étaient inexplicablement attirés l’un vers l’autre.

Cela faisait sept ans qu’il avait embrassé Arth. Il se souvenait vivement de la première fois que cela s’était produit, durant une partie de vérité ou conséquence à la fin de leur septième année à Poudlard. On avait mis Ian au défi d’embrasser sa meilleure amie. Et il l’avait fait, timidement mais sans broncher. Car à cette époque, il réalisait tout juste la nature de ses sentiments pour la Galloise. C’était doux, tendre. Mais sept ans plus tard, c’était totalement différent. D’abord, c’était les lèvres d’Arth qui étaient venues chercher les siennes. Elle s’accrochait à lui avec passion et Ian s’y plongea totalement, son corps venant envelopper le sien alors que son bras libre lui enlaçait les épaules. Les lèvres de la Cinnacrow étaient chaudes, délicieuses. Sa langue contre la sienne goûtait le whisky et l’ambroise de la salive d’un être aimé. Le jeune homme ne mettait pas de frein à sa passion, son corps se pressant d’autant plus avidement sur celui d’Arth au fur et à mesure que le baiser se prolongeait, s’intensifiait. On lui rendait son amour, sa dévotion. Il le sentait.


« Rwyf wrth fy modd i chi, Arth**… Depuis tellement longtemps… », murmura-t-il d’une voix chaude et rauque de désir alors que ses lèvres effleuraient toujours celles de la femme qu’il aimait.

Il l’avait dit. Après tant de temps à attendre, à espérer. Dans l’espoir qu’on lui rende ces petites attentions, le ténébreux laissa ses lèvres encore légèrement humides du baiser se glisser contre le menton et l’os de la mâchoire de la Galloise, ses yeux s’ouvrant pour venir croiser son regard.





[* : Attention, Arth... Tu joues fort, là...
** : Je t'aime, Arth...]

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Arth Wenlock
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Mer 4 Jan - 0:57

Elle était enivrée, sa tête lui tournait et elle ne savait plus à ce moment ce qui lui donnait tant d'émotion. Les baisés échangés avec Ian s'intensifiaient de seconde en secondes, les mains de la Cinnacrow se pressaient avec passion contre le dos de son ami, rapprochant la limite qui les séparait. Elle pouvait sentir Ian se presser sans aucune résistance contre celle-ci, l'encadrant de ses bras.

Quelque chose au fond d'elle semblait se réveiller, mais elle le remit rapidement aux oubliettes, préférant l'ignorer, peu importe ce que cela pouvait être, ce n'était pas le moment. Elle était en manque et ce manque, Ian semblait prêt à le combler, sans compromis. Son corps vibrait de plaisir, rapprochant toujours un peu plus Ian contre elle, malgré qu'il y soit déjà collé. Elle s'apprêtait à faire glisser l'une de ses mains, froides, sous la chemise d'Ian, pour laisser ses mains se délecter de la chaleur incandescent de la peau du Dorelly.

Pourtant, elle arrêta son mouvement lorsqu'elle entendit les quelques mots que Ian lui souffla à l'oreille. Son coeur explosa étrangement dans son corps, une pression immense vint s'installer sur ses poumons et l'espace d'un instant elle arrêta complètement de respirer... et même de bouger. Seul ses yeux se levèrent, lentement, pour croiser le regard d'Ian qui... que.. qu'elle ne comprit pas.

Venait-il réellement de dire ça?

La Cinnacrow cligna des yeux, une fois, deux fois... contiuant ainsi quelque seconde. C'était stupide, elle avait dû halluciner, l'alcool avait dû lui faire entendre des choses sans queue ni tête... se devait être le vent qui venait de siffler à ses oreilles ou un oiseau qui avait du croassé au-dessus d'eux. Pourtant, lorsqu'elle planta sincèrement son regard dans celui de son meilleur ami, l'alarme qu'elle avait ignoré plus tôt sonna de nouveau.


«Que...quoi?»

La tête qu'elle devait afficher à ce moment précis ne devait en rien être jolie. Elle affichait de ces expressions d'incompréhension, mélangé à la stupeur, mais surtout à la frayeur. Elle cligna des yeux, encore une fois, comme pour assimiler l'inassimilable. Bien rapidement, les effluves d'alcool la rendant euphorique la quittèrent pour lui laisser la tête lourde, le regard incertain et le rythme cardiaque anormalement rapide. Son cerveau lent, commença à faire tous les liens possibles entre ce que Ian lui avait dit et la situation. Extrêmement rapidement, un peu trop même vu la position qu'ils avaient, elle se décolla de son meilleur ami, le regardant, comme choquée.

Se dégageant de lui, elle se leva un peu maladroitement et fronçant les sourcils en le regardant. Sincèrement, elle ne savait pas quoi penser, une tonne d'émotions se bousculaient en elle, toutes en même temps, la rendant soudainement irritée de ne pouvoir discerner l'état qui l'habitait. Elle regarda autour d'elle, préférant éviter le regard d'Ian, cherchant sans doute quelqu'un ou quelque chose pouvant expliquer ce qui venait d'arriver.


« C'est une blague c'est ça?»

Les mots étaient sortirent abruptement de sa bouche... Elle cherchait toujours. Ses yeux lui brûlaient étrangement et ses cheveux volaient dans tous les sens. Le vent s'était levé, semblant suivre l'humeur étrange qui venait habiter la brunette. Ses sourcils se froncèrent et elle regarda durement Ian. Franchement, ce genre de blague ne se faisait absolument pas, que diable prenait-il à Ian de lui faire croire de telle chose?

