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 [Bureau Creedpeur] Les douze coups n'avaient pas encore sonné...

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Celyn Creedpeur
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▌Né(e) le: 27 Août
▌Pays d'origine: Ecosse
▌Statut: Direction

MessageSujet: [Bureau Creedpeur] Les douze coups n'avaient pas encore sonné...   Ven 1 Mai - 13:01

Plus de trois semaines... trois semaines... Cela faisait donc autant de temps que la grève des elfes de maisons avait débuté. Autant vous dire que l'ambiance dans l'établissement était électrique. Beaucoup des étudiants n'admettaient guère cette nouvelle tâche qui leur était imposée et même ceux qui, au début, soutenaient avec force le mouvement des elfes, voilà que chacun se lassait et rechigner de plus en plus à passer le balai ou le chiffon à poussière. Chose compréhensible. Même au sein du personnel, la tension était palpable. Il faut dire qu'en plus de toutes les responsabilités et occupations de chacun, cette tâche supplémentaire qui durait de plus en plus était malvenu.

Cependant, à chaque fois que la directrice essayait d'entrer en contact avec des elfes de maisons, ces derniers disparaissaient dans la nature. Pourtant, elle savait sans mal que ces créatures épiaient tous les faits et gestes des résidents de l'université et devaient jubiler dans leur coin et dans les cuisines une fois la nuit tombée. Mais la magie elfique est puissante et quand les elfes de maison veulent demeurer invisibles à la vue des sorciers, c'est pour eux chose aisée. Il fallait faire quelque chose. Les elfes de maison avaient demandé pour conditions qu'on laisse la cuisine libre la nuit et que personne ne s'y rende. Soit. Des sortilèges avaient été lancés empêchant les visites nocturnes des ventres affamés. Tout le monde était prévenu, nul ne pouvait faire semblant d'être surpris. Toutefois, cette situation devait cesser. Il était incongru et intolérable que les étudiants et membres du personnel d'une si prestigieuse université se retrouvent à en faire le ménage. Dans l'esprit de la directrice, diverses alternatives et projets se formaient pour qu'un compromis soit décidé. Tout devait rentrer dans l'ordre et le plus tôt possible.


* Pour le bien de tout le monde, cette grève doit se terminer... * songea-t-elle.

Rapidement, elle fit apparaître un parchemin sur lequel elle nota l'ensemble des idées qui lui venaient à l'esprit et qu'elle partagerait le lendemain à ses collègues durant une réunion exceptionnelle. Comme toujours, arrivé le soir, elle ne faisait nullement attention à l'heure. Elle avait déjà passé un long moment à corriger des copies de troisième année et désormais qu'elle se lançait là-dedans, elle n'était pas encore couchée.

L'horloge de son bureau annonçait 23h40.


[Réservé]


Dernière édition par Celyn Creedpeur le Dim 19 Juil - 17:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Bureau Creedpeur] Les douze coups n'avaient pas encore sonné...   Sam 2 Mai - 8:38

    Le fait d’être un fantôme a indéniablement beaucoup de points positifs. Le fantôme évite toute les choses sans intérêt, comme par exemple manger, dormir, se demander quel temps il fera le lendemain et quels vêtements il faudra enfiler. Le fantôme ne se perd pas, s’il ne sait plus où il est, il va tout droit sans se préoccuper des murs qu’il traverse et il fini toujours par se retrouver dans un lieu familier. Le fantôme ne risque pas de mourir, il l’est déjà. Malheureusement, si l’on supprime tout le superflu et que l’on se contente de vivre, enfin disons plutôt d’être là, car un fantôme ne vit pas, le fantôme s’ennuie. Le fantôme n’a aucun but, autre que celui d’errer, comme un exilé qui n’a plus de raison de vivre mais qui ne peut pas mourir. Et puis, il faut dire aussi que les avantages, avec le temps, on ne les ressent plus, prenez le fait de traverser les murs, barrières inutiles. Au début c’est amusant, mais ça ne l’est qu’un temps, on s’en lasse vite.
    Mais enfin, le fait d’être un fantôme a parfois des avantages qui compensent les inconvénients. Ne pas avoir de corps pouvait aussi aider dans certaines occasions. Mademoiselle appréciait sa chance depuis que les elfes de maison avaient décidé de faire grève et que les élèves étaient embauchés pour les corvées. La jeune fantômette se limitait à errer. Il lui arrivait parfois, quand l’envie lui en prenait, de plaindre les pauvres étudiants, mais le plus souvent, elle passait au dessus d’eux et riait dans son coin.

