AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Je fais des ronds

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Saadi Vàsquez
M.U.M
M.U.M
avatar



 
▌Né(e) le: 3 août
▌Pays d'origine: Qatar
▌Statut: 6ème année

MessageSujet: Je fais des ronds   Ven 29 Juin - 13:28

Comme prévu le dernier cours d'Histoire de la magie de la semaine avait été un supplice, et ce n'était pas comme si Saadi avait pu jouer d'un quelconque charme avec Miss Creedpeur qui n'avait d'yeux, probablement, que pour les vipères à lunettes. Ce n'était même pas qu'elle s'énervait après Saadi lorsqu'il avouait ne pas savoir avec un rire infect et immature, elle soupirait simplement de déception face à tant d'ignorance. A un moment, entre deux bulles de chewing-gum de la fille d'à côté, Saadi s'était presque senti vexé.

* On aura tout vu aujourd'hui ! *

En soupirant, le jeune homme traversa les cachots et atterrit près de la rivière souterraine qui menait à la salle commune de Plumentine. Il savait qu'à ce moment-là, dans la salle commune de Dorelly, les étudiants avaient terminé leurs cours et préparait leurs projets pour le weekend. D'ordinaire, Saadi appréciait ces euphories de fin de semaine qui annonçaient la fête du weekend, mais la chaleur qui avait pesé, pour une fois, sur le château ce jour-là le dissuada d'aller les retrouver. En effet, il régnait une fraîcheur et un calme dans le souterrain qui donna à Saadi l'envie de se prélasser quelques minutes, le temps que tous les étudiants aient terminé leurs cours.
Nonchalamment, il agrippa son sac à dos gonflé d'air chaud et de deux pauvres parchemins et le tapota gentiment sur le sol pour se former un oreiller. Puis, Saadi s'allongea à-même le sol, exhalant un soupir au contact de la pierre froide sur son dos et ferma doucement les yeux...

Un rond de fumée s'échappa de ses lèvres et atteignit le sommet de la caverne. L'endroit était risqué pour fumer de la paille cendrée, mais la jeune fille qui le lui avait vendu dans le couloir lui avait assuré qu'elle était de la dernière mode au Moyen Orient.


* Tu parles, j'en ai pratiquement eu dans mon biberon *

Elle ne savait pas de quoi elle parlait, évidemment, mais Saadi avait été curieux face à son innocente fierté et avait acheté un stock de paille cendrée aux arômes nouveaux.
Alors qu'il expirait lentement les soucis de la journée, il toussota en se redressant subitement. Les yeux rivés sur la paille cendrée qui crépitait au bout de ses doigts, Saadi fronça les sourcils et jura à haute voix :


" C'est quoi cette m... ? Mh ? "

De la lavande ! Il y avait bien qu'une fille à paillettes pour vendre de la paille cendrée à trois Gallions les 20 grammes parfumée à la lavande ! Vexé mais amusé, Saadi fuma une nouvelle fois la composition spéciale en haussant les épaules, puis se rallongea en souriant. Niveau goût ce n'était certes pas terrible, mais le produit avait l'avantage de laisser l'haleine fraîche comme l'eau de Cologne de mémé.

Peu à peu, la fumée à la lavande parfuma les alentours, le souterrain étant toutefois très exigu et l'endroit pas ou peu aéré. A quelques mètres, une mèche de cheveux de sirène disparut dans les profondeurs de la rivière vers le lac du Connemara mais Saadi ne parut pas s'en rendre compte. Les yeux fermés, à demi-conscient, le jeune homme savourait honteusement sa paille cendrée revisitée sans penser qu'une foule d'étudiants seraient à-même de traverser la rivière à tout moment.


[Privé, merci Very Happy !]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elias Jensen
M.U.M
M.U.M
avatar



 
▌Né(e) le: 5 Octobre
▌Pays d'origine: Danemark
▌Statut: 5ème année

MessageSujet: Re: Je fais des ronds   Ven 29 Juin - 17:15

Encore une journée pas fameuse-fameuse pour notre danois. Une composition surprise assez prise de tête en droit des inventions avait eu raison de son moral en début d’après-midi. Il n’était pas du genre intello à lunettes, mais il savait qu’il devait s’accrocher, surtout dans les matières théoriques, à l’approche des examens. Et autant dire que le droit des inventions, ce n’était pas sa tasse de thé, il savait que c’était indispensable à sa filière, mais il aurait bien aimé pouvoir faire sans, parfois.

