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| | [Bureau Kalawei] There's something about... Chenoa | |
| | Auteur | Message |
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| Hélios T.K.E Campbell Professeur 
▌Né(e) le: 23 Juillet ▌Pays d'origine: Royaume-Unis - Ecosse ▌Statut:
 | Sujet: [Bureau Kalawei] There's something about... Chenoa Mer 4 Fév - 17:38 | |
| [Ben quoi ? ] Les rendez-vous mémorables sont clandestins. [Félix Leclerc]
Ambiance (avouez que vous aimez )Voilà bien longtemps qu'Hélios n'avait invité une femme à partager sa table. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas côtoyé de femme tout court d'ailleurs. Sans parler du reste. Mais bon. Il faut bien mettre de côté les anciens démons et vivre sa vie telle qu'elle est. Hélios était vieux. Croulant même. Enfin, il restait Hélios Campbell, que rien ni personne ne pouvait arrêter. Sauf un accident de balai. Après cet évènement pour le moins tragique, le jeune homme avait cessé toute activité et s'était progressivement laissé enfermé dans l'alcool et... l'alcool. C'est donc pour cela que le whisky était un excellent passe VIP pour le bureau de Chenoa Kalawei. Le professeur se demandait encore si la jeune femme accepterait de l'accompagner boire un (ou plusieurs  ) verres quelque part dans Bourg-en-bière ou même dans son bureau. Quoi qu'il en soit, Hélios tentait sa chance, par pure curiosité ceci dit. Connaissant les origines de la directrice il pouvait bien s'interroger sur sa capacité à tenir l'alcool. Mais pour une fois, nulle intention malveillante, pas de coup tordu venant de Mr T. Pas encore du moins. Et puis qui ne tente rien n'a rien. *Teuh... On va prendre un bon débouche égout et on verra bien ce qu'en dira la Kalawei...*Bon. Côté délicatesse et charme pour plaire aux damoiselles, vous repasserez. Mais l'intention y est. C'est déjà ça. Bouteilles de scotch sous le bras, et mauvaise humeur en bandoulière, Hélios chemine gaiement (enfin, tout est relatif) vers le bureau de Miss Kalawei, attentif au moindre mouvement. On pourrait jaser dans l'établissement si on l'aperçoit. Tentative de corruption pour obtenir une promotion, drague entre confrères, qui sait ce que les élèves pourraient bien trouver. - Professeur Campbell, qu'est-ce que vous faites ?*  * *Triple buse et double véracrasses ! Jt'en foutrais moi des élèves curieux *- Qu'est-ce que vous avez ? Jamais vu un prof prendre une petite collation dans son bureau ? - Mais M'sieur, votre bureau est de l'autre côt...- Tututuuuh ! Je déménage ! Et toi aussi tu vas déménager si tu veux pas faire quelques pompes !Et l'élève de décamper aussi vite que ses jambes le lui permettent. Et Hélios de continuer son chemin en sifflotant avant d'arriver devant le bureau de la jeune femme. D'ailleurs, il se demandait s'il n'aurait pas dû contacter toutes les directrices, histoire d'être entouré au mieux. Enfin, il aurait toujours le temps de le faire dans quelques minutes. * toc toc TOC* - Heu...Comment ? Hélios se retrouver presque sans voix ? Devant une porte ? Oui oui, vous avez bien vu... - Ici... Hélios Campbell. Je vous apporte un scotch de mon pays natal...J'avoue, ce n'était pas très fin comme présentation. Mais venant d'Hélios c'était déjà un très gros progrès. Peut-être même le premier et seul de toute sa vie. Alors il fallait bien sûr s'estimer heureux, puisque le professeur aurait pu ouvrir la