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 In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]

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Lauréline McShane
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▌Né(e) le: 12 Juin
▌Pays d'origine: France
▌Statut: 2ème année

MessageSujet: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Mar 24 Jan - 15:32

Il était là, debout, le violon dans une main et l’archet de l’autre arborant un magnifique sourire qui illuminé la pièce. Laucian jouait parfaitement bien de l’instrument à corde. Quand ce dernier décida d’apprendre la musique à l’âge de 7ans, sa sœur, Lauréline, décida quand à elle d’apprendre la danse.
Elle voulait une activité compatible avec celle de son frère, ainsi il lui était possible de danser sur les rythmes mélodieux et parfois même endiablé que son frère exerçait de ses dix doigts.

Se soir là, Laucian était énervé par tout ce qu’il venait d’apprendre… Il décida de sortir son fidèle compagnon et commença à jouer quelques notes pour ne plus penser à tout ce qui pouvait l’ennuyer. Lauréline entra dans la pièce souriant en voyant son frère faire et s’avança vers lui en appliquant quelques pas de danse. Et plus sont frère jouait, plus elle dansait … un peu comme si elle aussi ca lui fait du bien dans un sens, comme si ca la faisait décompressé. Il lui arrivait aussi de danser sans son frère, néanmoins ce n’était que de rare occasion ou la colère ne pouvait s’estomper que par de l’exercice et de l’épuisement.

Il s’arrêta, net, entendant son père entrer et décida d’aller lui parler. Il ne pouvait pas fermé les yeux sur le trafic que son père exercé envers les êtres magiques sans défense. Laucian ne comprenait pas comment il était possible de vendre des elfes en guise d’esclave ou des dragons comme bête de foire, cela le révolté d’autant plus que son père faisait partie de ces salopard ne pensant qu’a ce faire du fric.


« - Vu l’heure il a bu, tu lui parleras demain! »

« -Non, Je n’attendrais pas demain ! Je ne dormirais pas »
repris t il sur un ton énervé

« - Alors tu joueras toute la nuit s’il le faut et je resterais avec toi. »

Cela ne servait à rien, Laucian entendait ce que sa sœur disait mais n’en faisait pas vraiment cas. Il posa son violon dans son boitier , détendit l’arche pour ne pas qu’il se casse et se dirigea vers la sortit.

« Il ne t’écoutera pas et tu sais qu’il réagit mal quand il a bu … Fais pas le con Laucian ! »

Il regarda sa sœur et lui adressa un sourire digne d’un ange, digne de la lumière que pouvait refléter le soleil.

« - Ne t’en fais pas. Prépare toi, on sort après je t’emmène avec moi j’ai trouvé un endroit ou on voit toutes les étoiles du ciel!»

S’il était vrai que Laure était connu pour être têtue, son jumeau quand à lui l’était bien plus. Quand il avait une idée en tête il ne l’avait pas autre part. Laure le regarda partir, quitter la pièce, en essayant de se rassurer que tout se passera.. Que tout ira bien, qu’il ne portera pas la main sur lui, qu’il ne s’énerverait pas parce qu’il avait trop d’alcool dans le sang et qu’il le vivait très mal. Elle espérait au fond d’elle qu’elle ne serait pas obliger de le détester d’avantage encore. En est elle capable ? Y avait-t-il une limite pour détester quelqu’un ?





Swyn, Dortoir plumentine
3h20 du matin

Cela faisait quelques semaines maintenant que Laure faisait constamment le même rêve. Ce n’était pas vraiment un rêve mais plus un cauchemar… Le flashback était clair, c’était comme si elle revivait la scène chaque nuit. Comme si chaque nuit elle le revoyait partir de la pièce sans aucun retour, comme si elle se revoyait descendre les marches pour se retrouver dans le jardin et prendre son frère une dernière fois dans ses bras.

Lauréline se réveilla en sursaut, poussant un crie intérieur presque étouffé. Revoir la scène était devenue une habitude avec le temps, elle se revoyait prenant son frère dans les bras avec du sang sur les mains … Tellement trop de sang. Et toujours cette même scène, l’instant ou elle ne tente pas grand-chose pour le retenir, l’instant ou elle l’oblige pas a rester avec elle alors qu’elle sent au fond d’elle que quelque chose va mal finir. Oui ce rêve elle le faisait régulièrement mais cette fois ci, une seule envie trotté dans sa tête… celle de danser! Depuis la mort de son frère elle avait arrêté, cela lui faisait bien trop penser à Laucian. Ca lui rappelait qu’il était mort, qu’il n’était plus là pour jouer une quelconque mélodie et qu’il lui manquait une partie d’elle, qu’une partie d’elle ne serait plus jamais complété… Cependant se soir, elle avait l’impression que cela lui ferait du bien, son corps le lui demandait. Juste quelques pas, quelques minutes, quelques gestes…

Lauréline sorti de son lit, ouvra son placard et prit de quoi s’habiller le plus simplement possible. Un haut court mais à manche longue, laissant voir son nombril - type brassière - ainsi qu’un short en jean et une paire de guêtre. C’était tout le temps plus ou moins la tenue qu’elle mettait quand elle dansait. Lauréline enfila ses chaussure et se dirigea discrètement jusqu’à la salle vide, espérant qu’à une heure pareil - autrement 3h30 du matin - personne n’y soit encore.
Elle entra donc -ne voyant personne - ferma la porte derrière elle et fit apparaitre une énorme baffe murale pour y mettre de la Musique. Une fois la musique lancé, la jeune rouquine se laissa aller sur le rythme… Les pas, les mouvements s’enchainèrent, les uns après les autres. Malgré les deux dernières années sans danser, Lauréline avait gardé une telle grâce dans ses gestes. Elle avait aussi gardé un très grande souplesse, en la voyant danser on aurait presque eu l’impression qu’elle ne faisait qu’un avec l’espace qui l’entouré. La plumentine tentait d’extériorisé ses émotions à travers la danser, elle ne put empêcher quelques larmes de couler … mais après tout elle était seule alors cela n’avait pas tant d’importance que ca.

Les chansons s’enchainaient, les minutes défilés quand Laure sentit une présence derrière elle. Elle arrêta la musique et se retourna pour voir qui était ce …


« Désolé, la musique était trop forte?! Je n’ai pas réfléchie »

Elle se figea en voyant Alvin, d’abord gêné puis embarrassée.


« Tu es là depuis longtemps? »

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Alvin Wenlock
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▌Né(e) le: 16 Mai
▌Pays d'origine: Pays-de-Galles
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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Mer 1 Fév - 16:20

Malgré les maigres deux minutes qui séparaient la naissance de chacun des jumeaux, Alvin s’était octroyé le rôle du grand frère, celui qui de ses bras qui aideraient toujours sa sœur à se relever lorsqu’elle tomberait. La protéger était vain, Arth possédait un caractère trop bien trempé pour que qui que ce soit puisse l’empêcher de se brûler. Malgré tout,, Alvin s’était donné pour mission de veiller sur sa sœur jumelle. Tout récemment, il avait quitté le Pays-de-Galles, sa terre natale, et Arth en était la cause première. La deuxième se nommait Ian Bale. Ce dernier avait demandé un transfert à Swyn car l’université offrait une formation spécialisée plus intéressante par rapport à son niveau d’étude. L’UMA convenait très bien à Ian en ce qui concernait les premiers cycles, cependant il s’avérait plus profitable pour lui de faire sa thèse en Irlande, là où Arth étudiait depuis ses vingt et un ans. Quant à Alvin, il voulait être là si les choses tournaient mal pour l’un ou pour l’autre. Plus rien ne le retenait à l’UMA. Il avait donc envoyé un formulaire de transfert à la suite d’Ian, s’empressant de faire ses valises en attendant la lettre qui confirmerait son départ au pays du Connemara. Passeport en main, avide de découvrir de nouveaux horizons, Alvin arriva devant les portes massives de l’université quelques jours plus tard.

Comme s’ils s’étaient tous vus la veille, le trio se retrouva autour d’une bouteille de whisky à l’érable qui fit très vite dégénérer leur partie de cartes en éclats de rire. Alvin perdit le fil du jeu le premier alors qu’Arth fut la première à divaguer, allongée sur le sol. Ils se complétaient toujours ainsi, s’alternant à tour de rôle le titre de première place sur bien des choses. Le lendemain suivant ces retrouvailles bien arrosées, Alvin souffrit d’un énorme mal de tête dont les martèlements ne cessèrent qu’en toute fin d’après-midi. Après le dîner, il fit la connaissance de quelques élèves de l’établissement. Le changement ne le déstabilisait pas et il s’intégrait sans trop de mal. Sa sœur se moquait tout de même de le voir si distant avec des gens qui – Alvin se garda bien le lui souligner – connaissaient Arth depuis un peu plus de quelques minutes, mais qu’importe, Arth ne songeait pas à de telles réflexions avant de parler ou d’agir, elle préférait de loin l’embêter. Et inutile de spécifier que les occasions ne manquaient pas.

Mais ce soir, Alvin le consacrait à ses études. Il glissa plusieurs ouvrages sur les peuples gobelins dans son sac en cuir marron, passa prendre un morceau au rez-de-chaussée et fila au deuxième étage pour s’installer tranquille dans l’une des nombreuses salles vides mises à dispositions des élèves. Il avait beaucoup de lectures sur la planche pour le nouveau chapitre de sa thèse, alors aussi bien s’y mettre le plus tôt possible. Ajustant ses lunettes à monture noire et carrée sur son nez, il ouvrit quelques livres sur une table de travail devant lui et s’y plongea pendant… Combien de temps s’écoula avant qu’il ne détache son regard de tous ces livres ? D’où provenait cette soudaine musique ? Alvin se redressa, frottant ses yeux fatigués par l’effort. Il bailla en remarquant qu’il était plus de minuit. Il n’avait pas vu le temps passer, et l’aube allait se lever d’ici une heure ou deux. Qui donc pouvait faire jouer de la musique à une telle heure de la nuit ? Un insomniaque ? Des fêtards tardifs ?

Alvin quitta sa salle d’étude, laissant ses livres derrière lui. Dans le couloir, il se laissa guider par la musique, tourna à droite dans le couloir désert. Loin devant, une lumière s’échappait d’une porte entrebâillée. La musique provenait aussi du même endroit. Poussant avec discrétion la porte, Alvin osa un regard dans la pièce, clignant des yeux. Malgré la vitesse à laquelle elle dansait, il reconnut Lauréline. La couleur de ses cheveux ne passait pas inaperçue, et cela faisait déjà plusieurs fois qu’il la croisait depuis son arrivée. Il restait dans le cadre de la porte, et fit un mouvement de recul lorsqu’il la vit essuyer une larme sur sa joue. Sans l’ombre d’un doute, Alvin se dit qu’il n’avait rien à faire là, et qu’il vaudrait mieux pour lui de ne pas la déranger et d’aller profiter des dernières heures de la nuit pour dormir. Il baissa la tête, prêt à refermer la porte lorsque la musique s’arrêta alors qu'il serrait sa main sur la poignée ; Lauréline venait de remarquer sa présence.


« Ohh, je suis là depuis quelques secondes à peine, j’étudiais dans une salle un peu plus loin et… La musique m’a intriguée, j’imagine. »

À la vue de l’air embarrassé de Lauréline, Alvin lui sourit pour la rassurer, ne voulant pas la mettre mal à l’aise par sa présence, ce qui ne lui réussissait pas toujours, sauf lorsqu’il était saoul, comme le lui faisait souvent remarquer Arth en le décoiffant d’un rire moqueur.

« Tu peux remettre la chanson, si tu veux. »

Il ne voulait pas la déranger, encore moins interrompre sa danse, et la musique - dont l’air lui plaisait bien - effacerait le silence gêné qui flottait autour d’eux.

