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 Journaux de Jack ; Sleeping beauty

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MessageSujet: Journaux de Jack ; Sleeping beauty   Mer 2 Mar - 3:23

Mardi 21 décembre
04h56
Maison des Lauwrence
Chambre de l'aînée

C'est toujours le même rêve. Et je ne comprends toujours pas. Qu'est-ce qui cloche ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Alice entonne chaque matin cette même phrase « Comment vas-tu aujourd'hui, Jack ? », et chaque matin, je ne pipe mot, m'enferre dans mon mutisme et plonge le nez dans ma tasse. J'espère qu'elle ne se doute de rien. Je ne sais pas lui mentir, je n'ai jamais su. Mais ces temps-ci, elle semble heureusement ailleurs. Si je ne sais pas lui mentir cependant, elle non plus. Je subodore qu'elle prépare quelque chose, et elle le voit à mon regard. Cela m'arrange outre mesure, car de ce fait, elle n'ose pas m'interpeller au sujet de mes éventuels agissements. J'aimerais pouvoir dire que tout se passe comme je l'avais prévu. Mais ce serait évidemment me bercer d'illusions.

La maison est silencieuse. Si je m'approche du mur en face de mon lit, et je ne le ferais pas, je peux entendre la respiration régulière de Ruby. Lorsque ce rêve vient me tarauder, je l'écoute afin de me tranquilliser – mais pas cette nuit. Pas cette nuit, car comme d'ordinaire, il s'en apercevrait. Il me ferait signe de le rejoindre et je ne pourrais pas aller à l'encontre de cette avance. Je n'en ai pas les capacités psychologiques. Je ne les ai jamais eues.

En janvier, je rentre à l'université de S.W.Y.N., en Irlande. Mon unique – choisi par défaut, je dois l'avouer – projet d'avenir demeure celui d'arithmancienne. Je ne peux espérer que ma vie perde son aspect monotone en entrant là-bas, mais j'imagine. J'imagine.

Je vais tenter de me rendormir. Ou de lire le nouveau livre des frères Bogdanov, qu'un ignorant en la matière a dû m'offrir à Noël. Livre s'annonçant bien décevant, déjà par son titre, ensuite par son contenu, enfin par son concept.
Morphée s'impatiente. Les Bogdanov attendront mon réveil.


***

Vendredi 24 février
23h08
Tour des Plumentine, dortoir des Plumentine
Lit de Jack Lauwrence

Voici un mois que j'ai débuté les cours à S.W.Y.N. Ma vie a bel et bien faillit perdre son aspect monotone, qu'elle arbore depuis bien trop longtemps à mes yeux. Malheureusement, j'ai surestimé à la fois mes compétences et ma propre personne. Peut-être aurait-il fallu un peu plus de temps, mais je cherche à m'excuser. Il n'est pas très content. Dommage, saura-t-il jamais qu'il était l'une de mes proies ? Sans doute avait-il prédit la suite des évènements dès le préambule, l'ayant lui-même interprété. Je l'apprécie beaucoup. Sincèrement dommage. En espérant que son indifférence voulue ne soit que passagère. Je n'aimerais pas m'ennuyer aussi fermement à nouveau, lui qui proposait une telle distraction.

Je suis retournée à Londres mercredi. Alice semble ravagée. J'espère que ce qu'elle prépare n'attentera ni à sa vie, ni à la nôtre. William reste aussi peu perspicace que ces sauterelles que nous chassions l'été, il y a si longtemps ; il ne s'aperçoit donc ni du trouble de sa femme, ni des manigances de sa fille. Tout bonnement magnifique. Voire génial.

Ruby, quant à lui, demeure fidèle à lui-même. Heureusement, car s'il changeait soudainement d'attitude, je perdrai certainement la raison. Il me parle de son lycée, lui qui n'a jamais été très expansif, ni même volubile ; cependant, il sait que ses mots me rassérènent. Je le bénis. Quinze ans, déjà. Comme à son habitude, il conserve ce sourire si tranquille qui m'apaise de façon constante. Je l'ai rejoint dans son lit, cette nuit-là. Comme autrefois. Alice serait furieuse si elle l'apprenait, mais tant pis. Ruby a besoin autant que moi de réconfort. Quel tableau pathétique.

Mercredi, j'ai toussé, et ce n'était pas beau à voir. Mes malheurs tapissaient le carrelage d'ordinaire immaculé ; vision horrifiante, écœurante, comme cette fois-là dans les couloirs de l'université. Heureusement, Ruby était chez son spécialiste, il ne s'est donc aperçu de rien à son retour. Alice a dardé sur moi ses prunelles indéchiffrables lorsque je suis sortie de la salle de bain, vacillante, mais elle n'a rien dit. Que pourrait-elle dire, d'ailleurs ? Son unique fille met en péril sa santé ; cependant, elle-même agit secrètement, elle ne peut tout simplement pas me disputer à ce sujet sans que sa position ne vire critique. Je reste gagnante sur tous les points.