porte sans préavis et s'installer comme un cheveux dans la soupe. Chose qui aurait certainement beaucoup plus aux directrices. Mais passons. Debout, planté devant la porte comme une plante en pot des plus étranges, Hélios balançait ses deux bouteilles de whisky sans savoir que faire avec. Devait-il les lancer dans le bureau ? Râler comme à son habitude ? Rebrousser chemin ? Ou bien chanter en faisant les claquettes. Que de questions pour un homme d'âge mûr... Le professeur d'ailleurs esquissa quelques pas de claquettes, l'air déjà joyeux avant l'heure. Avant de s'arrêter, se trouvant complètement ridicule. Même s'il ne l'était du tout lors des fêtes traditionnelles. Il avait même de l'allure. De la classe... *  Ca y est... N'importe quoi !* Il était grand temps que La Flèche renoue avec le sexe opposé. Même de très loin. Ambiance (bis) |
|  | | | Chenoa Kalawei Direction 
▌Né(e) le: 18 décembre ▌Pays d'origine: Amérique ▌Statut:
 | Sujet: Re: [Bureau Kalawei] There's something about... Chenoa Jeu 5 Fév - 18:51 | |
| Chenoa avait décommandé au dernier moment sa soirée en Allemagne, pour l'inauguration d'un bâtiment quelconque dont elle ne parvenait plus à se rappeler la fonction. Elle connaissait trop bien ces soirées-là. Salutations à n'en plus finir, petits discours des somités présentes, dont elle faisait à l'occasion partie, champagne à profusion, et congratulations plus ou moins sincères. Paul se serait irrité une nouvelle fois de son mépris des convenances, et lui aurait répété, en articulant comme s'il parlait à un enfant, qu'on n'annule pas une soirée officielle au dernier moment. Mais elle était seule, en ce moment, dans son bureau, et elle ne pouvait pas lui répondre qu'elle avait plutôt envie de prendre un bain, et qu'on se passerait d'elle. Et si elle avait eu l'idée de se pencher honnêtement sur ses motivations, elle aurait du admettre que la présence probable de Paul à l'inauguration entrait en ligne de compte avec son désir de passer une soirée tranquille à S.W.Y.N. Parce qu'il était évident que, si elle croisait Paul, la soirée serait sans sans doute tout, sauf tranquille. Ils pourraient bien feindre de se parler poliment pendant quelques minutes, ça n'empêcherait pas qu'ils se retrouvent, sans savoir comment, engagés dans un vrai face-à-face. Que Paul ne puisse se retenir de lui jeter ses quatre vérités à la figure, ou qu'il ait une envie irrépressible de l'embrasser, il se passerait forcément quelque chose qui transformerait la soirée officielle en désastre sentimental. Etait-ce parce que Chenoa avait horreur des fins que rien ne finissait jamais avec elle ? Elle avait beau mettre plusieurs continents entre elle et ses amours, elle ne parvenait jamais à clôre aucune histoire, ou du moins jamais à les clôre réellement. L'empreinte qu'un homme qui comptait posait sur elle semblait la marquer à jamais. Elle n'avait jamais su se refuser à un homme qu'elle avait aimé. Tout en étant à jamais possesseur d'un fragment de Chenoa, ces hommes, paradoxalement, perdaient toujours la jeune femme. Elle leur laissait ce fragment comme souvenir. Et comme clé, aussi. Si le hasard de la vie les faisait se rencontrer à nouveau, la clé ouvrait la boîte à souvenirs, et entraînait de brèves rechutes, des incursions du passé dans le présent, des heures, des nuits volées, qu'elle s'empressait de ranger parmi les images qui décoraient sa mémoire.