    La recherche de sa mémoire avait ralenti depuis la grève des elfes, Mani et les autres étudiant en spiritisme qui essayaient parfois de l’aider n’avait, entre le ménage et leurs cours, vraiment pas le temps de s’occuper d’une fantômette amnésique, et Mademoiselle pouvait le comprendre même si cela la désolait. Le spectre tournait en ronde depuis plusieurs heures dans le château. Elle cherchait un moyen de retrouver son identité. Sa mort et sa naissance devaient bien être recensées quelque part ? Peut être pourrait-elle avoir accès au registre de l’université ? À qui est-ce qu’elle devrait s’adresser ? À un directeur sûrement. Cette simple idée la fit frissonner. Ce n’est pas que la fantômette craignait les directeurs, mais les déranger dans leur travail pour une simple perte de mémoire n’était-ce pas aller un peu trop loin ?

    Perdue dans ses pensées, Mademoiselle tournoyait dans les couloirs. Elle ne remarqua même pas tous les étudiants qui se dirigeaient exténués vers leurs tours respectives pour dormir un peu et recommencer à frotter et étudier dés le lendemain. À la crainte de déranger les directeurs pour rien, se mêla la crainte de trouver. En effet, cela peut sembler contradictoire, mais Mademoiselle avait horriblement peur de ce qu’elle allait découvrir sur son passé, alors que c’était la chose qu’elle désirait le plus au monde. Et si finalement l’histoire de sa mort n’avait rien d’extraordinaire ? Est si elle n’était qu’une gamine suicidaire comme tant d’autres ? Une voix au plus profond de son… disons être faute ne mot plus approprié, lui affirmait que sa mort n’était pas commune aux autres, mais n’était-ce pas le désir que ce soit vrai cette voix qui parlait ? À cela s’ajoutait aussi la peur de l’ennui. Une fois qu’elle saurait qui elle était, que ferait-elle donc de ses journées ? Mademoiselle arrivait en ce moment à ne pas s’ennuyer grâce à cette recherche de son identité, mais une fois trouvée, à quoi occuperait-elle ses heures ? À errer ? Ça, elle savait faire. Mais errer n’est-ce pas lassant. Déjà Mademoiselle était lassée des avantages de ne plus avoir de corps, alors ne plus rien avoir à faire, imaginez-vous !

    Celyn Creedpeur. Ce nom s’imposa dans son esprit. Elle était directrice, elle croulait sous le travail, surtout avec la grève des elfes, mais elle était professeur d’Histoire de la magie, alors, peut-être qu’une fois passé ce mauvais moment elle lui donnerait un coup de main ? Ou pendant les vacances ? Ou… Mademoiselle secoua sa tête de fantômette s’obligeant à ne pas espérer ce genre d’aide. Mademoiselle descendit en contre bas et essaya de marcher. Ce n’était pas chose aisée, le sol se dérobait sous elle, ou plutôt, ses pieds s’enfonçaient dans le sol. Elle se concentra, essayant de donner une pseudo-consistante à ses pieds. Elle savait qu’en travaillant, certains fantôme parvenaient à se donner un « corps » pendant quelques secondes, elle avait vu cela quelque part, mais elle personnellement n’y était jamais parvenue. Elle abandonna l’idée de marcher et se remit à flotter.

    Mademoiselle continua à errer pendant plusieurs longues minutes, puis finalement, décida d’aller parler à la directrice. Que risquait-elle après tout ? Que la femme refuse ? Oui, et alors, la fantômette continuerait dans son coin, se débrouillant de nouveau tout seule, comme avant. Mademoiselle flotta jusqu’à l’entrée du bureau de la directrice. Il devait être tard. Peut-être trop tard. Mademoiselle resta un moment devant la porte. La directrice avait peut-être déjà senti sa présence ? Ou elle était bien trop occupée pour se demander que faisait une jeune fantômette trop bavarde à attendre juste devant sa porte ? Mademoiselle voulut frapper, c’était ainsi que se faisaient les choses. Elle se concentra pour matérialiser une ébauche d’un corps autour de sa main spectrale, ce qui lui permettrait de faire son entrée dans les règles. Fatiguée d’échouer, Mademoiselle passa se tête à travers le mur.


    - Madame Creedpeur, bonsoir.

    De même qu’elle s’appelait Mademoiselle –en français bien sûr-, elle avait l’habitude d’utiliser le Madame qui pour elle était une marque de respect, trouvant l’habituel miss bien trop vulgaire.