Ce matin, j'ai toussé, encore. Mais comme favorablement, il n'y avait pas âme qui vive dans le dortoir à cette heure. Je n'ose pas ne serait-ce qu'un instant me figurer les réactions de mes confrères Plumentine, devant ma déchéance telle qu'elle se conçoit. Mes Evanesco se perfectionnent néanmoins. J'aurais bientôt réussi, je pense. Je crois. J'espère. Encore un peu. J'ai également la gorge très irritée, peut-être irais-je consulter l'infirmière, en espérant qu'elle ne se permette aucune question. Si l'on en croit Ruby, dont j'ai récemment reçu la missive, j'ai dû contracter un virus de par mon dénuement « constant » alors que le froid fait rage, mais également car je suis, selon lui, sous-alimentée. Balivernes, dirait une certaine personne de ma connaissance. Laquelle je m'abstiendrai de singer.

Il était encore là. Je sentais sa présence, même confusément. Il a dû venir, encore, sûrement rendre visite à Ruby. Je sais que je vais devoir surmonter sa réalité, encore, aux vacances prochaines. C'est comme un poids, une fatalité. C'est comme lorsque j'entends Alice dire à Ruby que le monde est merveilleux, alors qu'il ne l'est pas.

Je suis fatiguée, autant mentalement que physiquement. J'aimerais m'endormir. Dormir pour une centaine d'années, comme dans les contes qu'Alice me lisait, petite. Je ne les aimais pas à l'époque, ces contes. J'entendais William hurler à la télévision, en bas, « COMMENT ÇA, CARTON ROUGE ! », et voulais absolument connaître le score. Mais les yeux d'Alice – terrifiants, il faut l'avouer, et encore désormais – me foudroyaient et je me taisais sous la menace silencieuse.
Dormir pour une centaine d'années, et qu'on ne me réveille jamais. Je ne veux plus me réveiller. Même pas d'un baiser. C'est devenu d'un tel cliché.

Je déteste les clichés.


***

Samedi 25 février
20h29
Maison des Lauwrence
Chambre de l'aînée

Encore un peu.
Juste un peu.
Tant pis pour la toux, ses conséquences et le chamboulement qui s'opère constamment en mon ventre.
Encore un peu.



Dernière édition par Jack E. N. Lauwrence le Sam 22 Oct - 13:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Journaux de Jack ; Sleeping beauty   Mar 15 Mar - 22:58

Mercredi 09 mars
18h41
Maison des Lauwrence
Grenier

Chanson Thème – Unfamiliar ~ The Birthday Massacre

Je repense à la robe qui dort sous mon lit, et l'angoisse me cingle. Elle prend ampleur au creux de mon ventre et diffuse le sentiment de panique par le biais de mon souffle, qui se fait saccadé comme témoin de mon dernier instant. Cette robe, payée à Bourg-en-Bière il y a déjà plus d'un mois, a ému Alice si bien que pour en parer l'allure, elle m'offrit le collier de Marianne, sa mère. Celui-ci est d'or, et il n'existe pas de mot pouvant correctement qualifier son ciselage. Large mais fin, délicat, il se caractérise par une structure compliquée mais tout bonnement superbe. Je n'ose pas l'essayer. Je vais bien devoir finir par le porter, me rappelle Alice chaque mardi, jour de ma visite devenue traditionnelle, se terminant invariablement le jeudi matin. Elle me rappelle également que je n'ai toujours pas mon permis de conduire, je cite : « ... Tu sais aussi bien que moi que mon dos me fait souffrir, en avril j'aurais trente-neuf ans. Je ne supporte plus de prendre la voiture pour t'amener de King's Cross à la banlieue. Ton père n'a jamais su convenablement conduire, et pourtant moi, j'ai bien dû m'habituer à rouler à gauche... ». Où est donc passée l'Alice malicieuse, éclatante et gaie que j'ai connue jadis ? Elle transpire désormais l'amertume par tous les pores de sa peau d'ivoire. J'ai compris que son état était lié à ses manigances, mais je ne peux rien faire. Pour être franche, quoique je puisse, je ne le ferais pas. Sans raison apparente, ni même « ça ne me regarde pas », car je serais bien mal placée pour tenir de tels propos.

Ruby est pâle. Déjà d'ordinaire, mais ces dernières semaines, cette pâleur a atteint un degré que je ne pensais même pas imaginable. Le teint est morbide, voire – et il m'est impossible de l'écrire sans un frisson – cadavérique. William a récemment consulté son spécialiste, qui lui a assuré que même inquiétante, cette situation ne serait que temporaire. Lorsque William voulut connaître les raisons de celle-ci, le spécialiste – ou était-ce une femme ? Je ne me souviens pas l'avoir déjà rencontré – prétexta le secret professionnel. « Foutaises ! » s'est emporté William avant de brusquement raccrocher. Mais ce dernier détail, ce fut Alice qui me le conta.