Elle s'était dit une fois de plus, en s'installant dans son bureau, qu'il faudrait qu'elle songe à l'aménager. Enfin, un bureau, c'est un bien grand mot. Un bureau n'est-il pas, par définition, une pièce dont l'ornement principal est un bureau ? Or, le bureau de Chenoa ne comportait rien qui puisse s'apparenter de près ou de loin à une table de travail. En fait, à y bien regarder, il n'avait même rien qui ressemble à un meuble. Le soir de son arrivée, elle s'était empressée de faire disparaitre tout ce que la pièce contenait, dans le but de se la réapproprier complètement. L'ennui, c'est qu'elle n'avait toujours pas pris le temps de se pencher sur la question. Et le bureau avait, dans sa nudité, quelque chose de confortablement dépouillé. Il faut dire qu'il n'était pas à proprement parler vide. Les objets les plus insolites, d'apparence souvent exotique, avaient pris possession de la pièce, attendant qu'on veuille bien leur trouver une place. Ils voisinaient avec des piles de dossiers dont la hauteur aurait fait reculer des archivistes de profession. En fait, en entrant dans le bureau de Chenoa Kalawei, on avait l'impression de se retrouver au beau milieu d'un emménagement, ou d'un déménagement. Elle posait ses bagages sans jamais prendre la peine de les défaire. Qui pouvait dire où elle serait le lendemain ? A l'heure qu'il était, elle comptait sincèrement rester un bout de temps à S.W.Y.N. Mais comment aurait-elle pu être certaine que dans quelques minutes, quelques heures ou quelques jours, elle n'aurait pas une subite envie de s'envoler par la fenêtre ? Chaque endroit n'était qu'une étape pour Chenoa. De sa forêt natale aux maisons conjugales, ses installations n'avaient jamais été que provisoires. Non qu'elle en ait toujours été consciente. Au contraire, elle avait souvent pensé, quand elle était tombée amoureuse, que son chemin s'arrêtait là. Mais quelque chose en elle savait que c'était impossible, et ce quelque chose se refusait à s'enchaîner à des lieux précis. L'amour était la seule chaîne qu'elle ait connue, et s'était révélé être une chaîne éphémère, aussi jolie que passagère.
Son bureau n'était pas pour autant complètement impersonnel. Au contraire, ce désordre même était Chenoa. L'épaisse moquette, aussi verte que de l'herbe fraîche, était Chenoa. Et puis, il y avait l'odeur. Le bureau de Chenoa sentait Chenoa, c'est à dire qu'il déployait de multiples fragrances, changeantes, fraîches, tour à tour boisées, fleuries, vanillées. Ce soir-là, il sentait la forêt, les buissons sauvages et les arbres chargés de feuilles. Que cette particularité olfactive qui la suivait partout où elle allait soit naturelle ou magique, elle n'en était pas moins devenue une sorte de signature, qu'elle laissait derrière elle quand elle ne laissait pas autre chose.
Soirée paisible à l'horizon, donc. Elle avait décidé de se pencher sur ses travaux sur la sorcellerie chinoise, qu'elle avait un peu laissés en suspens, ces derniers jours. Chenoa avait ses phases. Elle alternait les moments où elle devenait une travailleuse acharnée et compulsive, et les moments où elle manifestait une tendance certaine à la flemmardise. Elle aimait ce qu'elle faisait, et le faisait avec passion. Mais elle aimait trop la vie pour se résoudre à ne jamais s'arrêter pour en profiter. C'était la raison pour laquelle il n'était pas rare de la voir, la veille d'une échéance particulièrement importante, passer une journée entière à se balader, savourer le soleil sur sa peau, ou partager des heures entières le quotidien d'un poisson. L'eau et l'air étaient sans conteste les éléments de notre princesse indienne. Chenoa et les échéances n'étaient de toutes les façons pas les meilleurs amis du monde. Ses collègues, ses éditeurs, et son entourage en général avaient du, bon gré mal gré, s'y plier. Ou rompre toute collaboration, et ils étaient rares à s'être résolus à une telle extrémité. Chenoa était somme toute facile à vivre, et attirait la sympathie. Et elle était, sous ses dehors excentriques, assez professionnelle pour arrondir les angles. Elle avait reçu l'esprit, le talent, et des facilités à la communication en général. Puisqu'on ne peut pas tout avoir, elle n'avait pas été dotée de ce qu'on appelle la rigueur. A chacun son lot. Mais elle avait le don de ne faire absolument que ce qu'elle voulait, sans heurter les suceptibilités. Elle avait une volonté de fer enveloppée dans la plus douce des soies. Ce qui se révélait bien souvent pratique, quand on s'occupait de relations internationales.
Elle était agenouillée sur le sol, cherchant dans tout son fatras les documents nécessaires, hésitant à les emmener dans sa chambre pour les compulser dans un bain chaud, quand des légers coups à la porte lui firent relever la tête. Le bruit fut immédiatement suivi d'une voix qu'elle ne s'attendait certainement pas à entendre. Helios T.K.E Campbell, l'ours mal léché de S.W.Y.N. Elle ne le connaissait quasiment pas, et surtout par des rumeurs de couloir. Rustre, grossier, bruyant, ivrogne. Les qualificatifs charmants ne manquaient pas pour définir le professeur de vol. Il en fallait plus pour effrayer Chenoa. Elle n'avait pas l'habitude de se fier aux opinions des autres, ni même aux apparences, pour se faire une idée sur quelqu'un. Chacune de ses relations sociales commençait comme un parchemin vierge, que seuls les deux personnes concernées se chargeraient de remplir. Il lui amenait cordialement un scotch de son pays natal, disait-il. Eh bien, ils boiraient le scotch, et ils feraient connaissance.
