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 Eau secours.

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Joshua Yarwood
A.C.A.I.I
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▌Né(e) le: 19 Juin
▌Pays d'origine: Australie
▌Statut: 1ère année

MessageSujet: Eau secours.   Jeu 14 Juin - 1:34

Bientôt un mois qu’il errait littéralement dans le château avec un mal du pays qui refusait de s’en aller. Le climat de l’Irlande lui mettait le moral à plat, surtout depuis qu’il avait reçu la lettre de sa mère après qu’une abominable pluie de sang soit tombée du plafond de la grande salle. À trop crier au loup, il en vit le museau, et ses parents n’en crurent pas un mot. Josh chiffonna la lettre et la jeta dans la cheminée. Il n’était pas prêt de rentrer en Australie.

-Incendio !

Les flammes dévorèrent l’encre et le parchemin. Le tout devint cendres en moins de deux, ne laissant derrière que la colère de Josh et cette effroyable injustice dont il était victime. Victime, oui, parfaitement. On n’enlevait pas une sucette à un bébé, ni un Yarwood à sa terre natale, ou dans le pire des cas, au moins pour des études aux Fiji, ça c’était bien ! Bien sûr, il aurait pu tomber plus bas que l’Irlande, mais pour être honnête, Josh ne savait pas ce qu’il détestait le plus entre une eau vaseuse et un lac gelé dans les tréfonds du Groenland. Parenthèse, est-ce qu’il est habité par autre chose que de la neige, pour commencer, cet énorme glacier polaire ? Fin de la parenthèse. La nuit, il rêvait de plages de sable blanc et de douces brises salées soulevant les feuilles des palmiers. C’est qu’il se serait presque découvert une âme de poète, Josh, à force de penser à son Adélaïde adorée. Vraiment, il avait pensé à s’enfuir, trouver sa vie ailleurs, d’une autre façon, n’importe laquelle, mais il avait peur de finir dans la rue. C’est qu’il n’avait pas beaucoup d’argent. Dormir sous les ponts, c’était bien joli dans les films, mais dans la vraie vie, c’était une toute autre paire de manches et la motivation de se lancer sur les traces de Rémi sans famille n’y était pas. Ce n’était pas une nouvelle vie qu’il voulait – encore moins une sans ses cousins -, c’était l’ancienne. Les parents croient tout savoir, particulièrement ce qui est bien pour leurs enfants, mais tout ça se sont des sornettes, et Josh n’avait jamais été aussi bien que chez lui.

Toute cette déprime l’amena à un urgent besoin de changer d’air. À la longue, il faisait une sérieuse indigestion des murs de pierre dont il dissimula le gris terne envahissant sa chambre sous le poster d’un paysage paradisiaque et d’un calendrier de Miss Malibu qu’il entourait progressivement du verso des cartes postales qu’il recevait d’Australie. Malgré tout, il saturait, le Josh, alors Théa - une fille rencontrée plus tôt dans la semaine - lui avait suggéré de se rendre au village, question de lui trouver une raison d’aimer l’Irlande. Le défi était de taille, mais Josh avait accepté d’y aller avec elle. Le point de rendez-vous était la fontaine à souhaits, mais c’était en comptant sur Josh pour ne pas se perde, ce qu’il ne réussi pas. Entendons-nous pour dire qu’une fontaine produit des jets d’eau d’une bonne hauteur, et que le bruit se perçoit facilement à mesure qu’on en approche. Bah Josh ne vit ni n’entendit quoi que ce soit. Le manque de pot total. Le pauvre n’avait pas mis les pieds à l’extérieur depuis son arrivée. Il ne se rappelait d’aucun point de repère. Josh se retrouva bien vite au port, là où un bateau venait de mettre les voiles. Coup de gueule. Le visage de Josh se décomposa, et dans un soupir, il alla jusqu’au bout du quai, la mine triste. Il décida de s’asseoir, le regard fixé sur le coucher de soleil l’horizon. C’était beau. Les nuages ressemblaient à d’immenses boules de ouates et le ciel passait de gauche à droite du orange au rose. Ému, Josh en aurait presque chialé, mais il était un grand garçon maintenant – presqu’un homme - et ça ne se faisait plus de se comporter comme un gamin. L’ironie du sort était que c’était précisément pour cette raison que sa mère et son père l’avaient sauvagement envoyé croupir à l’autre bout du monde. Josh se perdit dans ses pensées, ressassant de vieux souvenirs. Par chance, il s’était trompé d’heure pour le rendez-vous et il était arrivé au village avec une heure d’avance. Le problème, là, c’était qu’il n’arrivait pas à arracher ses yeux au crépuscule coloré. Il se mis même à chantonner à voix basse de sa voix masculine, nostalgie quand tu nous tiens.