Ruby a maigri. Ses joues se creusent, ce n'est pas flagrant, mais le fait est là. Je l'ai vérifié de mes mains. Ses côtes saillent également légèrement. Je ne crois pas que nos parents soient eux-mêmes au courant de ces signes avant-coureurs, je ne songe pas une seconde à les avertir ; le regard que me lançât Ruby lors de ma découverte m'en dissuada immédiatement. Quand est-il devenu si grand ? Si adulte ? Je connais la réponse, je sais que je peux répondre à cette question qui ne cesse de me tarauder. Mais jamais je n'oserai. C'est lui qui m'a rejoint, la nuit dernière, et non le contraire. Il s'est allongé à mes côtés et n'a cessé de contempler mes yeux. J'ai tenu à garder ceux-ci ouverts jusqu'à ce que le sommeil ne l'achève. Je n'ai pas réussi à m'endormir pour ma part. Sa fragrance emplissait la pièce, je suffoquais.

Anis, sucre d'orge et lavande.


***



25 juin 2010 – 21h48 – Demeure familiale des Simon – France, Côte d'Azur


La tiédeur atmosphérique, en cette fin juin, avait amené Jack à se dévêtir bien plus qu'à l'accoutumée – en public, elle entretenait habituellement une certaine pudeur. Mais ce soir-là, il en était autrement : un débardeur blanc près du corps habillait son buste fort joliment ; une longue jupe sombre et vaporeuse dissimulait des jambes que l'on devinait minces, et seules ses chevilles demeuraient dévoilées, découvertes. Sa tenue était complétée par de simples boucles d'oreilles, d'une gourmette d'or au poignet gauche, et enfin d'une pince attachant sobrement sa chevelure encre. Elle préféra ses pieds nus. Marianne la qualifia amoureusement de « bohémienne » lors de son apparition, en haut des escaliers de la résidence sud-ouest, tandis que son oncle Lucien reniflait, méprisant, à l'appellation qu'il jugeât insultante. Elle n'y prêta pas attention et par la suite, s'obstina à fuir les festivités après que sa mère, roucoulante de fierté, n'eut cessé de l'exhiber.

Le rassemblement annuel des Simon se tenait sur une semaine entière, et il n'y avait rien de plus fastidieux à son humble avis que d'y assister. Les terres familiales, sur lesquelles avaient été bâtis de nombreuses résidences et autres appartements, logeaient alors une cinquantaine de personnes, ni plus ni moins, toutes appartenant à une même parentèle. Jack ne comptait plus ses cousins, qui paraissaient se multiplier d'année en année : les germains, minoritaires, jusqu'à ceux qu'on lui présentaient comme lui étant apparentés depuis telle époque, suite à tel mariage, tel scandale. Elle s'efforçait d'échapper aux badinages de convenance, aux débats sans fond ni forme, aux dîners étouffants. Ruby, quant à lui, les subissait admirablement, animait les conversations de ses répliques pertinentes, son rire doux, et se révéla aux yeux de tous d'une compagnie bien plaisante. Jack lui enviait sa capacité à si aisément se lier aux autres, une capacité dont, hélas, elle ne possédait pas même une once. Néanmoins, elle regrettait toujours amèrement la sociabilité indéfectible de son frère. Ces porcs, au ventre gonflé de bière et au nez bordeaux d'ivrogne, le regard parfois libidineux, accaparant Ruby, l'éloignant si bien de sa personne qu'elle n'avait plus entendu le son de sa voix depuis déjà huit heures le matin. Il était beau, ce soir-là, son jean noir affinant sa silhouette, une chemise de coton retroussée à ses coudes. Pieds nus, également. Ses cheveux d'un blond nacré ébouriffés, la bouche framboise étirée en un sourire éblouissant. Et son parfum, imprégnant le col de Jack si bien qu'il l'en étourdissait !

-----
Jack, étendue sur l'herbe grasse, tira sur le mégot consumé, à la manière d'un cigare. Ses boucles brunes et éparses s'étaient enchevêtrées dans un rosier au-dessus d'elle ; les ondulations en tapissaient les feuilles, bordaient les boutons à peine éclos, se nouaient autour des épines. Elle constata une fois encore leur longueur et ne s'en étonna pas. Elle avait dissimulé sa baguette sous les pans de la jupe, ses lèvres entrouvertes exhalaient un épais nuage de fumée ; non loin de là, l'on pouvait percevoir des tintements de cristal, des gloussements empâtés, la cacophonie propre à une foule d'amis dînant et s'enivrant. Les cadavres des précédentes cigarettes consommées baignaient dans l'eau marronâtre d'un étang, aux pieds de la jeune femme, et un paquet de Marlboro bientôt vide gisait entre les seins de celle-ci.