Comme Hélios ne semblait pas se décider à pousser la porte, délicatesse que personne d'ailleurs n'aurait songé à lui prêter, elle traversa la pièce en quelques bonds, et lui ouvrit elle-même. Avec son naturel accoutumé, elle commença, son sourire charmant sur les lèvres, par s'exclamer :
- Eh bien entrez, ne restez pas sur le pas de la porte.
Elle s'écarta pour le laisser entrer, jeta un coup d'oeil sur sa tenue, et enchaîna directement :
- Excusez-moi, je ne pensais pas avoir de la visite.
Elle ne portait qu'une ample tunique d'intérieur aux motifs asiatiques, et ses longs cheveux, à l'exception de quelques petites tresses qui y étaient parsemées, étaient aussi libres que ceux d'une fille des bois. Ce qu'elle était, d'ailleurs, et ses nombreux voyages n'y avaient rien changé. Elle avait beau être une citoyenne du monde, elle était née dans la forêt, et restait une fille de la nature. Sans songer à lui proposer de s'installer, elle farfouilla sous un amas d'objets divers, lançant par dessus son épaule :
- Attends, je dois avoir quelque chose quelque part.
Elle était passée instinctivement au tutoiement, comme toujours. Vouvoyer son interlocuteur lui demandait un immense effort de concentration, et elle n'en voyait pas vraiment la nécessité. Chenoa était une femme de contact, simple comme la forêt qui l'avait vue naitre. Continuant à explorer son désordre, elle précisa :
- Ca doit traîner dans mes affaires depuis un bon moment. Mais enfin, il n'en sera que meilleur.
Enfin, sous une robe de chambe aux doux motifs fleuris, elle trouva ce qu'elle cherchait. Brandissant fièrement une bouteille sans étiquette, contenant un liquide ambré, elle se tourna vers Hélios.
- Directement importé du fin fond des forêts américaines ! Authenticité garantie.
S'apercevant soudain qu'Hélios était toujours planté au milieu de la pièce, elle reprit avec un sourire d'excuse :
- J'aurais peut-être du te proposer de t'assoir. Je suis une hôtesse déplorable.
Encore aurait-il fallu qu'il y ait de quoi s'assoir. Incroyable mais vrai, il n'y avait pas un seul siège dans le bureau de la jeune femme. Elle agita sa baguette, fit apparaitre un pouf d'aspect moelleux, le lui indiqua d'un signe de tête, et s'assit, pour sa part, sur la moquette. Elle acueillait Hélios le plus naturellement du monde, sans une marque de surprise, qui aurait pourtant été légitime. Chenoa ne s'étonnait plus de grand chose, surtout de la part des êtres humains. Puisqu'elle avait de la visite, elle profiterait de cette visite pour découvrir ce professeur pour le moins controversé. Chenoa savait s'adapter à toutes les situations. Bien malin celui qui réussirait à la destabiliser. _________________ Audacieuse, douce, aérienne. Mutine, profonde, libre. Oiseau migrateur.
