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 Pandora Box [PV]

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Eleiakin Dreamtrue
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▌Né(e) le: 2 décembre
▌Pays d'origine: Afrique du Sud
▌Statut: 4ème année

MessageSujet: Pandora Box [PV]   Ven 6 Avr - 15:03

Suite Logique de ce sujet .



Il méritait dix, quinze, quarante verres d’eau. Cinquante ! Soixante ! Une infinité ! Un supplice de l’enfer grec, comme Tantale, Sisyphe, le tonneau des Danaïdes. Eleiakin aurait dû pester, s’énerver, devenir violente, lui mettre un coup de poêle, le mordre, crier, se défendre, se débattre, enfin bref faire quelque chose. Elle n’aurait pas dû rester passive comme elle l’était, elle aurait dû se battre, rien que réagir au contact physique qui venait de s’établir entre deux. Pour une personne normale, il n’y aurait rien à noter. Il lui avait juste attrapé le bras, juste le bras. D’ailleurs même pas le bras, la manche en gaz bleu de sa blouse qui flottait sans jamais toucher, juste enserrer ses deux baguettes de chair fine et d’os qui lui servaient de bras. Il y a quelques instants, ils avaient été tout aussi proches et elle n’avait pas réagi. Seulement, là, ça avait été plus brusque, moins prévisible. Danger potentiel toute suite notifié dans son esprit et qui avait bloqué tous les centres de commandement de sa réflexion, de son cerveaux. Cela lui avait pris la parole et toute envie de tergiverser. Elle se laisse trainer en poids mort derrière. Son sourire la faisait craindre une conséquence, une action qui allait venir casser cette routine qu’elle avait eu tant de mal à construire et qui n’était propre qu’à sa vie d’étudiante à SWYN. Qu’il détruise cette armure invisible, forgée justement dans la discrétion la plus totale. Si je n’existe pas, je ne risque absolument rien. Et c’est ce qui arrive, là, maintenant. Parce que par cette scène comique, peu loquace. Un objectif qui lui avait fait perdre sa gueule de bois en quelques secondes, sans aide médicinale. Et puis maintenant, elle réfléchissait à toute vitesse, sentant cette peur qui ne l’avait pas habité depuis bien longtemps. Le regard des autres. Ces regards lourds qui se posent sur eux, lourds pour elle, elle exagère surement. Les murmures qui les accompagnent. Il y en a quelques-uns que sa peur amplifie. Après tout, ils viennent tous deux de sortir du dortoir des filles. Elle prie silencieusement que sa réputation, vrai, de Sainte Nitouche en puissance face son travail et que les gens imaginent autre chose que ce qu’elle pense qu’ils vont imaginer. Le monde ne tourne pas autour de toi, Elei, vous êtes finalement si invisibles parmi les autres. Mais on nous voit quand même, et ça, c’est grave, vraiment grave. Salle à manger et odeurs de cuisine, odeurs qui mettraient l’eau à la bouche de n’importe qui mais qui ne lui donnait à elle que des haut-le-cœur et l’envie d’éjecter de son estomac le peu qu’il contenait. Sauf que là, présentement, son estomac est tout ce qu’il y a de plus vide. Et ils repartent dans l’autre sens, elle n’a attrapé que deux malheureuses clémentines, mandarines, pas une orange. Ce qu’on donne aux gens quand ils sont malades, ce qu’Amalia lui avait apporté lors de leur première rencontre, de son premier malaise devant elle, qui n’avait pas été le dernier. Elle glisse les agrumes dans sa poche discrètement, le suit docilement.

Elle ne peut pas dire qu’elle n’a aucune expérience sur le sujet ? Elle relève la tête alors qu’ils se sont stoppés. Et elle se fige, connecte l’endroit rapidement. Terrain de Quidditch. Première réaction, tirer dans l’autre sens et s’enfuir s’il ne la tient plus. Elle n’a rien à faire ici. Rien du tout. Elle ne peut plus jouer au Quidditch. Elle n’a plus la force et l’endurance .Elle n’arrive même plus à soulever une batte alors renvoyer un cognard… Et puis, elle n’est pas nécessaire, son poste a été très vite pourvu par une tête fraiche et elle s’est persuadée qu’il est bien meilleurs qu’elle. Elle n’a plus aucun lien avec l’équipe de sport, ne va même plus les encourager, les voir, n’engage plus de conversation sur le sport, ne s’intéresse plus aux pages sportives des journaux. Elle a cadenassé dans une boite, un coffre, enfermé cette passion, planqué, donné ou détruit tout ce qui s’y rapportait. Alors l’amener là, ça ressemblait à aller ouvrir une boite de Pandore où tous les maux du mondes s’échapperaient, enfin libre d’agir. Mais ce n’est pas aussi grave, bon sang. C’est juste un terrain, dont tu n’as pas dépassé les gradins depuis plusieurs mois et c’est une faute. Tu jouais bien non ? Je n’ai jamais bien joué, je n’aurais pas été batteuse sinon. Et ton co-équipier, il en dit quoi. Qui ? Le second batteur. Boule en travers de la gorge. Il parait qu’il est mort durant l’attaque. Je ne me souviens plus de lui. Comme tant de chose.