« J’ai terminé d’étudier pour cette nuit, ça ne me dérange pas. »

Nouveau sourire appuyé d’un hochement de tête. Alvin songea à se retirer et la laisser tranquille, pas convaincu d’avoir l’air sympathique à avoir fait irruption dans la pièce sans prévenir. Lauréline devait vouloir être seule, et il s’était assez mêlé de ce qu’il ne le regardait pas en l’apercevant furtivement pleurer.
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Lauréline McShane
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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Sam 4 Fév - 23:49

Alvin Wenlock ! Que savait elle de lui en fin compte ? Lauréline savait qu’il était le frère de Arth, qu’il semblait réfléchi, posé et intriguant. Du moins aux yeux de Laure il était intriguant! Il était difficile pour elle d’expliquer pourquoi, peut être à cause de sa façon d’agir ou son tempérament calme comparé à sa sœur qui faisait penser à un véritable boucan masculin ambulant. Les jumeaux Wenlock ne faisaient que confirmer ce que Lauréline pensait déjà, dans tout duo parfaitement complémentaire il y avait toujours un blanc et un noir, un coté lumière et un coté sombre, un yin et un yang. Arth était le Yin et Alvin le yang… Non pas que Arth était l’ombre et Alvin la lumière, non, laure pensait simplement que l’un était bien plus posé que l’autre, comme s’il n’y avait qu’un des deux - pour le moment - qui avait réussit à atteindre la maturité.

La première fois que Lauréline croisa Alvin, elle était dans la salle commune. Elle ne savait absolument pas qu’il était le frère de Arth puisqu’elle ne l’avait jamais vu avant, Laure avait juste ouvert la bouche un instant pour dire un mot que ce dernier avait prit la fuite sans prévenir. Avait elle dit quelque chose qui ne fallait pas? Un mot ou un regard déplacé? La jeune sorcière ne gérait pas toujours ses yeux et bien des fois ils parlaient bien plus facilement pour elle que les mots composant les phrases sortant de sa bouche. Comme si seuls les yeux pouvaient réellement exprimer ce qu’elle ressentait au fond d’elle. Quoi qu’elle est pu dire cette fois là, il se crispa et prit la poudre d’escampette ! Les fois qui suivirent furent plus que paradoxale… Laure ne savait pas toujours comment réagir avec lui, il lui était vraiment plus simple de l’approcher quand elle n’était pas sobre. Elle n’était pas pourtant le genre de fille coince qui pouvait avoir peur des hommes, non loin de là. En général laure était le genre de fille amusante aimant draguer, chercher ou encore charmer les beaux être masculins, elle ne couchait pas avec tous mais elle voulait profiter sans se poser vraiment de questions. Seulement avec Alvin elle n’y arrivait pas, ou alors si mais avec un ou deux verres dans les sang - quand ce n’est pas la bouteille - et pourquoi pas un joint à porté de main… Un peu comme s’il la coincé, comme si il l’intimidait…

Le jour ou Thèdes lui lança le pari de coucher avec lui, Laure accepta immédiatement. Elle accepta et commença la quête jusqu’à ce qu’elle revienne sur ses mots! Non elle ne pouvait pas, elle n’y arrivait pas. Elle n’arrivait pas à faire ça à une personne avec qui elle se sentait bien, Laure ne savait pas pourquoi en sa présence elle se sentait comme apaisait, calme, mais les faits étaient là. Elle ne savait pas non plus expliquer pourquoi elle ne voulait pas lui faire ca , pourquoi elle ne voulait pas coucher avec lui pour une histoire de paris, mais elle ne voulait pas! La rouquine avait du mal à expliquer une multitude de chose en ce qui concernait Alvin et ce n’était pas faute d’essayer puisque Thèdes en posait des questions… Mais quand il s’agissait de lui, tout était remis en question et son esprit se brouillait, elle trouvait une partie oublié, une âme intérieur au repos puis elle repensait à la Norvège, à celui avec qui elle se sentait bien et à la fin de l’histoire, la matin ou elle avait fait ses valises sans dire pourquoi ni ou elle allait… Alors au final elle préférait ne pas y penser, peut être bien pour se cacher la vérité aussi futile soit elle. A quoi cela servait dans le fond de savoir pourquoi quelque chose l’intrigué chez lui ou pourquoi une partie d’elle était attiré, pourquoi elle n’agissait avec lui que quand elle avait bu, pourquoi elle n’avait pas pu faire ce putain de pari ?! Ce n’était qu’un pari, elle avait bien couché avec Hugo sans vouloir de lendemain, ou encore avec un autre dont la copine avait fait des histoires en apprenant la nouvelle… Et puis pourquoi Thèdes posait autant de questions ?! On s’en fichait d’avoir toutes les réponses, cela compliquait bien plus les choses, comme si elles ne l’étaient pas déjà … La prise de conscience est une chose qui parfois fou la trouille et donne envie de fuir. Laure y pensait, bien sur qu’elle y pensait, bien sur qu’elle se demandait pourquoi il lui était difficile de lui dire autre chose que « salut » quand il y avait de monde dans la salle commune, pourquoi elle n’arrivait à se mettre les bras contre lui qu’à certains moments ou pourquoi à chaque fois qu’il était présent elle se fermait comme une huitre ou devenait un peu plus froide et timide. Elle se le demandait et Thèdes avait fait mieux, elle s’en était rendu compte… Laure appréciait Alvin, vraiment pour le peu qu’elle le connaissait et l’aimait bien elle sentait quelque chose de bon en lui et voulait en apprendre d’avantage, elle voulait lui dire des choses gentilles mais elle n’arrivait pas ou alors elle restait mystérieuse laissant une partie de la phrase en suspend…

Ce soir là elle ne s’attendait pas à le voir, peut être Thèdes revenant d’une course à pied nocturne ou alors Andrew revenant de la pimentine mais pas Alvin, surement pas lui. Alors en le voyant sur le seuil de la salle, laure se figea. Il l’avait vu, obligé il l’avait vu surement pleurer ou verser une larme, il était bien trop gêné pour quelqu’un qui n’était soit disant là que depuis quelque secondes. Elle essuya la trace de larme sur sa joue et le fixa dans les yeux . Son regard disait beaucoup de choses. Il exprimait à quel point elle était contente de le voir, a quel point elle était contente finalement de l’avoir croisé lui, de pouvoir se sentir un instant bien rien qu’avec sa présence sans rien demander d’avantage. C’était toujours ça de prit. Elle se détourna un instant pour remettre la musique et se retourna vers Alvin quand elle le vit sur le point de partir avec la fin de semblant de sourire sur les lèvres. Elle savait qu’il fallait dire quelque chose pour qu’il reste, qu’il lui suffisait surement de lui demander ou … peut importe, il lui suffisait d’un mot bien placé, juste un ..


« - Attend .. Je .. »

Silence! A sortait pas, rien ne sortait et une rage commençait à l’envahir, elle voulait lui dire tant de chose et ça l’énervait plus que tout de penser ainsi et de ne rien pouvoir dire.
Elle le regarda, fixement. Non pas un regard froid et noir, non, plus un regard voulant exprimer quelque chose en vain. Impossible d’exprimer un quelconque sentiment, s’exprimer c’était être vulnérable et pourtant elle voulait qu’il reste. Sentant ses yeux qui tentaient de retenir les larmes, elle ne prit pas la peine de réfléchir avant de parler et lança brusquement.


« - Tu as raison, vite ! Dépêche toi d’aller raconter à tout ceux que tu connais que Lauréline McShane n’est pas si invincible qu’elle le prétend!! »

Faux! Baliverne, elle ne le pensait pas une seule seconde, elle savait qu’il n’était pas comme ça alors pourquoi avoir dit une telle connerie. Son regard se pétrifia à nouveau quand elle réalisa ce qu’elle venait de dire, trop tard, elle voulait revenir en arrière mais ce qui était fait, était fait. Laure serra ses poings, énervée, contrarié et déçue, les commissures de sa bouche exprimaient de la tristesse n’ayant pas su attraper au vol la seule personne qui aurait pu lui changer les idées sainement se soir. Elle continua de le regarder un instant, un regard remplie de regrets et de peur cette fois et se retourna pour recommencer à danser et tenter d’enlever cette haine étant de plus en plus présente. Étant éreinté par l’heure de danse précédente et la rigidité de sa jambe à cause de colère, il ne fallut pas longtemps à la cheville de laure pour lâcher et la faire tomber au sol. Elle étouffa un crie de douleur en tombant et posa -machinalement - une main sur sa cheville avant de frapper du poing avec l’autre au sol et de lâcher une multitudes de jurons.


Elle n’avait pas su le rattraper… Pourtant dire simplement « s’il te plait reste » ce n’était pas compliqué !! Elle s’en voulait, elle s’en voulait de ce qu’elle venait de lui dire, de ne pas avoir était agréable alors que lui était adorable … Elle s’en voulait! Ajoutant en plus de tout la douleur elle ne pu retenir plus longtemps ses larmes qui ne demandèrent la permission à personne pour couler.


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Alvin Wenlock
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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Dim 26 Fév - 18:09

La main d’Alvin se figea sur la poignée. Elle lui demandait d’attendre. Il voulait lui dire qu’elle n’avait pas besoin de se justifier auprès de lui, mais la phrase de Lauréline laissée en suspend l’incitait à garder le silence, fixant le bronze de la poignée de porte entre ses doigts. Soit, il attendait, sans bouger, sans la presser, patient. Comme une colère sourde, Alvin sentait le poids du regard émeraude de Lauréline se poser sur lui. Son front se plissa. À quel moment avait-il remarqué la couleur de ses yeux ? Plus important encore, que faisait-il encore là ? Attendre, oui… Mais combien de temps, et pourquoi ? Elle ne l’avait pas dit, Lauréline ne parlait plus. Le silence devenait oppressant. Mal à l’aise, Alvin lâcha la poignée et expira lentement l’air de ses poumons, prêt à lever la tête pour prendre la parole, mais à travers ses lunettes, croisant le regard tremblant de Lauréline, une expression de surprise s’afficha sur le visage du jeune gallois. Voyait-il vraiment des larmes osciller, sur le point de tomber, reflétant la lumière de la bougie au mur ? Alvin avait la nette impression que si elle clignait trop fort des paupières, le surplus d’eau se déverserait sur ses joues sans qu’elle ne puisse rien retenir.

Hurlante de douleur, la voix de Lauréline perça le silence. Son regard chancela aussitôt, désireux de ravaler ses paroles. Alvin n’osait pas se détourner d’elle. Ce n’était pas contre lui qu’elle criait, ce n’était pas à lui qu’elle en voulait, mais à elle. La vulnérabilité, la faiblesse, le talon d’Achille, il les voyait tous frémir en chacun de ses gestes. La colère fit place à la déception tandis que sur le seuil de la porte, Alvin n’avait pas fait un mouvement. Lauréline le voyait pourtant déjà reculer vers la sortie, repartir d’où il était venu, convaincue que sa phrase allait le chasser, sinon pourquoi cette tristesse en serrant les poings ? Le film défilait seul, Alvin n’existait plus, elle ne le voyait plus et elle recommençait à danser, tournoyant sur elle-même, sa longue chevelure suivant le rythme de son élan. Alvin leva un bras en sa direction, incertain, avançant d’un pas, les lèvres entrouvertes, ne sachant quoi dire, incapable de partir. Il ne la connaissait pas assez pour savoir ce qui n’allait pas, ne pouvait que deviner en lisant le langage de son corps puisque, trop fière, elle brandissait les mots comme une volée de flèches. Attaquer pour mieux se protéger.


« Lauréline… »

Elle ne l’écoutait pas, accélérait ses pas de danse. La main d’Alvin s’abaissa, inquiet de l’absence de réponse, de l’indifférence. Elle tournait trop vite, mais qui était-il pour l’arrêter ? Une barrière invisible l’empêcher d’approcher, de s’en mêler. Que pouvait-il faire d’autre que de rester là, présent sur le seuil de la porte ? Ses réflexions le freinaient dans ses actions, inversement à Lauréline qui perdit pied, sa cheville exécutant un faux mouvement si brusque qu’elle s’écroula violemment par terre. Alvin écarquilla les yeux, se ruant vers elle lorsque le cri parvint à ses oreilles. Il s’agenouilla face à elle, vit les larmes, détourna le regard.

« Tu peux pleurer autant que tu veux, ça fait passer le mal, et je ne le dirai à personne. »

Alvin n’attendit pas de réponse, entourant de ses doigts le poignet de Lauréline qui tenait sa cheville blessée, l’incitant à retirer sa main d’une légère pression.

« Laisse-moi voir, d’accord ? Je n’y toucherai pas, je veux juste regarder. »

Il attendit qu’elle consente à enlever sa main pour le laisser examiner la blessure, poursuivant son monologue, espérant que de se concentrer sur autre chose la calmerait.

