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 Partie de cache-cache [Réservé]

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MessageSujet: Partie de cache-cache [Réservé]   Ven 2 Mar - 19:30

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Dernière édition par Amalia De Lenn le Jeu 5 Juil - 18:49, édité 1 fois
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Andrew McAllen
M.U.M
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▌Né(e) le: 08 Avril
▌Pays d'origine: États-Unis
▌Statut: 6ème année

MessageSujet: Re: Partie de cache-cache [Réservé]   Lun 5 Mar - 2:50

***
Flashback

Londres. Il n’y avait jamais mis les pieds, c’était la première fois. Pareil pour l’Allée des Embrumes, le seul quartier louche d’Europe dont il connaissait l’existence. Selon les dires, il ne fallait pas s’y aventurer, l’endroit était mal famé, tout ça, plein de sorciers aux intentions malhonnêtes à éviter comme la peste. Mais c’était aussi un lieu où il était possible de dénicher à peu près n’importe quoi de pas très net si on en avait les moyens. Andrew économisait son argent depuis un bon moment pour cette petite expédition clandestine. Il sortait moins souvent à Bourg-en-bière et comptait avant de dépenser pour de l’alcool. Les chemises que Thèdes lui avait achetées la semaine dernière lui permirent aussi de mettre d’autres gallions de côté. Vêtu de sa cape bleu foncé, les attaches en argent se balançant au rythme de ses pas, Andrew se faufila donc enfin dans la sombre ruelle pavée de pierres, contournant une bouche d’égout fumante. Sa démarche ne laissait transparaître aucune nervosité. Il avait toujours été doué pour cacher ce qu’il ressentait. Un mendiant l’aborda, lui demandant ce qu’un si jeune homme pouvait bien chercher d’autre que des ennuis, dans le coin. Andrew fronça les sourcils, jetant un regard prudent en sa direction.

" Je cherche des grimoires de magie noire. "

Le sans-abri ricana, se redressant pour mieux le toiser de son regard mauvais, comme s’il savait quelque chose qu’Andrew ignorait.


" C'est que c'est vaste, ça, gamin ! Quoi, comme magie noire ? "


Andrew s’empêcha de grimacer devant l’haleine puante qui suivit la question. Putain, à quand remontait la dernière fois où ce type s’était brossé les dents ?!

" Des sortilèges. "

Le sourire du vieillard s’élargit alors qu’il tendit une main vide vers Andrew, lui demandant un peu de monnaie pour manger. C’était donc ça, il échangeait des informations contre de l’argent. Du chantage, en d’autres termes. Pressé de repartir au plus vite, n’ayant pas d’autre option et ne sachant où chercher, Andrew lui donna quelques gallions, mais du genre gourmand, l’homme se racla la gorge, la main toujours tendue, exigeant davantage. Comment savoir s’il se faisait avoir ou pas ? Merde ! Andrew n’avait pas de temps à perdre, Thèdes était sortie avec Kai à la Pimentine, et s’il ne voulait pas éveiller les soupçons, il devait être rentré avant minuit justement parce qu’il ne pouvait pas utiliser l’excuse d’une soirée à la Pimentine avec ses potes puisqu’elle s’y trouvait avec sa cousine. Voilà ce qui lui en coûtait, de ne plus vouloir mentir. L’omission passait encore, enfin, du moment que personne ne remarquait son absence. Andrew déposa quelques pièces supplémentaires dans la main du vieil homme qui, satisfait, lui montra une intersection à mi-chemin de la ruelle.

" À droite sous l’arche. Frappe un coup à la porte de la troisième boutique sur ta gauche. "

Andrew le remercia brièvement, plus inquiet de la somme qui lui restait en poche que de trouver la boutique en question. Il s’avança plus profondément dans l’allée, tourna à droite sous l’arcade de briques noires, comme indiqué, et tomba sur une allée plus étroite encore. Déserte, aussi, si ce n’était de la sorcière le scrutant sans gêne sur le porche de ce qui ressemblait à une vieille chaumière en décrépitude. Qui diable pouvait avoir envie de vivre dans un endroit pareil ? Andrew cogna une fois à la troisième porte du troisième établissement. Un homme à l’allure sévère lui ouvrit, une cicatrice lui déformant une joue. D'un ton méfiant, celui-ci demanda sèchement la raison de sa présence sur le seuil de sa porte. Andrew ne lui dit rien au sujet du mendiant, se contentant de lui expliquer qu’il était là pour acheter un livre traitant de sortilèges maléfiques, et que s’il ne voulait pas lui en vendre un, qu’il le dise tout de suite, parce qu’Andrew n’avait pas que ça à faire. L’homme s’écarta pour le laisser entrer, les affaires étant les affaires. Il lui présenta quatre grimoires anciens, lui donnant le prix de chacun d’un ton hautain, pour ne pas dire snob, comme s’il tenait à faire savoir à Andrew qu’il n’était pas le type de clients qui franchissaient habituellement la porte de sa boutique, comme si ça, il ne le savait pas déjà. Au final, Andrew ne pouvait s’offrir qu’un seul livre. Il paya sans hésiter, puis repartit avec son achat sous le bras, prêt à rentrer en Irlande avec à peine trois noises au fond de la poche de son pantalon.