« …. Andrew …. Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ici ?…. Enfin, j’ai … j’avais de l’expérience dans ce domaine mais je ne peux plus jouer, ça m’est même …. Fortement déconseillé par la faculté . Je connais juste la théorie , la pratique, on oublie … Et puis de toute façon, je manque de tomber dès que je reçois un souaffle et je ne peux plus…. Je ne sais lus comment frapper quoique ce soit avec ma batte. Je suis inutile ici … »

Se cacher encore, derrière des illusions. Preuve étant les coups de poêles. Ils ne font mal ou pas uniquement parce qu’elle donne de la force au coup mais bien parce qu’elle s’en sert comme si elle se servait d’une batte .
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Andrew McAllen
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▌Né(e) le: 08 Avril
▌Pays d'origine: États-Unis
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MessageSujet: Re: Pandora Box [PV]   Jeu 19 Avr - 21:21

Pendant un instant, il s’était vraiment attendu à se prendre un coup de poing sur la tête, parce que bon, Elei ne planquait tout de même pas des poêles sous son lit, pas vrai ? Elle ne frappait pas bien fort non plus, mais une gifle restait une gifle, même venant d’Elei et tant mieux si elle ne le tapait pas fort d’ailleurs, car elle était bien la seule fille à lui foutre régulièrement des baffes dès qu’elle trouvait qu’il exagérait. Quand ça se produisait, Andrew était celui qui ne se gênait pas pour lui dire que celui des deux qui abusait, c’était elle, et ce même si parfois il savait parfaitement qu’il avait poussé le bouchon trop loin. Pourtant, alors qu’il la tirait hors du dortoir des filles par la manche, Elei ne chercha pas à l’arrêter alors qu’il la voyait déjà réagir au quart de tour en se débattant, clamant haut et pas bien fort à qui voulait l’entendre qu’il n’avait pas à perdre son temps comme ça avec elle. Il esquissa un sourire en coin qu’elle ne vit pas, puisqu’elle traînait derrière au bout de son bras. Andrew ne se faisait pas d’illusion, s’il avait gagné une bataille, la guerre n’était pas terminée, loin de là. Elei résisterait, braquant tous les arguments possibles contre lui. Pas qu’elle était l’ennemie non plus, bien au contraire. La menace, ça avait toujours été lui, et ça l’était encore aujourd’hui. Andrew McAllen et ses idées de dingues.

Ils traversèrent la salle commune, Andrew saluant deux connaissances au passage, et ils déambulèrent dans les couloirs jusqu’à la grande salle. Sur une table, Andrew attrapa une tartine à la marmelade qu’il tint entre ses dents, laissant Elei attrape quelques fruits avant de repartir vers le hall direction l’extérieur du château. Il mangea sa tartine en chemin, toujours étonné qu’Elei n’oppose aucune résistance, mais n’en laissant rien paraître. Elle le suivait sans même poser une seule question. Andrew se retourna vers elle, tout sourire, et elle leva les yeux vers lui, mais sans le voir. Elle s’immobilisa, ses pieds s’ancrant fermement sur le sentier. Andrew comprit qu’elle venait d’apercevoir le terrain de Quidditch en arrière plan par-dessus son épaule. Elei tira pour récupérer sa manche qu’Andrew lâcha à contrecœur devant son air paniqué. Il ne se laisserait pas démonter, et il ne la laisserait pas son démonter elle-même non plus. Elle bégayait, tentait de remettre de l’ordre dans ses idées, sûrement pour lui expliquer en quoi sa présence au terrain de Quidditch était inappropriée, et à quel point elle n’y était pas à sa place. Sa réaction était prévisible, aussi évidente qu’un éléphant rose en plein centre commercial. Andrew jeta un regard derrière lui vers l’entrée des gradins, puis il le retourna vers Elei.


" Et alors ? On s’en fiche, que tu saches pas tenir une batte. La première fois que t’es montée sur un balai, c’était pareil, non ? "

On commençait tous de zéro quelque part, quoi !


" T’sais que tu jouais plutôt bien avant, pendant les matchs. T’as même déjà assommé un Poursuiveur de Dorelly une fois avec un Cognard, coup direct sur la tempe. Il en a carrément lâché le Souafle et c’est moi qui l’ai récupéré pour compter un but. L’Attrapeur de notre équipe a chopé le Vif d’or deux secondes plus tard et on a gagné. "

À cette époque, ils ne se fréquentaient pas, à croire qu’ils n’avaient rien en commun alors qu’ils auraient probablement pu trouver plusieurs trucs à faire ensemble. Aujourd’hui, Eleiakin Dreamtrue et Andrew McAllen, c’était presque le nord et le sud. Les choses avaient beaucoup changé. Entre temps, sans qu’aucun des deux ne puissent clairement l’expliquer, ils en étaient venus à causer de temps en temps, puis à se vexer de ce que l’autre pouvait dire ou faire. Andrew serait bien incapable de déterminer à quel moment Elei avait commencé à compter. C’était comme ça, la vie, des gens y entraient, certains y restaient, et va savoir comment, ils finissaient par avoir une place bien à eux.

" Tu pourrais essayer de jouer à un autre poste, ça peut être marrant. "

Éternelle défaitiste, Elei préférait toujours abandonner avant même d’avoir tenté quelque chose. C’était bien joli, ça évitait les déceptions, c’était sûr, mais du coup adieu les agréables surprises et les découvertes. À force de se fermer à tout, elle ne faisait plus du surplace, elle régressait carrément.