« Tu dois te demander ce que quelqu’un qui n’a pas étudié en santé magique connait en soins. Ian m’a montré quelques astuces. Rien de très grandiose, une dizaine de potions et une quinzaine de sortilèges. Tu en apprends sûrement le double chaque semaine en cours. Je vais soulever la guêtre sur ta cheville, serre mon bras si ça élance trop. »

D’une main, il remonta le tissu sur le mollet, grimaçant lorsqu’il la sentit tressaillir.

« Désolé… Elle n’est pas cassée, bonne nouvelle. Par contre c’est un peu enflé, mais ce n’est pas une foulure. Tu as eu de la chance, tu as fait une sacrée chute, tu sais. Je n’ai sûrement pas besoin de te dire qu’avec des compresses, en moins de deux ou trois jours, tu pourras recommencer à danser, moins vite de préférence. Je vais quand même te faire un sort de soin pour blessures légères, que tu puisses te relever sans trop de mal. Ça va piquer un peu, comme des fourmis lorsque tu as un membre engourdi. Prête ? Un, deux… »

Alvin posa sa paume sur la cheville, l’effleurant à peine. Sa baguette étant restée dans son sac, dans l’autre pièce, il exécuta le sortilège de façon informulée. Un très faible faisceau bleu pénétra sous sa peau en une fraction de seconde, et Alvin se recula, croisant le regard de Lauréline, retenant un sourire coupable au coin des lèvres.

« Oui, j’ai menti, ça piquait plus que ça, désolé. »

Sans rompre le contact visuel, il devint silencieux, soudain conscient de la proximité entre Lauréline et lui. Ses yeux étaient encore humides, et sa gorge à lui s’asséchait. Il fallait empêcher la tension de refaire surface, sinon elle le repousserait encore, finirait par lui en vouloir personnellement.

« Je ne suis pas fatigué, j’ai bu des litres de café pour me tenir éveillé. Si tu veux, je reste un peu, le temps que le sortilège fasse effet… »

Il lui épargnait au moins de lui demander de rester, et la cheville blessée faisait la pire meilleure excuse pour ça. Le sortilège était cependant à effets immédiats, mais comme l’enchantement était d’un niveau de troisième année par la complexité de sa formule, Lauréline ne pouvait sûrement pas le connaître, elle n’avait aucune raison de remettre sa parole en doute, et attendre encore un peu avant de se relever ne pouvait que lui faire du bien. Il faisait ça pour elle, pas pour lui.
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Lauréline McShane
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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Mer 7 Mar - 17:12

Un tour, deux tours, trois tours … Danse puisque c’est bien la seule et unique chose que tu peux contrôler se soir à défaut de ton esprit. Tourne pour oublier, concentre toi. Reste droite ! Droite ! La tête, droite et la posture de bras, soit gracieuse, soit élégante ! La tête te dis je ! Un tour, deux tours, trois tours … à terre ! Foulure soit la bienvenue !

Lauréline savait que chaque effort étaient récompensés mais aussi que chaque efforts pouvaient couter cher. Elle savait qu’elle était fatigué et que si la danse était le seul moyen pour canaliser ses pensées, la chute n’était jamais loin. Dans ses moments là, elle ne dansait plus par passion ou pour s’améliorer, non, elle dansait par rage… Une rage qu’elle canaliser, parce que c’était la seule chose qui lui rester, la seule chose dont elle était maitre. Ses gestes. Personne ne pouvait l’empêcher de danser, personnes n’avait réussit jusque là en faite ! Laure était un esprit libre, quand quelque chose était décidé elle ne revenait que très rarement en arrière.

Lauréline se pensait seule. Et puis pourquoi serait il restait après les mots parfaitement agréable qu’elle venait de lui lancer telles des fléchettes emplie de venin. Elle eut a peine le temps de lâcher le crie qu’il était là, face à elle, gentil et agréable alors qu’il aurait du partir. Oui il aurait du partir, il n’aurait pas du voir la scène, il n’aurait pas du la voir tomber, ni même crier. Ou peut être si l’entendre crier, parce qu’elle ne l’avait pas fait discrètement, mais il ne se serait pas retourné et aurait continuer son chemin. C’Est-ce qu’il aurait du faire, c’Est-ce que n’importe qui aurait du faire !
Les mots qu’il venait de prononcer résonnaient encore dans la tête de la plumentine «  Tu peux pleurer autant que tu veux […] je ne le dirai à personne ». La similitudes étaient grandes, trop grande.. Cela en devenait presque effrayant ! Il faisait les mêmes études, il aimait les mêmes choses, il parlait pareil et puis… Trop de choses, trop de choses … STOP !

Elle leva ses yeux encore mouillés vers lui, posa son regard dans le sien. Elle n’allait pas pleurer, elle ne le voulait pas mais elle ne pouvait pas non plus empêcher les larmes de s’échapper si tel était leur désirs. Elle ne pouvait rien dire à cause de la boule qui prenait tant de place dans sa gorge, au moindres mots elle craquerait et il en était pas question. Lauréline enleva donc sa main et le laissa faire, sans rien dire, elle qui d’habitude ne laissait pas les autres l’approcher ou l’apprivoiser. En fait elle ne se laisser pas apprivoiser, elle venait vers les autres parce qu’elle le voulait bien et rien de plus. Elle seule choisissait si oui ou non, seulement, là … Elle n’avait pas choisit. Elle ne savait même pas pourquoi avec lui c’était comme ca, pourquoi quand il parlait elle aimait l’écouter, pourquoi elle se plaisait à le regarder ou encore pourquoi en sa présence elle se sentait calme. Non elle n’avait pas choisis tout cela, en revanche la nature avait choisit pour elle et c’est surement ce qui la faisait grandement suer. Elle ne contrôlait pas !

Lauréline l’écoutait parler comme on écoute une mélodie qui nous plait et dont le son nous transporte, elle aimait sa voix mais ca non plus elle ne savait pas l’expliquer ca lui était tomber dessus, comme ca sans prévenir ! Peu importe ce qu’il disait, elle parlait toujours sérieusement avec lui et c’était intéressant, c’était plaisant! Ils étaient pareil, parlaient par énigmes, ne finissaient pas forcément leur phrases. Les autres comprenaient rien mais eux se comprenaient, alors c’était le principale ! Comme le fait que les autres sentaient la tension mais eux ne voulaient pas la voir … Alors au final les choses s’équilibraient ! Elle posa sa main sur lui et la repris instinctivement … Le toucher était, ca non plus elle en savait pas expliquer, elle sentait quelque chose voila tout et puis elle ne voulait surtout pas l’expliquer. Elle reprit donc une respiration profonde et posa d’un geste franc sa main sur son bras le regardant faire apparaitre un faisceau bleu. « ça va piquer un peu .. Comme des fourmis » Menteur . Fourbe. Bougre que ça fait mal. Il ne fallut que très peu de temps pour qu’elle sert le bras de ce dernier et laisse sortir un profond soupire de douleur entre ses dents serrés.


« Tu avais dit que ça ne ferait pas mal »

Elle le fusilla du regard sans faire exprès. La douleur avait prit le dessus même si à présent elle s’estompait peut à peu ses yeux s’étaient exprimer bien trop rapidement pour prendre conscience de l’impact. Elle ne connaissait pas l’enchantement qu’il venait de faire, elle en connaissait d’autre tout autant efficace et peut être moins compliqué, surement moins compliqué même. Elle ne pouvait que lui faire confiance.

Au final il restait de lui-même, sans qu’elle lui ai demandé quoi que se soit et malgré ce qu’elle avait dit. Elle le regarda, intrigué, gênait … elle ne savait pas quoi dire, ni quoi faire et elle avait pourtant tant de choses en tête, de questions, de phrases, de mots se suivants les uns à la suite des autres. Il l’intriguait, elle avait envie de le connaitre et ça lui faisait peur. C’était donc ça, la peur !


« pourquoi fais tu ça? »

La question n’était pas dit sur un ton agressive, ni méfiant loin de là, plus comme quelqu’un qui se demande pourquoi il reste alors qu’elle n’a pas été si agréable que cela avec lui. Quelle était l’intérêt de faire un tel effort . Lauréline restait surprise qu’il soit encore là, qu’il la soigne … qu’il l’aide et qu’il ne la laisse pas seule une fois la bonne action faite. Elle regarda sa cheville, fronça les sourcils en sentant les biens fait de l’enchantement, elle avait déjà désenflé … Elle regarda Alvin un instant avec une lueur dans les yeux, une étincelle. Il le savait pas vrai ? C’était Immédiat… Elle garda le silence à ce sujet, elle ne savait toujours pas comment lui dire de rester et elle ne voulait pas qu’il parte. Elle pouvait pas expliquer l’apaisement qu’il créait en elle mais elle voulait en profiter. Se soir elle en avait besoin.
Elle fit un accio sur son paquet de cigarette pour s’en allumer une. Elle savait que la fumée ne gênait pas particulièrement Alvin. Puis Posant son menton sur son genoux, elle lança dans le vide…

« J’ai pas été jusqu’au bout du pari parce que … »

Un silence s’installa, elle se rendit compte de ce qu’elle venait de dire mais après tout il fallait bien parler. Il y avait tellement de truc en suspend, tellement de phrases commencés et non fini …

« … Parce que je ne veux pas de ça avec toi ! »

Lauréline releva son visage, prit une profonde latte et laissa sortir la fumée aussi doucement que possible. Une fois la fumée dissipé il ne restait plus que son regard émeraude dans celui d’Alvin. Un regard profond, intense qui en disait long. Elle ne parlait pas d’amour, elle parlait pas d’amour parce qu’elle ne voulait pas en parler. Il ne devait pas y avoir parce que ca compliqué tout, parce qu’elle n’était pas à la hauteur, elle n’était pas pour lui… Arth et Ian avaient raison, il était le yang, pur, calme, posé, réfléchie, bienfaisant … et elle était l’opposé. Et pourtant malgré ce qu’elle pouvait penser un truc lui échappé… Le fait qu’il l’apaise, la stabilise en sa présence! Il la complétait ..

« C’était simple pourtant, enfin je veux dire… Un coup d’un soir n’aurait aucunes conséquences, c’est vrai quoi! On aurait surement passé un bon moment et puis plus rien, le soleil se serait levé et une nouvelle journée aurait commencé. Aucunes conséquences! »

Elle garda le silence un instant et reprit

« Mais j’ai pas réussi … » dit elle - sur un ton calme, neutre malgré sa voix encore fébrile - en plongeant à nouveau son regard dans le sien, ses yeux encore un peu mouillés lui faisant de grand cils et par la même occasion de grand yeux.


~ Je ne suis pas amoureuse ! Il n’a aucun impact sur moi, il ne me fait ni chaud ni froid, c’est faux. Il n’y a rien, et je ne suis pas attaché parce que je ne veux pas l’être. Arrêtez de me dire qu’on va se mettre ensemble, Alvin et moi il n’y a rien! RIEN D‘ACCORD ! […] La tension ? … C’est rien, c’est juste un manque de mots pour exprimer à l’autre ce que l’on pense alors on laisse l‘esprit prendre le relais ~



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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Mar 20 Mar - 17:38

S’asseyant sur le tapis recouvrant le sol dallé de pierres, le jeune gallois fuyait ses propres pensées. Son avant-bras ressentait encore la pression exercée plus tôt par les doigts de Lauréline. Le silence allait et venait, marée empreinte de malaise ponctuant chacun de leurs échanges, mais la voix désormais calme de Lauréline l’incita à répondre de manière spontanée à sa question.