Machinalement, elle passa une main devant ses yeux, pour y dégager les mèches folles qui l'empêchaient de voir correctement devant elle. De seconde en seconde Arth s'irritait un peu plus. Nom d'un scrout à pétard!
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Ian Bale
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Mer 4 Jan - 5:50

Il avait réussi à ne pas regretter ses paroles durant quelques secondes, une douzaine. Douze secondes où il avait été parfaitement en paix avec son aveu, où il était sûr et certain que cela avait été la chose à faire, où il était convaincu qu’Arth allait simplement l’embrasser à nouveau et lui dire que c’était réciproque, qu’il allaient se dire à quel point ils comptaient l’un pour l’autre et qu’ils avaient été idiots de ne pas admettre leur amour avant. À la treizième seconde, cependant, alors que ses lèvres étaient venues se glisser au coin des lèvres de son amie pour réclamer un autre baiser, il sentit Arth se crisper d’une façon qui ne signifiait absolument rien de bon. Ses mains contre son dos qui, un peu plus tôt, s’étaient baladées sans pudeur en suivant les démarcations de ses muscles et de ses os, s’étaient complètement figées. Sa respiration presque haletante s’était freinée voire même arrêtée. Puis les regrets s’empilèrent les uns sur les autres. Puis ses yeux dans les siens. Elle le fixait avec une incompréhension qu’il ne lui connaissait pas; généralement Arth était bien assez confiante en elle-même pour ne pas être complètement surprise par les paroles ou les gestes de quelqu’un. Mais cette fois, visiblement, elle ne s’y attendait pas du tout. Et lui non plus. Pourquoi diable lui avait-il dit?

Quoi? Il se posait la même question. Mais qu’est-ce qu’il venait de dire? Qu’est-ce qu’il lui avait pris, de s’ouvrir ainsi? Elle avait bu, elle n’était pas en état d’y penser ou d’en discuter. Et lui était simplement trop fébrile. Ses lèvres contre les siennes lui avaient fait perdre la tête et au lieu de faire comme n’importe quel jeune homme de son âge et d’en profiter pour conclure, il s’était lancé dans ses sentiments. Ses putains de sentiments qui foutaient toute sa vie en l’air. Son regard d’azur s’était planté avec sérieux dans celui d’Arth. Il ne savait franchement plus quoi faire. Tenter de la rassurer? Nier ses paroles? En rajouter? Avant qu’il ne puisse décider, la Galloise se décolla vivement de lui pour venir s’asseoir à moitié. Ian était toujours étendu sur son flanc, appuyé sur son avant-bras, son regard se perdant un moment dans le vide. Réveille-toi, mec, fais quelque chose. Le ténébreux glissa sa main dans ses cheveux et soupira comme pour se donner le courage de continuer. C’était trop tard, il ne voulait plus revenir en arrière. Il venait de changer leur relation à jamais. En quelques mots à peine.

Une blague. Le Gallois ne put réprimer un rire jaune, clairement offusqué. Les traits de son visage ne mentaient pas. Mais qu’est-ce qui lui faisait croire qu’il s’agissait d’une blague? Était-il vraiment du genre à raconter de telles choses juste pour le plaisir de le faire? Avait-il déjà dis ces mots à quelqu’un lorsqu’il ne les avait pas pensés? Les sourcils du noiraud s’étaient froncés, sa bouche s’était entrouverte. Il fallait vraiment mal le nier pour penser qu’il blaguait. Ou encore faire exprès pour le blesser. Et comme Arth et lui se connaissaient depuis la moitié de leur vie…


« Non, Arth… Je ne blague pas. J’ai l’air d’un type qui va faire des rigolades à ce sujet, qui va dire qu’il aime quelqu’un rien que pour se marrer? Eh bien, c’est du joli, dis donc. »

Il s’emportait, il le sentait. Son cœur battait de plus en plus rapidement dans sa poitrine, un nœud de plus en plus serré prenait assaut de sa gorge. Mélange de tristesse, de colère, de frustration, d’anxiété. Ses mains étaient moites, tremblantes légèrement. Le jeune homme ferma ses poings, sentant le froid et l’humidité de ses paumes coller contre ses doigts, puis se redressa de sur le sol. Il tenait plus solidement sur ses jambes qu’il ne l’avait prévu; la fatigue et les émotions ne le possédaient pas entièrement encore. Nerveusement, le jeune homme passa sa main derrière lui et pris de sa poche droite arrière son paquet de cigarette. Il l’ouvrit mais remarqua, à son plus grand désarroi, qu’il ne lui en restait plus dans son paquet. Il le savait pourtant; il avait terminé ce paquet aujourd’hui et s’était efforcé de ne pas en prendre un autre pour limiter sa consommation. Le regard contrarié, il regarda un peu plus attentivement, pour confirmer une autre déception; comme prévu, pas de joint non plus, il avait également évité d’en rouler depuis quelques jours. Excédé, Ian s’approcha du bord et jeta avec agressivité le paquet vide en bas de l’observatoire.

« Je t’aime, Arth, depuis la dernière fois que nous nous sommes embrassés. Je ne sais pas si tu te souviens, mais ça fait vachement longtemps. Sept ans. Ça fait sept ans que je ne pense qu’à toi, que c’est toi que je veux. Sept ans que mes relations ne veulent rien dire. Parce que c’est… »

Le jeune homme s’était retourné pour faire face à la Cinnacrow mais ne la regarda pas. Il n’osait pas. Il avait peur.

