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 L'amour-propre offensé ne pardonne jamais. Ou presque. (Terminé)

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Thèdes Konstonhalu
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▌Né(e) le: 27 juillet
▌Pays d'origine: Norvège
▌Statut: 2ème année

MessageSujet: L'amour-propre offensé ne pardonne jamais. Ou presque. (Terminé)   Sam 26 Nov - 13:03

Comme après chaque cours auquel elle assistait, et comme elle était toujours très concentrée, elle avait un petit mal de crâne. Écouter le professeur pendant deux heures sans aucune pause n’avait jamais demandé un grand effort à Thèdes et pourtant, dès qu’elle sortait de l’environnement éducatif dans lequel elle s’était plongée pendant longtemps, elle se sentait vide, dépourvue d’intérêt de nouveau, incomplète comme d’habitude. Elle n’en fit pas cas ; cela n’avait plus aucune importance, aujourd’hui. Alors, elle rangea ses affaires, doucement, prenant son temps. Au fond de l’amphithéâtre, elle entendait les rires des élèves, sans doute heureux d’être maintenant en pause. De ça non plus, elle n’en fit pas cas.

En sortant de la pièce pour atteindre les couloirs, elle vit un groupe de filles, certaines posées contre le mur, d’autres, face à elles, faisaient la discussion. Elles riaient toutes à gorge déployée. Comment on faisait déjà, pour rire comme ça ? Thèdes ne s’en souvenait plus, c’était tout flou dans sa tête quand elle y pensait. Elle savait qu’un jour, elle avait été capable de rire comme elles mais maintenant ? Comment ça se passait, maintenant ? Est-ce qu’il y avait quelque chose à suivre pour être comme elles ? Thèdes aurait apprécié connaître l’astuce, ça aurait pu l’aider, beaucoup même.

Une des filles du groupe se retourna vers Thèdes, et toutes firent de même. Des moutons, elles étaient seulement des moutons, voilà tout. Une devait rire ouvertement et les autres suivaient sans même savoir pourquoi. Ca devait sans doute être la raison principale.

« Hey, Thèdes ! Tu te joins à nous ? »

Thèdes haussa un sourcil. On se connaît ?, aurait-elle demandé en temps normal, non parce qu’objectivement, je ne crois pas vous avoir déjà adressé la parole une fois dans ma vie. D’où connaissez-vous mon prénom ? Ah… Elle avait été la petite amie d’Andrew un moment, voilà pourquoi. Également, elle était la fille aux regards noirs et aux froncements de sourcils, mais elle ne savait pas vraiment quelle réputation choisir. La mauvaise fille qui surveille ses fréquentations ou l’ex d’un Plume ?

Pendant une seconde, elle espérait être quelqu’un d’autre.

Une seconde, parce qu’ensuite, elle vit Lauréline sortir du même amphithéâtre qu’elle un instant plus tôt. Un engrenage infernal prit place dans sa tête et elle se rapprocha des filles, plus pâle que jamais. Elle avait le plan dans son esprit, et elle n’avait besoin de personne pour l’accomplir, si ce n’est la compassion exagérée des demoiselles de sa classe.

« Ca ne va pas, Thèdes ? »

C’était parfait.

Thèdes mima un froncement de sourcils en regardant le plafond et inspira profondément. Est-ce qu’elle avait l’air assez triste, comme ça ? Étant donné les regards qu’on lui lançait, ça allait.

« Vous ne savez pas ce que je vis… »

Elle croisa un à un le regard des étudiantes et retint un sanglot. Si quelqu’un qui la connaissait réellement l’avait croisée dans ce couloir, il aurait éclaté de rire. Bien heureusement, l’heure creuse faisait que personne ne viendrait la déranger et, du coin de l’œil, elle vit Lauréline qui écoutait la conversation.

« Mais on ne demande qu’à savoir ! Il paraît que c’est fini entre toi et Andrew… On est vraiment désolées, on plaçait beaucoup d’espoir en toi, tu sais. »

Là, elle se retint elle-même de rire. Pardon ? Est-ce que c’était une blague ? Thèdes, au moins, n’était pas hypocrite, elle avait beaucoup de défauts, certes mais ça, non. Elle ne rajouta rien du moins, et vit dans le regard de ses camarades qu’elle pouvait continuer. Alors qu’elle souriait intérieurement, elle sécha ses yeux totalement secs avec ses doigts et renifla.

« Il m’a brisée le cœur…
- C’est le cas de beaucoup d’entre nous, tu sais… »

Thèdes leva brusquement les yeux vers celle qui venait de parler et se retint de lui lancer un regard noir. Ce n’est absolument pas la même chose, idiote. Elle se tût, mais, voyant que Lauréline passait à présent devant elle, elle parla plus fort :

« Je l’ai trouvé dans le lit avec Lauréline McShane… »

C’est qu’elle faisait parfaitement bien la fille au cœur brisé, Thèdes.