« Je ne peux pas agir autrement, je suis comme ça. »

À une nuance près, il disait la vérité. D’aussi loin qu’il se souvienne, Alvin avait toujours été soucieux des autres. Observateur, il décodait le langage corporel d’autrui avec aisance. Il suivit le regard de Lauréline du sien jusqu’à la cheville blessée, puis releva les yeux vers elle. Que voulait dire ce froncement de sourcils soudain ? Mais… Non ! Comment n’avait-il pas eu la présence d’esprit de se dire qu’elle le sentirait, si le sortilège était à effets immédiats ? Stupide Alvin, tu n’es pas médecin, que fais-tu à agir comme l’un d’eux ? Ce fut-là ses pensées lorsqu’il croisa le regard de Lauréline. Il baissa les yeux, de peur qu’elle lise dans les siens qu’il avait pleinement conscience de la portée du sortilège qu’il venait d’utiliser. Il voulait rester, oui, mais ne supportait pas l’idée qu’elle le sache, ni qu’elle s’en doute, encore moins qu’elle le formule à voix haute. Le craquement d’une allumette brisa le silence, l’odeur du feu se mêlant à celle de la fumée d’une cigarette. Il ne savait pas quoi dire, par où commencer, ni même comment s’exprimer. Lauréline le devança, évoquant le pari dont elle lui avait fait la confession quelques jours auparavant. Pour une raison qu’il ignorait, Thèdes l’avait défié de coucher avec lui.

Lauréline ne voulait pas de ça avec lui… Qu’est-ce qu’elle essayait de lui faire comprendre par-là ? Alvin releva la tête, croisant une paire d’iris vert émeraude le fixant avec une intensité peu commune. Il redoutait de comprendre ce qu’un tel regard pouvait signifier. Quelque chose s’y reflétait, une lueur dont il désirait comprendre le sens sans en connaître la portée ni la profondeur. Pouvait-il vraiment exister un Ying et un Yang ? Une doctrine pareille n’appartenait-elle pas au domaine du mythe, du symbolisme, de l’interprétation ? La tension entre eux n’était pas innocente non plus. Elle ne lui agrippait plus le cou de ses bras pour s’y pendre en riant, joueuse, et elle n’avait pas voulu jouer le jeu pour le pari non plus. Tant de questions laissées en suspend, tant de discussions inachevées, tout ça par peur des réponses, elle autant que lui. Aucune envie de s’engager, de prendre le risque de « ceci » si Lauréline ne voulait pas de « ça » avec lui, mais pas question de mettre un nom sur la chose, ça non, jamais. Tout devait rester vague, dans le flou, non-dit. Malgré tout, Alvin prenait de la place dans le regard que Lauréline lui lançait. Sans qu’il ne sache pourquoi ni comment, il avait acquit de l’importance, sinon pourquoi restait-il ? Et pourquoi refusa-t-elle d’aller jusqu’au bout du pari ? Non, il n’admettrait pas les possibilités.

La situation lui faisait penser aux balles de laines emmêlées de sa sœur. Suffisait qu’Arth en trimballe une libre dans son sac pour que les fils se mêlent jusqu’à former une solide toile de nœuds enchevêtrés les uns par-dessus les autres. Si tout était pourtant si simple, d’où provenait cette indéniable tension entre eux ? Lauréline avait raison. ils auraient pu passer une nuit ensemble, Alvin le faisait si souvent. Il ne vivait que de coups d’un soir, justement pour éviter la vie de couple et ses désastreuses conséquences. Pas d’attachement, pas d’amour, que du plaisir. À en croire les paroles de Lauréline, ce rythme de vie ne lui était pas étranger non plus, mais elle s’était retrouvée incapable de le lui proposer. Encore maintenant, qu’est-ce qui les empêchait de s’embrasser jusqu’à retirer tous leurs vêtements ? Chacun résistait à proximité de l’autre. Cette barrière invisible, comment s’appelait-elle ? Non, non, Alvin ne voulait pas savoir. Mais que pouvait-il lui dire devant un tel aveu ? …Devant de tels yeux ?


« Ne pas avoir réussi ce pari n’en fait pas un échec pour autant, tu sais... »

Il se risqua à lui adresser un faible sourire qui s’effaça progressivement.

« … Mais si tu y étais parvenue, tu n’aurais eu aucune conséquence à éviter. »

Alvin ne lui en aurait pas voulu non plus.

« Je n’ai vécu que des histoires sans lendemain, le temps d’une nuit. Ça a toujours été ce que je voulais, et c’est encore ce que je veux aujourd’hui. Si tu m’en avais fait la proposition et que j’avais dit oui, c’est comme ça que ça se serait passé. Je n’ai pas de temps pour autre chose, mes projets ne me le permettent pas et ma thèse encore moins. »

Pure logique. Inébranlable rationalité. Comment pouvait-il en être autrement ? Il se voulait rassurant envers lui-même, brandissant sa réalité de célibataire endurci, mais surtout, il voulait mettre au courant Lauréline de la situation. Ses études lui tenaient à cœur, tout comme le sort des peuples magiques. Alvin planifiait son avenir en conséquence, et il ne voulait qu’une fille s’en mêle, l’oblige à renoncer à ses rêves par pur égoïsme. Partir ou rester, mais perdre gros de chaque côté de la balance était un dilemme qu’il ne voulait jamais vivre, et une décision qu’il ne voulait jamais imposer à personne.

« Tu n’en as pas aussi ? Des aspirations ? »

Si peu de gens savaient ce qu'ils voualient, où ils allaient et ce qu'ils faisaient. Devant la fourche d’un sentier, quel chemin prendre ? La peur de regretter un choix tenaillait tout le monde. Et il était aussi facile de se détourner d’un un pari que d’un objectif. Ne pas se laisser distraire par la facilité, persévérer. Alvin maintenait son regard ancré dans celui de Lauréline. À quoi pensait-elle ?
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Lauréline McShane
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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Mar 3 Avr - 18:50

Gouter d‘enfant, Domaine de France.
Lauréline 10ans


Les goutés d’enfants dans le parc n’étaient pas rare, toujours une très agréable occasion pour la famille McShane ainsi que la famille d’Eluage de partagé un moment agréable. Les convives n’étaient autre que les enfants et les mères respectives pendant que les maris, quant à eux s’occupés des affaires familiale. Durant les longues après midi des jeux étaient organisés ainsi qu’un service de thé préparé accompagné de petits gâteaux fait maison. Puis il y avait les conversations entre femmes, essayant d’espérer un merveilleuse avenir pour leur progéniture.


« Calliope étant notre seule fille, l’on espère d’elle un magnifique mariage. Il faut perdurer le rang de la famille même si la plus grande partie de la tâche revient à mon ainé, Valérian ! »

Madame McShane n’était pas tellement d’accord avec tout ce que pouvait dire Madame D’Eluage, cependant elle aimait tout de même sa compagnie. La solitude n’était pas simple dans ce milieu, il valait mieux avoir une amie plutôt que d’être seule.
Regardant sa fille courir avec ses frère et ses amies elle les appela pour se reposer un instant et prendre collation.
Elle adressa un sourire à sa fille et ajouta


« Pour ma part, ils sont destinés à faire de grande choses. Il feront leur propre choix »
« Et toi Lauréline, n’aimerais tu pas un merveilleux mari ? Un homme qui puisse te combler de bonheur avec sa fortune?! »

Madame D’Eluage demandait cela à une enfant de 10ans … L’argent ne comptait pas à cette âge là, il n’y avait que les rêves en tête.


«  Je finirais mes jours avec Laucian, Madame! »
Dit la jeune rouquine attrapant son frère jumeau par la main, un sourire aux lèvres. Inconsciente que cela pouvait être choquant si elle avait quelques année de plus. [/color]

Les rires se firent entendre immédiatement, tout ceci était innocent, un amour fraternelle bien plus fort que tout. Une jeune fille ne voyant que par son frère jumeaux, parce que pour elle rien n’existait sans lui. Eöl le plus vieux des deux se mit également à rire ajoutant pour bien se faire voir devant l’invitée et attirer ainsi par la même occasion l’attention de Calliope, une jeune fille pour qui ses sentiments pouvaient flanchés si elle n’était pas de meilleure conditions et plus âgé d’un an.

«  On ne finit malheureusement pas toujours avec la personne que l’on souhaiterait… » dit il en regardant celle dont il aimait la compagnie, en coin.

Lauréline lança un regard noir à son frère ainé, le mitraillant sur place


« Vous dites de vilains mensonges mon frère ! »


Voyant sa sœur jumelle le prendre mal et se renfermer sur elle-même, vexé par l’ainé de la famille, Laucian s’approcha de sa sœur déposant un baiser sur sa joue lui serrant la main un peu plus fort pour la rassurer et ajoutant à voix basse mais encore audible:

« Puisque Lauréline le veut ! »

Elle ne pu s’empêcher de sourire aux mots de son frère, rassuré qu’il soit encore là pour elle, elle n’était pas seule.






Elle s’alluma une cigarette afin d’oublié cette douleur qui n’était bientôt plus qu’un souvenir lointain. Il n’y avait plus un bruit, seulement celui de l’allumette qui raisonné dans se silence de mort comme si un mal aise plané dans l’air. Un froid arctique, une tension présente que n’importe qui pourrait sentir rien qu’en étant dans cette pièce. Elle posa un instant ses yeux sur lui et détourna aussitôt le regard ne pouvant supporter de croiser le regard de ce dernier. Il lui rappelait tant de choses, beaucoup trop de similitude dans sa façon de parler, dans ses gestes; même son regard sain était semblable.

Avec beaucoup de psychologie il était facile de comprendre ce que Lauréline pouvait ressentir, il était facile de comprendre que le seule « homme » qui est était important pour elle fut son frère et qu’elle ne voulait pas le remplacer. Déjà petite elle disait vouloir finir avec lui, ne vouloir que lui, mais à cette époque elle n’avait que dix ans, il n’y avait donc rien de mal sain. Ce n’était qu’une enfant aimant son frère bien plus que tout et pensant sincèrement pouvoir finir avec lui parce qu’elle aimait, parce qu’il était son frère, parce qu’il jouait avec elle et qu’il la faisait rire, parce qu’il aurait fait n’importe quoi pour elle, même si cela voulait dire déplacer des montagnes et bien plus que tout parce qu’il était là pour elle ! Il était là pour elle, comme Alvin venait d’être là pour elle aussi. Il était resté ! Il avait donné l’excuse du sortilège, elle avait fait comme si elle n’avait rien remarqué et il était resté. Mais ça… il n’aurait pas du le faire. Lauréline ne pu le tenir du regard, elle détourna donc le sien et tira une profonde bouffée de sa cigarette, laissant par la suite la fumée fuir entre ses lèvres, doucement et subtilement de façon discrète. N’aimant pas ce silence affreux et oppressant elle lui avoue cette histoire de pari fait entre Thèdes et elle, elle lui avoua également qu’elle avait refuser de le faire car dans son esprit il lui était impossible d’aller jusqu’au bout. Elle le regarda à nouveau, machinalement, croisant son regard par la même occasion, détaillant le contour de ses yeux, ceux de son nez pour finir sur ses lèvres qui bougeaient, exprimant des mots, les uns à la suite des autres.

Elle l’écoutait parler et pensait en même temps à la multitude de choses qui se mêlés dans sa tête, aux souvenirs de son frère, au faite qu’elle tentait de résister, cette contradiction qui naissait en elle-même! A ce pari stupide, pour lequel elle n’avait pas été assez forte pour jouer le jeux et le gagner puisque avec un autre la question ne ce serait pas posé. Au fait qu’ils étaient là tous les deux l’un à côté de l’autre et qu’il lui dise qu’il n’y aurait eu aucune conséquences, au faite qu’elle résistait …



« Bien sur que si c’est échec, mais un échec purement orgueilleux »


Lauréline était orgueilleuse. Une fierté mal placé qui la poussé à réussir - ou du moins essayer - tout ce qu’elle entreprenait. Elle gagnait les paris parce qu’elle allait jusqu’au bout et cela avait toujours été ainsi. Elle se voulait maitre d’elle-même, pouvoir agir comme bon lui semble et n’être contrôle par rien d’autre que ses envies et ses idéaux, alors ne pas réussir un pari était un échec! Encore plus quand celui-ci n’avait pu être effectuer à cause d’un sentiment quelconque. Après la mort de Laucian elle s’était juré de ne plus jamais se laisser mener par ses émotions, la mort de son frère serait la seule choses qui pourrait l’atteindre, elle se devait forte. Elle était fière d’être forte et orgueilleuse, elle ne pouvait flancher, elle n’était pas fragile ! Elle ne se voulait pas fragile !