« … parce que c’est avec toi que je veux être et personne d’autre. »

Finalement, il se décida à l’affronter. Son regard d’océan quitta le tableau sombre que formaient les étoiles contre le fond presque noir pour se plonger dans celui de son amie. Il passa sa main dans ses cheveux sombres, ne les ayant pas recouvert d’une casquette cette nuit, puis ajouta simplement, d’un ton à la fois déçu et triste :

« Alla i ddim yn credu eich bod wedi sylwi byth* ... C’est presque absurde, tu sais. »



[*Je ne peux pas croire que tu n’as jamais remarqué]
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Arth Wenlock
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Lun 9 Jan - 0:32

Arth n'écoutait plus, elle n'entendait plus, plus rien ne se passait. Elle fixait sans ciller son ami, ou ce qu'elle croyait être son ami, visiblement toujours incapable d'accepter ce qu'il lui avait dit. Perdu dans le néant, elle remarqua à peine qu'Ian avait bougé et qu'il s'était déplacé pratiquement en face d'elle.

Plus rien ne comptait en ce moment dans le corps d'Arth.

Jamais, au grand jamais elle ne s'était posée la question. Aimait-elle Ian? C'était stupide, impossible, elle ne pouvait pas l'aimer et lui ne pouvait pas l'aimer non plus! C'était tout simplement inconcevable! Pourquoi venait-il tout gâcher avec ses sentiments? Pourquoi Ian devait-il être si... humainement près de ses sentiments!

Très lentement, les connections entre ses neurones refirent leur travail, mais l'incompréhension se lisait toujours dans les yeux d'Arth. Elle vit Ian rire jaune, en face d'elle, alors qu'il réagissait plutôt mal à son commentaire. Si ce n'était pas une blague, que diable était-ce? Ce ne pouvait être vrai. Un homme doux comme Ian ne pouvait pas aimer la brute qu'était la cinnacrow. Elle était complètement son contraire. Elle ne réfléchissait jamais, elle n'avait aucun sentiment, elle était spontanée et irréfléchie.

Obstinée, la galloise garda le silence, le plus longtemps possible. Si elle parlait, elle allait perdre ses moyens. Pourtant Ian renchérissait devant elle. Sept ans... nom d'un scrout à pétard, sept longues années! Mais c'était complètement insensé!

Sans crier gare, le regard azur de son ami se planta dans le siens, l'obligeant à réagir... à penser, mais surtout à parler.


« Bien sûr que non! Je n'avais jamais remarqué! »

Elle cligna des yeux, n'étant visiblement toujours pas en état de comprendre ce qui lui arrivait. Ses mouvements étaient lent et imprécis et elle se recula jusqu'à arriver sur le rebord de la tour pour s'adosser au petit muret. La tête contre l'une de ses mains, Arth retient des larmes qui n'avaient sans aucun doute, pas leur place en ce moment. Comment allait-elle gérer ça...

Les yeux brillants de larmes et brûlant, elle redressa vivement la tête, les sourcils froncés :


« Ian franchement! »

Elle avait parlé plus sèchement qu'elle ne l'avait voulu et fit un mouvement de bras, excédé, en fait elle ne savait pas quoi dire et plus les minutes passaient, plus une colère incontrôlable montait en elle, l'empêchant toujours un peu plus de réfléchir, la frustrant donc d'autant plus. Dans quel merdier l'avait-il donc fourré?

« Co-...comment voulais-tu que je remarque? Tu as toujours été un garçon attentionné avec tout le monde, autant qu'avec moi. Comme si c'était supposé me faire comprendre qu'en fait tu étais en amour avec moi! »

Elle se donna un coup de bassin pour se redresser du mur et s'approcha d'Ian pour lui prendre l'un des bras. Il fallait qu'il s'enlève cette idée de la tête, ils allaient souffrir, tous les deux, elle ne pourrait gérer une histoire d'amour, elle en était incapable. Son corps entier semblait appeler le corps de son meilleur ami, mais sa tête ne cessait de construire un mur de pierre entre-eux. L'irritation grandissait dans Arth. Elle leva la tête pour chercher le regard du gallois. Elle voulait le voir heureux :

« Ian, sy'n realistig » *

Elle se mordit la lèvre, le coeur battant la chamade.

« Tu ne peux PAS m'aimer. C'est une illusion, ou je ne sais quoi. Ian tu ne seras jamais heureux avec moi... Je suis rien, je ne m'attache pas, je pete je rote je cris je me bat! »

Mais pourquoi ne pouvait-elle pas aimer, mis à part cela? Elle se secoua vivement la tête pour faire disparaître de telles idées de sa tête. Non ce n'était pas une bonne idée, si elle essayait de sortir avec lui, elle allait simplement le briser un peu plus, elle allait le blesser et elle le perdrait à jamais. Elle tenait tant à son meilleur ami qu'imaginer ne serait-ce une minute de voir son regard triste se poser sur elle pour lui tourner le dos à jamais la brisait en mille morceaux.

Elle ne savait pas encore comment elle faisait pour ne pas se mettre à crier et à sacré. Elle faisait des efforts visibles pour contenir tous ses sentiments qu'y se battaient en elle. Et puis, d'abord, pourquoi diable lui avait-il dit maintenant? Là alors qu'il la savait complètement saoule et incapable de raisonnement? Il voulait en profiter, il croirait peut-être que cela aurait été plus simple ainsi?