Heureusement, le dernier cours de la journée, travaux pratiques en mécanique magique avait relevé le niveau et c’était dans un état d’esprit mitigé qu’il prenait la route de sa salle commune, semant au passage Alex et Elijah qui avaient tout deux des trucs à faire, visiblement. En chemin il songea à Malloy, rentré pour quelques jours dans sa famille et à Andrew, qu’ils voyaient assez peu. Il savait que le deuxième avait demandé des cours à la prof’ de duels, Jensson. Après la pluie de sang et la mise en garde de la dernière fois, le danois pouvait comprendre… lui-même avait le cerveau pas mal occupé ces temps-ci, à essayer de réfléchir à la fois sur ses cours, le cas d’Orcy et la tension ambiante… Cela faisait quelques temps d’ailleurs qu’il n’avait pas eu l’occasion de sortir sur un coup de tête dans l’un des pubs de Bourg-en-Bière, en compagnie d’une belle blonde, voire de deux, la bière en prime. Peut-être que cela lui changerait un peu les idées… il y avait toujours Samantha qui lui tournait autour…

Songeant ainsi, il était descendu au niveau de la rivière souterraine menant à la tour Plumentine. Il avait toujours adoré ce passage, cela avait un côté complètement dingue, que de devoir traverser une rivière sur une barque pour se rendre à sa salle commune, mais au bout de cinq ans, on a largement le temps de s’y faire… et mieux, de se laisser à rêvasser au fil de l’eau. Alors qu’il s’approchait de l’une de barques ensorcelées, il s’arrêta brusquement dans ses mouvements, réalisant qu’il flottait par ici une odeur assez habituelle… une odeur… de savon… ou de parfum ? Une odeur de lavande en tout cas. Et on ne pouvait pas dire que c’était une senteur qui avait sa place, dans ce lieu caverneux où s’écoulait la rivière. Levant les yeux, il observa un instant le décor dans lequel il se trouvait et finit par apercevoir une silhouette, dans un renflement de la grotte qui pouvait passer inaperçu à qui ne le connaissait pas.

Mais ce n’était pas le cas. D’un geste machinal, il releva ses lunettes de protection bleues claires sur sa chevelure blanche, marchant à pas discrets pour rejoindre l’endroit. Curieux ? Oui, il pouvait l’être. Et puis, peu importe ce dont il pouvait s’agir, il avait besoin de se changer les idées. Il ne lui fallut que peu de temps pour être suffisamment près de la silhouette. De là il la distinguait mieux et réalisa qu’il s’agissait d’un type, casquette sur la tête, allongé, et qui lui tournait le dos, visiblement tout à sa rêverie. Plus il approchait, plus l’odeur de lavande était forte. Elias ne put retenir un léger sourire et fit quelques pas dans sa direction, réalisant au passage qu’une légère activité troublait la surface du lac.

Glissant ses mains dans les poches de sa veste, il lança :

- Alors, on a un peu trop forcé la dose de parfum ?

Se moquant peu d’être invité, il alla s’asseoir non loin, l’air de rien, mais de manière à être bien en vue de l’autre personne, qu’il finit par reconnaître comme un Dorelly plus âgé que lui, il ajouta :

- Si l’idée c’est de désodoriser l’endroit, ça marche, j’t’assure. Hum… Saadi, c’est ça ?

Il ne connaissait pas plus que ça l’étudiant en question, mais l’avait déjà croisé à diverses reprises. Il savait qu’il était en Coopération magique, certains le disaient glandeur, d’autres fils à papa, mais ce qui était certain, c’est qu’il était plein aux as. Il n'était pas du genre à se fier aux rumeurs et préférait se faire de lui-même un avis sur la personne. Alors ce qu'on pouvait dire, il s'en foutait un peu. Elias repéra la paille cendrée qu’il fumait et demanda :

- Tu fais tourner ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Saadi Vàsquez
M.U.M
M.U.M
avatar



 
▌Né(e) le: 3 août
▌Pays d'origine: Qatar
▌Statut: 6ème année

MessageSujet: Re: Je fais des ronds   Sam 30 Juin - 19:53

Étranger aux ridules qui s'étaient formées à la surface du lac, Saadi sourcilla légèrement en entendant la sirène jurer tout en s'enfonçant dans les profondeurs de l'eau. La langue des sirènes n'était certes pas la plus facile à apprendre, mais Saadi avait eu l'avantage de passer son enfance aux quatre coins du monde et d'y rencontrer toutes sortes de créatures magiques : les sirènes comme les gobelins n'avaient plus vraiment de secrets pour lui, en tous cas lorsqu'il s'agissait de converser avec eux. Le plus dur restait d'être invité à faire causette avec ces personnages souvent peu sympathiques.

Des pas résonnèrent dans le souterrain mais Saadi, qui voyait à présent des sirènes roses danser autour de sa tête, n'en perçut qu'un son très lointain. Ce ne fut que la voix du jeune homme qui le fit sortir de sa torpeur.
Se redressant d'un bond à l'idée qu'il s'agisse d'un professeur, Saadi frotta ses yeux ahuris et soupira en découvrant un étudiant. De plus, il ne s'agissait pas de n'importe quel étudiant dont les envies rapporteuses auraient été douteuses, c'était Jensen, l'un des cinq membres du groupe de mecs à la mode que les filles s'arrachaient sans trop elles-mêmes comprendre pourquoi. La gloire, peut-être, car mettre la main sur l'un des cinq Plumentine passait pour un exploit.