Laure fut interloquée aux propos d’alvin, « si tu y était parvenue » ?! Il émettait une hypothèse, l’hypothèse ou cela aurait pu se produire, ou elle aurait pu coucher avec lui… L’embrasser, le toucher, sentir son corps .. Laure éteignit sa cigarette, lentement, perdu dans ses pensées, réfléchissant à toute cela, à l’hypothèse qu’il venait d’émettre au faite que ça aurait se réaliser … bien sur que ça aurait pu se réaliser, ça aurait pu parce qu’une relation d’un soir ne lui était pas inconnue. Elle avait déjà eu des relations d’un soir, juste une bonne soirée sans lendemain. Un moment ardent et passionné ou deux être ne faisaient que s’exprimer par les gestes sans avoir besoin de donner un nom ou d’exprimer quoi que se soit, juste l’instant présent. Les seuls lendemains qu’elle avait eu cette dernière année étaient ceux avec Hugo - le serveur de la pimentine - mais ils étaient d’accord l’un l’autre, il n’y aurait rien de plus … Puis un jour Hugo attendait plus, alors elle était partie comme elle était venue, comme le vent … Elle était comme ca laure, elle voulait pas d’attache, elle se refuser d’en avoir une alors oui cette hypothèse aurait réellement pu se réaliser. Mais voilà, rien de tout cela ne s’était passé ! Et c’était ca le problème dans le fond, elle se demandait pourquoi…

« Si Lauréline le veut! », « Puisque Lauréline le souhaite », « Si tu m’en avais fais la proposition »… elle écouta attentivement et se leva brusquement. Elle n’avait plus rien et elle savait que l’incantation était immédiate, comme il savait qu’elle s’en était rendu compte. Elle s’alluma une cigarette, en tira une latte intense qu’elle inspira puis expira. Comme une impression de déjà vu, une impression de déjà connaitre tout cela, une impression de non indifférence, une impression d’angoisse qui tente de venir peu à peu comme pour tirer la sonnette d’alarme, une impression de …

Lauréline lui adressa un regard tendre, sincère et pure. Deux émeraude plongés dans les siens, un croisement de regard intense et tellement court en même temps comme une immensité de paroles partagé par un simple échange visuel. Elle ne voulait plus qu’il parle d’hypothèse, ni qu’il puisse dire que cela le dérange ou pas. Laure ne lui avait pas parlé du paris pour avoir son avis, elle n’en voulait pas en faite, elle voulait simplement briser le silence mais maintenant il fallait bien y répondre. Elle fit apparaitre deux coussins, deux verres et une bouteille d’alcool. Il tentait de se justifier, de s‘expliquer alors qu‘elle n‘avait rien demander, mais elle ne voulait plus qu’il parle, elle ne voulait pas pour autant retourner dans sa chambre. Elle savait qu’à partir du moment ou elle fermerait les yeux, elle rêverait son frère et le sang qu’il lui laissa sur les mains le dernière soir. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle voulait, elle revint donc vers lui écoutant toujours ce qu’il avait à dire et commença à servir les verres au cas ou il en voudrait par la même occasion. Puis elle ajouta en même temps.



«  Alvin je n'attend rien de toi… »


Un sourire se dressa sur son visage l’illuminant comme celui d’un ange. Elle ne voulait rien et c’était vrai, c’était vrai dans un sens parce que sa peur était bien plus grande que son envie et qu’elle avait prit le dessus depuis le début.


« Je ne veux pas d’attache, peut être pas pour les mêmes raisons mais … Je veux pas d’attaches »


Elle était consciente qu’elle ne voulait personne dans sa vie pour ne pas remplacer son frère, elle en était consciente mais ne le criait pas pour autant sur tous les toits, elle n’en voulait pas. point. Cela la regardait elle, et ceux qui la connaissait vraiment ne demandaient, ils le savaient voilà tout ! Thèdes le savait ! Elle ne voulait plus parler du paris, elle voulait changer de sujet parce que c’était une défaite et qu’elle ne l’acceptait pas alors à quoi bon en parler?!


«  Des aspirations j’en ai pleins, peut être trop !! »


À Nouveau un rire, un visage illuminé, une joie et un bien être.


«  Médecin sans frontière! Pour voyager, vivre au gré du vent et sauver des vies … à défaut d’avoir pu sauver la sienne. »


La fin de la phrase avait été dite bien plus doucement que tout le reste, à peine audible c’était bien plus une remarque personnelle. Elle n’avait pas à être soulevé elle était sans grand intérêt elle était dire sans plus. Elle aurait pu ajouter à défaut de sauver la mienne, puisque celle de son frère et la sienne était liée mais elle ne l’avait pas fait, parce qui lui venait constamment à l’esprit c’était celle de son frère, celle qui lui manquait.


« Je pense que le monde à une multitude de culture à m’apprendre, et ça me passionne. Tous ces peuples, toutes ces cultures, toutes ces choses qui s’offrent à nous et qui nous tendent les bras. J’aimerai partir en Afrique, ce sera mon prochain pays qui s’ajoutera à ma liste déjà commencée. Je pense que se sont toutes ces chosent là qui nous construisent et j’ai besoin de me construire.  »


On aurait pu croire que c’était la même chose que pour Alvin, qu’elle ne voulait pas d’attaches parce qu’elle voulait partir, parce qu’elle voulait vivre. Elle avait besoin de se construire, elle voulait être forte et se suffire à elle-même. Elle avait toujours été quelqu’un parce que son frère était là, parce qu’il l’aidait et aujourd’hui elle était seule. Elle se devait d’être quelqu’un seule, sans avoir personne avec elle. Personne pour l’aider à prendre les décisions, personne qui prendrait la moitié qui lui manque pour former un tout.

Elle conclut sa phrase par un dernier regard et prit une gorgée de ‘sky appréciant la chaleur que l’alcool provoqué dans sa gorge.



« Il ne te reste plus longtemps avant ton mémoire, que comptes tu faire ensuite ? »


Lauréline enchaina une seconde gorgée et posa un coussin derrière sa tête pour se caler correctement. Il se faisait tard et après une telle intensité dans sa danse et ses émotions, l’adrénaline redescendait peu à peu laissant place à un calme extrême et une plénitude apaisante.



~Depuis la première fois que je l’ai vue. Quand je suis près de lui, je sais pas… il me fait ressentir quelque chose de différent des autres garçons ~

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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Sam 14 Avr - 1:19

Maison des Wenlock,
17 ans plus tôt.


« Maman, j’ai mal au cœur. »
Regard inquiet de la mère alors qu’elle pose une main sur le front de son fils.
« Pas de fièvre. Tu n’as rien mangé d’inhabituel ? »
« Non. »
« Depuis quand as-tu mal, Alvin ? »
« Depuis que je suis rentré de l’école. »
« Il s’est passé quelque chose, aujourd’hui ? »
Soudaine attention du garçon pour ses lacets.
« Alvin ? »
« Elena m’a raccompagné jusqu’à la maison en me tenant par la main… »
« La petite voisine d’en face ? »
Air buté du fils, sourire de la mère.
« Tu es tombé amoureux, toi. »
Yeux d’enfant paniqué.
« C’est grave ?! »
« Ce n’est pas une maladie, Alvin, c’est un sentiment. »
« Je n’aime pas ça moi, tomber, ni de ma bicyclette, ni amoureux, ça me brouille l’estomac à l’envers. »

______________________________________________

Les doigts d’Alvin saisirent le verre de whisky. Il ne savait pas ce qui lui avait pris de se justifier pour le pari. Il ne devait rien à Lauréline et elle n’attendait rien de lui, mais quel mal y avait-il à s’expliquer pour le principe ? Elle avait évoqué le pari la première, l’éclairant sur ce qui avait mené à son échec, et il avait répondu par tout ce qu’il avait trouvé à dire sur le sujet. Alvin voyait mal comment discuter là-dessus sans qu’aucun des deux n’exprime son opinion. Il n’était pas mal à l’aise d’en parler, tout n’était qu’hypothèse et spéculation, le pari n’existait plus.

« Ce n’était pas une proposition, tu sais. Je n’ai jamais dit que si tu me l’avais proposé, j’aurais accepté. »

Ni oui, ni non. Alvin ne se prononçait pas. Trancher la question n’était pas nécessaire non plus puisque tout ne resterait que suppositions. Il prit une gorgée de whisky, laissant l’air devenir plus léger dans ses poumons et autour de lui. Ils ne s’attardèrent pas longtemps sur l’histoire du pari. Lauréline répondit à sa question qui les fit dériver sur autre chose. Ainsi, elle voulait devenir médecin sans frontière ? Alvin sourit, admirant ce courage. Puis, il attrapa une phrase échappée au vol. Quelle vie Lauréline n’était-elle pas parvenue à sauver ? Quelqu’un d’important, proche d’elle, il le sentait dans sa voix. Alvin ne demanda rien, trouvant indélicat de le faire alors qu’ils se connaissaient à peine. Il la laissa poursuivre avec enthousiasme l’étalage de ses rêves. Le regard d’Alvin changea. Il connaissait peu de monde au sein de l’université, mais plus il en apprenait sur ces derniers, plus il voulait mieux cerner et comprendre ces personnes qui, il en était intimement convaincu, sauraient partager passion et complicité avec lui. Lauréline lui renvoya la question, portant le verre de whisky à ses lèvres.

« Je veux partir voir le monde, voyager, tout comme toi. Représenter les peuples magiques, entrer en contact avec eux, les aider à s’intégrer, à faire entendre leur voix. »

Un idéaliste, diplomate, pacifique.

« Je veux terminer mon mémoire et obtenir mon diplôme d’études. Ensuite, je mettrai les voiles. Je ne sais pas où j’irai en premier, mais ça n’a pas beaucoup d’importance puisque je veux aller partout et que je n’ai encore été nulle part. L’Afrique, ce doit être fascinant. Tu imagines, la savane, le désert, tous les peuples qui s’y trouvent ? »

Son regard se perdait au loin. Alvin entendait presque le bruit des tamtams africains résonner au creux de ses oreilles. La chaleur que lui procurait le whisky au creux de l’abdomen lui donnait l’impression d’y être déjà. Combien de fois s’était-il imaginé à des centaines de kilomètres à la ronde devant un paysage étranger ? Il but une seconde gorgée, moins raisonnable que la première.

« J’espère que tu n’as pas de cours en matinée. »

Alvin rit, ses yeux pairs rivés sur le liquide ambré qu’il fit tourner dans son verre.

« On doit être les seuls encore éveillés dans le château. Je crois que je vais faire nuit blanche, autrement je ne saurai pas me lever dans quelques heures, et encore moins en ayant bu de l’alcool. »

Il leva son regard vers Lauréline, souriant. Alvin ne comptait plus les nuits entières qu’il avait passé à étudier, d’abord pour son BUSE, ensuite son ASPIC. S’ensuivit à cela tous ses examens universitaires en plus de ceux de sa sœur. Aujourd’hui, Arth se débrouillait souvent toute seule, mais lorsque les jumeaux étudiaient ensemble à l’UMA, Alvin mettait les bouchées doubles afin de l’aider à réviser. On lui disait souvent qu’il ferait un bon professeur, que ses explications étaient claires et précises, mais enseigner ne l’intéressait pas. Peut-être lorsque viendraient ses vieux jours, mais pour l’instant, il était encore trop tôt pour le dire.

« Tu as déjà essayé le whisky à l’érable ? C’est vraiment bon, ça laisse un goût sucré sur les lèvres, comme le sel de céleri pour le bloody césar. »

Une fois, en salle commune, Lauréline lui avait fait goûter du yadong, une boisson fortement alcoolisée originaire de Thaïlande où son commerce tombait dans l’illégalité. Elle semblait en connaître un rayon sur les différents cocktails et alcools forts du monde.