-La mer, qu’on voit danser, le long des golfes clairs, a des reflets d’argent, la mer, des reflets changeants…

Des plus grands déchirements naissaient les plus belles chansons du monde, et de toutes les villes du monde, Adélaïde était sans conteste la plus merveilleuse.

[PV.]
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Théa Rause
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▌Né(e) le: 22 septembre
▌Pays d'origine: France
▌Statut: 5ème année

MessageSujet: Re: Eau secours.   Jeu 14 Juin - 14:27

La journée de Théa avait commencé sur un air de mélancolie. Elle s’était levé avec dans la tête une chanson qu’elle s’amusait à chanter à tue-tête avec son frère lorsqu’ils voulaient s’amuser à embêter leur parents. Enfants espiègles et surtout complices, ils leur en fallait peu pour s’amuser et la brunette devait bien avouer que repenser à son frangin à peine levée avait failli lui coller les larmes aux yeux. Heureusement pour elle que ce genre de choses ne lui arrivaient pas tous les jours … Enfin, cela l’avait au moins motivé à respecter sa promesse envers le jeune homme. Au début de l’après-midi, elle s’installa donc à une table de la salle commune, sortie un parchemin et sa plume et commença à écrire.

« A mon frangin favori,
Tu sais Ethan, j’ai eu une grosse pensée pour toi ce matin … »


Après avoir posé le point final de sa lettre de son encre carmine, elle roula la lettre et se rendit au phare à Hiboux où se trouvait sa chouette. Caressant le plumage de celle-ci d’un air absent, elle attacha la lettre à sa patte et s’adressa à elle, persuadée comme pas mal de sorciers, que celle-ci comprenait au mot près ce qu’elle lui disait. Elle l’envoya donc porter la lettre à sa famille avant de sursauter d’un air inquiet. Non, personne n’était entré soudainement dans le phare, aucun rapport. Elle venait simplement de se rappeler qu’elle avait rendez-vous dehors cet après-midi et elle n’avait strictement aucune idée de l’heure qu’il pouvait bien être.

Elle regagna rapidement la salle commune et chercha des yeux quelques chose qui lui indiquerait l’heure. Elle eut un léger soupir de soulagement lorsqu’elle aperçu celle-ci. Bon, elle ne serait pas en avance mais en se pressant un peu, il y avait moyen qu’elle ne soit pas trop en retard. Elle attrapa son manteau rouge et se dirigea vers la sortie pour se rendre au village. Elle était en fait censée rejoindre Josh à la fontaine à souhait. Josh ? Un jeune homme qu’elle avait rencontré un peu plus tôt et qui l’avait fortement touchée. En effet, le jeune australien était en proie au mal du pays … Et pas qu’un peu. Venant elle-même d’un autre pays, elle tenait absolument à aider l’étudiant à se sentir un minimum mieux à Swyn. Et pour ça, elle lui avait proposé une balade dans le village en quête de quelque chose qui l’aiderait à aller mieux. Ce ne serait sans doute pas simple mais enfin, qui ne tente rien n’a rien n’est-ce pas ? Le rendez-vous était à la fontaine à souhait pour la simple et bonne raison que la jeune femme avait beaucoup apprécié le monument et qu’il était relativement simple à trouver.