* Pourtant ça doit pas être bien dur *

Rien qu'à la dégaine, Saadi avait déjà constaté que le succès de Jensen et des autres n'avaient, a priori, rien de sorcier (c'est le cas de le dire ^^). Cheveux en bataille qu'il avait dû passer quarante minutes à coiffer, lunettes savamment dressées sur le haut du crâne, chemise cintrée, Elias Jensen avait tout du playboy-malgré-lui. Pour Saadi, il aurait presque été trop simple de l'imiter pour avoir les filles à ses pieds - ben voyons Rolling Eyes - mais il avait au moins la sympathie de comprendre ce comportement. Seulement, il ne fallait pas essayer de le berner.
En reconnaissant Elias, néanmoins de réputation, Saadi se détendit et s'adossa au mur du souterrain. Le jeune homme n'avait pas manqué l'odeur de lavande qui s'était répandue dans l'air et ne se privait pas pour se moquer de Saadi qui, la paille cendrée roulée aux lèvres, ne pouvait plus nier.


" Qu'est-ce que tu veux, le parfum n'est qu'un leurre pour laisser découvrir l'odeur musquée du mâle viril en dessous... Les femmes adorent, tu devrais l'savoir "

Saadi découvrit un sourire éclatant contrastant avec sa peau brune. Ses yeux noirs se rivèrent sur son t-shirt qu'il n'avait pas changé depuis la veille, ce qui le fit songer plus sérieusement à sa remarque.

* Aha, ne dit-on pas un homme n'est un homme que... ? *

Le jeune homme sortit de sa réflexion machiste lorsqu'Elias l'appela par son prénom. C'était qu'il ne pensait pas être si réputé que ça, et surtout pour quoi ? Les rares choses dont il pouvait vraiment être fier étaient inconnues du public, sa réputation devait donc avoir un rapport avec autre chose...
Sur ces grandes pensées, il tira un grand coup sur sa paille cendrée et capitula.


* Franchement j'vois pas, je suis un ange angel *

Pour toute réponse, Saadi se contenta d'acquiescer d'un hochement de tête et de lancer à Elias son sachet flambant neuf de paille cendrée accompagné d'un rouleau de feuilles de Surubicus foisonnant.


" Roule avec ça si t'as eu une mauvaise journée, bro' "

Les qualités de la feuille de Surubicus foisonnant ne résidaient pas toutes dans ses arômes, mais Saadi laissait le plaisir à Elias de les découvrir par lui-même. D'autant qu'il le savait, ces feuilles n'étaient utilisées qu'au Moyen-Orient et son compagnon de fumette n'y avait probablement jamais mis les pieds.

* Et vaut mieux pas avec c'te tronche-là...*

Saadi n'était ni méchant ni moqueur, mais Elias Jensen était réputé pour ses dons en matière de création d'objets magiques et ça, le jeune homme avait plus ou moins consciemment du mal à l'encaisser. Pas stupide pour autant, il savait pertinemment que sans présenter un seul de ses instruments à quiconque, il ne risquait pas d'être pris pour un génie. Mais pour Jensen, cela avait semblé facile, et Saadi avait trop de fierté - masculine qui plus est - pour lui demander quelques tuyaux. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait d'ordinaire, mais cette fois-ci, la paille cendrée l'aidait à se détendre et à mettre tout ceci dans un petit coin embrumé de sa pensée.
Maintenant qu'il le regardait - vite fait hein, on a pas élevé les hippogriffes ensemble - Saadi songea qu'il avait rarement vu Jensen sans une cigarette au bec et cet aspect-là le rendit immédiatement plus sympathique, à moins que ce fût la paille cendrée roulée dans la feuille de Surubicus foisonnant, mais après tout si quelque chose pouvait tout à coup rendre tout le monde sympa, en quoi cela pouvait-il être mauvais ?


" J'ai essayé d'en glisser une à Creedpeur mais ça l'a pas branchée, j'crois vraiment qu'elle joue les difficiles pour que je m'attache, c'est fourbe " ironisa Saadi avec un sourire, tant la situation pouvait paraître grotesque.

En réalité, Miss Creedpeur ne lui avait jamais vraiment plu malgré son faible pour les femmes de caractère. La froideur qu'elle dégageait jetait immédiatement une tempête de neige norvégienne sur les vices du jeune Saadi qui, en plus de tout ça, n'avait jamais pu décrocher de mention Acceptable en Histoire de la Magie.

" J'vais devoir m'en trouver une plus jeune, d'ailleurs c'est une première année qui m'a vendu le stock, on n'en fait plus des filles à rubans ou elles se sont révoltées contre Papa ? "

La remarque était bonne, d'autant que Saadi avait toujours eu du mal à tenir tête à son père au charisme déroutant. Lorsqu'il ne pavanait pas en Irlande ou au milieu de filles intéressées, en effet, le jeune homme aurait pu porter une quantité infinie de rubans l'enchaînant aux ambitions de Papa Vàsquez.