« C’est vrai, j’oubliais que tu es à moitié irlandaise… Tu pourrais peut-être m’aider, on m’a déjà parlé de Potcheen, tu vois ce que c’est ? »

Il s’agissait de l’une des curiosités de l’Irlande qu’Alvin voulait connaître. Lorsqu’il avait annoncé qu’il partait terminer ses études à proximité de Dublin, on lui avait chaudement recommandé de boire du Potcheen, une puissante boisson du pays à haute teneur en alcool, à l’arôme de pomme de terre et d’orge caramélisé. Il lui parlait de futilités à défaut d’oser lui demander pourquoi elle était venue danser seule en pleine nuit. Bien qu’Alvin aurait aimé savoir, ça ne le regardait pas. Il avait également la conviction que si Lauréline voulait qu’il reste à ses côtés, ce n’était pas pour qu’il lui demande ce qui n’allait pas. Si l’incapacité à aller jusqu’au bout d’un pari la blessait dans son orgueil, le gallois devinait que la jeune femme avait sa fierté. Il devait probablement se compter chanceux d’avoir vu ses yeux se remplir de larmes. Buvant une autre gorgée de whisky, Alvin se disait que même s’il ne les détectait pas nettement, il y avait autour de Lauréline des limites à ne pas dépasser. Sa sœur lui répétait souvent qu’un peu d’audace ne pouvait pas lui faire de mal, mais il concevait difficilement en quoi un tel trait de caractère était pratique dans son cas s’il pouvait réfléchir avant d’agir. Alvin préférait jouer la carte de la prudence en laissant les autres venir à lui. Lorsqu’il sortait dans un bar, il s’installait au comptoir ou à une table en solitaire. La plupart du temps, on lui demandait s’il attendait quelqu’un, ce à quoi il répondait par la négative, et la conversation s’enchaînait d’elle-même. Il pouvait compter sur les doigts d’une main le nombre de filles qu’il avait abordé le premier. Malgré tout, ces détails n’avaient pas leur importance puisque même si elle ne le lui avait pas demandé, Alvin ne voulait pas de « ça » non plus avec Lauréline. Toutefois, si on lui avait demandé ce qu'il voulait d'elle, il aurait bien été incapable de répondre.
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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Dim 15 Avr - 21:43

Elle ne souleva pas ses derniers propos concernant le pari, il faisait parti du passé il n’y avait donc plus rien a dire. Il s’était pas fait parce qu’il ne devait pas se faire et puis c’est tout il ne fallait pas chercher plus loin. Pourquoi chercher plus loin d’ailleurs ?! Pourquoi se justifier? Elle n’attendait rien de lui et il n’attendait rien non plus d’elle alors pourquoi ne seraient ils pas amis ? Elle ne voulait peut être rien avec lui parce que justement ils étaient amis… Mais pour être amis, ne fallait il pas se connaitre d’avantage? C’est vrai après tout, que savait elle de lui, à part qu’il avait une jumelle, qu’il aimait les peuples magiques, qu’il ne faisait qu’étudier tout le temps et qu’il aimait le café. Sans oublier qu’il était d’une force tranquille déstabilisante et que son visage reflétait des trait tellement purs. Et puis il y avait ses yeux aussi, oui c’était surement la faute à ses yeux. Voilà pourquoi elle n’avait pas pu faire le pari! Elle en était certaine et puis…


L’écoutant parler un peu plus sur ce qu’il voulait faire plus tard elle eu l’impression pendant un millième de seconde d’entendre Laucian. Figé, elle le regarda subitement sans rien dire et ne laissant aucun expression sur son visage, se montrant froide, livide comme choqué. Ce n’était pas ses yeux. Elle supportait son regard, comme elle supportait plonger son regard dans le sien. Ce n’était pas ca le problème, le problème c’est qu’il lui ressemblait. Oui! C’était ca le problème, elle avait l’impression de l’entendre, d’entendre les mêmes rêves - à quelque chose près - que son frère.
Ce n’est qu’au moment ou Alvin lui posa la question concernant l’Afrique que Laure reprit ses esprits.


«  Mmh ? Ho les peuples magique en Afrique ? Oui … Il doit y en avoir pleins, tu as raison… »

Ne voulant pas montrer sa gêne elle commença à se rouler un joint. Elle avait écouté tout ce qu’il venait de lui dire, mais elle était également perdu dans ses pensées. Tu penses trop laure, tu laisse trop souvent ton esprit prendre le dessus. N’Est-ce pas toi qui veux tout contrôler, te contrôler?! Que fais tu donc à essayer de savoir tu n’as pas réussi à faire le pari, il ne s’est pas fait et puis c’est tout, c’est qu’il ne devait pas se faire arrête de savoir le pourquoi du comment. Pourquoi vouloir être maitre de toi-même si c’est pour laisser ton esprit te guider…
Elle tira une latte et se laissa aller confortablement sur le coussin, apaisé, le verre toujours en main.


« Il me semble que mon prof du matin est absent … Enfin bon c’est pas comme si j’allais en cours tous les matin avec assiduité. »

L’alcool commençant à faire son effet, elle se mit à rire de bon cœur. Elle n’aimait pas ca les cours le matin, cela devrait être interdit même, devoir se lever aussi tôt. Devoir se présenter réveillé, et de bonne humeur. Comment Est-ce possible d’être de bonne humeur alors qu’il n’était encore que 8h du matin ?

« Tu arrives à te lever toi le matin pour aller en cours ? »

Alvin avait l’air d’être quelqu’un assez sérieux, alors bien sur qu’il se levait le matin pour aller en cours. Même s’ils étaient à 8h du matin il n’y avait pas de doute à avoir, il y allait, c’était certain. Elle éteignit son joint pensant que la fumée pouvait peut être le déranger finalement, elle ne lui avait pas demander si elle pouvait fumer…

« On ne doit pas être les seuls, Andrew doit être en train de rentrer de soirée. Et puis Elei ne dort pas la nuit il me semble… »

Elle commençait à se sentir de plus en plus légère, comme une plume à peine posé sur un nuage. Une légèreté extrême, elle détourna son regard sur les lèvres de alvin essayant de gardé l’attention sur ce qu’il pouvait dire. Elle posa son regard sur ses lèvres, les regardant bouger doucement. Il n’était pas le genre de garçon qui parlait plus vite que tout, il parlait doucement et savait être clair quand il s’exprimait. Alvin ne parlait pas comme une radio à déblatérer une multitude de choses sans grand intérêt, parler pour parler ce n’était pas son truc visiblement.

En regardant ses lèvres, Lauréline s’aperçut qu’il pouvait rester encore une goutte de ‘sky sur le coin de ses lèvres. Ces dernières ne semblait pas sèches à proprement parlé mais quelque peu gercées, peut être était ce la cause de l’alcool prenant le peu d’humidité qui pouvait se trouver cette endroit. Elle s’aperçut également que sa peau paraissait lisse, sans grandes imperfections. Sa peau n’était pas de type bronzé mais plutôt blanche, presque nacré. Regarde comme la commissure des lèvres épouse parfaitement bien la courbe du verre quand il le porte à ses lèvres. Comment est il possible qu’il reste une infime goutte d’alcool à cette endroit alors qu’au vu de la forme des lèvres, elles devraient tout récupérer et ne rien laisser?!

Mais Lauréline, réveille toi, il te parle !! Il te pose une question là ?!


« Excuse moi tu me disais quelque chose? Tu parlais d’alcool c’est ca ?! »

Bien Lauréline, bravo ! Heureusement que tu écoutes un minimum ce qu’il te dit. Laisse ton esprit tranquille ou alors ne le laisse pas prendre le dessus. Mais que fais tu laure ?! Que fais tu?
Le mélange de l’alcool et de l’herbe la faisait partir rapidement en réflexion sur toutes sorte de choses. Elle aurait pu se poser n’importe quelle question et philosopher dessus pendant des heures, il n’y avait que pendant ses instant ou elle réfléchissait et avait une ouverture d’esprit inexplicable.


« Eöl m’en à déjà parlé du Potcheen. Mais je n’ai malheureusement jamais pu le gouter. Jo, en vend me semble t-il. Enfin, il a une pièce au sous sol de son bar ou il doit en faire gouter, ça et autres substances. Les elfes sont farfelus. »

Lauréline lui disait des noms comme si alvin était au courant de tout comme si pour lui les prénoms Eöl et Jo voulait dire quelque chose dans son esprit. Mais il ne fait pas partir de ton monde Laure !

« Tu le trouveras à bourg en bière dans une petite ruelle. Le bar fait peur de l’extérieur mais dedans c’est sympa et agréable. Tu auras qu’à dire que tu es un ami à moi, ce devrait être plus simple »

Pourquoi ne lui proposes-tu pas de l’accompagné. Serais tu en train d’essayer petit à petit de le fuir comme la peste? Elle prit une nouvelle gorgée d’alcool et le regarda à nouveau.

« Tu sais tu n’es pas obligé de rester, enfin je veux dire… Je ne te chasse pas hein, loin de là. Mais ne te sens pas obligé. Je ne me sens pas prête de retourner au dortoir pour ma part, alors que si toi tu as sommeil, vas y je t’en prie, il commence à se faire tôt le matin... »

Elle s’alluma cette fois une cigarette et remplis à nouveau son verre de whisky. Laissant partir ses yeux dans le vide elle se mit à rire de bon cœur. Illuminant son visage. Elle se rappela ce que Laucian faisait quand elle ne dormait pas, il prenait sa baguette et faisait apparaitre des lucioles pour les faire voler au dessus d’eux et qu’elles fassent penser au étoiles de l’extérieur. Lauréline prit sa baguette et fit donc apparaitre 5 lucioles, les faisant voler au dessus d’elle s’amusant à créer des formes, à les faire voltiger un peu partout au ciel. Puis elle les laissa faire selon leur bon vouloir et se mot à rire, heureuse, comblé retrouvant en quelque sorte quelque chose de connu. Laissant aller son esprit elle ne penser plus à rien, elle était bien, tête posait sur le coussin à moitié allongé à terre, terminant sa cigarette. Elle ne se rappelait même plus qu’alvin était à côté d’elle, elle ne se rappelait même plus être à swyn.


Rire de joie, montrant du doigt une luciole.


«  Regarde cette luciole Lauc ~ … »

Erreur, tu n’as plus 16ans laure, réveille toi. Il n’est plus là. Ce n’est pas lui près de toi. Grand choque réalisant ce qu’elle était sur le point de dire. Elle s’arrêta de justesse finissant sa phrase avec Alvin, ni vu ni connu. Avec un peu de chance et tant d’alcool dans le sang - déjà le 3ème verres chacun - il n’entendrait pas l’erreur, il n’entendrait pas le prénom.



«  Elle se rend folle la pauvre, elle tourne vraiment vite. Je suis sur qu'en prenant en photo ca figerait un beau dessin. »


La luciole ne savait plus comment se tenir, elle tournait sur elle-même complètement folle. Lauréline fut gênée de sa précédente phrase, espérant qu’il ne soulève pas elle avait continué pour ne pas montrer son erreur, sa faute, la bêtise qu’elle venait de faire, le lapsus affreux qu’elle venait de commettre. Il n’est pas lui laure, il n’est pas Laucian, il est Alvin et puis c’est tout. Laucian est mort ! Mort !

«  Tu faisais quoi avec ta sœur toi quand vous n’arriviez pas à dormir ? »

Il fallait changer de conversation, ne pas rester sur ce loupé, ne pas laisser l’opportunité de poser des questions Un dernier soupire discret regardant les lucioles illuminer le plafond de la salle.

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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Lun 16 Avr - 20:55

La Lauréline de cette nuit lui paraissait différente de celle qu’il avait rencontrée la première fois. Toujours aussi impulsive, bien sûr, mais plus distraite, la tête ailleurs. Alvin l’observa se rouler un joint. Cela n’aiderait sûrement pas à sa présence d’esprit. Malgré tout elle semblait calculer tous ses gestes en leur donnant une mécanique naturelle quasiment nonchalante. Lauréline lui parla des cours, en l’occurrence de l’absence de son professeur en matinée. À cela, Alvin vida la dernière gorgée de son verre de whisky, lui-même étonné de la vitesse à laquelle il l’avait bu. Il le remplit à demi, sentant l’atmosphère se détendre sous le rire de Lauréline.

« J’y arrive, oui. Le café est d’une grande aide, parfois. »

Il se rappelait la difficulté qu’il avait à s’extirper de son lit certains matins. Sa tasse de café bien noir devenait alors sa source d’énergie, son salut pour passer à travers la journée. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, pour diverses raisons, Alvin avait l’habitude de se coucher très tard. Il étudiait, lisait, sortait, et la majorité du temps, il était levé à l’heure. Le jeune gallois ne s’empêchait pas de charger ses soirées sous prétexte qu’il y avait cours le lendemain. Lors de rares occasions, il éteignait son réveil et restait couché sans se sentir coupable. Rattraper le temps perdu était toujours possible plus tard, tout comme le sommeil de la nuit blanche qu’il était en train de passer.