– Jack.

Elle ne sursauta pas à l'entente de cette voix, basse et rocailleuse, se contenta de jeter la pipe à l'eau, laquelle rejoignit ses congénères à la surface de l'abîme boueuse. L'adolescent, comme elle considérait les traits en suspens, la définition inachevée d'une mâchoire vulnérable, s'assit près d'elle. Il caressa du regard sans pruderie les courbes de son corps allongé, comme il aurait voulu le caresser de ses mains, elle le savait. Il avait attaché sa crinière lisse et pâle en catogan sur sa nuque, et ses mains aux longs doigts blancs s'étreignaient nerveusement. La gorge était gracile et crayeuse, saisissante ; sa jugulaire palpitait au creux d'une clavicule proéminente, un réseau de veines bleutées en ornant le dessin osseux. Un nez d'aspect chétif, pourtant droit et viril, jouxtait une bouche ronde à l'embonpoint lilas, violacée à son coeur. Celle-ci remuait en mots hachés, et lorsque ceux-ci venaient à manquer, une langue d'un rose délavé la mouillait parfois de salive. Il l'observait, mis à nu, la fixant avec hardiesse, se confrontant au jugement de son interlocutrice, cruelle dans son indifférence. Il se tût soudain, conscient du peu d'attention qu'elle daignait accorder à sa tirade. Elle empoigna brusquement la manchette de sa chemise ; le bouton sauta.

-----

Le couloir obscur semble interminable, les murs ont la tiédeur propre aux nuits de printemps, le plancher s'orne de tapis précieux. Elle progresse difficilement, ses pieds ne cessent de percuter des meubles dont elle n'aurait, comble de l'ironie, jamais remarqué l'existence au grand jour. Une unique et faible lumière la guide, tout au long de son cheminement pour le moins ardu. Une lumière tamisant ses alentours, comme le ferait si bien une bête lampe de chevet. Elle provient d'une pièce dont la porte est entrouverte.
La jeune fille s'en approche à chaque pas, et elle le sait. Elle ne rebrousse pas chemin. Elle frémit d'anticipation. C'est alors que la voici arrivée au seuil. Elle ne toque pas, ce serait inutile. Son hôte l'attend. Par l'entrebâillement de l'entrée, elle l'aperçoit assis à un piano, les mains sur les touches, comme interdites. Elle pince rudement ses lèvres, élargit l'ouverture afin que sa silhouette menue s'y glisse, et la seconde suivante, se tient aux côtés de l'hôte. L'air incertain, comme craignant d'éventuelles réprimandes, qui ne viennent pas. Elle paraît si fragile malgré son âge ! Mais le garçon hoche doucement la tête, et son bras se tend afin que la paume aille rencontrer l'épaule de son invitée. La jeune fille hoche également la tête, défait la ceinture de sa jupe.
Elle ferme la porte sur l'image de leurs regards luxurieux entrelacés.

***



Vendredi 11 mars
10h26
Université
Tour d'astronomie



L'heure de dix à onze heures est consacrée à la Divination, mais aujourd'hui, je ne m'y suis pas présentée. La Divination est un enseignement dont j'ai du mal à saisir l'utilité exacte, étant donné que son concept n'est pas concret et de très loin imprécis. J'éprouvais le besoin de m'isoler ; c'est pourquoi je suis assise en ce moment-même sur le rebord de la tour. Je connais le danger d'une chute, et m'épargnerai des commentaires schizophrènes à ce propos dans mon propre journal. Bien que le terme « journal intime » me semble inapproprié dans mon cas. Cela ne colle tout simplement pas au genre de personnages auxquels on m'associe. À la seule idée que la rousse tombe un jour sur ce journal, je me vois aussi terrifiée qu'hilare. Le Diable, avait dit Alice. Je certifie totalement.
J'ai rêvé, cette nuit encore, mais la trame différait. Il ne s'agissait non pas d'un rêve, mais bel et bien d'un souvenir. Si frais et si bien conservé ! À croire que j'avais filmé la scène lors de son exécution. Néanmoins, et compte tenu des événements présents et futurs, rien n'a été plus troublant que de me réveiller avec en tête la vision irréaliste de cette porte close, essentiellement car je savais ce que derrière il s'y passait.
Peut-être aurais-je fait une talentueuse cinématographe ? Le tableau me fait bien rire.

Chaque personne que je rencontre finit par me voir comme amère, ou tout autrement, acide. J'ai également fini par m'y faire, et désormais, j'y crois. Lui seul n'y a jamais cru, ce depuis notre rencontre, et j'y vois un problème. « Tu n'es ni amère, ni acide » disait-il. « Tu es
addictive »

Mais je connais la fin du film. Il reste deux mois.
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