Dernière édition par Saadi Vàsquez le Lun 2 Juil - 6:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elias Jensen
M.U.M
M.U.M
avatar



 
▌Né(e) le: 5 Octobre
▌Pays d'origine: Danemark
▌Statut: 5ème année

MessageSujet: Re: Je fais des ronds   Lun 2 Juil - 0:13

Vu la tête que fit l’autre à sa vue, se frottant les yeux comme au sortir d’un rêve, Elias se douta que cela devait faire plusieurs minutes qu’il était ici, allongé, à fumer ce qui n’était absolument pas une simple cigarette. Il ne parvint pas à retenir un sourire à cette vue. Lui-même, quand il le pouvait, appréciait toujours fumer un petit joint par-ci par-là, ou toute autre substance hallucinogène pouvant l’emporter dans un temps et un lieu où il se plaisait à s’égarer, parfois. L’esprit vide, la réalité bien éloignée, juste une sensation de bien-être et de totale déconnexion… oui, cela avait du bon parfois.

Quand il reconnut l’étudiant en question, il ne fut guère étonné de sa posture, entre nous. Il n’en connaissait que le prénom, Saadi, et la maison, Dorelly. Il le savait aussi plus vieux que lui, mais ça en restait là. Il avait toutefois une allure décontractée que le danois aimait bien chez les gens. Mal rasé, cheveux en pétard, casquette sur la tête, autant dire que le Dorelly donnait l’impression d’être totalement relax. Le Plumentine se fit d’ailleurs la remarque que c’était peut-être ce dont il avait besoin, après sa journée… ne penser à rien de prise de tête, juste s’évader. Il n’avait aucune idée de ce que l’autre savait de lui ou de sa réputation, mais il préférait passer outre. Le Dorelly répondit à sa boutade, l’air de rien.

- Ahah, ouais, j’vois ce que tu veux dire… une manière comme une autre de les séduire. Même si entre nous, y’a plus original que la lavande, ‘fin, ça reste pratique pour pas se faire choper.

Détaillant la paille cendrée que l’autre venait de porter une nouvelle fois à ses lèvres, il ajouta :

- Mais bon, au moins ça parfume la rivière hein… j’crois que les sirènes apprécient, preuve que ça fonctionne. Fit-il en indiquant de la tête une énième trace sur la surface de l’eau.

Se reculant un peu, il laissa son dos reposer sur la pierre froide et légèrement humide de la grotte, poussant un léger soupir à ce contact. Il ferma un instant les yeux avant de les reposer sur son interlocuteur. Il vit ce dernier lui lancer son sachet de paille cendrée et un rouleau de feuilles. Au moins, Saadi était du genre généreux ! Lui s’était attendu à quelques taffes, mais non, l’autre lui filait carrément son paquet. C’était une incitation à laquelle il ne disait pas non ! Un air ravi sur le visage, il réceptionna le sachet et les feuilles, s’empressant d’en rouler une dose convenable.

- A qui l’dis-tu… thanks en tout cas.

Elias s’appliqua un instant à sa tâche, ne reconnaissant pas les feuilles qu’il en venait à utiliser, mais se disant que si Saadi prenait celles-ci, c’est qu’elles devaient être de qualité. Il était surement plus calé en la matière que lui. Elias, il était très cigarettes. Les joints, c’était quand il en avait l’opportunité, en soirée, si on lui en proposait ou qu’il prenait connaissance d’un dealer dans le coin. Un léger silence s’imposa et finit par être brisé par le sixième année. Un rictus amusé naquit sur les lèvres du danois qui terminait son joint tranquillement.

- Dommage, ça la décrisperait peut-être…, j’suis sûr qu’elle finira par accepter à longue ! Mais bon, avec le sex-appeal de la Creedpeur, c’est difficile de résister, j’comprends ! Heureusement, j’l’ai plus en cours…

Rien que l’idée de Celyn Creedpeur paille cendrée à la bouche avait de coin être risible ! La directrice semblait toujours froide, occupée à mille et une choses, c’était à croire qu’elle ne prenait jamais le temps de souffler… mais elle était aussi intransigeante sur sa notation, et il se demandait parfois encore par quel miracle il était parvenu à valider son exam d’Histoire de la Magie en ACAII. Mais il s’égarait… et finit par porter la paille cendrée à ses lèvres pour en goûter une première bouffée.

Il se mit à toussoter et se sentit con.

- Sérieux, quoi… lavande ! Le goût qui emplit sa bouche était vraiment étrange, mais dès la deuxième bouffée il commençait à s’y habituer. Du regard, il questionna le Dorelly comme pour dire « Où t’as bien pu choper ce truc ? », mais l’autre semblait avoir lu dans son esprit et lui répondait déjà.