« … »

Lauréline ne répondait pas à sa question sur le whisky à l’érable. Patient, Alvin décida de boire une gorgée supplémentaire de son verre, le portant à ses lèvres. Lorsqu’il rabaissa son menton, laissant le liquide emplir son corps de chaleur, il remarqua le regard figé de la Plumentine. Alvin cligna des yeux. Que regardait-elle avec tant de concentration ? Ou de fascination, il ne saurait le dire, sa propre vue se trouvant en état de lui jouer quelques tours, gracieuseté du whisky affluant dans ses veines. Baissant les yeux afin de regarder ses vêtements, Alvin ne remarqua rien d’inhabituel sur sa personne. D’un geste inconscient, il passa sa langue sur ses lèvres et entreprit de boire encore, réflexe qu’il avait dès qu’il tenait un verre entre ses mains.

« … Jo est un elfe ? »

La voix d’Alvin, accompagnée d’un sourire, reflétait son enthousiasme sans grande difficulté. Personne ne l’avait informé au sujet d’un bar tenu par un elfe à Bourg-en-Bière.

« La ruelle est située dans quel quartier ? Tu as le nom du bar ? »

Un tel endroit existait vraiment dans les environs ? Alvin comptait bien s’y rendre et acheter le Potcheen renommé. Il proposerait plus tard à Lauréline de partager la bouteille avec lui, pour la remercier du tuyau. Ne buvait-il pas déjà son whisky à elle ? Mais Lauréline coupa court à l’idée qui germait dans l’esprit d’Alvin. Il le savait, que rien ne l’obligeait à rester, pourtant il ne ressentait plus la tension dans la pièce. L’alcool y était peut-être pour quelque chose, mais il le lui avait déjà dit que ça ne lui dérangeait pas de rester. Alvin ne répondit pas. Il essayait de comprendre pourquoi Lauréline insistait autant. Elle se mit à rire, ses grands yeux verts fixant le vide. Alvin posa son verra, relevant son regard vers les cinq lucioles que venait de faire apparaître Lauréline au-dessus de leurs têtes. Le silence emplissait la salle tandis que le gallois suivait le vol lumineux de l’une d’entre elles. Un rire résonna et Alvin se tourna vers Lauréline qui pointait une autre luciole planant dans l’air. Mais elle ne lui parlait pas à lui.

« Elle tourne aussi vite que tu dansais. »

Alvin voyait qu’elle cherchait à rattraper le mauvais usage de son prénom. Sans s’en vexer, il alla jusqu’à sourire, venant s’asseoir près de Lauréline, tout à côté d’elle. Il ne la regarda pas, levant ses yeux vers les lucioles qui exécutaient des vrilles avec agilité.

« Ma sœur ne tenait jamais en place lorsqu’elle était petite, encore moins à l’heure où il fallait se coucher. Un soir, je lui ai montré un avion dans le ciel à travers la fenêtre de notre chambre. Je lui ai dit qu’il s’agissait d’une étoile filante et qu’elle devait faire un vœu, mais que pour qu’il se réalise, elle devait dormir avant que l’étoile disparaisse. Bien sûr, en voyant que les friandises qu’elle demandait n’arrivaient pas par camions comme elle l’avait demandé, elle a vite compris que ce n’était pas vrai, pourtant on a continué à faire des vœux en trouvant des avions dans le ciel quand l’un de nous deux n’arrivait pas à dormir, c’est devenu une sorte de tradition. »

Il s’inclina à peine vers Lauréline, un sourire discret au coin des lèvres.

« Qu’est-ce qui t’empêche de dormir ? »

Ils n’étaient plus des enfants, et ce qui leur permettait jadis de trouver le sommeil ne fonctionnait plus à leur âge. Alvin n'attarda pas son regard sur Lauréline. À vrai dire, il ne la regardait jamais bien longtemps, et toujours à distance raisonnable. Dire que lorsqu’il l’avait aperçu à son arrivée la toute première fois, il était parti en courant dès qu’elle lui avait sourit, s’enfargeant dans ses pieds, fuyant vers la sortie. Quelle honte de réagir comme un adolescent. Il s’en était voulu, peu fier d’avoir pris la poudre d’escampette devant une fille qui l’avait regardé avec un tel sourire que ses jambes se transformèrent en coton. Lauréline ne semblait pas se douter de l’effet qu’elle lui faisait lorsqu’elle s’approchait trop de lui, ou encore quand elle se pendait à son cou pour s’amuser. Il le cachait bien et s'en portait mieux ainsi.

« Tu veux d’autre whisky ? »

Assit en tailleur, Alvin étira son bras vers la bouteille, attendant la réponse de Lauréline pour l’attraper et les resservir. Il restait encore deux bonnes gorgées dans son propre verre, mais puisqu’il n’était pas là pour parler de lui, mais pour écouter Lauréline, il consentait à lui laisser la parole. Alvin avait toujours été plus doué pour écouter et comprendre que s’affirmer. C’était sans compter qu’il voulait vraiment en savoir plus sur Lauréline qu’il ne connaissait que trop peu, et pas assez. Entre temps, une luciole était venue se poser sur son bras, éclairant d’un cercle luminescent l’avant-bras du gallois qui rit, les pattes de la petite créature lui chatouillant l’épiderme.
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Lauréline McShane
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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Mar 17 Avr - 22:47

Dans la vie de chacun, il existait différente périodes pouvant toutes être décris par un mot, un nom, un adjectif ou encore un adverbe… Peut important en faite. Le mots en lui-même importé peu, ce qui était important c’était sa signification, ce qu’il voulait dire et exprimer. Dans une même vie il pouvait y en avoir une multitude de mots. Tout dépendait du nombre de période que l' individus pouvait avoir, deux - l’enfant et l’adulte, la base - ou alors bien plus cinq, six … Il n’y avait pas de chiffre limite, il n’y avait pas de destin ou d’histoire déjà écrite, il n’y avait pas non plus un nombre spécifique pour chaque individus. A ce jour, Laure pouvait en compter trois ! Il y avait eu l’enfance, comme chacun, les merveilleux moments en famille, les joies, les rires ainsi que les amusements et les jeux d’enfants puis les choses avaient commencés à se corser. De l’enfant on était passé à la fuite, le tour du monde qu’elle avait fait avec son frère, la tonne de paysage qu’elle avait vue pour oublier, oublier le mal ancré au plus profond de son être , la compensation que ca lui provoqué sans compter les nouvelles émotions qu’elle découvrait et sa vie qui pouvait recommencer. Sa nouvelle vie, oui parce que l’ancienne n’existait plus, elle ne devait plus existait. Hors pour recommencer une nouvelle vie fallait il encore que l’esprit soit consentant. Fallait il encore qu’il veuille bien accepter le deuil que le cœur tentait d’établir, accepter également de tourner la page et de ne plus regarder en arrière … toute ces choses que l’humain se plait à traduire par une simple phrase « on ne fait pas toujours ce qu’on veut », ce qui est faux en y réfléchissant bien. L’esprit étant capable de se convaincre en quoi le cœur, lui, ne serait pas capable de convaincre l’esprit ?! Les sentiments étant normalement bien plus fort que les pensées…


Voilà ou en était Lauréline ! La phase ou il fallait laisser le cœur prendre le dessus et convaincre le conscient qu’une nouvelle vie était possible. Que quelque chose de nouveau n’était pas forcément renier le passé mais avancer, grandir et assumer.

Troisième phase : La peur.

Elle avait peur Lauréline, peur de remplacer son frère, peur de l’oublier … oui peur de l’oublier. Le plus dur dans un terrible chagrin c’est de se souvenirs ce que l’on pouvait ressentir avant cette tristesse. Il faut la garder précieusement cette sensation parce que si jamais on la laisse partir… on la perd à jamais. Et c’est de ca dont laure avait peur. Perdre à jamais la joie qu’elle avait pu ressentir avec lui, les rires qu’elle avait pu avoir le concernant. Ne plus se souvenirs des simples moments jusqu’à oublier les traits de son visage, n’avoir qu’un vague souvenir de ses yeux, de la couleur de ces derniers ainsi que de la forme de ses iris et puis la couleur de sa bouche et les grimaces qu’elle pouvait faire en fonction des mots prononcés ou des expressions faciales établies. Et si avec le temps son esprit oubliais ces futilité?

Elle avait beau tout faire pour être forte et le paraitre aux yeux de tous, elle était comme tout le monde avec des peurs, des craintes et au final … Comme tout le monde elle se faisait contrôler par ces dernières en arrivant même à ne pas dormir malgré la fatigue pesant sur ses épaules. Cherche le bouton off laure, cherche le et appuie dessus juste pour te laisser aller un instant aussi court soit il.


La plumentine avait pu entendre à la voix du jeune homme lui tenant compagnie que le mot elfe aiguisa sa curiosité.



« Oui Jo est un elfe… C’est, le parrain de mon frère ainé !  Je ne sais pas si tu vois la magasin de livre au village ?! Et bien peut être 200mètre plus loin. Environ. Mais tu ne l‘as surement pas vu, c‘est tellement petit de l‘extérieur et puis l‘enseigne ne fonctionne pas vraiment… Ce n‘est pas ce qui attire l‘œil »

Lauréline lui adressa une grimace. Elle n’avait pas l’esprit assez frais pour se concentrer sur quelque chose trop longtemps, un peu comme un enfant ne captivant son attention que de façon courte et passant à autre chose très vite. Ce que pour un enfant on appelle ca normal, pour un adulte on appelle cela de l’hyper activité ou alors dans le cas présent cela s’explique avec la fatigue mais surtout les émanations de l’herbe fraichement fumée. Laure attira donc son attention sur les lucioles avant de tourner brusquement son regarde vers Alvin.


« Aussi vite que tu dansais »… Tu avoues donc, tu m’as vu danser pas vrai ?! Tu as remarqué pas vrai?! Je le vois à ton regard que tu n’es pas assez imbibé pour ne pas avoir fait attention à cette affront. Tu les regarde vraiment comme quelqu’un d’intéressé, attiré par la lumière qu’elle produisent et tu ne dis rien, tu ne soulèves pas ni ne me fait de remarques gestuels… Serait on quitte avec la cheville?! Puis elle l’écoutant parler de lui et sa sœur. Lauréline ne regardait plus les lucioles mais elle le regardait lui, racontant l’histoire qui le concerné esquissant un léger rictus, heureuse d’en savoir plus sur lui. A un autre moment elle aurait été passive, sans expression et froide, ne voulant montrer en aucun cas les quelconque émotions qui pouvait se réfugier en elle… Seulement là ! Se sentant de plus en plus légère, correctement installer la tête dans le coussin elle ne réfléchissait plus à tout cela. Le bouton Off n’était cependant pas éteint mais la mise en veille quand à elle, avait été mise en fonction sans hésitation. Stone.

Le voyant s’incliner vers elle, Lauréline détourna rapidement la tête reprenant son air neutre. Elle prit un instant de réflexion ne sachant pas quoi répondre à première vu. Il lui était impossible de dire que son esprit réfléchissait trop, qu’il prenait le dessus sur tout le reste ne lui permettant plus d’être maitre de ses actes au sens large du terme. Qu’elle ne maitriser plus, ne contrôler plus et que c’était plutôt elle qui se faisait contrôle par ses hormones ses émotions et ses pensées. Elle n’avait nullement envie de parler de Laucian non plus et puis pas avec Alvin! Pas se soir, pas maintenant, pas avec Alvin. Il lui ressemble trop, ils sont trop similaires, trop de ressemblances, physique, morale, trop de pensées semblables, trop de trop finalement. Et puis cette apaisement en sa présence qu’elle ne savait pas expliquer. Elle lui en parlerait surement un jour, parce que même sans le connaitre elle l’aimait bien, il faisait partie de ses gens swyn qui savaient être agréables et elle voulait apprendre à le connaitre. Impossible de savoir pourquoi mais … Un peu comme se soir, c’était plaisant de savoir ce qu’il pouvait faire avec sa sœur étant enfants.