" Allez, viens au moins faire quelques passes ! "

Il le lui avait déjà dit, que si elle n’avait rien à perdre, elle avait tout à gagner. Et puis Andrew se moquait bien qu’ils jouent au Quidditch ou non, en réalité. Ils pouvaient tout aussi bien se lancer le Souafle et faire quelques tirs au but que ça lui allait tout aussi bien. Ces trucs tous simples faisaient partie de l’entraînement de base de chaque joueur, de toute manière. Lorsqu’il avait la flemme, avec Alex, les deux garçons pouvaient passer l’après-midi à déconner sur leur balai avec les différentes balles de Quidditch, sans compter les buts, rien que pour s’amuser. Ça aussi, Elei n’en connaissait plus que la théorie. La voyant hésiter, toujours pas convaincue de l’idée, Andrew lui attrapa la main et la tira jusqu’au terrain une bonne fois pour toutes avant qu’elle ne décide de partir en courant. Il disparut une minute derrière un rideau sous les estrades et en revint avec deux balais et un coffre contenant les balles de jeu. Il tendit un balai à Elei, ou plutôt il le lui mit dans les mains, puis entra dans le stade, marchant sur la pelouse presque trop verte pour être réelle. Andrew s’arrêta en plein centre, les pieds sur une ligne blanche, se retournant vers Elei, pointant du pouce les cercles d’or derrière lui.


" Tu veux tenter des tirs ? Tu rates jamais ma tête avec ta poêle, t’auras qu’à faire pareil en visant les cercles. "

Andrew donna un coup de pied sur le coffre de cuir qu’il avait lâché par terre, puis lança un sortilège d’attraction sur le Souafle qu’il tint d’une main sous le nez d’Elei.

" J'réceptionnerai la balle de l’autre côté des buts. "

Du moment qu’elle acceptait sa proposition et qu’elle ne partait pas se planquer sous les gradins. Qui plus est, le temps était superbe, pas un seul nuage dans le ciel et le vent n’était même pas assez puissant pour soulever les différents drapeaux des trois maisons qui délimitaient le terrain en haut des tours de bois.
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Eleiakin Dreamtrue
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▌Né(e) le: 2 décembre
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MessageSujet: Re: Pandora Box [PV]   Dim 22 Avr - 16:11

Et alors. Oui, c’est vrai, ça, et alors ? Ce mot, cette expression avait été bannie de son vocabulaire, de celui qui lui était adressé aussi. Et alors. Marque de rébellion à l’ordre établi, qui a été dicté ou qu’elle a mis en place délibérément. Et alors. Une espèce de corde lancée du haut du trou, de la sortie, qui ne demandait qu’à être empoignée pour mener vers un en dehors, un futur, un vrai, autre qu’une routine. Corde qu’elle refuse tout le temps, comme si sa place dans le trou lui semblait juste, évidente. C’est vrai. Cette place, elle s’en tient pour seule responsable et s’y complait, persuadée qu’il n’y a rien d’autre à faire de toute façon. Il n’y a rien à faire et elle continue de creuser sa tombe, sa prison, son trou. Eiblheen, d’abord. Miroir de rêve, miroir de songe. Son miroir, ses fausses visions. Personne n’a de vision de son futur, à moins d’en posséder la capacité. Et cette capacité, Elei est bien loin de l’avoir. Elle n’est même pas capable d’envoyer un sort simple alors une capacité. Ces capacités appartiennent à ceux qui les méritent, et ne doivent pas être donnée au tout venant. Dans chaque capacité, il y a de l’inné et de l’acquis, comme dans les langues. On ne peut pas se dire capable de parler une langue alors qu’on en connait que le vocabulaire de base. Une langue se travaille, se lit, s’écrit, se pratique. Un don, une capacité, c’est pareil, strictement pareil. L’inné, la prédisposition s’explore, se malaxe, se dompte, se modèle comme de l’argile, comme un dessin au fusain. Juste une simple esquisse, celle d’un animal dont on ne discerne pas bien les traits avant d’y mettre un nom. Pour cette fois ci, un cheval, capté dans son allure la plus rapide, le galop. Les mouvements du cheval juste approché. Les ronds de constructions sont encore présent, les autres traits bien raides, la couleur absente, la forme des muscles encore plate. Puis apparaissent l’arrondi de la croupe, les reliefs et les traits droits et durs des jarrets, l’encorbellement des paturons, le roc arrondis des sabots. Apparaissent aussi la longueur et le mouvement dans les crins et la queue, dans le toupet, au-dessus des sourcils, les poils prennent matière, textures, s’attachent au visage, à la face, au chanfrein. L’inné passe à l’acquis, le travail et ses ratés subsidiaires mais aussi ses réussites. La satisfaction d’être capable de faire quelques choses de ses dix doigts, de ses deux mains. J’aimerais tant être un cheval. Mais je ne serais jamais animagus. Pas la force, ni la capacité et encore moins la concentration et la persévérance nécessaire pour le devenir. Mais je me faisais aider. Un petit coup de pouce. La potion. Celle de transformation. En la modifiant un peu, en allongeant sa durée d’effet. Oui, c’est possible. Son esprit s’évade lentement, dans les méandres des possibilités que crée cette pensée. Si seulement je pouvais reprendre cette forme de cheval, juste une heure. Juste pour défier mes forces et mon physique. Certaines lois de bienséances et celle de l’imagination. Première mauvaise rébellion, première spirale d’erreur. J’essaierais en rentrant, de la recréer, de l’allonger, dans ce qui me reste de mes cours de potions. Après tout, c’est comme la cuisine, ça devrait ne pas être trop compliqué. Je le ferais