Dernière édition par Thèdes Konstonhalu le Ven 2 Déc - 16:32, édité 1 fois
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Lauréline McShane
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▌Né(e) le: 12 Juin
▌Pays d'origine: France
▌Statut: 2ème année

MessageSujet: Re: L'amour-propre offensé ne pardonne jamais. Ou presque. (Terminé)   Dim 27 Nov - 17:49

La 3eme année de santé magique n’était pas encore pour Lauréline, non elle n’était pas prête -Selon ses professeurs - pour passer de classe. Cette année encore elle serait en second année, dans la même classe que Thèdes - pour son plus grand malheur- pour couronner le tout! Laure s’en fichait cette année, elle se concentrerait sur ces cours et tenterait d’avoir ses examen comme il se doit. Oui, elle ferait tout pour être une élève modèle.

Les cours étant fini, la plumentine rangea ses affaires, mis sa blouse et se dirigea vers la sortit. De loin elle crut apercevoir Thèdes avec un groupe de filles. Ce n’était pas n’importe quel groupe, kate en était le cerveau ou du moins tentait de l’être. Le groupe de fille le plus stérile du monde, elles n’étaient sur terre que pour être de vulgaire groupie, sans savoir si la personne sur laquelle elles étaient fan était dotée d’une intelligence en plus de son physique de rêve.

Lauréline se demandait pourquoi Thèdes allait avec ses filles d’un seul coup alors que quelques semaines au part avant elle ne pouvait pas se les voir ne serais ce qu’en peinture. C’était comme si son estime pour elle s’affaiblissait en voyant la scène.

Elle s’attacha les cheveux en demi queue, laissant ses anglais libre d’être farouches à leur grés. Elle voulait garder la tête haute, inutile de se cacher puisqu’elle assumait parfaitement.

Entendant les paroles de son ancienne amie, elle s’en approcha ne laissant apparait qu’un visage sans expression, seuls ses yeux exprimaient une certaines colère ainsi qu’un profond regret. Comment pouvait elle parler à n’importe qui ? À ces Choses là dépourvu de cervelle?!

La rouquine prit Thèdes par les épaules sur sa gauche ainsi qu’une autre fille sur sa droite, afficha un visage souriant et hypocrite.


« Thèdes, chérie voyons ! Cela ne regarde que nous, soit mignonne !! »

Se moquer ? Non Laure n’était pas comme ca! Sarcastique ? Mmh, oui surement mais ce défaut lui collait tellement bien à la peau .
Non elle n’avait pas démentit, à quoi cela servait ? Si Thèdes voulais se faire plaindre, grand bien lui fasse. Laure savait que jamais elle n’avait couché avec Andrew et que jamais elle n’irait jusque la. Elle était certes imparfaite et était en tord mais jamais elle n’aurait couché avec lui.
Même si cela l’agacé il était hors de question de le montrer!

Elle lâcha son emprise, eut envie d’embrasser son amie sur la joue pour l’agacer d’avantage puis en faite … non ! Elle se contenta simplement d’un sourire insolent et tourna les talons en direction du cours suivant !

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Thèdes Konstonhalu
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▌Né(e) le: 27 juillet
▌Pays d'origine: Norvège
▌Statut: 2ème année

MessageSujet: Re: L'amour-propre offensé ne pardonne jamais. Ou presque. (Terminé)   Ven 2 Déc - 16:31

Le regard fixé sur Lauréline pendant qu’elle faisait son numéro, la colère commençait doucement mais sûrement à monter en elle. Brusquement, elle s’éloigna de la Plumentine alors que son coude venait de toucher sa propre épaule. Elle leva les yeux au ciel en se disant qu’il ne se serait jamais passé une chose pareille il y a quelques mois de cela.

Sans un mot, elle suivit Lauréline du regard jusqu’à ce qu’elle ne soit plus du tout dans son champ de vision et se retourna vers le groupe de filles qui, déjà prête à consoler Thèdes, lui lançaient des regards outrés et presque compatissants.

« Est-ce que tu as vu ce qu’elle a fait ? De quel droit ose-t-elle encore te toucher ? Si j’avais été toi, je n’aurais pas hésité, j’aurais… »

Elle aurait quoi ? Elle l’aurait frappée, elle lui aurait hurlée dessus ? Tout ça avait déjà été fait, et Thèdes s’était fatiguée à force.

« Enfin je l’aurais remise à sa place, tu vois. »

Non, elle ne voyait pas, mais elle hocha la tête tout de même. La remettre à sa place de quelle manière ? En parlant calmement ? En lui montrant que oui, en effet, elle avait été la pire des meilleures amies qui puisse exister dans ce bas monde ? En lui prouvant qu’elle avait eu tort à coup de piques bien placés, pour la faire souffrir aussi ? En lui parlant de sa mère décédée cet été ? Ou de son frère parti sans doute bien trop tôt ? Thèdes n’aurait jamais osé. Décemment, elle n’aurait jamais pu lui dire une chose pareille en face de tant de personnes qui ne connaissaient rien à leur histoire, et à tout ce qui avait pu se passer entre elles deux.

Alors, elle avait eu l’idée d’en finir à présent. Elle abandonna son regard triste et leva la tête, l’air fier. Elle jaugea du regard chacune des filles présentes et fronça les sourcils.

« Vous êtes tellement crédules… »

Et elle s’en alla aussi, les cours n’attendaient pas.
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MessageSujet: Re: L'amour-propre offensé ne pardonne jamais. Ou presque. (Terminé)   

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L'amour-propre offensé ne pardonne jamais. Ou presque. (Terminé)

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