Arth serra la mâchoire, déchirer entre l'envi de foutre son poing dans la belle gueule de son ami, ou celle de simplement allez dans ses bras le consoler d'avoir la pire meilleure amie du monde. Pour le moment, elle était incapable de faire le point sur un quelconque sentiment face à Ian. Son cerveau pourtant continuait de tenter de lui faire comprendre. Arth avait maintenant la tête hors du sable, mais elle aurait tout donnépour refaire l'autruche. La pensée même de prendre sa baguette pour se la pointer sur la tempe et de se faire elle-même oublier ce qui se passait lui traversa l'esprit l'espace d'une seconde.

Elle n'était pas prête et elle ne comprenait pas. Pourquoi elle? Elle croyait qu'il la connaissait comme le fond de sa poche, comment avait-il pu, l'espace d'un instant, croire qu'elle serait capable de gérer cette situation avec tact et diplomatie, elle n'était pas Alvin quand même!

Ne regardant plus Ian, les yeux dans le vide, les paroles d'Arth sortirent bien malgré elle de sa bouche, comme un murmure, une lamentation :


« Pourquoi moi... Alors que tu pourrais avoir toutes les charmantes petites filles timide et réservé de l'école? »

Le simple fait de dire cela lui arracha le coeur, mais elle l'ignora, non ce n'était pas de l'amour, cette jalousie était simplement dû au fait qu'une femme lui volerait son meilleur ami, non, ce n'est pas de l'amour. Mine de rien, sa logique lui montrait bien que la petite aristocrate était de loin mieux fait pour Ian qu'elle ne l'était. À cette pensée, elle faillit tout de même vomir de dégoût. Venait-elle réellement de l'envoyer dans les bras d'une autre?


[Ian, soit réaliste * ]
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Ian Bale
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Mer 11 Jan - 7:12

À quoi s’attendait-il, au juste? À ce qu’elle se réveille de sa longue torpeur, qu’elle le regarde avec des étoiles dans les yeux et qu’elle saute à son cou? Qu’elle l’embrasse langoureusement, sa main sur sa joue, puis qu’elle ouvre les yeux avant de dire qu’en fait, elle aussi l’aime follement? Qu’elle s’excuse pour les années d’ignorance et de torture, en rachetant sa faute un baiser et une caresse à la fois? Non, il ne s’attendait pas à ça. Il connaissait trop bien Arth pour se laisser aller dans l’illusion qu’elle allait admettre ses torts et ses sentiments – bien qu’il doutait à présent encore plus de leur présence qu’auparavant. Le Gallois en voulu un instant à Thèdes. Bon, même si elle n’avait pas été là, il aurait fini par avouer ses sentiments à son amie, et à vrai dire, elle n’avait été là que pour le supporter et lui donner espoir en sa cause. Car sans espoir, on n’arrive à rien. Le souci avec cela, c’est que lorsqu’on a espoir, on tombe de bien plus haut lorsque les choses ne vont pas en notre faveur. Malheureusement, s’attendre au pire n’était pas dans la nature du noiraud. Il souhaitait toujours pour le mieux, visait le meilleur scénario. La Norvégienne n’avait donc aucune faute dans toute cette situation. Mais il avait grand besoin de blâmer quelqu’un pour les larmes qui avaient envie de jaillir de ses yeux.

Puis elle commença son discours, enragée, frustrée, blessée. Mais de quel droit vivait-elle ces émotions? Elles auraient dû être les siennes, à lui et personne d’autre. C’était lui qu’on envoyait promener après des années d’efforts, de persévérance et de dévouement. Outré, le ténébreux tourna le visage pour regarder ailleurs – il ne savait pas où, mais ailleurs – alors qu’elle lui disait qu’il était gentil avec tout le monde, au fond. Oui, il était gentil, serviable, aimable. Mais il n’y en avait qu’une seule pour qui il aurait tout fait, une seule qu’il regardait avec cette lueur amoureuse au creux des yeux, une seule qu’il taquinait comme ça, qu’il caressait subtilement, avec laquelle il flirtait aussi dangereusement. Elle ne l’avait jamais vu, visiblement. Était-il si oubliable? Si négligeable? Le contact de la main d’Arth contre ses bras le fit frissonner. Il la voulait, c’était incroyable. Malgré la blessure, malgré la rage qu’il avait au ventre, il la voulait, de toutes les façons possibles. Il voulait son corps, son cœur, son âme. Et voulait lui donner les siens. Mais toujours ces allés et venus. Je t’aime, tu me fais mal, j’ai envie de toi, je veux me sauver. Je te touche, mais sois réaliste, tu ne peux pas m’aimer. Et elle insistait sur ce point, qu’il ne pouvait pas l’aimer. Pour plein de raisons absolument idiotes. Le jeune homme enleva – un peu trop doucement pour la situation – son bras de sous les doigts d’Arth et, dans un mouvement dans sa direction vint poser ses deux mains sur les bras de sa meilleure amie. C’était à lui de parler, c’était son tour à elle d’écouter.