- Une première année ? Et bien, elles sont pleines de ressources ! … Mais j’crois qu’elles sont de plus en plus sur les nerfs, les femmes au foyer, c’est fini mon vieux ! Maintenant, faut faire avec leurs humeurs !

La remarque machiste était surjouée, bien sûr, et son esprit alla bien vite vers sa demi-sœur, Mani. En modèle de féministe rebelle, y’avait pas mieux !

- … Et quelles humeurs… ajouta-t-il à mi-voix, alors que l’effet de la paille se faisait déjà sentir. Il ne savait pas si ça avait un rapport avec les feuilles utilisées, mais c’était à croire que ça lui était monté droit à la tête.

- Une odeur de fille, mais efficace ton truc.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Saadi Vàsquez
M.U.M
M.U.M
avatar



 
▌Né(e) le: 3 août
▌Pays d'origine: Qatar
▌Statut: 6ème année

MessageSujet: Re: Je fais des ronds   Lun 2 Juil - 15:24

Saadi hocha la tête d'un air entendu, haussant les épaules pour montrer à Elias qu'il était d'accord avec sa remarque. La lavande était une idée très farfelue pour aromatiser la paille cendrée et il n'y avait, probablement, qu'une fille pour avoir inventé un truc pareil. Saadi imaginait déjà la première année en question, gants roses à plumes aux mains, dans son peit jardin, séparant ses fleurs de lavande dans deux pots étiquetés respectivement "Paille cendrée" et "Savon pour tante Nicole". Franchement, Saadi était même prêt à parier que plus aucune jeune fille ne se parfumait à la lavande et que l'odeur qu'ils dégageaient ensemble dans le souterrain ne sauraient que les rebuter, tout comme elle avait fait fuir les sirènes, pourtant pas si jeunes si on les regardait de près.
Dans un élan de perfectionnisme, Saadi répliqua quant à la remarque des sirènes, bien qu'il n'eût aucune intention de faire la morale à Elias.


" Tu rigoles, elles se sont enfuies direct en me traitant de calmar géant d'Ecosse "

C'était son truc les langues étrangères, les sirènes et femmes en général, un peu moins ; personne n'est parfait.
La feuille aux lèvres, Saadi songea un instant à ce qu'il pouvait lui-même dire des femmes qu'il connaissait. En réalité, pas grand-chose. De sa famille paternelle, il ne restait pratiquement que des hommes : seule sa tante par alliance était toujours là, mais Saadi ne l'aimait pas beaucoup. De vingt-six ans son aîné, l'oncle de Saadi avait épousé cette jeune femme en plein désespoir après le décès de sa femme et ne voyait pas, la plupart du temps, que celle-ci ne vivait que pour dépenser l'argent de son mari. Quant à ses relations avec les femmes, elles étaient quasi-inexistantes, se limitant parfois à des femmes intéressées qu'il oubliait le lendemain après avoir trop bu ou à quelques connaissances ponctuelles pour boire et rigoler lors d'une soirée. Mais pas vraiment d'amie, non, car Saadi était difficile et demandait peut-être trop aux femmes tout en les considérant comme des sangsues superficielles. Ce n'était évidemment pas le meilleur moyen de se faire des amies...

En tous cas Jensen, lui, semblait plaisanter en évoquant les fameuses "humeurs" féminines. Du coup, Saadi sentit qu'il devait sourire à la remarque, comme s'il s'agissait de quelque chose d'insensé alors qu'on lui avait toujours décrit les femmes de cette façon : compliquées et lunatiques. La femme au foyer, par contre, il n'y avait jamais cru, du moins il pensait que ce n'était réservé qu'à une toute petite portion de femmes dévouées à leurs enfants. Des parias, quoi.


" Ça sent l'vécu, bro..." lui lança-t-il simplement.

En souriant, Saadi se réinstalla la tête sur son sac à dos et ferma les yeux en attendant que la feuille de Surubicus foisonnant fasse son travail. Il se demandait si pour Jensen, le voyage serait une partie de plaisir, l'association de celle-ci avec la paille cendrée étant extrêmement rare et onéreuse. Celles-ci, ils les avaient eues pour presque rien, mais cela s'était vu que la fille ne s'y connaissait pas vraiment et vendait seulement pour gagner en popularité. Fier d'avoir fait une affaire malgré son coffre à Gringotts débordant, Saadi décida de ne pas alerter Elias sur les effets de son petit en-cas.
En réalité, ils pouvaient être plus ou moins appréciés. En effet, après quelques minutes, la feuille de Surubicus associée à la paille cendrée projetaient quelques flashs dans l'esprit du consommateur qui pouvaient être de l'ordre du vécu - mais peut-être oubliés - ou du futur proche, dans de très rares cas. Saadi n'avait assisté qu'une seule fois à l'un de ces flashs-du-futur où il s'était vu renverser le contenu de sa Bièraubeurre sur ses genoux, ce qui était effectivement arrivé une heure plus tard. Bon, pas de quoi crier aux dons de Divination, cela ne lui avait pas franchement permis de sauver le monde. Et puis, en plus du goût, les flashs qu'il recherchait ne se trouvaient pas forcément dans l'avenir.
Il se demandait, vaguement dans le brouillard, ce qu'il attendait vraiment de ces flashs ou si finalement il s'en moquait et appréciait simplement leurs effets planants. Est-ce qu'il s'attendait à se souvenir de sa mère ? Non, bien sûr que non, étant donné qu'elle était décédée le jour de sa naissance, il ne pouvait décemment s'en souvenir. Ce qu'il aurait souhaité, en réalité, c'était d'en donner à son père et de pouvoir en lire les pensées ou même être Legilimens, ça c'était un pouvoir qui semblait cool. Mais forcément, il n'y avait que les méchants qui y avaient droit, comme s'ils étaient triés au moment de l'attribution ou quelque chose comme ça.