Chenoa Kalawei, Directrice de la filière Relations Internationales et professeur d'Ethnomagie Présentation |
|  | | | Hélios T.K.E Campbell Professeur 
▌Né(e) le: 23 Juillet ▌Pays d'origine: Royaume-Unis - Ecosse ▌Statut:
 | Sujet: Re: [Bureau Kalawei] There's something about... Chenoa Sam 7 Fév - 16:41 | |
| J'ai retiré plus de choses de l'alcool que l'alcool ne m'en a retirées. [Winston Churchill]
Devant la porte, bras ballants et soupir peu convaincu, Hélios songeait même à faire demi-tour. Après tout, il ne devait rien à quiconque, pas même une sorte de pot de bienvenue. Il n'avait jamais aimé les effusions, le partage ni même l'échange cordial. Et la situation devait bien empirer avec l'âge et son accident. Et l'alcool aidant, La Flèche restait l'homme qu'il avait toujours été, un peu porté sur la bouteille et sur les filles, incapable de s'engager, Hélios Campbell quoi. Alors qu'il avait la ferme intention de tourner les talons en grommelant contre les directrices qui n'était même pas là pour accueillir un professeur, la massive porte du bureau s'ouvrit sur une Chenoa Kalawei pour le moins... Surprenante. - Eh bien entrez, ne restez pas sur le pas de la porte.*Qu'est-ce que c'est que cette tenue ? *Gracieux comme un manche à balai, Hélios s'inclina en grimaçant et pénétra dans le saint des saints : Le bureau d'une des directrices. Avec deux bouteilles d'alcool qui plus est. - Bon... Si vous y tenez.- Excusez-moi, je ne pensais pas avoir de la visite.L'écossais haussa les épaules, peu convaincu. Il avait plutôt l'intime conviction qu'elle attendait quelqu'un de plus... intime dirons-nous. Mais ça, c'était bien la vision du professeur, toujours un peu tortueuse. - De toute façon, je n'avais pas vraiment prévu de vous rendre visite non plus. Mais bon, jme suis dit que c'était peut-être une bonne chose de boire un verre ou deux pour faire connaissance. J'avoue ne jamais avoir fait ça avant, mais vous n'êtes pas de nos contrées, nous verrons biens si les américains sont aussi résistants qu'ils le prétendent.Le professeur passa la porte en clopinant, sans quitter des yeux la directrice. Il fallait bien avouer que la tenue de sa directrice perturbait grandement Hélios. Évidemment, on ne se balade pas impunément en robe de chambre devant le professeur de Vol. Mais plus surprenant encore que la tunique de Chenoa, l'agencement de son... bureau ? Il fallait bien avouer que celui-ci était différent de celui de ses collègues. A commencer par les meubles qui étaient quasi-inexistants sous une pile imposante de papiers en tout genre. Son regard parcouru les différents éléments de la pièce, La Flèche repéra rapidement les issues de secours, histoire de ne pas se retrouver démunis si jamais la petite indienne lui sautait dessus. On ne sait jamais, avec les femmes  ... Le professeur agita ses bouteilles et grommela quelques mots tandis que sa directrice lui tournait le dos. - Mmmmh... Pas trouvé le reste...Effectivement. Revenons quelques heures en arrière. Heure à laquelle Hélios hésitait encore à rendre visite à l'une de ses collègues pour prendre une collation. La vérité était qu'il n'avait en fait aucune envie d'aller échanger quelques politesses hypocrites avec une femme. Il n'avait envie de faire comme tout ces gnomes et autres lutins d'élèves, graisser la patte à un supérieur pour obtenir un peu de considération, quoi de plus répugnant ? De quoi faire taire les rumeurs qui pourraient courir sur son envie de promotion. Promotion de quoi d'ailleurs ? Que pouvait-il vouloir de plus ? En plus de garder tout un troupeau de mollusques amorphes, il pourrait faire des heures sup. et se concentrer sur toute une bande d'huitres ? Non merci. Et concernant les envies qu'il pourrait avoir, sexuellement parlant... Former un couple avec une des femmes les plus inconstantes de tout Swyn, il allait peut-être y repenser à deux fois avant de se lancer tête baissée. Et puis, une petite indienne ne suffirait peut-être pas à ranimer la vieille flamme d'Hélios. C'est qu'il était vieux, le bougre ! Bref. Hélios s'était finalement décidé, après tout, ça n'engageait à rien. Il aimait sentir le liquide ambré glisser le long de sa gorge, éveillant ses sens, apportant la chaleur là où il n'y en avait plus depuis longtemps, alors, seul