« Réveille-toi, Arth! Je suis déjà heureux avec toi, je te connais mieux que n’importe qui et c’est réciproque. On s’entend à merveille, on a les mêmes goûts, on se connaît depuis toujours, on s’engueule mais on se réconcilie comme personne, on connaît déjà les mauvaises habitudes et les manies de l’autre… Tu es tout pour moi et j’ose croire que quelque part, tu es déjà attachée à moi. Sinon ça ne serait pas aussi difficile. »

Le commentaire de trop. La goutte qui faisait déborder le vase. Il l’attendait, il savait que ça arriverait bien vite. Ian connaissait suffisamment Arth pour savoir ce qui se tramait. Elle évitait son regard, réfléchissait, se battant à la fois pour le crier et pour le retenir. Et tout ce temps, alors que son regard d’azur fouillait le visage de la Galloise à la recherche de quelque chose de quoi se préparer, il se demandait ce qu’elle allait lui sortir. Sur quel sujet accrocherait-elle, cette fois? Il était trop anxieux pour y penser vraiment, sans quoi il aurait deviné avant qu’elle le dise… Et justement…

Bien entendu. Pourquoi elle quand il pouvait avoir les autres. Les charmantes petites filles timides et réservées. Elle aurait pu la nommer, ç’aurait été plus facile. Non, ce n’était pas les filles avec qui il dansait au Corn Flex qui la menaçaient, ou de sentir leur parfum sur ses vêtements lorsqu’il rentrait de soirée. C’était elle, la seule qui lui avait fait douter des sentiments qu’il avait pour Arth pour plus d’une seconde. Le regard d’Ian se fronça fermement alors qu’il enlevait brusquement ses deux mains des bras de sa meilleure amie. Il se traça le portait d’Amalia dans sa tête, l’examinait. Oui, elle était belle, magnifique même. Gentille, adorable, attachante, captivante, désirable. Mais. Il y avait toujours un mais. Le noiraud chassa l’image de la Française en secouant légèrement la tête puis plongea une nouvelle fois ses yeux dans ceux de la Cinnacrow. Il était venu les chercher, Arth faisait bien exprès de ne pas le regarder, elle. Les doigts de l’une de ses mains étaient venus capturer le menton de la brunette pour tourner son visage dans sa direction. Sa main, doucement tremblante, ne s’éloigna toutefois pas, même qu’elle vint s’étendre sur sa joue gauche. Son regard sévère ancré dans le sien, le grand ténébreux soupira puis se lança finalement dans une ultime supplique. Fucking shit, Arth, aime-moi, aurait-il dit.


« Parce que ce n’est pas d’elle que je veux, Arth! Cachu*! C’est toi que je veux, c’est toi que j’aime, combien de fois faudra-t-il que je te le dise!? »

Il était à bout. Après, il ne serait plus en mesure de contrôler ses émotions. Ni sa tristesse, ni sa colère.




[*Merde!]
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Arth Wenlock
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Ven 27 Jan - 13:36

Son corps était traversé de plusieurs envies à la fois.

Putain Ian, il la faisait chier avec ses histoires de cœurs! Pourquoi devait-il absolument venir tout chambouler entre eux? N’était-il simplement pas heureux comme ils avaient toujours été!? Qu’est-ce qu’un je t’aime venait faire dans plus de dix ans d’amitié. Quel était le poids de ses simples petits mots.

Elle ne voulait pas le savoir. Elle n’avait jamais voulu le savoir. Non pas qu’elle se foutait d’Ian, non pas qu’elle ne l’aimait pas, non pas qu’elle voulait le rendre malheureux avec ses paroles qu’elle… qu’elle jugeait sûrement blessante pour son grand ami. Seulement elle était si bien avec lui. Pourquoi venir tout chambouler, tout gâcher et tout compliquer avec ses deux mots. Pourquoi les sentiments d’amour… ou simplement que des sentiments devaient venir tout changer!

Déjà, elle ne comprenait pas. Les mots d’Ian qui semblaient à prime abord atteindre son cerveau ne faisaient en fait de passer d’une oreille à l’autre, semblant s’obstiner à ne pas passer par le cerveau. La partie compréhension en était donc à exclure. Elle ne comprenait pas et elle ne voulait pas comprendre. Pourtant elle voyait devant elle son meilleur ami se décomposer devant ses yeux. Il parlait avec véhémence et voulait se faire comprendre.
Traire amie elle était. Elle ne comprenait pas. Son cerveau avait prit ses jambes à son coup la laisser seule, sans allier, déstabiliser et… saoule.

Les mots sortaient de sa bouche, tranchants et acides. Elle ne voulait pas s’impliquer maintenant. Elle savait qu’elle ferait quelque chose qu’elle regretterait. Pourquoi la forçait-il à rester là, à s’humilier devant lui, à le blesser. S’il la connaissait autant qu’il le disait, pourquoi ne la laissait-il simplement pas quitter la tour et partir se réfugier un peu plus profondément dans l’alcool ou elle tenterait d’oublier qu’elle venait de détruire la seule amitié valable à ses yeux ?

Elle senti les mains d’Ian lui agripper les bras, pour la forcer, il voulait la forcer à comprendre à la regarder, mais elle ne pouvait pas. Plus les minutes passait, plus Ian parlait, moins Arth était en mesure d’écouter. Elle se refermait de plus en plus dans un cocon protecteur ou le monde extérieur ne pouvait avoir aucune répercussion.

En l’a tenant ainsi, Ian l’empêchait de partir complètement ailleurs. Et de plus en plus Arth lui en voulait. Elle crispa ses poings, tâchant de respirer calmement, du mieux qu’elle le pouvait. C’était ce genre de situation qui mettait généralement à rude épreuve la patience (absente) d’Arth. Elle n’avait qu’une seule envi…
Son corps tentait de lutter contre son réflex. Ses mains tremblaient et son visage devenait de plus en plus rouge. Pas le moins du monde toucher par les aveux d’Ian, maintenant elle lui en voulait plus que tout.