Elei regarde ses mains fines, mal à l’aise. Elle les tourne, les retourne, caresse son poignet, comme si elle reprenait brusquement leur contrôle avant de baisser les yeux. Le rappel de ces souvenirs n’est pas des meilleurs. Violence de ces actes qu’elle aurait voulus effacer. Pourquoi ce poursuiveur avait il eut la droit à une déroge à son éthique. Parce qu’elle le savait, elle s’était fixée des règles, comme les médecins ont un serment d’Hippocrate. Ne pas faire mal avec le cognard. Viser au mieux pour effrayer et si contact il y avait, éviter que la blessure soit invalidante. Qu’avait donc fait ce poursuiveur pour s’être attiré son ire, seule raison qui aurait pu la pousser à agir de la sorte. S’être moquée d’elle ? Avoir fait une mauvaise blague ? La méchanceté gratuite n’est pas propre au Dorelly. Qu’as-tu fais et, surtout, qui était tu. Eiblheen, tu sais toi ? Qui était ce type ? Toi qui tends à disparaitre. Toi dont j’ai l’impression que le rêve d’hier serait le dernier te concernant. Eiblheen, boite de Pandore, tombe à souvenirs oublié. Saurais tu me dire pourquoi ? Je n’avais pas d’amis à l’époque, juste quelques connaissances, je n’en voulais pas. Je ne voulais pas dérouler mon hérisson de piquant à relation. Donc personne pour savoir et se souvenir. Son carnet ? Les pages ont été arrachés. Par qui ? Je ne sais pas. Par moi peut être mais je ne m’en souviens pas. Par ma mère ou mon père ? Ils m’ont apporté le carnet maigrichon quand j’étais à Sainte Mangouste. Elei mime un geste de ses mains, se prenant ses mains, caressant sa main droit avec douceur. Saskia. Une Saskia au regard inquiet, très inquiet. Une Saskia qui, après avoir perdu l’intégralité de sa fratrie avait failli perdre son unique fille. Un Liam qui avait posé une main sur l’épaule gauche de sa compagne, la caressant doucement comme pour la rassurer, la calmer. Un Liam sérieux et doux. Pour la première fois, Eleiakin les avait vu se comporter, alors qu’ils étaient ensemble, en adulte responsable et majeur. Parce qu’il y avait ce silence et cet aura de culpabilité qui tournait au-dessus de leur tête. Comme Valek et ses nuages gris de pensée qui se matérialise sans qu’il ne le veuille vraiment et prenne consistance. Mais elle ne connaissait pas, tout du moins ne se souvenait pas de Valek à l’époque. Mais il est vrai que cet aura était identique. Valek est un Dorelly mais ne joue pas au Quidditch. Luggod, qui est donc ce gugusse de poursuiveurs. Allemand et citrouille, les seules choses qui lui reviennent … Je l’ai assommé pour une tache de jus de citrouille ?! Surchauffe de la chaudière mémoire, décidément, ce n’est pas gagné. Changer de poste …

« Je n’ai été que batteuse … toujours batteuse, je ne sais pas comment on joue aux autres postes. Je ne suis même pas sure d’être capable de ten- … »

Elle n’a même pas le temps de finir sa phrase qu’Andrew parcourt le stade à l’herbe si verte en long, en large et en travers, visible avant de disparaitre pour revenir avec des balais ce qui fit faire deux pas en arrière à la jeune femme. Balai plus balle ? Balai qui n’était pas le sien alors qu’il lui met dans les mains sans autres formes de procès. Balai qu’elle pourrait casser avec sa malhabileté naturelle. C’est un peu comme si cette pensée venait de la débloquer, de la faire bouger, d’arrêter d’être tétanisée par la gêne, la peur. Elle tergiverse encore, silencieuse, son regard dépareillé allant du souaffle au balai, du balai au souaffle. Puis il termine sur les gradins, endroit favorisé de fuite. Et puis mettre une balle dans un rond en or, c’est inutile, ça ne sert à rien. Elle regarde Andrew, maintenant .Elle le regarde fixement et son cerveau se retourne .Si je le fais, cela lui fera plaisir, à lui. Cela lui indiquera qu’il a raison. Chercher à plaire, désespérément, se donner une raison d’agir. Ses lèvres se décollent enfin après un long silence, d’une dizaine de minute au moins. Dix minutes d’inertie.

« Je ….. »

Je quoi ? Je refuse ? J’accepte ? Je fais autres choses ? Elle se mord la lèvre, tellement mal à l’aise que le son de sa voix décroit au fur et à mesure qu’elle parle.


« …. Je teste le balai …. D’abord …. Le balai … ce n’est pas le mien … et si je le casse ? Je ne sais pas comment il est …. Chaque balai à sa maniabilité … je teste. Juste je teste. »

Bégaiement sans queue ni tête alors qu’elle enfourche le balai et qu’elle décolle, doucement, prenant de l’altitude. Tout va bien Elei, c’est comme si tu rentrais à la maison, en faisant tes escales. Quand tu rentres seule, tu as les endroits que tu préfères, où tu t’arrêtes, en faisant plus d’escale que nécessaire. D’abords en France, dans le Sud … Puis à Rome ou à Florence. Tu passes ensuite pas Rhodes ou Santorin. Tu t’arête au Caire, des fois à ton ancienne école pour discuter avec des professeurs. Tu décale ensuite tes horaires de sommeil pour passer au-dessus du désert et des pays en guerre la nuit, pour t’arrêter au Kenya, au haut-commissariat d’Afrique du Sud, des connaissances de Liam y travaillent. Puis ligne droite jusqu’à ses grands-parents et Durban avant de rentrer sur Stellenboch. Elei dirige le balai lentement pour lui faire faire des cercles au-dessus du stade. Puis elle descend sans rien tenter pour récupérer maladroitement le souaffle et se diriger mal assurée vers les buts adverses et y lancer la balle de toutes ses forces. Le manège continue un bon moment. Elle commence à y prendre plaisir, un petit sourire évolue sur son visage, elle gagne en assurance. Mais son corps n’est plus habitué à un tel exercice, à une demande d’endurance. Déjà ses mains tremblent mais elle les cache, se concentrant pour voler droit et ne rien laisser paraitre. Masque du tout va bien. Prête à suivre avec sa voix , lui dire qu'elle est en pleine forme . Pour Andrew.
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Andrew McAllen
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MessageSujet: Re: Pandora Box [PV]   Ven 4 Mai - 15:28

Non mais non, il n’écouterait aucune de ces excuses, cette fois. Quand on ne sait pas, on se tait et on apprend, voilà. C’était à elle d’écouter. Andrew resterait planté devant Elei le temps qu’il faudra, sans un mot de plus dans un silence décisif. Il aurait pu insister encore, mais pas envie, et pas besoin. Rien qu’au regard d’Elei, il pouvait voir qu’elle réfléchissait à la situation. Elle considérait son offre en maintenant le manche du balai au creux de sa main. Elei ne pouvait pas seulement se demander si elle voulait lancer quelques tirs, il le savait parfaitement. Au point où elle en était, retrouver sa mémoire ne lui servirait plus à rien, et ça, elle le savait autant que lui. Depuis son accident, si on pouvait appeler ça comme ça, sa tête s’était remplie de souvenirs à nouveau, et ils y restaient. Ressortir du passé l’ancienne Eleiakin Dreamtrue n’aurait aucun sens à l’heure actuelle. L’Étoile était morte, peu importe ce qu’elle fut, point barre. Et en l’incitant à jouer au Quidditch, Andrew ne voulait que lui rappeler qu’elle avait encore le droit de vivre et d’y prendre plaisir. S’amuser, en gros. Comme tout le monde, Elei avait un passé, même si elle ne savait plus de quoi il était constitué. Certains - dont Andrew - en possédaient quelques bribes, aussi floues et minuscules soient-elles. Alors pour toutes ces raisons, il ne broncha pas, patient et énervé à la fois. Ébranlé surtout par cette façon qu’Elei avait de faire d’elle-même un fantôme. Andrew ne supportait pas l’hésitation. Malgré tout, il ne dit rien pendant dix minutes, le temps nécessaire à Elei pour se décider à accepter. Bon, elle disait vouloir tester le balai, mais pour Andrew, si elle essayait le balai, pas question qu’elle s’en sorte sans tester un lancer aux buts.

" T’inquiètes, si tu le casses, t’auras qu’à vendre des blinis pour le rembourser ! "

Il lui fit un clin d’œil, tout sourire, sachant très bien qu’elle n’approuverait probablement pas l’idée qu’il venait de lui lancer.

" En plus, t’as vu ce vieux machin ? Ce balai était à la mode y’a quinze ans, quoi j’avais le même quand j’étais gamin. Une trentaine de pâtisseries à bon prix et ça y est, il est remplacé et on en reparle plus. "

Tirant sur le manche de son propre balai, Andrew donna un coup de pied sur le sol, décollant à la suite d’Elei. Immobile dans les airs, il l’observa faire quelques cercles, évaluant la manœuvrabilité du balai comme un cavalier devait le faire avec sa monture. Elei effectua ensuite un plongé vers le sol pour récupérer le Souafle avant de revenir à la même hauteur. Pendant ce temps, Andrew se positionna derrière les trois cercles d’or, près à attraper la balle qu’elle y lancerait. En équilibre sur son balai, il plaça ses mains en porte-voix, criant à l’adresse d’Elei.

" C’est quand tu veux, Elei ! "

Il n’avait pas la moindre idée de ce qui s’était passé dans la tête d’Elei pour qu’elle accepte de lancer quelques tirs. À vrai dire, la raison, Andrew ne tenait pas tant que ça à la connaître. En même temps, qui avait besoin de se justifier pour s’amuser ? Paré à réceptionner le premier lancé d’Elei, il garda les yeux fixé sur la balle qui vola de justesse à travers l’un des cercles. Rien de très puissant, le Souafle se retrouva en chute libre dans la seconde suivant son passage dans les buts. Piquant pour le rattraper, Andrew le renvoya à Elei qui tenta un nouveau tir, mieux contrôlé cette fois. En fait, Andrew se demandait si son corps avait gardé un souvenir de la technique de jeu, parce qu’il n’y avait pas que la tête à avoir une mémoire. Il n’y songea pas plus longtemps, l’autre passe arrivant vers lui. Sans difficulté, il l’attrapa, la renvoya et ils continuèrent comme ça un bon quart d’heure au moins, Elei visant tour à tour les trois cercles d’or. Tout sourire, Andrew réceptionna le Souafle qu’il garda en mains cette fois, dirigeant son balai pour rejoindre Elei. Une fois à la même hauteur qu’elle, il immobilisa le ballon sous l’un de ses bras en se redressant.

" T’as soif ? "

Sans attendre de réponse, Andrew visa d’une main la remise des accessoires de jeu dont il avait laissé la porte ouverte et deux bouteilles d’eau volèrent jusqu’à lui, merci à l’accio informulé. Il en tendit une à Elei, ouvrant la sienne pour en prendre une longue gorgée.

" Au fait, quand tu lances le Souafle, fais gaffe à la force que t’utilises quand tu mets ton bras en angle. J’me suis déjà disloqué l’épaule en faisant un faux mouvement, comme ça. "

Le souvenir de cette journée était à la fois doux et amer. En réalité, la douleur à l’épaule était ce qui avait été amer, et tomber sur Gaby à l’infirmerie fut la partie remplie de douceur même si comme ça, on n’y croyait pas tellement, Gabrielle Dimitrov et douceur jurant énormément l’un à côté de l’autre. Quoi qu’il en soit, son épaule ne s’était pas déboîtée depuis ce jour. On comptait beaucoup de joueurs de Quidditch avec des blessures, tendon sensible, poignet capricieux. Au fil du temps, ils développaient tous un talon d’Achille et bien souvent, les équipes adverses utilisaient ses faiblesses dans leurs stratégies de jeu. Refermant le bouchon sur sa bouteille d’eau, Andrew jeta un regard vers l’horizon devant eux. On voyait très clairement chaque tour du château, puis le parc qui se fondait dans les plaines recouvertes de brouillard tout près de la forêt. Vu d’ici, le panorama en jetait, mine de rien. Andrew baissa les yeux sur le terrain verdoyant sous leurs pieds.

" T’sais ce qui serait amusant aussi ? "

Il releva les yeux vers Elei, un sourire amusé au visage.

" Jouer au golf. T’as déjà essayé ? "

Andrew se voyait déjà utiliser le manche des balais en tant que bâton et le Vif d’or comme balle. Manquerait plus qu’à faire quelques trous dans le sol et le tour serait joué.
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MessageSujet: Re: Pandora Box [PV]   Sam 9 Juin - 3:14

Eleiakin inspire un grand coup, cherchant à stabiliser ses mains sur le manche du balai. Elle n’a pas d’envie de suicide, ce serait vraiment, vraiment stupide qu’elle se tue après une chute de balai. Quoi qu’Andrew la rattraperait surement avant qu’elle atteigne le sol. C’est bien, la magie, ça réduit la possibilité de se tuer par certains accidents stupides que les moldus craignent la plupart du temps. En échange, parce qu’il y a une équivalence en toute chose , les sorciers ont tout ce qui rentre dans la catégorie « accident magique », toute catastrophe qu'il pourrait y avoir par exemple avec les portauloins, ces petits accidents qui sembleraient invraisemblables pour une personne normalement constituée. Ce sont deux mondes, des visions différentes qui doivent se côtoyer, entre en collision, un peu comme les plaques terrestres et océaniques qui couvrent la surface du globe. Elle forme un tout, un ensemble. Pourtant, il leur arrive être en désaccord sans le savoir. Parce qu'une partie des participants ne connaît l'existence réelle des autres. Bien sûr, Merlin et Viviane font partie des légendes arthuriennes, qui peuplent l'imaginaire moldu. Pourtant, aussi loin et ses souvenirs de première année en école de sorcellerie à Madrasa peuvent l'emmener, Merlin et Viviane sont des personnes qui ont bel et bien existé. Elles n'ont peut-être pas fait ni vécu tout ce que les légendes des livres du Graal leur attribuent. Cependant, ils ont fait de grandes choses pour lesquelles le monde sorcier les honorent encore aujourd'hui. Monde synchrone, ou comme Alice, il faut faire le pas dans le miroir pour y prendre pied et s'apercevoir que tout est bien réel.

Elei essaie de remettre un peu d'ordre dans ses esprits, dans son bazar innommable de pensées qui ont tendance à embuer ces conduits de réflexion. Balai- blinis. blinis-kermesse ? Kermesse pour rembourser le balai qu'elle n'a pas encore cassé ? Pourquoi des blinis ? Pourquoi spécialement les blinis ? Les blinis, c'est bon avec du tarama. Pour faire du tarama, il faut des œufs de cabillaud. Et les yeux de cabillaud c'est, quand même cher à la longue, surtout qu'il faut les trouver à Bourg En Bière. Il n'y a pas de poissonnier, tout au moins pas qui vend ce genre de produit. Quoi que, des fois, on peut être surpris de ce que l'on peut trouver dans les magasins et l'épicerie du coin. Parlant de blinis, qui aurait cru qu'il serait aussi simple de trouver de la farine de blé noir. Parce que, voyez-vous, selon la recette utilisée (dans le cas d'Elei, soit la recette d'un premier livre de cuisine en anglais, soit la recette d'un second livre en français (mais, après tout, qu'est-ce qu'ils en savent, les blinis, ce sont des crêpes d'Europe de l'Est) ou, dernier des cas, de savoir-faire de Thijs et Neeltje Van Schloeck, parce que en matière de cuisine de grand-mère (et de grand-père, dans le cas présent), on n'a pas fait encore mieux, au niveau de la fiabilité du résultat voulu et de la rapidité de la réponse), c'est pas toujours le même type de céréales et la même sorte de farine utilisée. Qu'est-ce qui reviendrait le moins cher, mais tout en gardant sa saveur afin de pouvoir commercialiser, en quelque sorte, le bien ?Du calme , Elei. Comme on te la fait remarquer par ailleurs, le balai est vieux, pas entretenus, il y a de forte chance pour qu’il ai été abandonné à son triste sort dans le placard parce que son propriétaire en a changé, l’a oublié et l’a empêché de suivre sa destinée de balai, qu’il devait suivre depuis au moins une bonne dizaine d’années , de manière fidèle . Pas suffisamment de valeur marchande et apparemment pas de valeur affective quelconque. Et pas la présence d'esprit ni de l'éliminer, ni le donner. Parce qu'en plus, il marche très bien, ce balai. Elle venait de le prouver.

Une pause. Et de l’eau. Elle remercie Andrew pour la bouteille dont elle dévisse le bouchon maladroitement, mal à l'aise en équilibre sur le manche. Lancer le souaffle lui permettait de s'agripper encore à une main au balai. Boire à la bouteille aller relever d'une autre paire de manche. En attendant de se désaltérer, elle écoute. Pour le montrer, elle hoche la tête avec beaucoup de conviction. De toute façon, à moins que cette « sortie » devienne régulière ou qu'ils passent le mot à quelqu'un de sa connaissance, Elei n'est pas prête de relancer un souaffle dans les cercles d'or perchée sur un balai-bolide hors d'âge. Mais elle écoute, quand même, attentivement, patiemment. Parce qu'il y a toujours des dizaines et des dizaines de choses que les autres peuvent nous apprendre si on daigne tendre l'oreille et offrir un peu de son attention à ceux-là. Et puis, si jamais elle a à relancer une balle à l'avenir, elle le saura et pourra fournir ce précieux conseil à d'autres. Ainsi marche de principe vieux comme le monde du bouche-à-oreille et du savoir de la parole, de l'écoute et de la mémoire. Elei finit par s’avouer vaincue. Son corps est encore gagnant. Alors que, son imagination n’étant pas fait de la même matière et des mêmes idées que le jeune homme, elle essaie de s’imaginer le terrain couvert de taupinière avec un petit drapeau de couleur rouge vermeil au-dessus de chaque trou, elle se fait une raison, elle a besoin de posée pied. Elle s’excuse platement encore, entamant une descente vers une des tours

« Ne t’inquiète pas pour moi, tu n’auras qu’à venir me rejoindre quand tu en auras assez de la vue. »

Elle pose les pieds sur un des toits, les tâtant de leur solidité avant de s’installer assise sur celui de la tribune « officielle », celle des professeurs. Elle s’y assoit, posant le fidèle balai pour qu’il se repose aussi (Rappelez-vous, il est en train de renouer avec sa destinée de balai. C’est fatiguant de renouer avec sa destinée), et boit un peu, tout sourire. Sourire de s’être amusée au final, parce que c’était le but premier de cette excursion, qui leur a fait sécher une bonne partie des cours du matin. Tant pis .Elle se couche, les yeux perdus dans le ciel moutonneux, cherchant des formes, des idées, des images dans les cumulo nimbus blanc et grisé. Quand on est petit, on y cherche un dragon, un visage connu, une tortue, un mouton. Elle ferme les yeux et inspire une grande bouffée d’air. Elle ne se remet à parler que quand elle sent un poids sur la surface plane

« Tu crois qu’il est à quelqu’un le balai, tout poussiéreux comme il est ? Parce que j’ai envie de le garder. Je ne voudrais pas te décevoir mais mon balai actuel est encore plus vieux. C’est un miracle qu’on ait gagné un prix en Quidditch avec ce truc. »

Elle se redresse et se met en tailleur, face à face à lui.

« Tu sais garder des secrets, Andrew ? Sans jamais les dire à personne, motus et bouche cousue.»

Elle mime en passant un doigt sur sa lèvre, la cousant de manière imaginaire.
« On m’a montré une potion un jour, qui te permettait de te transformer en un animal, ton patronus en général pendant une dizaine de minute. J’ai réussi à l’allonger et je m’amuse bien, vraiment bien. Mais c’est un secret, je ne suis pas sure que cette potion soit permise ou quoi que ce soit et des effets secondaires. Premier secret . »

Elle attend, le fixe . Plonge son regard pairs dans le sien pour le sonder
« D’ici deux ans , j’aurais disparue … Evaporée . Second secret . »

Enfant espiègle, prête à rire d’une plaisanterie qui n’en n’est pas une .

« Je me demande si un Plume comme toi à des secrets bien gardés … Pas des secrets de polichinelle . Des vrais secrets . »
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MessageSujet: Re: Pandora Box [PV]   Mar 19 Juin - 21:30

L’idée du terrain de golf se concrétisait dans son esprit lorsqu’Elei dissipa le tout d’un coup de vent en s’excusant subitement, dirigeant son balai vers le toit de la tribune des profs. Ne pas s’inquiéter ? Pourquoi diable devrait-il s’inquiéter ? Parce qu’elle se plaisait à refléter l’image de la pauvre et fragile Eleiakin Dreamtrue ? À d’autres. Elei avait sûrement son lot de problèmes, comme tout le monde, mais Andrew ne s’inquiétait pas. Pas vraiment. D’ailleurs, elle le lui avait dit, pas vrai, qu’elle voulait restée la timbrée qui l’assommait à coups de poêle ? En retour, lui, il voulait continuer de lui inspirer le type crétin qui enchaînait les conneries aussi vite que les sourires en coin douteux. Mais au fond, ils se contredisaient. Ils se bâtissaient tous les deux une réputation pour mieux fuir, parce que c’était plus facile de se dévaloriser aux yeux de tous en clamant haut et fort qu’ils étaient trop stupides pour quoi que ce soit. Évidemment, Elei et Andrew prouvèrent à plus d’une reprise que ce n’était pas le cas. Certaines personnes se laissaient berner malgré tout, peut-être parce qu’ils jouaient bien la comédie, ou alors c’était ce qu’ils voulaient croire. Encore et toujours ce choix si simple de la facilité. Comme quoi croire, c’était bien voir, et pas l’inverse. Andrew vint poser ses pieds sur le toit à la suite d’Elei, se passant brièvement la main dans les cheveux en jetant un dernier coup d’œil au paysage avant de se retourner pour pointer du menton la brosse de brindilles hérissées rattachée à un bâton de bois à proximité d’Elei.

" Ce vieux machin ? J’crois pas non, tu peux le garder, il manquera à personne. "

À peu près tous les joueurs de Quidditch possédaient leur propre balai. Parfois, lorsque l’un d’eux faisait l’acquisition d’un modèle plus récent, il faisait don de l’ancien à l’école, pour les entraînements. D’autres les entreposaient dans la remise, puis les oubliaient là. Du coup, personne ne savait vraiment si les affaires laissées dans la remise appartenaient à quelqu’un, et c’est qu’elle en renfermait des d’accessoires ! Passant des balais d’il y a vingt ans à de vieux drapeaux du temps des fondateurs, elle contenait des tonnes des vieilleries en tout genre. Visiblement satisfaite de la réponse, Elei se redressa alors qu’Andrew s’assoyait à la même hauteur qu’elle, une jambe repliée, l’autre allongée. Il aurait presque pu faire la une d’un magazine sportif avec une pose pareille. Puis, l’air de rien ou l’air de s’en rendre compte, il imita Elei et s’installa en tailleur en prenant un autre gorgée d’eau tandis qu’elle lui demanda soudainement s’il savait garder un secret. Andrew ne répondit pour ainsi dire pas, étonné malgré lui de la question, observant en silence Elei refermer ses lèvres à l’aide d’une fermeture éclaire invisible. Il lui lança un regard interrogateur et elle lui révéla ce qu’elle appela son premier secret.


" Parce qu’il y en a un autre ? "

Cette histoire de potion était déjà assez étrange à elle seule. Andrew se rappelait avoir demandé à Elei à quand remontait la dernière fois où elle s’était amusée, et si il lui arrivait de faire des trucs de dingues à l’occasion. Maintenant, il avait sa réponse. Une potion de métamorphose, à coup sûr. Le seul truc, c’était qu’à moins d’être Animagus, Andrew n’était pas certain que l’utilisation prolongée d’une potion de ce genre soit très bon pour le corps humain. À vrai dire, il n’en savait absolument rien, mais même Elei n’était pas au courant des normes établies sur la potion qu’elle ingurgitait sûrement trop souvent pour son propre bien. Les sourcils d’Andrew se froncèrent. Comment pouvait-elle boire cette sorte de philtre magique sans même en connaître les effets secondaires possibles ?! Il soutint le regard d’Elei, l’air interdit, se disant que même lui ne s’y risquerait pas, et c’est alors que le second secret tomba.

" Tu déconnes, là ?! "

Et puis disparue comment, d’abord ? Pourquoi deux ans ? Est-ce qu’elle était en train de lui dire qu’elle allait mourir ? Quoi, à cause de la potion ? D’une maladie ? Comptait-elle partir, s’en allant tout simplement sans un mot pour personne ? Était-elle en danger ? Et si oui, de quoi ? Ça pouvait vouloir dire tellement de choses, disparaître. Et puis pourquoi lui faire part d’un tel secret à lui plus qu’à quiconque ? Qu’y pouvait-il ? Sans le nom de la potion, il n’y avait pas grand-chose à faire, et encore voudrait-il empêcher Elei d’en prendre ou de partir au loin, ce n’était pas si facile que ça. Il ne la connaissait pas assez pour prévoir ce qu’elle ferait ou ne ferait pas. Il avait beau fixer les yeux vairons d’Elei plongés dans les siens, tenter d’y lire quoi que ce soit, un indice, n’importe quoi, il n’y parvenait pas. Comment agir, Andrew n’en avait pas la moindre idée, d’autant plus qu’il n’était pas certain de pouvoir faire une différence, quand même bien il se déciderait d’en faire une. Il ne comprenait toujours pas pourquoi Elei s’était confiée à lui. S’y attardant quelques secondes, il réalisa qu’il ne pouvait pas mettre de nom sur un copain ou une amie de ce maigre bout de fille devant lui qui, contre toute attente, se mit à sourire, passant à voix haute une réflexion qui chassa l’afflux de toutes les autres traversant l’esprit d’Andrew.

" En quoi ça intéresse une fille comme toi, au juste ? "

Admettant qu’il y puisse y avoir autre chose que l’envie de seulement lui retourner la question, par curiosité. Habituellement, les filles ne s’intéressaient qu’â son physique, point barre. Il faisait rire la majorité d’entre elles avec ses blagues, et sous prétexte qu’elles le trouvaient beau et amusant, beaucoup se considéraient amoureuses de lui. Ça l’avait toujours bien fait marrer de les voir parler à travers leur chapeau comme ça. Tellement de gens parlaient sans savoir, utilisant les mauvais mots devant les mauvaises personnes. Malgré tout, Andrew se demandait ce que ferait Elei d’un tel secret. À côté, il cherchait toujours à savoir quoi faire des révélations qu’elle venait de lui faire. Il se releva un peu en prenant appui sur ses genoux, penchant son visage plus près de celui d’Elei sans la lâcher du regard.

" Et puis pourquoi tu parles de moi tout d’un coup ? Disparaître, ça veut rien dire, c’est pas un vrai secret. "

Ne pas ouvrir la boîte de Pandore, surtout ne pas l’ouvrir.

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