ou accompagné, c'était du pareil au même. Aussi fallait-il se dépêcher. On ne boit pas l'apéritif avant le repas... Ceci expliquait cela. La Flèche était donc planté sur ses deux pieds, observant sa directrice qui cherchait il ne savait quoi dans son bazar terrible. - Directement importé du fin fond des forêts américaines ! Authenticité garantie.Hélios jeta un regard sceptique à la bouteille que brandissait fièrement Chenoa. Un alcool des forêts ? Si c'était un de ces petits cocktails ridicules à la poire ou à la cerise, le professeur se contenterait de boire en grimaçant. Il a toujours eut en horreur ces vieux alcools de grand-mère, tout juste bons à vous nettoyer les sinus. Il les trouve tellement fades et inutiles comparé au Whisky de ses contrées natales... Mais bon. Si Kalawei aimait les alcools de framboise pour les jeunes filles chastes, chacun sa croix... Le professeur ne pu s'empêcher d'esquisser un vague sourire lorsque la jeune femme s'assit à même le sol, lui proposant un pouf. Il eut d'abord un moment d'hésitation. S'il refusait de s'assoir sur le pouf, Chenoa prendrait peut-être cela pour un affront... En même temps, il ne pouvait pas s'estimer être l'égal de la directrice... etc etc... Toutes ces questions, bien entendu, n'avaient absolument aucun sens, d'autant qu'Hélios finissait toujours par faire ce qu'il voulait. Aussi posa-t-il son si délicat postérieur sur la moquette, non sans quelques difficultés dues à sa satanée jambe, ses bouteilles devant lui. - Je propose qu'on commence par le whisky...Si Hélios proposait, c'était plus par pure politesse totalement inutile, puisque bien sûr, il avait déjà empoigné la première bouteille, la pire qu'il avait trouvé d'ailleurs. Il chercha un instant les outils adéquat pour servir sa boisson préférée mais dû bien se rendre à l'évidence : il n'y avait rien de tout cela dans le bureau de Chenoa Kalawei. Le très délicat professeur Campbell utilisa donc les moyens du bord pour déboucher sa bouteille. Ses dents, en l'occurrence. Et bu... à même la bouteille. Après tout, il n'allait pas s'embarrasser des convenances si Chenoa faisait de même. On ne s'assoit pas par terre pour jouer les aristocrates... A moins qu'il n'ait pas été mis au courant des dernières modes en vogue... A vivre en ermite, il en oubliait vite les actualités et le monde qui l'entourait. Mais bon. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas la mode qui allait influencer sa façon de vivre. A son âge en plus, ça aurait été absurde... La gorge d'Hélios se réveilla au contact de l'alcool, faisant monter en lui cette vague de chaleur que l'écossais appréciait tant. Il tendit la bouteille à la petite indienne et déclama un hommage à son pays. -O Flower of ScotlandWhen will we seeYour like again,That fought and died forYour wee bit Hill and GlenAnd stood against himProud Edward's Army,And sent him homewardTae think again. [x] Un sourire vague au souvenir à peine évoqué de sa jeunesse, où il chantait fièrement cet hymne avec son équipe de Quidditch, toutes les jeunes filles ayant l'intime conviction qu'un simple clin d'oeil leur était destiné. La belle époque... - Chenoa, sers-toi, je n'oserais tout boire... Nom d'un gastéropode enrhumé, cette bouteille n'est pas des plus fades !Evidemment. Si la directrice le tutoie, il ne voyait pas pourquoi il ne ferait pas de même. - Rassures-toi, tu n'es pas la pire des hôtesses, j'ai vu bien pire. Je me suis laissé dire que tu venais des forêts américaines, origines indiennes ou que sais-je... Comment faites-vous de l'alcool là-bas ? Je dois avouer que je suis plutôt curieux. Surtout lorsque cela concerne la boisson des dieux - Le dieu d'Hélios en tout cas, buvait de l'alcool  -. Je m'étonnes que tu sois aussi simple, pour une directrice. Tout est tellement formel d'ordinaire, c'est un changement déroutant et agréable. A ta santé en tout cas !
D'ailleurs, Hélios se demandait si la jeune femme se laisserait emporter jusqu'à l'ivresse, ce qui lui montrerait bien la face cachée des directrices rigides... Il songeait même à inviter les Miss Creedpeur et Rowan... Sachant pertinemment qu'elles ne voudraient en aucun cas se joindre à la fête, même entre écossais pour le cas de Celyn. |
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