Clignant des yeux, elle retenta une dernière fois du mieux qu’elle le pouvait de ramener Ian à un réalité (tout à fait relative vu son propre état).

Oubliant à quel point ce qu’elle allait lui dire la blesserait, lui écorcherait surement la langue… mais surtout, le blesserait aussi. Arth baissa la tête puis la releva. Les yeux brillants d’une étrange lueur entre la folie… la honte, la rage et le désespoir :


«Ne te ment pas à toi-même Ian.»

Elle se passa une main sur le visage, soupira et releva la tête pour planter son regard dans celui d’Ian :

« Tu crois que je n’aurais pas remarquer lorsque tu revenais de tes petites balades je ne sais où? Le regard brillant, de bonne humeur… Ce n’était certainement pas dû à tout l’amour que tu me portait, j’en suis certaine.»

Si elle avait continué, elle aurait sûrement dévié, et dit qu’elle serait prête à casser la gueule à la fille qui osait lui faire vivre de telles émotions. Mais ce serait avouer sa jalousie, se serait avouer qu’elle avait peut-être quelques chose pour Ian. Ce serait tout gâcher. Elle ne pouvait pas permettre à Ian de l’aimer car elle n’était tout simplement pas aimable. Elle le briserait et c’était bien la dernière chose que le gallois avait de besoin dans sa vie.

Elle revêtit donc le rôle de la méchante. Elle en était prête… elle n’avait surtout pas le choix, car sinon qui lui ferait comprendre qu’il voulait commettre la plus grosse erreur de sa vie en aimant une folle!?

Devait-elle lui lancer un crochet en plein visage pour lui faire comprendre qu’elle n’était qu’une conasse, salope, traînée, qui ne méritait rien de lui. Le trop gentil, parfait, Ian.

Et puis, personne saint d’esprit ne pouvait aimer deux filles. Il ne pouvait pas revenir avec la tête qu’il avait et croire qu’il était amoureux d’elle. Non, il était aussi bien de vivre son amourette et de laisser sa meilleure amie devenir une vieille femme aigre et rabougrit. Non seulement parce qu’il méritait d’être heureux, mais aussi parce qu’elle méritait tout le malheur du monde. Elle n’avait jamais été gentille au point de mérité un bonheur quelconque. Elle était une garce qui brisait des cœurs et des nez. Voilà.

Elle se recula un peu plus loin d’Ian. Il fallait que leur proximité soit moindre, il ne fallait pas qu’il la touche, la câline… l’embrasse…

Elle frissonna à l’idée des lèvres d’Ian contre les siennes et se secoua la tête.

Arth se faisait violence. Ne pas l’approcher, ne pas le toucher. Il devait la détester, ce serait plus simple ainsi. On oubliait plus vite nos peines lorsque l’on détestait l’autre. Pourtant… elle ne voulait pas… non…
Son cerveau commença à saisir l’étendu de ses paroles… mais de celles d’Ian…

Nom d’un scrout… qu’est-ce qu’elle avait fait? Qu’est-ce qu’elle devait faire.



[j'ai pas tout corrigé... et si tu veux que j'ajoute quelque chose ne te gêne pas... mais je dois allez en cours donc, enfin, s'il y à quoi que ce soit, j'attend ton message!]
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Jeu 2 Fév - 23:49

C’en était trop. Il en avait assez. Marre de te tenter de lui faire comprendre, de s’efforcer de choisir les bons mots, de reformuler la même phase dix fois pour rendre ça plus facile à enregistrer. Il en avait assez de toutes ces années à attendre le bon moment, que les étoiles soient alignées. Il avait espéré que tout allait se passer comme il se l’était imaginé des dizaines de fois. Qu’ils s’embrassent, qu’il le lui dise. Qu’elle rougisse, qu’elle lui avoue ses propres sentiments et qu’à partir de ce moment-là, tout aille pour le mieux. L’amour, l’appart, la maison, les carrières, les enfants… Il s’était fait beaucoup trop d’idées. Trop d’espoirs. C’était bien ça le souci d’aimer autant la même personne pour aussi longtemps. Il s’était accoutumé à elle, il savait exactement qui elle était, ce à quoi elle aspirait, quel genre de personne elle serait plus tard. Rien n’était plus difficile, à ce moment-là, de voir que la personne qu’il considérait comme son âme sœur sans même l’ombre d’un doute ne le voyait pas de la même façon. Il y avait cru, vraiment, sincèrement. S’il devait épouser une femme, lui faire des enfants, ce serait Arth. Personne d’autre. Il ne le voyait tout simplement pas.

Seulement, là, c’était comme si elle lui avait craché dessus, rien de moins. Et malgré tout l’amour qu’il avait pour la Galloise, il ne lui restait plus que de la frustration et de la rage. Mais qu’est-ce qu’il devait lui dire de plus pour qu’elle comprenne? Pourquoi était-ce si difficile à croire que c’était pour elle qu’il se réveillait le matin, que c’était pour elle qu’il s’était fait tatoué ces mots sur l’épaule, que c’était pour elle que son cœur battait dans son torse? Devait-il vraiment justifier ses sentiments? C’était absurde, idiot, insensé. Lui mentir à lui-même? Il n’avait jamais été aussi honnête avec elle. Cela faisait sept ans qu’il dissimulait ce secret, ce sentiment qui l’habitait et qui grandissait avec chaque jour qui passait. Même s’ils avaient été séparés, cela ne s’était pas affaissé, au contraire. Dieu qu’il avait pensé à elle… Des nuits durant, à se l’imaginer étendue au creux de son bras, à regarder les étoiles, à rigoler comme des gamins. Mais il avait toujours eu peur de se lancer. Peur qu’elle ne l’aime pas, peur de briser la relation la plus précieuse à ses yeux. Et là, devant ses yeux embrumés de colère et de tristesse, son cauchemar prenait forme, pire encore que tous les scénarios qu’il avait pu se faire. Qu’est-ce qui se passait? Non… Pas ça. Tout sauf ça. Qu’on le brûle, qu’on l’écartèle. Mais qu’on ne lui arrache pas son cœur, son espoir, sa joie de vivre. Il aurait crié si Arth n’avait pas ajouté autre chose.