* Toi tu veux faire quoi avec ce pouvoir ? Voir ta mère ? Ok pff dégage... Et toi ? Tuer tous les moldus ? Ok deal ! *

La drogue faisant son petit effet, Saadi commençait à avoir du mal à trouver la frontière entre ses pensées et ses paroles. Il n'était pas certain non plus qu'il entende ou comprenne parfaitement ce qu'Elias pouvait lui communiquer. Enfin, s'il lui avait donné de son stock, c'était bien que Saadi se moquait bien de ce qu'il pouvait marmonner dans ses délires, n'ayant pas vraiment de complexes.


" Et toi tu crois que tu f'rais quoi si t'étais Leligi...Ligelim...Le-gi-li-mens ? "

* Fiou, dur ce mot dead *

Il ne savait pas vraiment si Elias allait répondre ou s'il était déjà parti au pays des sirènes roses aux sautes d'humeur. En tous cas, Saadi semblait assuré que sa question avait tout son sens dans la conversation, tout comme il était certain que le leprechaun qui dansait là, à droite, était bel et bien réel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elias Jensen
M.U.M
M.U.M
avatar



 
▌Né(e) le: 5 Octobre
▌Pays d'origine: Danemark
▌Statut: 5ème année

MessageSujet: Re: Je fais des ronds   Mer 11 Juil - 13:43

- Calmar géant d’Écosse ? Carrément ? … Ouuuh, ça m’aurait pas plu ! Fit le danois d’un air moqueur. Même s’il avait fait un ACAII en Relations Internationales, ses connaissances en langue sirène étaient plus que limitées, et il n’aurait surement pas pu comprendre aussi précisément leurs paroles.

Tenant désormais la paille cendrée au bout des doigts, il la fit tourner un instant, songeur, avant d’ajouter :

- Tu leur parles souvent aux sirènes, toi ? … C’est pour ça que tu viens là ? Elles m’ont toujours fait flipper, moi.
On ne lui avait pas demandé son avis, mais il le donnait quand même. Je vous le dis, il n’avait plus envie de se prendre la tête, il voulait juste souffler un bon coup. Là, Saadi et sa paille cendrée lui donnaient une parfaite opportunité. Il laissait glisser les mots sans trop réfléchir. Toujours adossé, il allongea ses jambes avant de reporter la paille à sa bouche.

La conversation avait doucement dévié sur les femmes. Ah, les femmes ! Les femmes et leurs humeurs, un sujet qu’Elias connaissait bien, il pouvait vous en faire des kilomètres de parchemin, s’il en avait le courage… Entre sa mère, Helena, et son tempérament de femme d’affaires accomplie, ayant réussi à être une mère aimante et appliquée tout en occupant de grandes responsabilités… Elle avait quitté son père. Il lui en avait voulu, un temps, mais cela était vite passé. Après tout, pouvait-il le lui reprocher ? Elle avait des envies, des ambitions, elle avait tout fait pour aider son père mais celui-ci n’avait su se remettre sur pied. Alors elle était partie, elle avait refait sa vie… Elias la voyait aussi souvent qu’il le souhaitait. Et puis, il y a Mani. Mani Leverenz, sa demi-sœur. Croqueuse d’hommes, manipulatrice, vivant de luxure et de liberté. Combien de fois ils se sont engueulés ces deux-là, incapables d’être la même pièce sans se prendre la tête, trop semblables finalement pour le reconnaitre… ? Heureusement qu’Andréas, le jumeau de Mani, était là pour calmer les choses. Et puis il y en a tant d’autres, des femmes, des filles, des adolescentes… superficielles ou non, rebelles ou non, à fort caractère en principe. Il ne supporte pas les coquilles vides superficielles, Elias, il préfère les filles qui en ont dans la tête, qui ont des envies, des principes et ne se laissent pas doucement porter. Et il y a Mélite. Mélite d’Orcy, ses pleurs de désespoir qu’il avait pu entrevoir, et ce mur dressé autour d’une personnalité intrigante, révoltée, révoltante. Il y aurait beaucoup à dire… trop, si vous voulez mon avis, pour quelqu’un qui a l’esprit embuée de paille cendrée. Alors il se contenta de sourire, largement, d’un sourire teinté d’un peu d’amertume. Tant de femmes dans sa vie, sans qu’il n’ait réellement l’impression d’en comprendre une seule.