Relativement n’est pas certain. En effet puisque lorsqu’elle arriva au lieu-dit, pas de trace du jeune blond. Et pourtant, elle n’avait pas réussi à respecter les 10 minutes de retard maximum qu’elle s’imposait. Peut être était-il simplement reparti en voyant qu’elle n’arrivait pas ? Elle fit la moue. Bon … Attendre ou pas ? Elle regarda à nouveau autour d’elle et ne le voyant toujours pas, elle avança. Quitte à être dehors, elle n’allait pas rentrer tout de suite. Alors elle se dirigea vers le port tandis que le soleil quittait peu à peu le ciel. Et arrivant près du quai, elle observa un tableau pour le moins poétique. Assis au bout du quai, un jeune homme blond observait le soleil qui tombait dans l’eau donnant de superbe couleur au ciel. Pendant une bonne dizaine de minutes, la brunette resta immobile à observer celui qui observait le ciel. Un filet de voix sortait de sa bouche, très léger, mais le silence alentour permettait à Théa de le distinguer légèrement. C'était beau. Magnifique même aurait dit la demoiselle, raison pour laquelle était restée en retrait, de peur de briser l'instant. Elle osa enfin s’approcher pour découvrir qu’il s’agissait de Joshua. Prise d’une soudaine timidité, elle se posa à côté de lui, espérant ne pas l’avoir trop surpris.


"C’est beau n’est-ce pas ? "

Sa voix était faible, n’osant pas trop parler. Persuadée il y a encore quelques minutes qu’il y avait moyen de trouver quelque chose qui plairait à Josh sans trop de problème non plus, il suffisait de voir le regard affreusement nostalgique de celui-ci pour remettre ses convictions en doute. Et celle qui avait constamment le sourire aux lèvres, considérant qu’un de ceux-ci marchait bien plus qu’une thérapie de trois mois, n’osait pas en offrir un à l’étudiant pour le coup.

"Tu t’es perdu ou je suis arrivée trop en retard ? "


Combler le silence. Inutile et parfois agaçant mais les silences chargés de tristesse rendait la jeune femme bien trop mal à l’aise pour qu’elle les laisse en place ainsi.



[HRP : Le fait qu’une vieille chanson nommé Adélaïde passe à la télé au moment où j’écrivais ma réponse vaut-elle la peine d’être notée ici ? Ah et je suis un peu déçu de la qualité de ce que j’ai écris mais voilà.]
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Joshua Yarwood
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▌Né(e) le: 19 Juin
▌Pays d'origine: Australie
▌Statut: 1ère année

MessageSujet: Re: Eau secours.   Dim 1 Juil - 16:48

Chargée d’une douce intonation, il reconnut la voix rassurante de Théa. À la question qu’elle lui posa, Josh acquiesça d’un signe de tête. Le coucher de soleil restait splendide partout, pas étonnant qu’il soit le centre du monde. Combien de civilisations païennes en firent leur Dieu ? Était-ce ridicule que d’avoir la foi en quelque chose d’improbable ? Josh voulait croire qu’il reverrait bientôt les rives d’Adélaïde, que ses parents changeraient d’avis sur la nécessité d’envoyer leur fils loin de la maison. À dix-huit ans, il n’était pas majeur dans tous les pays, la preuve qu’il quittait le nid familial trop tôt. Il vivait si éloigné de sa zone de confort qu’à moins de voir un miracle se produire, il allait tomber malade et en mourir. On lui avait retiré son bonheur, tous ses plaisirs un à un. Il serait resté au bout du quai indéfiniment à attendre, le regard dans le vague, mais la voix de Théa l’arracha à sa contemplation.

-Je suis perdu, incomplet, comme si on m’avait arraché une partie de moi-même.


Josh avait essayé de reproduire son quotidien d’avant, mais rien qu’à ouvrir la fenêtre de sa chambre au petit matin le rendait nauséeux. Il allait s’asseoir avec ses cousins devant son petit-déjeuner et en retournait le contenu dans tous les sens sans y toucher. Les cours, pas la peine de s’y attarder, même en Australie il les détestait. S’il ne s’était pas encore noyé dans la cuvette des toilettes, c’était grâce à Zac et Cal. Ils vivaient une dépression commune, tous les trois, se soutenant comme seule une famille savait le faire. Le tunnel était toujours aussi noir, mais dans les pires situations, savoir qu’on n’y moisissait pas tout seul aidait à tenir le coup. Quelques fois, Josh enviait Zac de pouvoir se consoler en mangeant du sorbet au citron. Lui, il cherchait encore de quoi lui remonter le moral, persuadé qu’une telle chose ne se trouvait pas en Irlande. Plus persévérante que lui, Théa mettait tout en œuvre pour lui dénicher l’élément qui le ferait se sentir un peu mieux alors qu’il perdait progressivement l’habitude qu’il avait de sourire à son réveil. En vrai, plus les jours passaient, plus Josh avait l’impression de perdre de son humanité. Bientôt, il allait se transformer en androïde, exécutant chacun de ses gestes machinalement comme s’il y avait été programmé. Zac l’avait dit, ça peut vous détruire un homme, le mal du pays. La poisse.

-Que crois-tu que je puisse aimer, ici ?

Théa avait quitté la France pour l’Irlande, et elle s’accommodait bien du changement. Rester sur le même continent y était peut-être pour quelque chose, elle passait du gris au noir alors que Josh, on l’avait fait sauter sans préavis du blanc au noir, d’un coup de pied aux fesses. Sa zone de confort lui manquait. Tout lui rappelait à quel point il se trouvait loin de chez lui. L’eau de la fontaine à souhaits pouvait être claire comme le cristal qu’elle ne se comparerait jamais à l’océan pacifique. S’y baigner le consolerait de la vue qu’il avait des vagues qui venaient mourir contre le ponton, sous ses pieds. Il ne comprenait pas comment l’océan pouvait être si différent ailleurs alors qu’il s’agissait de la même étendue d’eau. En vrai, si, il comprenait, la composition du fond marin n’était pas la même, mais ne pas voir le fond de la Grande Bleue l’emplissait de tristesse. Tout était trop sombre, ici, les saveurs exotiques n’existaient pas. Pas de chaude brise salée ni de doux sable filant entre ses orteils. Le climat irlandais l’assommait comme une masse. De la boue et des trèfles à quatre feuilles, il n’en voulait pas, c’était bon pour les lutins roux qui peuplaient les forêts sans palmiers. Honnêtement, ses parents se gouraient s’ils pensaient que leur fils allait prendre de la graine d’un tel dépaysement. Josh ne jurait que par ses racines, et il s’était attendu à ce que son père, en noble jardinier passionné qu’il était, aurait pu le comprendre. Ils subissaient un vil complet, ses cousins et lui. Que la vie était pourrie, loin de l’Australie.

-J’ai faim, en plus. T’as faim, toi ?

Ne pas manger de petit-déjeuner finissait par faire gargouiller son estomac en début d’après-midi, réclamant sa dose quotidienne de nourriture. Bien qu’il perdit du poids depuis son débarquement sur ce même quai le mois dernier, son corps continuait de fonctionner. Josh comblait les besoins primaires de son organisme, laissant le soin aux autres ce qui était secondaire et pourtant se trouvait au premier plan il n’y avait pas si longtemps ; le plaisir.
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Théa Rause
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▌Né(e) le: 22 septembre
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MessageSujet: Re: Eau secours.   Lun 2 Juil - 13:29

Lorsque le jeune blonde leva la tête vers elle, elle lui offrit un sourire doux. Personne n'était insensible au charme d'un coucher de soleil. Les teintes rouge, orange et parfois rosées qui couvraient le ciel, contrastant avec le bleu nuit qui occupaient déjà le centre de la voûte céleste donnait une impression de beauté pure. Sans compte le fait que, se trouvant au bord de l'eau, le tout se reflétait dans l'étendue aqueuse, donnant un tableau presque magique aux yeux de la demoiselle. En même temps, l'occasion de voir de tels couchers de soleil n'avait pas été très courant dans sa vie. En effet, habiter Paris signifiait la ville, pas la mer ou l'océan. Et un crépuscule se reflétant sur la Seine n'avait rien à voir. Sa ville avait beau être la plus belle aux yeux de la demoiselle, elle ne pouvait pas, honnêtement, dire qu'un coucher de soleil urbain valait ça. Le ciel pollué de Paris ne rendait pas aussi bien les couleurs, la Seine salie ne reflétait pas aussi bien le ciel. Bref, c'était beau.