Flashback
***

Il attendit la nuit suivante avant de sortir son grimoire de sa cachette. Andrew prit soin de vérifier que personne ne se trouvait dans les couloirs avant de se faufiler en douce jusqu’au deuxième étage. Pour être certain de ne pas être dérangé, il s’installa dans la toute dernière salle d’étude, alluma les deux bougies, l’une au mur, l’autre sur la table, et vint s’asseoir, déposant avec précaution le livre devant lui. Il n’avait rien trouvé dans la bibliothèque de l’école, ni même dans la librairie du village, ou celle de Dublin. Andrew s’était vite rendu à l’évidence que l’information qu’il cherchait ne pouvait pas se trouver si facilement. Il devait chercher ailleurs, là où l'accès était restreint. D’un geste de la main, il tira sur le loquet du grimoire, et sans résister, il s’ouvrit. La flamme de la bougie oscilla alors qu’il tournait la première page jaunit et sèche, faisant craquer la reliure usée. Les sortilèges étaient classés par ordre alphabétique. Deux heures s’écoulèrent sans qu'il ne s'en rende compte. Il en était à la lettre H lorsque son regard s’éclaira. Oui, ce sortilège pouvait peut-être fonctionner. Andrew se leva de sa chaise, agitant sa baguette magique devant lui et prononça à voix haute la formule magique. Silence. Absolument rien ne se produisit.

" Fait chier ! "

Déjà énervé, il reposa violemment sa baguette à côté du pendentif et recommença à feuilleter chaque page du vieux bouquin non sans souffler bruyamment. Il ne voulait pas arriver à la dernière page sans dégoter le bon sortilège. Et puis l’idée d’avoir dépensé tout cet argent pour rien, non, pas question ! Il serra le poing, son autre main tournant les pages. Il se replongea dans sa lecture, s’arrêtant de nouveau dix minutes plus tard, à la lettre L. Il s’éclaircit la voix et de nouveau debout, il lança le sort en faisant un mouvement de son poignet, baguette entre les doigts.


" Lorkavada supranskalis ! "

Le sortilège ricocha sur le pendentif, le projetant contre le mur. Andrew soupira, agacé, mais se figea aussitôt à la vue d’Amalia sur le seuil. Qu'est-ce qu'elle faisait là, en pleine nuit ? Il aurait oublié de verrouiller la porte ? Non, c’était pas possible ! Andrew referma le livre du côté où Amalia ne pourrait pas en lire le titre et la contourna suite à sa remarque pour examiner la serrure au-dessus de la poignée. Cassée ! Voilà où avait frappé le premier maléfice lancé plus tôt, c’était malin ! Andrew lança un Reparo vite fait et revint sur ses pas, se passant une main dans les cheveux.

" Désolé si le sortilège t’a effrayé, celui d’avant a fait fondre le verrou. Je me demandais pourquoi je n’avais rien entendu. "

Il se retourna vers elle et la vit fixer le vide. Andrew l’interpella, mais elle ne répondit pas, comme absorbée par il ne savait quoi.


" Amy ? Hey, ça va ? "

Pas de réponse.

" Amalia, tu m'entends ? "

Pourquoi ce silence soudain ? Elle ne semblait pas dans on état normal, quelque chose n'allait pas ? Que faisait-elle là en pleine nuit ? Inquiet, Andrew s’approcha, sa baguette toujours au creux de sa main droite lorsqu’une fois près d’elle, il marcha par inadvertance sur quelque chose qui provoqua un bruit de métal grinçant sur le carrelage. Soulevant sa chaussure, il recula de deux pas en arrière, baissant les yeux vers le sol. Son pendentif. Merde ! Se pencher pour le ramasser, et vite, parce que si elle posait des questions, il ne pourrait pas y répondre sans se sentir obligé de lui mentir.
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