- Trop compliquée les gonzesses. Elles disent un truc, elles font l’inverse… fiou.

Il n’avait pas envie de partir dans de longues tirades, c’était comme si son esprit se mettait sur stop après un certain nombre de mots. Ne pas trop réfléchir. S’évader. Des éclats de rire lui vinrent brusquement aux oreilles, un rire qu’il connaissait bien, celui clair, sans ombre, de Mani. Manuela. Ils étaient plus jeunes, il se souvenait de ce rire, elle riait de lui, d’un sortilège raté. Il était nul en sortilèges, ce n’était un secret pour personne, mais à cette époque il croyait encore pouvoir s’améliorer. Elle riait, et il s’était mis à rire avec elle. Elle lui avait dit qu’avec un cerveau comme le sien, il trouverait bien mieux à faire que lancer des étincelles. Ce qui était vrai, d’ailleurs, avec du recul.

Mais comment en était-il venu à se souvenir de ça ? Pourquoi est-ce que les rires avaient semblés aussi distincts à ses oreilles, comme s’il revivait l’instant. Un instant banal, d’ailleurs. Il fit à nouveau passer la paille entre ses doigts, la fixant un instant, les yeux dans le vague.

- C’est dément ton truc.

Saadi l’écoutait-il ? Il n’en avait pas la moindre idée. Il avait l’impression que cela faisait plusieurs minutes qu’aucun des deux n’avait parlé. Peut-être n’était-ce qu’une illusion. D’ailleurs, le Dorelly fit retentir sa voix, à nouveau.

- … Hu ? … Légilimens ? Beuh… j’sais pas. J’irais faire chier les cons, j’fouillerais les souvenirs qu’ils cachent… les politiques. Ouais, j’emmerderais les connards de politiques. Qu’ils se souviennent de toutes leurs merdes… Murmura-t-il en levant le point, machinalement.

A croire que son tempérament anarchiste demeurait toujours vif, même après plusieurs bouffées de paille cendrée. Le point levé, il essaya cependant de virer le lutin de Cornouailles qui avait fait son apparition, et lui tournait un peu trop autour. Il faisait des grands gestes, comme quand on chasse une mouche.
- Dis. Dans les dragées de Bertie Crochue… le vomi, les crottes de nez… ce sont des vraies ? J’veux dire… ils vomissent dans la recette ? …

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Saadi Vàsquez
M.U.M
M.U.M
avatar



 
▌Né(e) le: 3 août
▌Pays d'origine: Qatar
▌Statut: 6ème année

MessageSujet: Re: Je fais des ronds   Jeu 12 Juil - 17:41

A la remarque d'Elias, Saadi esquissa un sourire furtif qui mêlait approbation et surprise. En effet, s'il était loin d'être en désaccord avec les idées du Plumentine concernant les personnalités qui gouvernaient le monde magique, il restait étonné que ce dernier soit en réalité un rebelle, et cela pas seulement pour faire le malin. Il était vrai qu'avec quelques années à SWYN, à regarder d'un oeil affligé le groupe de "Plumes" pavaner, Saadi s'était fait - comme la plupart des autres étudiants - une idée de groupe sur eux et n'avait jamais cherché à les connaître plus que ça. Elias Jensen c'était Alex Adams, c'était Andrew McAllen et ainsi de suite, il n'avait jamais perçu ni voulu connaître la différence. Seulement à cet instant, la drogue pouvant avoir des effets parfois plus puissants que le Veritaserum, Saadi savait qu'Elias montrait son vrai visage et il ne pouvait pas en être plus ravi.
Un rebelle ? Non, si on le lui avait dit plus tôt, il ne l'aurait pas cru. Il se rendit compte à cet instant la futilité de ses relations et les idées préconçues des gens alentours qui pouvaient toucher tout le monde ; Les Plumes, Elias, lui-même certainement.

Dans un élan fraternel, Saadi élargit son sourire et leva le poing à son tour sans cacher son amusement.


"Ouaaais ! J'suis avec toi bro'..."

C'était sans doute vrai, mais plus combattif en pensées que par ses actions, Saadi se garda d'élaborer un plan d'attaque sur-le-champ qui aurait pu inclure des leprechauns et des sirènes. Conscient des substances qu'il absorbait, il se contenta de s'allonger plus confortablement sur son sac à dos et ouvrit un œil pour voir si Elias n'était pas en mauvais état. Ce n'était pas qu'il n'avait pas confiance, ni même que la drogue était forte à proprement parler, mais il avait eu son lot de problèmes avec des prétendus habitués qui étaient entrés dans de très mauvais bad trips.Toutefois, son coup d’œil le rassura en constatant que le Plumentine gesticulait dans les airs, comme s'il cherchait à s'envoler.
Saadi étouffa un rire en refermant les yeux, glissant la visière de sa casquette sur ses derniers.
Pourtant, son repos fut de courte durée et interrompu par une question d'Elias qui laissa le Dorelly sans voix avant de fendre son visage d'un large sourire.