Elle fit la moue lorsque Joshua lui parla. Le mal du pays de l'australien était toujours très présent, elle l'avait senti en arrivant et il venait de lui confirmer par ses paroles. Elle soupira légèrement. Quelle piètre psychomage elle faisait ! Il lui faudrait encore du travail pour y arriver ... Il suffisait de voir à quel point elle était prise au dépourvu quand à la façon de faire en sorte que le jeune blonde aille mieux. Bon, elle était persuadée qu'il allait lui même contre sa "guérison" de manière plus ou moins inconsciente. Mais c'était justement le travail d'un psy que de passer outre pour aider la personne à se relever. Elle leva les yeux vers le bout de ciel où se trouvait déjà la nuit en réfléchissant. Elle ne pouvait même pas lui vanter la beauté du coucher de soleil comme bienfait de l'Irlande. Aucun doute qu'il le comparerait avec l'Australie et ça, ça n'était pas en faveur du pays dans lequel ils se trouvaient.

Il devait bien y avoir un moyen bon sang ! Quelque chose, elle ne savait pas quoi, qui pourrait faire changer d'avis Josh. La voix du blond parvint à nouveau à ses oreilles et elle tourna la tête vers lui, lui posant une question qui la perturba encore plus. Peut être parce qu'elle n'avait pas la réponse et que le dire, c'était prendre le risque de le laisser penser qu'il ne trouverait pas. Parce qu'elle avait bien vu que l'étudiant n'y croyait qu'à moitié, au fait qu'il trouverait quelque chose qui lui donnerait envie de rester en Irlande, au moins le temps de ses études. Parce que oui, c'était long 6 ans. Voir 9. Alors il fallait qu'elle trouve un truc en béton. Et là, tout de suite, ben ça lui venait pas. Elle ouvrit la bouche, la referma sans parler. Laissa un blanc filer et ouvrit la bouche à nouveau.


"Je ne suis pas devin, Josh, je ne peux pas le deviner à l'avance. Ça peut être tout et n'importe quoi. Un lieu, un événement qui te plaira. Ou même des personnes que tu rencontrera ici. Ça ne te fera peut être pas adorer l'endroit mais ça t'aideras à vivre."

Oui parce que, non, le jeune homme ne vivait pas actuellement. Il survivait tout au plus mais vivre était un bien grand mot pour sa façon d'agir. Elle repensa aux mots qu'elle venait de prononcer. Rien n'était sur dans ce qu'elle disait. Mais tout était plausible. Il finirait par trouver quelque chose, quelqu'un, qui ferait qu'il ne verra plus l'Irlande comme l'enfer sur Terre. Et quand il retournerait en Australie, il aurait peut être un sourire en repensant à ses années passées ici. Et c'était tout ce que souhaitait Théa. Elle savait très bien qu'il ne verrait jamais l'Irlande comme le paradis et qu'elle n'égalerait jamais l'Australie pour Josh, mais enfin, il y avait un jute milieu !

Le ventre de la brune répondit à sa place et elle laissa s'échapper un petit rire, très léger. Aucun doute que ça ne collait pas franchement avec la situation limite "dramatico-lyrique" présente jusqu'à ce moment précis mais ça changeait un peu l'atmosphère, agréablement de son point de vue. Elle hocha ensuite la tête, offrant un nouveau sourire au jeune homme, espérant le dérider un tout petit peu. Pas que ça la perturbait de voir l'australien avec cet air profondément triste mais si, en fait.


"Je crois bien que oui, en effet ! Tu veux manger quelque chose en particulier ?"

Après tout ils n'étaient pas très loin de la ville, il ne devrait pas être bien compliqué de trouver toute sorte de nourriture. Et au pire, ils pourraient très bien retourner à Swyn pour piquer un truc à manger dans les cuisines. La demoiselle n'était pas un cordon-bleu mais elle se débrouillait en cuisine ... Ou au moins en cuisine française, ce qui regroupait déjà un bon paquet de plat quand même. A voir selon la réponse de Joshua après ...
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