Sans faire de détour par son cerveau normalement totalement analytique et raisonné, un élan de rage s’empara du ténébreux et, les uns après les autres, ses mots tranchants, secs, amers sortaient d’entre ses lèvres alors que son regard d’azur - normalement calme – fusillait avec une colère sans nom celui de celle qu’il avait toujours vue comme son étoile.


« Ferme ta putain de gueule, Wenlock. Tais-toi avec tes conneries, tais-toi avec tes suppositions. Ce n’est pas de ma faute si tu ne veux pas me croire! J’ai tout fait pour toi, j’ai toujours tout fait pour toi ! Et tu me craches dessus. Qu’en as-tu à faire de mes foutus balades si tu ne m’aimes pas, hm? Qu’est-ce que ça change?! RIEN! Et tu sais quoi, Arth? Peut-être que c’est ce que je vais faire, puisque tu y tiens, puisque tu y crois, puisque tu refuses de voir à quel point je t’aime. Une petite balade après l’autre. Et tu vas me haïr, et je vais te détester. C’est comme ça que tu veux que ça finisse?! Va te faire foutre, Wenlock, DÉGAGE! »

Son ton s’était haussé au fil de ses mots jusqu’à ce qu’il crie les derniers. Lui aussi s’était éloigné, ne supportant tout simplement pas être trop près d’elle. De peur de ne pas se contrôler, de la pousser, de l’embrasser. Haletant, épuisé d’avoir crié et d’avoir dit tout ça, Ian passa ses deux mains dans ses cheveux, ses doigts s’accrochant fermement à quelques-unes de ses mèches.
Ça ne peut pas se passer. Pas ça, mais maintenant. Ne me fait pas ça, Arth, je t’en prie… Ne me laisse pas seul, je ne peux pas le supporter. Je ne peux même pas imaginer une journée sans toi et tu me forces à être confronté à une vie sans la femme que j’aime de toute mon âme. Tu n’as pas le droit de m’enlever mon étoile, ma lumière. Tu n’as pas le droit de me faire ça, de nous faire ça. Je te l’interdis, Arth…

Il s’était reculé, lentement, pas par pas, rejoignant le métal forgé de la balustrade. Ses mains s’étaient lentement glissées contre son visage. Il ne voulait plus la voir. Yeux fermés, il se retourna lentement pour faire face au vide. Ses doigts quittèrent son visage pour venir s’accrocher au fer devant lui alors qu’il ouvrait ses paupières, quelques larmes enragées coulant le long de ses joues. C’était trop pour lui, trop pour son cœur.


« VA-T-EN!!! »

Il cria. Et son cri s’allongea. Cri de rage, de haine, de désespoir, de tristesse, d’un cœur brisé. Puis il tomba sur ses genoux et se mis à pleurer sans retenue, sanglotant, son visage enfoui dans ses paumes.

Merlin qu’il avait mal.


I hate to turn up out of the blue, uninvited
But I couldn’t stay away
No, I couldn’t fight it
I had hoped you’d see my face
And that you’d be reminded that for me…

…It isn’t over.
Nevermind, I’ll find someone like you.



[Someone like you - Charlie Puth & Emily Luther
Chanson originale d'Adele]



Dernière édition par Ian Bale le Lun 20 Fév - 16:25, édité 1 fois
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Arth Wenlock
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   Ven 3 Fév - 0:55

S'en était trop pour elle. La situation la dépassait et elle regardait sous ses yeux son ami se décomposer. Elle était peut-être la pire des pouffiasses, mais elle avait un coeur tout de même. Revêtir son costume de connasse était l'épreuve la plus difficile qui lui avait été donné de faire. Lorsque cette relation, avec son professeur, s'était terminée drastiquement... la brisant et la laissant comme un vieux chiffon, elle s'était fait la promesse : Elle ne serait plus cette femme aux moeurs aléatoire qui profite de la vie, du sexe, comme d'une drogue agréable. Elle avait décidé de vivre seule. Elle avait décidé de s'abstenir, de ce ressourcer, de devenir quelqu'un de meilleur. L'amour pour elle, lui semblait toujours comme une bonne blague. Elle avait souffert, elle avait fait souffrir, mais cette fois-ci s'en était trop. Ian ne comprenait-il pas qu'il ne pouvait pas lui demander une telle chose?

Vraisemblablement, il n'y voyait rien. Étrangement, la Cinnacrow le prit particulièrement mal. Elle s'en foutait, finalement, qu'il ait entendu si longtemps, il la connaissait, il savait pertinemment qu'elle n'était pas prête à se ré aventurer dans quelque chose, qu'elle ne voudrait d'ailleurs ne plus y goutter pour les prochaines années. Elle voulait être extérieure à tout, insensible et neutre comme elle l'avait toujours été! Pourquoi ne la respectait-il pas dans son choix de vie actuel. Pourquoi n'avait-il pas attendu encore, le temps qu'elle se remettre sur le chemin normal. Pourquoi.