« Mon côté sombre j’imagine. Celui qui ne veut pas que je passe à autre chose. Celui qui me laisse un pied dans le passé pour ne pas l’oublier. Tu sais le Yin, cette partie qui pleure la perte de sa moitié car elle ne sait plus comment faire pour trouver le juste milieux de son bonheur… »

Elle ferma la bouche un instant pour la ré-ouvrir et … la referma. Attention à ce que tu dis laure, ne lui dis pas n’importe quoi. Ce n’est pas parce que se soir tu es stone et que tu te sens bien que tu dois te laisser aller. N’appuie pas sur le bouton off tout de suite, pas comme ca, pas maintenant !
Elle n’ajouta rien, hocha la tête pour un verre en plus de whisky qu’elle but d’une traite, cul sec. S’étant inclinait vers elle, ils n’étaient plus qu’à quelque centimètre d’écart à présent. Elle pouvait voir d’avantage son visage, l’expression que ses yeux pouvaient refléter, la position de ses mains entourant le verre de ‘sky comme un précieux trésor. La forme de ses doigts, et la peau recouvrant sa main, une peau parfaite. Elles n’étaient pas celle d’un homme manuel, n’avaient aucune imperfections causés par de dur tâches faite à la main. Elles semblaient douces mais l’étaient elles seulement ?! La verre lui le savait, lui. Quel chanceux!

Elle détourna son regard, regardant à présent le plafond illuminé par les quelques lucioles encore présente posé contre ce dernier. N’osant pas croiser son regard elle ajouta sur un ton quelque peu endormie et à peine audible comme un son fluet non articuler


«  T’es le soleil, Alvin, mais dans ton monde la lune existe encore… C’est ca l’équilibre… »


Elle ferma les yeux un instant sans s’en rendre compte… Un court instant, une infime seconde qui s’éternisa visiblement puisqu’elle se réveilla au petit matin à côté d’Alvin. Elle n’était pas contre lui, ni dans ses bras, elle portait toujours ses vêtement un peu comme lui et ne se rappelait absolument pas de ce qu’elle avait pu dire avant de s’endormir. Enfin elle se rappelait de sa dernière phrase « C’est ca l’équilibre, mais il n‘y a qu‘un seul soleil par système…» Mais pas du reste, pas de ce qu’il avait répondu et de la conversation qui avait suivit. Elle ouvrit à peine un œil et se rendit compte que son front touché le bras d’Alvin. Quelque chose d’inconscient, elle ne s’était pas rendu compte et ne l’avait pas fait expiré bien entendue. Lauréline sentit la chaleur de sa peau, la chaleur que son bras dégagé à travers de son pull et l’odeur que ce dernier avait. Un parfum différent de ce qu’elle avait pu connaitre, une chose qui n’était pas similaire à Laucian … Elle serait resté ainsi pendant des heures, d’une à cause de la gueule de bois qu’elle avait mais aussi parce qu’elle aimait cette odeur, elle se sentait apaisée. Elle était rassurait, il n’était pas lui elle avait enfin trouvé quelque chose de différent. Quelque chose qui faisait tout, elle esquissa un sourire, heureuse de cette trouvaille. Puis ferma les yeux à nouveau essayant de s’endormir contre lui quand soudain elle réalisa qu’il n’était pas Laucian et qu‘elle n‘avait pas à être familière! Elle se leva brusquement, se redressant face à lui et le regardant dormir. Attendrit par sa tête d’ange mais également apeuré d’avoir passer la nuit avec lui. D’avoir parlé, de s’être confiée… De toute ce qu’elle avait pu faire inconsciemment, les gestes, les mots … Il était perspicace et pourquoi était il encore là?! Elle ne pouvait pas resté, elle ne voulait pas le voir se réveiller et qu’il le voit là, près de lui… Il n’y avait que Andrew pour parler le soir comme ca, il n’y avait pas de Alvin, ce n’était pas prévue ca. Thèdes ne comptait pas, Elei non plus d’ailleurs. Andrew était son meilleur ami et … Elle ne connaissait pas Alvin. Elle n’aurait pas du passer la nuit avec lui comme ca ou alors elle aurait du coucher avec lui. Pas juste parler, pas juste se confier… Pas en se disant au petit matin qu’elle n’avait pas envie de bouger tellement elle se sentait bien et apaisant le front sur son bras, aimant la chaleur qu’elle ressentait, son parfum qui l’enivrait. Elle se leva, le regarda un instant, fixement, se revoyant en Norvège avec Nicklaus à la place de Alvin… sauf que la elle ne laisserait pas de mots. De toute façon, ils n’étaient pas ensemble alors il n’y avait pas besoin de se justifier, la vie reprendrait son court.

Alors elle partit sans rien dire, discrètement, sans bruit parce que c’Est-ce qu’elle savait faire de mieux.



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MessageSujet: Re: In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]   Sam 21 Avr - 17:51

Sous l’effet de l’alcool, Alvin Wenlock oubliait toute inhibition, se croyait intouchable, à l’abri de tout. Rien ne pouvait lui faire quitter la salle, et rien ni personne ne le fit. Il restait assit aux côtés de Lauréline qui ne soufflait mot ni sur le sortilège, ni sur son aveu de l’avoir vu danser. Il n’avait pas conscience d’avoir admis l’avoir vu danser non plus. Le silence qu’elle exprimait à ce propos n’était-il pas là le signe qu’elle non plus ne voulait pas partir ? Pourquoi s’en aller lorsqu’on est bien ? Lauréline disait quelque chose et son corps en criait le parfait contraire. Alvin comprenait très bien cette contradiction de gestes par opposition aux pensées. L’espace d’un battement de cils, lorsqu’elle s’était retournée à la question sur ce qui l’empêchait de dormir, Alvin crut apercevoir quelque chose dans le regard d’émeraude de Lauréline, une sombre lueur non identifiable. Si point faible il y avait, Alvin ne cherchait pas à remuer le couteau dans la plaie, seulement à mieux la comprendre. Il s’en voulut un peu d’avoir touché un point sensible, mais comment pouvait-elle rester entre ces deux états, coincée dans cet équilibre précaire, envahie par le doute et l’incertitude ? Ne pas être en mesure de laisser le passé derrière, condamnée à avancer à reculons… Que pouvait-il faire ? Alvin se sentait impuissant devant l’ombre dont Lauréline lui parlait. Encore ces ténèbres qu’elle évoquait, ce Yin maudit qui la poursuivait sans relâche.

À l’évocation d’une moitié perdue, Alvin devina qu’elle faisait référence à quelqu’un qui ne faisait plus partie de sa vie, une personne complémentaire, capable de former un tout avec elle. Quelqu’un qui, par son départ, avait laissé un vide incommensurable dans sa vie. Le gallois n’osa pas pousser plus loin sa réflexion, reportant son regard au fond de son verre qu’il tenait de ses mains entre ses genoux rempliés. Lauréline se montrait forte, se croyait faible, et elle se trompait. Cette personne dont elle parlait, elle en avait été dépendante, elle en avait eu besoin. Alvin admirait cette force qu’elle avait de survivre seule malgré la peine, cette faculté d’être capable d’afficher un sourire, même faux. Prétendre n’avait rien de facile alors que pleurer ne demandait aucun effort, et Lauréline allait jusqu’à danser. Relevant son regard vers elle, Alvin suivit des yeux la main de la jeune femme ramener ses cheveux vers l’arrière. Une mèche rouge revenant se poser devant ses yeux tira un sourire réservé du visage du gallois. Lauréline la remit en place derrière son oreille, la mèche se courbant sous le lobe pour épouser les contours de sa joue, la pointe chatouillant son épaule.


« Il y a plus que le soleil et la lune dans l’univers, tu sais. »

On y trouvait également des étoiles, aussi brillantes dans le firmament que les lucioles battant de leurs minuscules ailes - qu’Alvin recommença à observer - et de nombreuses planètes où la vie se développait à l’infini. Tout n’était pas que jour et nuit, blanc et noir, lumière et obscurité, Yin et Yang, mais Lauréline ne voyait pas les autres couleurs, pas même le gris. Un soleil l’avait brûlé, disparaissant de son monde à elle, la laissant seule en arrière. Il ne savait pas qui, ni pourquoi. Alvin ne pouvait que constater non pas seulement les dégâts de cette absence, mais la volonté avec laquelle Lauréline essayait passer au travers.

« Laur- »

Trop surprit pour tressaillir, Alvin se figea lorsque le bras de Lauréline entra en contact avec sa jambe. Une chaleur qui n’avait rien à voir avec le whisky l’envahit, tendant les muscles de son tibia jusqu’à ses orteils. Il ne comprit pas tout de suite qu’elle s’était endormie, pensant d’abord qu’elle recommençait à jouer avec lui. Cette pensée quitta bien vite son esprit lorsqu’il se souvint qu’elle lui avait dit ne pas vouloir de ça le concernant. Avec prudence, Alvin inclina la tête vers Lauréline. Ses yeux étaient clos, sa respiration légère. Elle avait dit aussi qu’elle n’était pas prête à retourner à son dortoir, mais pas qu’elle n’avait pas sommeil. Il n’avait pas fait attention à ce détail qui ne le frappait que maintenant. Les nerfs de sa jambe se détendirent au bout d’une minute. Il se dégagea, déposant son verre vide de whisky à côté de la bouteille, et se releva. Sans faire de bruit, il quitta la salle vide pour aller chercher ses affaires dans la salle d’étude.

Alvin revint s’installer à côté de Lauréline, s’allongeant sur le ventre à l’extrémité du coussin. Il ouvrit son livre sur les mœurs et coutumes des gobelins devant lui, feuilletant le chapitre sur l’origine de leurs mythes. L’une des légendes racontait l’histoire de Kobel, un chef de clan médiéval à l’époque où leur peuple vivait encore au fond des cavernes en tant que mineurs. La loi du plus fort régnait en maître au sein des tribus, et afin de prouver sa bravoure, ce chef gobelin osa s’aventurer hors de la grotte où, selon les croyances populaires, d’immenses boules de feu peuplaient le ciel et rendaient aveugle quiconque les fixait trop longtemps. Vérité était que vivant dans le noir, la lumière du soleil heurtait la vue sensible des gobelins s’ils sortaient en plein jour. S’aventurant à l’extérieur, Kobel découvrit non seulement qu’il pouvait s’adapter à tant de luminosité, mais que les montagnes de cailloux que ses semblables extrayaient hors des cavernes la nuit scintillaient d’une magnifique couleur dorée. Les gobelins se garnirent alors d’or et en firent le commerce au sein du monde magique, se hissant dans la hiérarchie sorcière au cours des siècles, devenant gardiens des richesses de Gringotts.

À la page suivante, une gravure illustrait un gobelin cachant son visage derrière ses bras à la sortie d’une grotte, en proie à la vive lumière émanant d’une douzaine de boules célestes. Alvin songea que la réalité de certaines choses dépendait de la croyance qu’on entretenait. Il retira ses lunettes posées sur son nez au moment d’ouvrir le livre plus tôt, se demandant si Lauréline, comme les gobelins, ne voyait pas la brillance de l’or à force de rester dans les ténèbres. Il existait plus d’une source de lumière dans l’univers, même que… Alvin s’endormit sur son idée, la fatigue le gagnant. Le gallois bougea très peu dans son sommeil, comme à son habitude. Les heures défilèrent, la nuit laissant place au matin. Il ne sentit pas le front de Lauréline toucher son bras qui resta parfaitement détendu. Lorsqu’elle se réveilla, il resta endormi profondément, n’ouvrant les yeux qu’une heure plus tard. Alvin ne comprit pas où il se trouvait, pourquoi il portait encore ses vêtements de la veille et non pas son pyjama. Il se redressa, reconnaissant la salle vide, se rappelant y avoir passé la soirée avec Lauréline. À côté de lui, la place était vide. Alvin jeta un regard sur sa montre qui lui indiqua qu’il était plus de midi. Pas étonnant que Lauréline ne soit plus là, et encore moins étonnant encore qu’il préfère croire qu’elle s’était levée pour aller manger ou se préparer à un possible cours en après-midi. Alvin ramassa ses effets personnels qu’il rangea dans son sac, s’immobilisant devant le livre ouvert près du coussin. Un sourire éclaira son visage. Le gallois referma le livre en vitesse, le glissa sous son bras et courut jusqu’au loft. Il n’avait pas laissé ça à la maison, il en était sûr, et il devait le montrer à tout prix à Lauréline lorsqu’il la reverrait.

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In the night […] She said « I know the sun must set to rise. » [ PV Alvin ]

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