Dernière édition par Mademoiselle le Mer 3 Juin - 9:59, édité 1 fois
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Celyn Creedpeur
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MessageSujet: Re: [Bureau Creedpeur] Les douze coups n'avaient pas encore sonné...   Dim 17 Mai - 22:15

Tout était silencieux. Tellement silencieux que l'unique bruit que l'on pouvait entendre dans le bureau de Celyn Creedpeur était le grattement de sa plume sur son parchemin, au fil de ses idées. Et ça, des idées, elle en avait une multitude, tant la dimension d'urgence ne laissait aucune place à l'attente. Non, elle avait déjà été trop patiente, elle ne pouvait plus permettre que cette grève s'éternise une semaine de plus. En plus de la fatigue qui s'accumulait sur les visages de certains étudiants malgré les horaires aménagés, une certaine tension était palpable. Au détour des couloirs, même s'ils souhaitaient se faire discrets, elle avait pu entendre que certains étudiants doutaient de la capacité de la direction à gérer cette crise. Autant vous dire que se retrouver assimilée à un laisser-faire ambiant, Celyn n'appréciait guère. Il fallait un juste milieu. Accepter le marché des elfes un temps, oui. Cela faisait passer les directeurs pour avant-gardistes et réjouissait les plus fervents défenseurs de la SALE, toutefois, chez les sorciers les plus puristes, le tollé était général. Et même si l'on souhaitait satisfaire le plus grand nombre, il fallait que cela cesse. Cette université n'était pas un lieu d'apprentissage du ménage. Oui, on peut toujours dire que cela ne fait de mal à personne, mais quand même. Et puis, prendre le risque de voir des familles de sang pur désinscrire leurs enfants était – quoi qu'on en dise – très mauvais pour l'image de l'établissement. Gérer un établissement de cette ampleur a toujours une portée politique, même si l'on désire épargner l'amalgame le plus possible. Souhaiter sortir de cette crise c'était de prime abord vouloir éviter les complications mais également protéger au mieux la réputation de S.W.Y.N. Celyn n'était dupe sur aucun de ces points.

Le léger tic-tac de l'horloge du bureau de la directrice rythmait son écriture. Assise dans son fauteuil de cuir noir devant sa large table, elle n'avait visiblement pas conscience du temps qui passait. C'était comme si l'heure lui apparaissait idéale pour résoudre cette situation ou du moins, aider en ce sens. Pourtant, c'est bien connu, c'est quand on a une idée en tête et le plus envie de la développer qu'on ne peut guère poursuivre en ce sens, et que l'on est dérangé. C'est alors qu'apparut un ectoplasme. Tel un voile blanc, le fantôme traversa le mur sur lequel était adossé une importante étagère remplie d'ouvrages de toutes sortes. Penchée sur son parchemin, Celyn ne la vit pas arriver. Ce ne fut que lorsqu'elle entendit une voix claire lui dire bonsoir qu'elle releva la tête et posa ses yeux noirs sur la nouvelle arrivante : Mademoiselle. Il s'agissait là d'un fantôme qu'elle connaissait mal. A vrai dire... les spectres qui peuplaient le château étaient tellement nombreux qu'il était difficile de pouvoir prétendre être intime avec chacun d'entre eux. En tant que directrice d'établissement, elle prenait toutefois la peine de saluer tout ceux qu'elle croisait et de répondre à leurs questions à chaque fois qu'ils la questionnaient. Cela était légitime. Elle était directrice de S.W.Y.N et par là-même directrice de tous ces résidents. Elle prit la peine d'observer plus en détaille le fantôme devant elle, son corps, ou du moins son apparence, avait gardé les traits d'une jeune femme aux traits juvéniles et portant ce qui avait du être une belle robe blanche... Il était difficile d'imaginer ce qui pouvait expliquer sa condition actuelle... Autant vous dire que Celyn était surprise de la voir ici, ce n'était pas le genre de fantôme que l'on disait bavard. Au contraire, beaucoup la trouvaient étrange. Elle déambulait des heures durant dans les couloirs du château, sans un mot, sans un regard. D'aucuns prétendaient qu'elle cherchait quelque chose. Qu'elle se cherchait. Du même ton poli que celui de son interlocutrice, elle lui répondit :


" Bonsoir Mademoiselle. "

Ne détournant pas son regard, essayant de comprendre ce qui lui valait une telle visite, elle posa sa plume sur son encrier et souffla légèrement sur ce qu'elle avait commencé à écrire et qui faisait bien trente centimètres de parchemin. Ceci fait, elle demanda :

" Que me vaut cette visite ? "
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