Une pensée la traversa qui la blessa. Ian, égoïste? Égoïste de comprendre que ce n'était pas le moment, égoïste de la pousser à bout, simplement pour que sa conscience soit soulager. Porter son malheur sur les épaules de la galloise, mettre tout sur son dos... que ce soit joie, ou peine. Elle avait certes le dos large, mais être la seule responsable des sentiments d'Ian était trop pour elle. Un serrement au coeur la prit. Elle ne pensait jamais rien de mal de Ian. Ian, c'était son Ian, c'était sa raison de vivre, c'était pourquoi elle était encore en un morceau après toutes ces années. Comment pouvait-il croire l'espace d'un instant qu'elle ne ce souciait pas de son bonheur à lui?

Elle le voyait, devenir de plus en plus tendue, de plus en plus frustrer, mais elle ne s'était certainement pas attendue à cette réaction. Les paroles d'Ian fendaient l'air, sec et poignardant. Il lui reprochait tout. Il crachait sa frustration sur elle qui tentait de rester droit et impassible. Pourtant, en elle, tout céda. Ainsi... c'était ça? Ainsi c'est ce qu'il appelait l'amour?

La fureur, à chaque mot qu'Ian ajoutait, montait de plus en plus en elle. Ses mains était moites, tremblantes et elle finit par simplement ne plus rien entendre des paroles de son supposer ami. Elle voyait rouge, tremblait de rage. Elle serra les poings, fermant les yeux, fronçant les sourcils, tentant de se contenir, mais rien de fit. Au dernier mot qu'Ian prononça, le poing d'Arth s'élança dans les airs à une vitesse fulgurante pour venir se fracasser contre la mâchoire de son supposé ami.

Tout était au ralenti, elle avait vu son poing partir, elle l'avait vu atterrir sur la joue d'Ian et n'avait simplement pas regretté. Le salopard. Elle se prit la main et rit doucement, jaune. Le regard dur, elle ignora le regard glacial d'Ian, crachant à son tour ce qu'elle avait sur le coeur :


- « C'est comme ça donc, que tu me prouves ton amour, Ah! C'est certainement vrai, ça sera durable, vu toute la passion que tu mets à me dire à quel point tu aimeras me voir souffrir lorsque tu seras avec une autre. Oui, tu as totalement raison voyons, Ian, c'est clair. Clair comme de l'eau de roche. Nous sommes faites l'un pour l'autre, sans aucun doute. Pfft. Foutaise.»
Elle se massa le poing, tentant de reprendre son souffle. Elle aurait surement encore frappé, mais elle dû se contenir, puis lança :

- « Si tu m'aimais comme tu oses dire que tu m'aime, tu aurais compris que ce n'était pas le bon moment. Ian, tu aurais comprisque sept ans d'attente n'était rien à comparer à quelque mois encore.»

Elle se recula, encore plus loin.

Elle ne voulait plus le voir. Elle ne voulait pas le voir souffrir, elle voulait elle-même souffrir en
paix. Il lui avait prouvé qu'il n'était pas prêt pour elle. Même avec ces années d'attende il avait montré qu'il ne comprenait pas tout d'Arth et que ce qu'il n'en comprenait pas le blesserais encore.

Elle avait de la difficulté à respirer. Sa tête tourbillonnait et elle faillit perdre pied. Arth se retourna rapidement, laissant derrière elle Ian, par terre, pleurant. Elle ne voulait pas partager cette peine, elle était sienne, elle ne le consolerait pas. Il ne méritait rien de tel, mais elle lui en voulait. Il avait brisé leur amitié, la chose qui comptait le plus aux yeux d'Arth, la personne qui comptait le plus à ses yeux, après Alvin, l'avait trahis. Trahis pour des sentiments. Il avait voulu la briser, pour lui faire comprendre ce qu'il ressentait, mais ne voyait-il donc pas qu'il l'avait brisé un peu plus... qu'une fois de plus, la mince confiance qu'Arth mettait dans les autres, se retournait contre elle, lui prouvant qu'elle ne pouvait se fier que sur elle-même.

Elle se précipita dans les escaliers, les larmes coulant maintenant contre ses joues, ses jointures en feu. Elle essuya rageusement ses larmes du revers de sa main. Elle s'était promi ne plus jamais pleurer pour un homme. Peu importait que ce soit son meilleur ami, qui avait fait la chose la plus stupide de l'univers.

Pourtant, au fond d'elle... malgré la rage, malgré son envie de trucider Ian, malgré son sentiment de trahison. Quelque chose avait changé. Son mur de conviction semblait s'émietter... tombant peu à peu. Réagissait-elle ainsi simplement parce que son meilleur ami l'avait trahi par ses sentiments... ou ses réactions étaient dû à autre chose? À quelque chose de plus pousser, de plus loin. Quelque chose qu'elle n'accepterait certainement pas ce soir… mais dont elle n’aurait aucune chance d’échapper. Elle devrait se mettre à réfléchir, à penser, à remettre en cause toutes ses convictions, tout ce qu’elle avait cru stable et immuable. Se demander…

Aimait-elle Ian…?


FIN.
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MessageSujet: Re: Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]   

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Du chaos naît une étoile [PV Arth][TERMINÉ]

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