"Hein ? Ah naaan rêve pas c'est tous les mêmes, ils rajoutent juste un sortilège pour que t'aies l'impression de goûter un truc dégueu, alors qu'en fait c'est goût fraise à chaque fois quoi...
Pareil pour la couleur, j'te jure bro'..."


En effet, l'explication était bancale, mais Saadi se demandait s'il pouvait avoir raison quelque part...

"Le tout c'est de l'combattre avec la force de l'esprit tu vois...aïe !"

Tout en s'expliquant le jeune homme avait tenté de désigner sa force mentale en tapotant son front mais la précision de ses gestes à ce moment-là l'avait mené à se frapper lui-même en pleine tête.

* J'suis con...Hm tiens j'mangerais bien une dragée Neutral *

Quelques secondes à peine après leur discussion, il ne se souvenait plus de la raison pour laquelle il voulait absolument mettre la main sur des dragées de Bertie Crochue mais l'envie, elle, était bien réelle.
Alors qu'il allait demander à Elias s'il n'en transportait pas un paquet dans son sac, Saadi ressentit les effets de sa paille cendrée associée à la feuille de Surubicus foisonnant.

Il ressentit tout à coup le froid, violent et glaçant qui glissait sur sa peau. Une odeur étouffante, insupportable et acide d'alcool fort mêlé au parfum de luxe de femme de la haute.
Il frémit, grelottant, et baissait les yeux vers ses pieds gelés pour découvrir...que le drap blanc avait été tiré de l'autre côté et qu'il se retrouvait à nu. La jeune femme assise sur le lit près de lui ne sembla pas se soucier de son impolitesse et lui jeta même un regard mutin, charbonneux, avant de réajuster un chignon de cheveux blonds et bouclés. Saadi la regardait avec des yeux embués, endormis et encore imbibés de la veille : il voyait sa lingerie satinée et onéreuse, il inspirait son parfum entêtant à faire vomir, il contemplait ses jambes terminées par des escarpins à talons vertigineux...
Ensommeillé, sa respiration n'était pas saccadée par la vue de la jeune femme. Sa mémoire n'en retenait rien. Son cœur non plus.
La jeune femme se levait, lui marmonnait des mots qu'il ne parvenait plus à entendre et prenait congé en lui laissant un mot, une lettre, un morceau de papier sur la table près de l'entrée.

Saadi ouvrit les yeux en sursautant mais se rassura rapidement en se souvenant qu'il s'agissait là des effets de la paille cendrée. Il pouvait s'amuser, d'une certaine manière, de ce souvenir nébuleux dans la mesure où il ne s'en était pas souvenu aussi clairement le jour-même. C'était trois, quatre ans auparavant, quelque chose comme cela. Il n'avait pas toujours était un ange, surtout dans la ville de son père, et les rencontres comme celles qu'il venait de rêver avaient été nombreuses. Il ne savait plus s'il s'en voulait désormais, mais ce dont il était sûr, c'était qu'elles appartenaient au Saadi du passé.

Las de ses propres souvenirs, Saadi souffla longuement la fumée en tenant sa feuille à bout de doigts et s'efforça de penser à autre chose qu'aux femmes qu'il avait pu connaître, si on pouvait appeler ça comme ça. Il se demandait s'il était le seul dans cette situation ou si, finalement, Elias n'avait pas eu des déboires de son côté aussi.
Aussi subtil qu'il pouvait l'être - et donc pas du tout - Saadi laissa sa curiosité l'emporter sur son indifférence habituelle, en grande partie pour se rassurer lui-même et non pas pour connaître la vie d'Elias. A vrai dire, il s'en moquait autant que le premier mec venu.


"Du coup ta copine va pas gueuler si elle te trouve ici ?"


Il la voyait déjà, la mine renfrognée et les créoles dorées frémissantes. Pourquoi avait-il toujours cette image dans la tête lorsqu'il s'agissait de femmes de son âge ? Il n'en savait rien, c'était un tableau, un stéréotype, une image de femme futile qu'il se plaisait à garder dans son esprit comme un doudou.

[Désolé pour la fin, c'est pas terrible je sais XD Je changerai si je trouve mieux :p]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Je fais des ronds   

Revenir en haut Aller en bas
 

Je fais des ronds

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
S.W.Y.N ¤ Someone Wants You Nuts ¤ :: •• ÉTABLISSEMENT •• :: » Les Sous-sols :: La Rivière Souterraine-
Sauter vers: